Selon Info Matin (www.info-matin.com)...
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Younoussi Touré chez Moussa Traoré
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En début de semaine, le président actif du bureau provisoire de
l’Union pour la République et la démocratie (URD), Younoussi Touré,
était chez GMT, l’ancien chef d’Etat renversé à la suite des
événements du 26 Mars 1991. Selon des sources concordantes, c’est une
visite de courtoisie que l’URD effectuer auprès de l’ancien locataire
de Koulouba dans le cadre de la “réconciliation nationale”, un credo
du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) qui se réclame
ouvertement et publiquement de GMT et de son héritage politique,
l’UDPM. Car le MPR et l’URD partageraient, tous les deux, les mêmes
soucis politiques visant à tourner les pages douloureuses de notre
histoire commune afin de pouvoir bâtir un “ Mali nouveau ” dont les
fils, sans exclusive aucune, se donneraient la main dans la
fraternité et la convivialité retrouvées. D’ailleurs, ceci est un
préalable que l’URD a tenu à inscrire dans sa Charte de création…
D’autre part, selon les mêmes sources, Younoussi Touré aurait demandé
les bénédictions de GMT pour le nouveau parti qu’il a l’honneur de
présider après l’assemblée constitutive le 1er juin dernier. C’était
l’occasion pour lui d’informer directement GMT sur les motivations
réelles qui les ont amenés à quitter la Ruche Adema afin de voler de
leurs propres ailes sous l’étiquette de l’URD. En retour, selon les
mêmes sources, GMT s’est dit “ honoré ” par cette visite de
courtoisie et aurait prodigué des conseils aux responsables URD dont
il a béni les actions politiques pour un futur plus prometteur au
bénéfice des Maliens et de la grandeur du Mali…
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Le privé au secours du ministère de l’Education
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Les écoles privées, au Mali, reçoivent au moins 60% de l’effectif des
élèves et étudiants qui fréquentent les établissements de
l’enseignement technique et professionnel, selon des sources proches
du ministère de l’éducation nationale. Il s’agit aussi bien des
établissements du cycle secondaire que ceux du cycle supérieur. Quant
au cursus, il concerne les qualifications allant du CAP (Certificat
d’aptitude professionnelle) à la Maîtrise (4 ans après le
baccalauréat), en passant par le BT (Brevet de technicien) et le BTS
(Brevet de technicien supérieur). L’enseignement touche, le plus
souvent, le secteur tertiaire comme l’administration, le secrétariat,
le commerce, la banque, le transit, etc. Au début confinés à Bamako,
ces établissements sont aujourd’hui ouverts dans certaines capitales
régionales et autres grandes villes du pays…
L’explication, c’est que le ministère manque cruellement de locaux
pour caser tous les élèves “ étatiques ”, c’est-à-dire réguliers. En
effet, il doit faire face à un défi quasi insurmontable consistant à
concilier deux (2) tendances qui évoluent en sens inverse : la
pression démographique dans le milieu scolaire et universitaire et
l’exiguïté sinon le manque de classes afin de “ loger ” tout ce beau
monde pour les besoins des études. A titre indicatif, les
statistiques parlent d’elles-mêmes : le taux brut de scolarisation
(en ville) est passé de 28% à 64%, soit de 590 000 scolaires à plus
d’un million ; au second cycle, le taux est passé de 11% à 27%, soit
une pression de plus de 300 000 élèves ; le déficit en personnel
enseignant est passé de 9 000 à 27 000 maîtres pour le cycle
primaire, et de 11 000 à 16 000 professeurs (spécialistes) pour le
fondamental, malgré l’augmentation des instituts de formation passés
de 3 depuis 1992 à 8 en 2003, ayant permis d’injecter dans le
système 6 947 nouveaux élèves-maîtres ; etc.
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