Salut à tous,
Des commentaires qui font pleurer si tout cela s'avère vrai qui laissent à se pencher sur la question de limoger une bonne partie du protocole malien.
Que ce soit l'arrivée du président Chirac ou d'un autre (même africain), on en a assez de ces actes qui seront revelés un jour ou l'autre dans la presse et nous humilier davantage.
Nous n'avons pas besoin de montrer seulement nos tams-tams ou de danser lors d'une réception.
Combien de temps nous faudrait-il encore pour se respecter et se mettre au travail? Une attitude de laisser-faire à tous les niveaux.
Cette situation est vraiment inquiétante et compte-tenu de notre position professionnelle ou économique au sein de la diaspora, nous devons agir en montrant notre désaccord.
Assez, c'est assez!
Ma question est de penser à une rencontre dans les différents pays/villes pour la création d'un Comité de réflexion sur la gestion de l'Etat malien? Nous devons faire le point sur nos inquiétudes en informant la presse malienne privée ou publique.
Grand courage et à très bientôt
Ibrahim HAÏDARA
Psychologue
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Visite de Chirac au Mali : les déboires des premiers convois
Douze heures pour rejoindre la Venise malienne : un parcours jalonné d'obstacles divers. Tel a été le calvaire des premiers convois partis de Bamako avant-hier pour se rendre à Tombouctou. La commission d'organisation de la visite du Président français dans notre pays a montré ses limites.
Habituellement les véhicules font sept heures pour parcourir les 675 km qui séparent Bamako de Mopti. Les premiers cortèges ont failli faire le double. Composés d'hôtesses, de journalistes et d'éléments des forces de sécurité, les premiers convois ont quitté Bamako dans la précipitation, le mardi 21 octobre à 6 heures du matin, à partir du siège de l'Agence de voyage Locatours, sise au quartier Hippodrome.
L'imprécision du lieu de départ avait amené certains à faire un tour au niveau de l'Hôtel Salam qui était indiqué, avant de revenir en catastrophe au siège de Locatours. Le Président de la sous-commission transport Aly Bocoum qui devait faire un communiqué télévisé pour faire passer l'information a omis de le faire.
Cependant ceux qui arriveront à rejoindre l'Agence Locatours ne seront pas au bout de leur peine. Ce fut le début d'un autre calvaire : mauvaise organisation, retard, improvisation etc. Il y avait 40 véhicules (quarante) tous des 4 X 4 repartis en quatre convois. A une vingtaine de km de Fana, un premier véhicule tombe en panne. Malgré les réparations effectuées dans cette ville, ce véhicule qui transportait quatre journalistes rejoindra tardivement les autres à Ségou.
Un autre pour des problèmes du radiateur provoquera l'immobilisation du cortège pendant une demi-heure. Ce n'était que les prémisses d'une rude journée. Les trois premiers convois seront immobilisés à Ségou pour un problème de carburant. Certains véhicules 4 X 4 ne comportant pas le double réservoir étaient obligés de se faire ravitailler à chaque étape.
Or, celui qui détenait les fonds, un certain Alain Azar de Locatours faisait partie du quatrième convoi qui n'avait même pas pris le départ à Bamako. C'est après une longue attente que le gendarme chargé de la sécurité du convoi a dû débourser de sa poche la somme de 45.000 F Cfa (quarante cinq mille) pour dépanner ceux qui étaient en panne sèche.
Le convoi a pu continuer cahin-caha avant de tomber dans le même problème à Bla, puis à San. Ayant quitté Bamako le ventre creux, la quinzaine de journalistes, en l'absence de toutes directives venant de la Commission d'organisation a été obligée de se prendre en charge dès Ségou. Qui, un sandwich, qui, une brochette, un café au lait ou des galettes, chacun en a fait selon ses moyens. Ce scénario se répétera à Bla et à San où les gens n'ont pas déjeuné à leur faim. L'attente de San aura duré quatre heures de temps.
Finalement Alain Azar rejoindra les convois pour le ravitaillement en carburant. C'est alors que les convois ont pu mettre le cap sur Mopti où ils arriveront au compte goutte entre 18 heures et 19 heures.
Aucune structure d'accueil n'était prévue pour les passagers sur Tombouctou. Les véhicules seront dispersés, une scène qualifiée par un policier de Mopti de "désordre total". Ce dernier rendait compte au téléphone, à son supérieur hiérarchique. L'hébergement était devenu une question vitale pendant que le temps menaçait. Les journalistes ont été obligés de téléphoner à Bamako au chargé de la presse nationale de la sous-commission media, Cheick Oumar Konaré.
C'est après plusieurs échanges de coup de fil qu'il informera la presse que sa sous-commission a négocié avec le propriétaire du Motel de Sevaré, M. Siby, l'hébergement d'une nuit pour ceux qui doivent aller à Tombouctou. Entre temps, les journalistes seront informés par Tidiani Djimé Diallo, président de la sous-commission média que le Haut Commissaire de Mopti s'occupera d'eux.
Le cortège se dirigera au Haut-commissariat où il trouvera le Haut Commissaire Bassidy Coulibaly sur place aux environs de 21 h. Informé, ce dernier fera savoir qu'il ne pourra pas gérer cette situation car personne ne l'en avait saisi pour ce faire. C'est en ce moment que Alain Azar est arrivé en protestant contre la "divagation des véhicules".
Il dira que ses véhicules ne sont pas là au service de la presse et qu'ils ont été loués par l'Ambassade de France au Mali pour conduire la délégation française qui accompagnera Jacques Chirac à Tombouctou et Mopti. Il a demandé aux journalistes de descendre de ses véhicules car ceux-ci ont été transportés par "arrangement" comme d'ailleurs tout le reste de la délégation.
Après des échanges peu amènes, les journalistes descendront des véhicules et marcheront à pied pour rejoindre l'Hôtel Bafaro appartenant à M. Siby. C'est là qu'ils seront répartis en trois et quatre par chambre et le dîner sera servi aux environs de 22 h.
Certaines chambres non dotées de climatiseur pullulaient de moustiques réservant une nuit blanche pour leurs occupants. Cinq journalistes sont restés à Mopti et le reste a rejoint Tombouctou hier mercredi, où ils sont censés rencontrer les membres de la sous-commission media qui doivent les prendre en charge.
Serait-ce la fin du calvaire ?
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