Comment Moussa Traoré Fit Face aux Principaux Défis de la Nation

BAMAKO – 10 Avril 2017 | par Amadou O. Wane -Le président Moussa Traoré déclarait souvent qu’il allait se débarrasser des hauts fonctionnaires corrompus. Ses intentions se sont concrétisées le 19 octobre 1978. Trois anciens membres du cabinet et 40 personnages ont été jugés pour tentative de coup d’Etat perpétré le 28 février 1978. Trois jours de témoignages publics ont été marqués par des accusations et des contre-accusations impliquant des fonctionnaires encore en fonction. Il y a eu vingt-neuf condamnations, y compris des condamnations à mort pour Kissima Doukara, ancien ministre de la Défense, et Tiécoro Bagayoko, ancien Directeur des services de sécurité.

Les procès judiciaires de ces hommes ont fait leur impression. Le public était ravi de voir condamner Doukara et Bagayoko, car les deux étaient connus pour leurs méthodes répressives et leur implication dans la corruption. L’attention de la justice se tourna sur d’autres hauts fonctionnaires dont la réputation avait été souillée pendant le procès. Les noms du Colonel Amadou Baba Diarra, ministre des Finances et le Colonel Youssouf Traoré, ministre de l’Education nationale, furent mentionnés. Le nom du ministre de la Justice, le Colonel Mamadou Sanogo, fut également évoqué comme étant sous enquête judiciaire. Comme promis, le président continua la réforme de l’Administration. Il invita les chefs de départements à dénoncer la corruption et les malversations. Une telle franchise a apparemment joué un rôle dans l’arrestation en janvier 1979 d’un autre membre du CMLN, Joseph Mara, alors maire de Kati, ancien ministre de la Justice et président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite. A la suite de cette arrestation des rumeurs d’un coup d’état circulaient dans Bamako.

La plupart de ceux qui étaient déjà incarcérés depuis février 1978 furent soudainement transférés dans des centres de détention à Tombouctou, loin de Bamako. Les éléments des forces armées, furent perturbés par ce qui les semblait être une perte de leur pouvoir accumulé durant une décennie. Moussa Traoré donna l’assurance à l’armée de terre et à l’armée de l’air que leur rôle dans la vie de la nation ne serait pas diminué. Mais cette déclaration était peu rassurante.

Il y avait aussi un mécontentement parmi les fonctionnaires civils. Les salaires étaient en retard, et les enquêtes sur les malversations mirent de nombreux responsables en garde. Néanmoins, les absences prolongées du président en dehors de Bamako suggérèrent qu’il pensait que la situation était sous contrôle. L’engagement de Moussa Traoré dans les affaires du pays continua de s’intensifier. La moitié de son temps en janvier et février 1979 fut allouée aux visites dans les régions du Mali. L’une des raisons de ces nombreux voyages était de populariser le nouveau parti politique, l’Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM).

Traoré décida de s’identifier clairement avec le nouveau mouvement politique. Dans ses longues visites à l’est du Mali, il exhorta le public à voir l’UDPM comme le forum approprié pour se faire entendre, accélérer la croissance économique et réformer un gouvernement corrompu et inefficace. Traoré eut beaucoup à gagner en surveillant la création d’un mouvement UDPM articulé et influent, séparé des groupes d’intérêts avec des loyautés douteuses.

Près de 20 ans après l’indépendance, le Mali était fondamentalement francophone dans sa structure militaire, dans son administration nationale et dans son système scolaire. Cependant, l’insatisfaction avec le système éducatif a été constante. Ce qui nécessita une réévaluation de l’usage du français. Malgré un budget pour l’éducation comprenant près de 30% des dépenses nationales annuelles, le taux d’alphabétisation n’a augmenté que de 1% chaque 3 ans durant la période de 1968 à 1979. Néanmoins, le président promit des changements radicaux dans le système éducatif.

La jeunesse aussi était agitée. Les étudiants au niveau secondaire ont été perturbés par deux développements : de longs retards dans le paiement de leurs bourses et l’abolition de la pratique de garantir un emploi à chaque diplômé. Les rumeurs de coup d’État, les arrestations et les agitations dans les forces armées n’ont pas empêché le président d’entreprendre des voyages prolongés au fin fond du pays. Ces voyages lui ont permis d’entendre les griefs de la population et de se rendre compte que son appel à l’activisme politique n’était guère l’une de leur priorité.


ce récit es truffé de contre vérité au lieu de raconter du n’importe quoi pourquoi ne pas aller chercher la vérité là ou il faut

de grâce nous voulons être informer pas désinformer.
et je te défie a un débat contradictoire si tu en es capable

Moussa Bagayoko


Je suis, aussi, de l’avis que ce récit déforme plusieurs faits historiques.
Mr Wane peut-il indiquer sa source?
Bien à tous.

Dramé


Amadou, je pense que ce serait mieux si tu mettais une petite phrase au début de ces articles pour expliquer que tu traduis les rapports de l’ambassade américaine de Bamako. Les écrits ne viennent pas de toi, mais comment les américains percevait la situation au Mali.
Je sais que tu l’avais annoncé, mais certaines personnes n’ont sûrement pas vu ce message initial. Merci pour l’effort de traduction de ces documents.

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A. Karim Sylla


Bonne idée Karim.

Pour rafraîchir les mémoires voici l’article de présentation de la rubrique Cablegate apparu dans le journal InfoSept.

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Bientôt une nouvelle rubrique dans InfoSept: “Cablegate, les Murmures de l’Oncle Sam” de Amadou WANE

Cheres Lecteurs et Lectrices d’InfoSept,

Nous avons l’immense plaisir de vous annoncer l’ouverture très prochaine d’une nouvelle rubrique intitulée, “Cablegate, ou les Murmures de l’Oncle SAM”. La rubrique sera animée depuis les États Unis par notre compatriote Amadou WANE, un malien américain, professionnel dans les technologies de l’information depuis plus de 20 ans. C’est un citoyen engagé qui est par ailleurs celui qui, avec le Malilink Investigative Reporting Group (MIRG), suit de très près la situation socio-politique du Mali et surtout l’utilisation des dépenses publiques dont entre autres les nombreuses missions du président de la République. Leur réseau, le MIRG, nous promet du reste un grand coup au 100ième voyage du président IBK dont le compteur est à présent à 96 missions.

La rédaction de InfoSept est donc ravie de recevoir dans son équipe ce nouveau talent journalistique comme collaborateur externe, parce que nous savons que Wane apportera à nos lecteurs de nouvelles perspectives avec ses analyses pointues sur les technologies de l’information, la société américaine et tant d’autres sujets brûlants.

Le choix du journal InfoSept dont il apprécie depuis les États Unis le sérieux est dû en grande partie à votre soutien qui nous a permis en moins de deux ans d’existence de gagner le pari de la régularité mais surtout de la qualité au point que par le travail et l’envie de mieux vous servir, votre journal est plébiscité par certains de ses lecteurs comme faisant partie des meilleurs de la place en ce moment. Pour les plus illustres nous savons tenir la plume. Mais rassurez-vous rien de tout cela ne nous monte à la tête. c’est juste bon de le savoir et d’entendre des lecteurs faire de telles observations. C’est donc cet étiquette de sérieux à tort ou à raison que vous nous avez collé, qui vaut à votre journal ce choix dont nous sommes si fier aujourd’hui. Et voici l’introduction que l’intéressé, Amadou WANE, fait lui même de sa nouvelle rubrique qu’il veut en partenariat exclusif avec votre InfoSept :

Le 28 Novembre 2010, Wikileaks.org, le fameux site dédié aux fuites massives, publia sur Internet plus de 250 000 télégrammes secrets provenant des ambassades américaines situées à travers le monde. Les télégrammes contiennent les dépêches diplomatiques envoyées régulièrement au siège du Département d’État des États-Unis à Washington, mais aussi des directives envoyées aux missions diplomatiques américaines de par le monde.

Cette publication massive a permis au public de comprendre les rouages internes de la diplomatie américaine à une échelle sans précédent. Et en même temps, elle a propulsé le journalisme dans l’ère du numérique (le Data Journalism). La fuite fut la source d’innombrables articles dans les journaux du monde et contribua à exposer l’hypocrisie, et la corruption de certains gouvernements. Selon certains rapports, Mouammar Kadhafi de la Libye était irrité de voir ses secrets exposés au grand public par Wikileaks. La pression internationale était si forte qu’en 2003 il fut contraint de renoncer à son ambition de faire de la Libye une puissance nucléaire. Les câbles ont aussi été crédités d’avoir influencé directement la Révolution de Jasmin en Tunisie en fin 2010.

L’importance des ces télégrammes ne peut donc être sous-estimée. Parmi les 250 000 câbles, environ 3 400 concernent le Mali. Ces câbles datent de 1966 à 2010. Tous les sujets du pays y sont abordés de la mort de Modibo Keita, à la guerre entre le Mali et la Haute-Volta sans oublier les disputes diplomatiques entre la France et son ex-colonie. Mais jusqu’à présent, aucune analyse malienne n’a été faite sur ces documents diplomatiques, d’oú l’intérêt de cette nouvelle rubrique dans InfoSept depuis les États Unis. La diplomatie malienne et nos historiens ont en ces câbles une source importante d’information à leur disposition.

Une analyse approfondie permettra de comprendre la politique du Mali depuis son indépendance et d’éviter certaines erreurs stratégiques que nous commettons aujourd’hui. Le projet Cablegate de InfoSept, en collaboration avec Malilink Investigative Reporting Group (MIRG), consiste à traduire ces télégrammes, d’en faire une analyse journalistique pour les rendre accessible aux lecteurs maliens. Vue la quantité de ces documents, il est anticipé que le projet durera plusieurs années.

O’BAMBA
Editeur
InfoSept

Amadou wane


Je pense qu’au lieu de défier Wane, il faut lui envoyer ta version des faits. il le confrontera a celui de GMT et la vérité sortira. face au mutisme des temoins vivants du régime de CMLN, GMT a le loisir de parler de l’histoire en prenant du coté qui l’arrange. Moi, je n’ai rien connu de la période de GMT, juste que je voyais quand le commandant venait, on humiliait les chef de famille sous un soleil chaud pour ne pas n’avoir pas payé l’impot. je suis un produit 100% de l’ecole publique post GMT.

Salutations meilleures

Balata


Merci Balata,

C’est comme ca que la recherche de la verite doit se faire. Trop de manipulations autour de ce regime ruineux, anti developpement, nefaste, sanguinaire, tryrannique,….

D’une maniere ou d’une autre, Que wane ait raison ou pas, le regime CMLN/UDPM est la source des malheurs de ce pays. C’est sous lui que l’assassinat de ce pays a commence. S’opposer au regime CMLN/UDPM etait un acte de terrorisme. Il s’est maintenu par le biais des armes, des intimidations, des assassinats, tortures des intellectuels ( le cas d’ibrahima ly en est un exple).

Bref, c'[est a cause de l’echec du mouvement democratique qu’on parle meme de Moussa Traore; ce lieutenant et produit du Prytanee Militaire

Sidy Danioko


Mr. Bagayoko,

Je crois que c’est important d’éclairer les malilinkers sur votre intérêt personnel dans cette histoire.

Si je ne me trompe vous êtes le fils de Tiekoro Bagayoko, l’un des personnages mentionnés dans l’article. Donc votre réaction est un peu compréhensible.

Néanmoins, je vous suggérais d’écrire un livre et raconter votre version de l’histoire du Mali. Le peuple décidera qui croire. Vous avez droit à vos opinions, mais pas à vos propres faits historiques.

Regards,

Amadou O. Wane


Merci à vous tous. Amadou TU as été d’un calme olympien par rapport à la réaction de notre frère Bagayogo. Je lui suggère pour ma part aussi de dépassionner ce débat et de garder un ton courtois. Amadou n’a fait que traduire un document de l’ambassade américaine de l’époque. Ce n’est pas sa version. Entre nous intellectuels de bon niveau pour la plupart, faisons en sorte que ce Forum reflète notre maturité. Nous devons donner l’exemple à ceux qui nous lisent et servir de références.

Kalifa Gadiaga


Révision Constitutionnelle

Communiqué du Conseil des Ministres Extraordinaire du 10 mars 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le vendredi, 10 mars 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.
L’ordre du jour portait sur l’examen :
– d’un projet de loi relatif à la révision de la Constitution du 25 février 1992 ;
– et d’une communication.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :
Sur le rapport du Premier ministre, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992.
Après un quart de siècle de pratique démocratique du pouvoir, la Constitution a révélé des lacunes et des insuffisances.
Le premier Président de la 3ème République avait éprouvé au cours de son second mandat la nécessité d’une révision de la Constitution. Son initiative n’a pas abouti pour diverses raisons.

Le deuxième Président de la 3ème République avait, à son tour, au cours de son second mandat initié une procédure de révision de la Constitution en vue « d’adapter l’outil à l’objet, la lettre à la pratique pour mieux avancer dans la construction d’un système démocratique performant ». Cette initiative également n’a pas abouti en raison des évènements survenus dans notre pays en mars 2012.

La crise sécuritaire et institutionnelle qui s’en est suivie a révélé la fragilité des institutions de la 3ème République et montré l’évidence de la nécessité d’une révision constitutionnelle.

Fort de ces constats et enseignements, le Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a mis en place en avril 2016 un comité d’experts chargé d’élaborer l’avant-projet de loi de révision de la Constitution.

L’avant-projet de loi proposé par le Comité d’Experts et adopté par le Conseil des Ministres fait référence dans son préambule à la Charte de Kuru Kan Fuga ou Charte du Mandé adopté en 1236 pour valoriser le patrimoine culturel et historique du Mali.
Il prend en compte les clauses de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, valorise les acquis des précédentes tentatives de révision constitutionnelle et corrige les insuffisances de la Constitution du 25 février 1992.
Le projet de loi proclame la volonté du peuple malien de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 mars 1991, les principes intangibles de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale, de la forme républicaine et de la laïcité de l’Etat.

Il affirme la détermination du peuple souverain du Mali à maintenir et consolider l’unité nationale, son attachement aux valeurs universelles que constituent les droits inaliénables et inviolables de la personne humaine, à la réalisation de l’unité africaine et son adhésion aux principes protecteurs du patrimoine commun de l’humanité proclamé dans les conventions COP 21 et 22 de Paris et de Marrakech.
Les Institutions de la République sont au nombre de huit (08) dans l’ordre de prééminence suivant :
– le Président de la République ;
– le Gouvernement ;
– l’Assemblée nationale ;
– le Sénat ;
– la Cour constitutionnelle ;
– la Cour suprême ;
– la Cour des Comptes ;
– le Conseil économique, social, culturel et environnemental.

La Haute Cour de Justice ne figure plus parmi les Institutions de la République mais elle demeure compétente pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation devant elle par le Parlement pour haute trahison ou crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat.
Le projet de loi adopté confère au Président de la République la responsabilité de déterminer la politique de la Nation et le droit de nommer le Premier ministre et de mettre fin à ses fonctions sans qu’il soit nécessaire que celui-ci lui présente sa démission.

Il crée un parlement composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat.
La Cour constitutionnelle devient la 5ème Institution de la République et retrouve, de part la qualité et le mode de désignation et de prestation de serment de ses membres, ses attributions et son rôle, la place qui lui échoit dans la hiérarchie des institutions.

C’est elle qui reçoit le serment du Président de la République.
La Cour des Comptes reçoit la déclaration des biens du Président de la République à l’entame et à la fin de son mandat, vérifie les comptes publics et assiste le Gouvernement et le Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de finance et l’évaluation des politiques publiques.
Le Conseil économique, social et culturel prend la dénomination de Conseil économique, social, culturel et environnemental.
A côté de la révision de la Constitution par voie de référendum, le projet de loi adopté institue une procédure de révision constitutionnelle par voie du Parlement réuni en congrès sur la saisine du Président de la République.
Le projet de loi n’entraine pas un changement de République, ne remet pas en cause la durée et le nombre du mandat du Président de la République.
Le projet de loi initiée fera l’objet d’une large concertation.
AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS :
AU TITRE DE LA PRIMATURE :
Le Conseil des Ministres a approuvé la nomination des membres de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite. Il s’agit de :
Président : Monsieur Moumouni GUINDO ;
Membres :
– Monsieur Djibril KANE ;
– Madame BAGAYOKO Fanta CAMARA dite Dioukha ;
– Monsieur Oumar WAGUE ;
– Monsieur Ibrahim Abdoulaye MAIGA ;
– Monsieur Modibo TOLO ;
– Madame SIDIBE Fatoumata CISSE ;
– Monsieur Yéro DIALLO ;
– Commissaire divisionnaire de Police judiciaire Ali AWAISSOUN ;
– Capitaine de Gendarmerie Djibril SOGOBA ;
– Monsieur Amadou MALET ;
– Monsieur Oumar TRAORE.

Bamako, le 10 mars 2017
Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national


La vraie raison de ce projet de révision se trouve ici:

A côté de la révision de la Constitution par voie de référendum, le projet de loi adopté institue une procédure de révision constitutionnelle par voie du Parlement réuni en congrès sur la saisine du Président de la République.

Comme l’accord d’Alger va nécessiter un changement de la constitution, alors il faut trouver une manière autre que le référendum; on ne sait jamais comment les Maliens vont voter; l’assemblée est la solution trouvée.

Voici ce que la constitution dit aujourd’hui:

Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l’Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum.

Si on abandonne le principe du référendum, il faudra alors élever la barre au delà des 2/3 requis aujourd’hui — par exemple une super-majorité aux 4/5. Cette option est en tout cas la plus dangereuse; c’est comme ça qu’on se retrouvera avec des 3emes mandats.

Concernant le sénat, la nécessité n’est pas évidente; mais s’il doit exister il faudrait garder le total nombre total de députés et sénateurs à 147 (le nombre de parlementaire aujourd’hui); le Mali a plus besoin de salles de classe que de nouveaux parlementaires.

Mais de façon générale ce changement constitutionnel ne fait absolument rien sur le fond; il renforce davantage le pouvoir du president (il pourra désormais démettre le PM) alors qu’il y a nécessité de réduire ses pouvoirs.

Il faudrait voir les détails; mais sur la base de ce résumé, le peuple y laissera beaucoup de plumes et abandonnera ses prérogatives. De plus la Constitution dit aussi ce qui suit:

Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.

Dans mon vocabulaire, quand le drapeau Malien ne flotte pas sur une partie du territoire et que les officiels ne peuvent s’y rendre, il n’y a pas d’intégrité du territoire.

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A. Karim Sylla


Notre ex-Conseiller probono pour les questions juridiques sur MaliLink, ‘moko toko fo mandi’ (pas bon de nommer explicitement quelqu’un), est de l’ autre coté maintenant sinon c’est lui qui, normallement, decompose ce genre de chose pour la communauté!!

Pour votre information le document de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est disponible a http://photos.state.gov/libraries/mali/328671/peace-accord-translations/1-accord-paix-et-reconciliation-francais.pdf

Bako


Cher Sylla,

Le Mali est un morceau de viande; celui qui a le couteau trenchant aura toujours sa part. Apres les 83 millions de franc dont beneficient les debutes sanguinaires du Mali, attendons voir ce que les membres dea futures des nouvelles institutions de vols et pour le vol recevront.

Avec une societe civile forte, avec des intellectuels courageux, une jeunesse consciente et bien formee,… on allait tout melanger

Sidy Danioko


Il y a des moments dans la vie ou il faut faire un choix et savoir défendre une vision et sans détour je suis formellement contre toutes initiatives de révision constitutionnelle au Mali a l heure ou nous ne contrôlons pas l ensemble du territoire national ou un groupuscule d énergumènes tiennent toute une Republique en otage pour une victimisation infondée soutenue par de faux amis du Mali.

L urgence a cette initiative peut se justifier par le camouflage d un bilan mitigé d un régime aux abois qui a prouve sa limite dans la gestion des dossiers brulants de ce pays.
Si hier l accord est passe par un coup de force et sans une interrogation du peuple souverain cette fois ci ,le peuple a ce pouvoir de dire #NON# a vouloir légitimer l inacceptable née d une potion magique de victimisation ethinique concocter de toute pièce pour créer un autre type de malien supérieur aux autres qui sont restes dans les girons de la Republique avec la ferme conviction de: # nous sommes un peuple uni compose de divers ethnies sur le même pied d égalité avec un But celui de vivre en harmonie dans une même nation le Mali armée d une foi sans faille a ce projet de vivre ensemble#

Aucune campagne d intoxication via des caravanes avec le concours de quelques enfants égarés de la Republique ne fera passe cette tentative tant que :

1.Les rebelles ne seront pas désarmés

2.notre souveraineté ne soit effective sur l ensemble du territoire national ( référence faite a l intégrité du territoire art 118 de la constitution de 1992 )
3..une large sensibilisation inclusive autour de ce projet et non une campagne via des caravanes d intox menées par les jeunes vendus de CNJ et vieillards escrocs de la molle société civile divisée en morceau ,leaders religieux en complicité avec les gouvernants comme le cas de l’accord pour la paix

4 …un cantonnement des groupes rebelles et une justice pour toutes les victimes touchées par la crise

5..une clarification de la notion #Azawad#

Hier certains ont fait la têtue dure de promouvoir l accord pour la paix en tirant sur la fibre émotionnelle avec des slogans bidons (la paix n a pas de prix, aucun sacrifice n est de trop pour une paix etc…) et voilà ou nous en sommes aucun d eux n ose sortir la tête pour parler de l accord qui semble être caduque.
Couteau a la gorge Diop s est précipite d aller signer ce certificat de décès progressif du Mali.

Le forcing pour ce projet ne sera pas possible dans les conditions actuelles.
Tous sont conscients de la nécessité d une révision mais pas dans une course effrénée pour plaire ou pour masquer les grabuges d un bilan mitigé d un régime moribond….

Qu ils libèrent Kidal ,qu ils tiennent leur promesse de campagne pas de déviation ni de distraction exposant toute une Republique vers son auto destruction car on dira plus que c est la France ou les autres lorsque le OUI l emportera au referendum

Ibrahima ben


Vous oubliez que IBK est super démocrate décoré et il parle(rait) latin et grec. Donc personne n’ a à lui apprendre la démocratie.

Paff! Que veut dire Constitution sur la base de laquelle j’ ai été élu? Je suis l’ État et la Constitution en une personne.

Bien démocratiquement
M. Diagayété


Une honte pour celles et ceux (juristes ou pas) qui auraient initié, mûri ou défendu ce projet.

Il y en plus d’1 qui couleront dans le fossé en pensant faire couler le navire Mali….

Bien à tous

*****************************

Dr Ibrahim HAÏDARA
Psychologue
Docteur en Sciences sociales
MSc. Psychology
(Strasbourg, France)


Révision Constitutionnelle au Mali:
Me Abdoulaye Garba Tapo se prononce

Lisez!

Encore un débat qui vient pourrir la vie déjà insupportable des maliens, cette révision bien moins urgente que la résolution de tous les innombrables et insurmontables problèmes qui nous hantent et coupent le sommeil à plus d’un. Quel besoin peut justifier de vouloir forcer une révision à quelques encablures d’un mandat raté? Si c’est pour étoffer un maigre bilan c’est raté, cette constitution bâtie aux forceps, par une équipe de juristes obscure et aux ordres, et une assemblée de godillots prêts à voter même un texte rédigé en chemin, puisque leur rôle n’est pas de comprendre, mais de voter oui, et en contrepartie de se livrer à toutes sortes d’affairisme. Laissons aux spécialistes le temps de procéder à de scientifiques analyses, mais beaucoup d’entre nous ont un bagage suffisant pour donner notre opinion sur n’importe quel sujet de droit. Cette constitution en projet fera couler beaucoup d’encre, et cette précipitation ‘dans un domaine où il convient de préparer minutieusement et avec tact les esprits en les informant largement”, me choque et dénote un mépris outrageant pour les maliens. Sans m’avancer je vois une disposition, la possibilité de limoger le Premier Ministre sans démission préalable, comme d’essence monarchique et aucun juriste réformateur ne l’aurait envisagé de son propre chef. Dans les systèmes où on respecte les autorités, il y a un système plus civilisé qui est la démission en blanc, une lettre de démission qu’on fait signer sans mentionner la date au Premier Ministre avant sa désignation officielle, et des lors on peut le faire partir en rendant publique la dite lettre, pour lui éviter l’humiliation. Bref ,je pense que les jours à venir nous édifier davantage, et je crains fort ce qui risque de nous entraîner dans un engrenage si par notre passivité nous laissons faire. A nous tous de réagir, et de réfléchir à la voie la plus efficace. Prions que ce projet insensé et inopportun ne soit la goûte d’eau qui fera déborder le vase.

Me Abdoulaye Garba Tapo


A nous tous de réagir, et de réfléchir à la voie la plus efficace.-Garba Tapo. That is what i am talking about.!!!! Agissons avec force pour nous debarasser de ce regime lache et faible, corrompu et complaisant.

Prions que ce projet insensé et inopportun ne soit la goûte d’eau qui fera déborder le vase.-Garba.

I disagree!!!! La goute d eau doit faire deborder la vase . C est pour ca que je prie tous les jours

Sidy Danioko


Bonjour,

Je prends opportunément référence au texte de M. Karim Sylla les points ci-après :

« A côté de la révision de la Constitution par voie de référendum, le projet de loi adopté institue une procédure de révision constitutionnelle par voie du Parlement réuni en congrès sur la saisine du Président de la République.

Constitution du 25 Février 1992 dit aujourd’hui: Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l’Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum.

(…) Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. »

De mon point de vue, je décèle la confirmation d’une désacralisation voire une certaine banalisation de la Constitution, autant par le fait que la disposition interdisant toute initiative de révision constitutionnelle en cas d’atteinte à l’intégrité territoriale d’une part, que d’autre part dans la velléité du supprimer purement et simplement le référendum (la Constitution est pourtant censée être l’émanation de la volonté populaire) et confier la validation définitives des futures modifications constitutionnelles par l’Assemblée et la Senat (dont nous ne savons même pas comment et par qui il sera composé, une caisse de résonnance de plus).

L’on veut passer de constitution « rigide » par voie populaire à constitution « souple » par voie parlementaire, sur fond de bicaméralisme factice (Assemblée+Senat) qui ne donne aucune prépondérance sur l’Exécutif, puisque le Premier ministre serait laissé à l’entière disposition de la volonté du Président qui le démettrait comme bon lui semble. La logique voudrait aussi ce projet de révision mette un accent particulier sur la place et le rôle de la Cour Constitutionnelle qui devrait « faire le droit constitutionnel » en étant la Véritable « Gardienne » de la Constitution et en imposant une jurisprudence claire, logique et implacable de son interprétation. Et ce au nom de la séparation des pouvoirs, car la Cour Constitutionnelle doit occuper sa place, comme dans les grandes démocraties, en faisant montre d’indépendance et souci de cimenter la démocratie, les institutions et le bon sens républicain. En exemple et sans vouloir verser dans un « gouvernement des juges », l’une des plus anciennes et grandes constitutions est celle des Etats-Unis d’Amérique établie en 1787, et elle est encore la seule dans cette grande démocratie, pas qu’elle ait été immuable, mais parce toutes les évolutions, tous les amendements ont été consacrés par la Cour Suprême.

Le drame est qu’on prend, par ailleurs, pour prétexte l’Accord… issu du processus d’Alger, dont le contenu flou et inexpliqué manque fortement de légitimité et de légalité tout en prétendant régenter profondément la vie institutionnelle de la Nation. Le Peuple Malien mérite un peu plus de respect, sa Constitution et son Drapeau aussi.

Pourtant, la Conférence d’entente nationale (CEN) annoncée pour, in fine, proposer une Charte pour la paix et la réconciliation, ne devrait finalement plus couvrir grand-chose. Et voilà que la Constitution s’apprête à être relue, en prenant “en compte les clauses de l’Accord… issu du processus d’Alger”, sans qu’il y ait eu débat et ce, bien avant la tenue de la Conférence d’entente nationale tant vantée.

Mais déjà auparavant, les Maliens devraient être consultés sur la nouvelle politique de décentralisation, mais une loi a déjà été adoptée pour faire élire les présidents des conseils de commune, de cercle et de région au suffrage universel et leur conférer les pouvoirs de chefs de l’exécutif de leurs circonscriptions en lieu et place des sous-préfets, préfets et gouverneurs,…. comme le dit l’Accord…

Dans la foulée, les délégations spéciales ont été remplacées par les fameuses autorités intérimaires, et ce, uniquement pour les caprices des enfants gâtés de la République,…. comme le dit l’Accord… Et tout est entrepris pour mettre en selle des présumés voleurs, brigands, violeurs, narcotrafiquants qui ont fait l’objet de mandats judiciaires, et viennent aujourd’hui narguer les pauvres citoyens victimes.

Avec un peu de recul, on se rend compte que tout est accordé à ceux qui font chanter la République à coup de canons, et l’avis du Peuple malien ne compte point. On se demande à quoi bon tenir la CEN si c’est pour discuter de chose secondaire. À quoi bon vraiment !

Nous vivons des moments troubles et la moindre des attitudes est d’être cet “Oeil de Caen” pour indexer la maladresse par laquelle la démocratie malienne est menée au forceps pour satisfaire les caprices des uns et les exigences des autres…, des uns et des autres qui avaient aussi facilement renier la République, cracher sur leur nationalité et piétiner le Vert-Or-Rouge…. Et tout autant (aussi facilement) on cède à leurs desiderata qui, il faut nullement se tromper, ne sont au finish que leurs intentions premières trahies et découvertes en 2012 sur les plateaux de France 24.

Ayons égard à nos Constitution et Lois, et ce qui nous sauvera. Le reste n’est leurres et chimères !

Ibrahim Ikassa Maïga


Une Administration Erigée en Mafia

Une Administration Erigée en Mafia
Une dérive inquiétante pour le Mali
Par A. Karim Sylla
MaliLink Investigative Reporting Group[*]

L’administration malienne coûte cher au contribuable. Plus de la moitié du budget de l’Etat est consacré au payement des salaires et au fonctionnement de l’administration –bâtiments, parc automobile, télécommunication, déplacements, consommables, etc. Pour chaque franc investi (en infrastructures de base, routes, écoles, etc.), l’état dépense 1,37 franc supplémentaire rien que dans l’administration. De 2010 à 2017, le budget malien a plus que doublé – passant de 1101 milliards FCFA à 2270 milliards FCFA, soit 106% d’augmentation – sans grand impact sur les secteurs vitaux comme éducation et la santé, ou encore l’efficacité des services administratifs. L’impact aurait dû être positif, vu que la croissance démographique n’a été que de 23,1% sur la même période – la population passant à 18,6 millions d’habitants. L’administration malienne est très improductive, mais pire, même les fonds alloués aux investissements disparaissent ou sont utilisées à d’autres fins. Une véritable mafia s’est mise en place pour faciliter l’enrichissement de certains par la fraude et le vol.

Frauder pour s’enrichir
L’état est pauvre, aime-t-on répéter, mais l’administration ne se prive pas. Les rapports du Bureau du Vérificateur Général (BVG) sont assez éloquents ; Dans son rapport de 2007, le BVG avait épinglé le ministère de l’habitat et de l’urbanisme sur des dépenses « alimentaires » ; voici un passage de son rapport (page 37) :

La moyenne annuelle des « dépenses en alimentation » s’élève à 34 000 000 de FCFA. S’y ajoutent 500 000 FCFA pour l’acquisition de savon, d’huile et d’ustensiles de cuisine, l’achat de 2 645 boîtes de lait « Nido », et près de 3 millions de F CFA pour l’achat de 141 sacs de sucre. Il s’ensuit que les « dépenses d’alimentation » du département sont excessives.

Il est difficile de concevoir un rapport entre l’huile de cuisine et l’urbanisme ; faut-il rappeler que ces 34 millions FCFA pourraient être utiles dans le service de pédiatrie de l’Hôpital Gabriel Touré ? L’image est pathétique ; des fonctionnaires se gavant de lait « Nido » alors que des enfants meurent de malnutrition !

La fraude n’a même plus « froid aux yeux ». Dans son rapport de 2012, le BVG disait ceci à propos du ministère des mines (page 81) :

L’analyse quantitative des acquisitions de consommables au regard des besoins démontre que tous les achats ne sont pas justifiés. A titre d’exemple, la DFM [note : Direction des Finances et du Matériel] a acheté 813 cartouches d’encre pour imprimante, toutes marques confondues, pour 52,29 millions de francs CFA hors taxe sur 9 mois alors qu’elle ne dispose que d’un parc de 23 imprimantes, en majorité de type HP 2055. La quantité ainsi dégagée correspond à une consommation moyenne de quatre cartouches par imprimante et par mois. De plus, des cartouches d’encre ainsi payées ont des caractéristiques techniques ne correspondant pas aux imprimantes disponibles au niveau de la DFM.

Les nombreux rapports du BVG se suivent et se ressemblent mais restent généralement sans suite ; tout le monde accuse tout le monde, rejetant la responsabilité sur autrui ; le pouvoir exécutif accuse la justice de lenteur, la justice se défend et accuse l’exécutif ou même le BVG. Pendant ce temps, la fraude et la corruption continuent à grande échelle. Et le tissu sociétal est touché au plus profond, au point ou rien ne choque. Même au plus haut sommet de l’Etat.

Alors qu’un journaliste lui demandait s’il était normal que la famille du premier ministre Modibo Keita reçoive des logements sociaux – un programme prévu pour faciliter l’accès au logement aux ménages à revenu faible et intermédiaire – le président Ibrahim Boubacar Keita acquiesça. Le premier ministre, après de bons, loyaux et honnêtes services comme fonctionnaire de l’administration méritait bien ce « cadeau » (en tout 6 villas, pour sa femme et 5 enfants). Avant IBK, le président Amadou Toumani Touré aurait dit qu’il fallait faire attention « à ne pas gâter le nom » des fonctionnaires épinglés par les rapports du BVG.

L’ubiquité de la fraude lui confère un tout autre sens dans la gestion du bien public. Le citoyen lambda l’accepte comme norme ; la justice s’en occupe très rarement, même quand l’abus dépasse la « norme ». Mais le cas de l’agence de régulation des télécommunications mérite d’être évoqué et expliqué.

L’AMRTP et la fraude à ciel ouvert
L’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications et Poste (AMRTP) est chargée de gérer et règlementer la télécommunication au Mali. Elle assure l’application de la politique du gouvernement, garantit la concurrence loyale entre les opérateurs et protège l’intérêt des utilisateurs. Elle jouit également d’une autonomie financière et ses ressources proviennent (essentiellement) d’une taxe de 2% sur le chiffre d’affaires des opérateurs télécom. Et cela fait beaucoup d’argent – près de 46 milliards FCFA se trouvaient dans les caisses de l’AMRTP à la fin de l’année 2015. Et comme on est au Mali, cela crée beaucoup de convoitises.

En 2008, Choguel Kokalla Maiga est nommé directeur général de l’AMRTP (alors connue comme Comité de Régulation des télécommunications) ; selon sa biographie officielle, Choguel Maiga est titulaire d’un doctorat d’Etat en télécommunications ; il a été ministre de l’industrie et du commerce entre 2002 et 2007 et dirige le parti MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau). Le 10 Janvier 2015, Dr. Maiga revient au gouvernement comme ministre de l’économie numérique, de l’information et de la communication, et aucun remplaçant n’est nommé à l’AMRTP. Il cumule alors les deux postes et dirige de fait ces services de l’état jusqu’à son limogeage du gouvernement le 7 Juillet 2016.

Courant Juin 2016, l’AMRTP reçoit une mission du Contrôle Général des Services Publics – un des nombreux organes en charge de déceler les irrégularités de gestion et le non-respect des procédures financières. Les contrôleurs finalisent leur rapport le 21 Juin 2016. Ce document, dont nous avons obtenu une copie, expose des éléments d’abus des biens de l’Etat et d’enrichissement illicite couvrant la période 2012 à 2015.

Abus des biens de l’Etat
Les revenus de l’AMRTP sont partagés entre un budget de fonctionnement et le Fonds d’Accès Universel (FAU) dont le but principal est de créer un service minimal (téléphonie, Internet, etc.) accessible à tous les Maliens (à un prix abordable). Les excédents du budget de fonctionnement sont également reversés dans le FAU. Le rapport épingle plusieurs dépenses difficiles à justifier pour une autorité de régulation ; voici quelques exemples :

· Organisation d’une colonie de vacances à l’étranger pour les enfants du personnel de l’AMRTP ; coût : 494 035 707 FCFA

· Achat de 227 tablettes iPad, 80 téléphones iPhone et 100 ordinateurs pour les ministres, les services de la présidence et de l’assemblée nationale, les fonctionnaires de l’AMRTP, ainsi que d’autres services administratifs ; coût : 468 169 000 FCFA

· Frais de communication des membres du conseil d’administration de l’AMRTP ; coût : 28 100 000 FCFA

· Cumul de salaire et émoluments du poste de directeur général par le ministre Maiga ; coût : 86 272 390 FCFA – Dr Maiga aurait, dit-on, remboursé cette somme. En cumulant les deux fonctions, Dr Maiga (le ministre) était de fait le supérieur du Dr Maiga (le directeur général)

Comment expliquer une dépense de 500 millions FCFA pour des vacances d’enfants dans un pays où 43% de la population vit dans le dénuement total, et où près de 2000 personnes meurent de paludisme chaque année parce qu’elles n’ont pas 500 FCFA pour la dose de maloxine ? Seuls les responsables de l’AMRTP pourraient donner une explication. En tout c’est 1 076 577 097 FCFA du contribuable que les responsables de l’autorité ont dépensé sans justification et en toute illégalité. En outre, entre 2012 et 2015, l’AMRTP a passé 108 marchés et contrats totalisant 8 706 947 247 FCFA ; certains contrats ont été payés avant livraison, d‘autres n’ont jamais été déclarés (ou partiellement déclarés) aux service des impôts. En tout, les contrôleurs ont relevé 18 manquements aux principes de gestion saine.

Quand le DG Maiga paye le ministre Maiga
En cumulant les deux fonctions, Dr Maiga (le ministre) était de fait le supérieur du Dr Maiga (le directeur général) ; et en mars 2015, le ministre Maiga décide de lancer un appel à candidature pour remplacer le DG Maiga. Quand la commission de dépouillement est mise en place, le nom du Dr Maiga n’y figure pas ; 7 membres sont nommés (décision n°2015-023/MENIC-SG du 1er avril 2015) et l’AMRTP octroie 12 millions FCFA sur ses comptes pour couvrir les frais de la commission ; le chèque est signé par Dr Maiga lui-même (en sa qualité de directeur général de l’AMRTP). Le 3 Avril 2015 – soit 2 jours après la mise en place de la commission – le secrétaire général du ministère de l’économie numérique, Mamadou Hady Traoré (lui-même président de la commission), octroie à son ministre 4 millions FCFA pour 8 jours de futurs travaux en tant que « superviseur » de la commission.

De fait, Dr Maiga (le DG) a payé son supérieur hiérarchique, Dr Maiga (le ministre), 500 000 FCFA par jour – soit 500 fois le salaire minimum garanti par l’Etat. Pour un travail qui n’avait absolument aucune raison d’exister et qui en toute vraisemblance était fictif.

Fraude Bancaire ?
Au moment où le rapport des contrôleurs a été établi, l’AMRTP possédait 18 comptes courants et 12 comptes dits « dépôt à termes » (DAT) ; un DAT est un placement sur une période fixe qui génère des intérêts plus ou moins importants en fonction de la durée et du montant placé. Il est considéré comme sans-risque et selon des experts que nous avons contactés les taux pratiqués sont basés sur le taux de placement interbancaire, le taux de refinancement de la banque centrale (BCEAO) ou le taux d’intérêt des bons du Trésor.

Durant toute l’année 2015 le taux de prêt interbancaire (sur 12 mois) a fluctué entre 3,78% et 6%. Et une enquête menée auprès de plusieurs banques à Bamako sur leurs taux de DAT donne une fourchette comprise entre 4,5% et 5,5% pour un dépôt d’un milliard FCFA sur 12 mois. Donc, au-delà de la taxe perçue sur les activités des opérateurs télécom, l’AMRTP devrait engranger d’énormes revenus sur les intérêts de ses comptes DAT. Pourtant, en 2015, le taux moyen que l’AMRTP a perçu sur ses comptes DAT dépasse à peine 2% – les intérêts perçus ne s’élèvent qu’à 914 millions FCFA, soit un taux de 2,13% – moins qu’un simple compte d’épargne.

Pourquoi l’AMRTP perçoit aussi peu d’argent sur ses comptes DAT ? Le rapport des contrôleurs ne dit rien sur cette incongruité. Et il est difficile de répondre à cette question sans avoir le détail des accords signés avec les banques. Selon des informations que nous avons pu corroborer, certains banquiers reverseraient des fonds « hors-circuits » aux responsables d’entreprise contre un taux en-dessous de la « normale » ; est-ce le cas pour l’AMRTP ? Un simple contrôle diligenté auprès des banques et/ou de l’AMRTP lèverait le voile sur cette question. En tout cas, le manque à gagner pour l’AMRTP est assez important ; il pourrait s’élever à plus de 1,4 milliard FCFA pour la seule année 2015. Le tableau suivant montre une simulation à plusieurs taux, le montant que l’AMRTP aurait perçu, ainsi que le manque à gagner.

 

Taux d’Intérêt Montant Perçu Manque à gagner
2,13%*   914 587 573 CFA     0 CFA
4.00%  1 720 954 317 CFA   806 366 744 CFA
4,50%  1 936 073 606 CFA  1 021 486 033 CFA
5,00%  2 151 192 896 CFA  1 236 605 323 CFA
5,50%  2 366 312 186 CFA  1 451 724 613 CFA

* Taux moyen perçu par l’AMRTP

Le rapport des contrôleurs fait état du nombre anormalement élevé de comptes ouverts par l’AMRTP et y voit un « risque de non-maîtrise du mouvement des ressources ». Il pourrait tout simplement s’agir d’un subterfuge tentant à masquer le manque de « performance » que nous pensons être délibéré.

Quand le Dr. Choguel Maiga nomme Mr. Choguel Maiga…
Rien ne choque à l’AMRTP ; ce qui suit est encore une autre bizarrerie. Choguel Maiga n’est pas reconduit lors du remaniement ministériel de Juillet 2016 ; il est également limogé de son poste de directeur général de l’AMRTP par un décret du président Ibrahim Boubacar Keita. Le décret (n°2016-0660/P-RM du 31 Août 2016) du président met fin aux fonctions du Dr Maiga à l’AMRTP avec effet rétroactif au 10 Janvier 2015. Si la légalité de la rétroactivité n’est pas contestée, alors tous les actes signés par Choguel Maiga (en tant que DG de l’AMRTP) de Janvier 2015 à Août 2016 sont nuls et illégaux. Cela pourrait poser beaucoup de problèmes administratifs et juridiques. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Après ce limogeage rétroactif, Choguel Maiga se retrouve alors sans job, mais n’a pas dit son dernier mot ; il procède tout simplement à sa propre nomination comme « Chef de Département » le 23 Septembre 2016, soit 3 semaines après sa révocation comme DG de l’AMRTP. La décision 16-0076/AMRTP/DG, signé par lui-même, lit comme suit :

Monsieur Choguel Kokalla Maiga, Directeur Général sortant de l’AMRTP, réintégrant l’effectif du personnel permanent de l’AMRTP, est classé à la catégorie A16 et bénéficie des avantages d’un Chef de Département.

C’est du jamais vu. On assiste de fait à un manquement aux principes de fonctionnement d’une administration saine ; un président qui « oublie » d’abroger un décret, une primature qui laisse faire malgré l’appel à candidature lancé en mars 2015 pour remplacer le siège « vacant » à l’AMRTP, et surtout un haut-fonctionnaire qui perçoit deux salaires (et autres avantages) et finit par se nommer lui-même à un poste de responsabilité. Et il a fallu 19 mois pour que l’administration corrige cette anomalie. Avec un décret dont la légalité pourrait être mise en doute. Tout se passe comme dans un monde à l’envers. La légèreté est déconcertante et ne va pas sans rappeler le défaut de payement de la quote-part du Mali aux Nations-Unies.

Une administration érigée en mafia
Il suffit de lire les rapports des différentes structures de contrôle ; l’Etat malien est pillé de maintes manières – les euphémismes comme irrégularités, erreurs de gestion, écart de chiffres, non-collecte de redevances, non-fiabilité des chiffres, etc., ne ramènent qu’à une seule chose : un système frauduleux entretenu pour enrichir certains fonctionnaires aux dépends de l’Etat. Les incompétents sont nommés sciemment pour faciliter la fraude et promouvoir le système mafieux. Et l’audace de certains fonctionnaires ne connait aucune limite ; assurément la palme revient à des agents du ministère des mines, non pas par le montant de la fraude mais par la témérité et le sang-froid affichés (page 89, rapport BVG 2012) :

En ce qui concerne les véhicules, il se trouve des fiches d’entretien qui indiquent, par exemple, que pour une seule et même réparation : plus de 150 pièces ont été́ installées sur un véhicule ; 3 pare-brise avant, 3 filtres à huile, 3 filtres à air, 3 filtres à gasoil, 4 amortisseurs avant et 4 amortisseurs arrière ont été́ installés sur un véhicule ; 2 pare-brise, 4 amortisseurs avant, 4 amortisseurs arrière, 2 radiateurs, 4 jeux de pattes-moteur, 4 pattes-moteur, 4 pompes d’alimentation et 6 phares ont été́ installés sur un autre véhicule. De telles énonciations étaient devenues courantes et habituelles.

Cela peut faire sourire, mais c’est le nœud du problème. Le vol est organisé et ordonnancé non pas pour échapper aux autorités de contrôle – puisque la punition n’est jamais à l’horizon – mais dans le but de soutirer le maximum d’argent aux comptes. Dans son rapport de 2014 – le dernier à être publié – le BVG a effectué plusieurs contrôles dont les exemples qui suivent.

À l’Autorité́ Routière, c’est quasiment 11,8 milliards de FCFA qui ont simplement disparus, dont presque 4 milliards subtilisés par un seul individu (page 106) :

Il résulte des travaux que, sur un montant total de 7,86 milliards de FCFA recouvré au titre de la RUR [Note : Redevance d’Usage Routier] sur les produits pétroliers de quatre relevés de recettes, le Receveur du Trésor auprès du BNPP [Note : Bureau National des Produits Pétroliers] n’a pas reversé à l’AR [Note : Autorité Routière] un montant de 3,96 milliards de FCFA. Il n’a fourni aucun document justifiant ces manquants sur versement.

En fait, partout où passe l’argent du contribuable, se trouve un fonctionnaire qui se sert allégrement. Ce sont 667 millions FCFA qui disparaissent à l’Office de la Haute Vallée du Niger, dont 183 millions volés par le responsable de la commercialisation (page 118) :

Des Chefs SDR [Note : Secteur de Développement Rural] n’ont pas justifié des montants perçus de 63,77millions de FCFA destinés aux coopératives. Le Chef de la Section Commercialisation n’a pas justifié des demandes de fonds d’un montant total de 182,99 millions de FCFA par des états de paiement, au titre de la commercialisation du sésame.

Au Centre Hospitalier Universitaire Gabriel Touré, la période que couvre le rapport 2014 du BVG coïncide avec une rupture du stock de films radiologiques que la presse avait alors évoqué ; pendant 2 semaines (du 20 Septembre au 3 Octobre 2013), les patients du HGT n’avait simplement pas accès au service radiologique pour manque de film. La réalité découverte par le BVG est carrément d’ordre criminel ; les films manquaient mais pour une toute autre raison ; ils ont simplement été détournés par les responsables de la radiologie (page 125) :

Le Chef de service de la radiologie n’a pas justifié l’utilisation de films radiologiques de 114,80 millions de FCFA. En effet, il a réceptionné 185 000 unités de film numérique AGFA toutes dimensions confondues, alors qu’il n’a pu justifier que l’utilisation de 156 300 films pour les exercices 2010, 2011 et 2013. Il en résulte une différence de 28 700 films non justifiés, valorisée à 114,80 millions de FCFA.

Au total 1,4 milliard FCFA ont été subtilisés des comptes de l’hôpital sur la période ; pour rappel cette somme représente les budgets combinés de l’hôpital de Ségou (Hôpital Nianankoro Fomba) et celui de Kayes (Hôpital Fousseyni Daou) tels qu’alloués dans le budget de l’Etat en 2016. Encore aujourd’hui la presse accuse la direction de l’hôpital Gabriel Touré d’avoir passé un marché gré-à-gré pour l’achat d’un scanner qui ne répondait aux normes souhaitées par les médecins et qui tombe en panne fréquemment.

Ces pratiques, comme souligné plus haut, sont omniprésentes même où on s’y attend le moins. Par exemple, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) – qui l’aurait cru – le contribuable a perdu presque 995 millions FCFA ; le comptable s’était tout bonnement érigé en guichetier bancaire pour le ministère de la culture dont les agents se servaient gaiement en liquide et sans inquiétude (page 131) :

L’Agent comptable [du CICB] a procédé à̀ une annulation non justifiée de prêts et avances de fonds. Il a soustrait du rapport financier de 2012, sans justification, un montant total de 107,92 millions de FCFA accordé à̀ titre de prêts et avances de fonds aux agents du Ministère chargé de la Culture.

Quel avenir pour le Mali…
Cet article est consacré en grande partie à l’AMRTP ; selon nos estimations le contribuable malien y a perdu au moins 2,5 milliards FCFA et personne n’a été inquiété. Ce n’est malheureusement pas un cas isolé ; tous les services publics et parapublics sont concernés – sans risque de se tromper, on peut affirmer que la quasi-totalité des achats effectués par l’Etat malien est frauduleux. L’idée récente de créer une centrale unique d’achat public n’y changera pas grand-chose ; la fraude se déplacera tout simplement. Le problème est la nature même de la fonction publique au Mali. Les incompétents sont nommés à des postes stratégiques et névralgiques non par népotisme mais pour perdurer l’anarchie et faciliter la fraude. Les fonctionnaires honnêtes ne restent jamais longtemps aux postes de responsabilité. Tous les maliens sont victimes de cette situation, qui n’est que l’œuvre de quelques milliers de nos concitoyens ; des fonctionnaires qui n’ont pas compris qu’un Mali mieux dirigé bénéficiera à tous, eux y compris. Le scanner de l’Hôpital Gabriel Touré qui ne fonctionne pas affecte tout le monde ; la voiture qui pollue mais passe l’inspection technique contribue aux ennuis pulmonaires de tout le monde ; la route mal-faite accroit le coût du transport et le prix de la tomate pour tous ; le système éducatif miné par la corruption grève la croissance économique ; tout le monde est victime. Le préjudice n’est pas simplement financier ; nous assistons à une dénaturalisation de la société où l’anormal est devenu la norme.

Les 2270 milliards FCFA du budget 2017 de l’Etat malien mettent le Mali en peloton de tête dans la zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) – seuls la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont un budget plus important. Pourtant, tout manque au Mali ; le Malien paye toute sorte d’impôts et de taxes – tout simplement pour faire vivre une administration qui ne la sert pas. Peut-on vraiment dire qu’on vit mieux en 2017 qu’en 2010 ? Pourtant le budget de l’Etat n’était que 1101 milliards FCFA en 2010 ; on pourrait diviser nos impôts par deux, revenir au niveau 2010 et tous les Maliens seraient soulagés – la TVA passerait à 9% au lieu de 18% ; tout le monde vivrait mieux, sauf l’administration qui s’est habitué à vivre chichement sur le dos du paysan de Diapaga ; véhicules, téléphones, et même colonies de vacances pour leurs enfants. Le contribuable est le dindon de la farce.

[*] MaliLink Investigative Reporting Group (MIRG) est une équipe d’enquête dont le but est d’informer le public malien. L’équipe est composée de membres bénévoles du réseau MaliLink, une liste de discussion sur le Mali. MIRG est apolitique et indépendant des partis politiques – voir http://malilink.net/mirg/

Des Policiers Maliens s’Evaporent dans la Nature Canadienne

Cela ternit l’image du Mali une fois de plus. Future cooperations seront probablement affectées par ces actes.

Amadou Wane

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On aura tout vu et entendu dans un pays où les citoyens sont obnubilés par le désir de l’exil, de l’évasion et de la fuite dans le but d’échapper à la mal-vie collective. La tentation ne se développe pas que dans les seuls rangs de ceux qui empruntent les embarcations mortelles de Ceuta et Melilla.

Les plus nantis y résistent de moins en moins même dans les catégories où on s’y attend le moins. C’est le cas d’une demi-dizaine de commissaires maliens dans lesquels la nation a tant investi. Leur formation, a en croire nos sources, les a conduits au Canada où ils devaient se spécialiser dans la lutte contre le terrorisme, un domaine pour lequel les besoins de leur patrie ne sont plus à démontrer au regard des misères que le fléau du terrorisme fait subir à la population.

Mais les cinq commissaires maliens n’en ont visiblement cure. Au mépris des grands espoirs et attentes que les autorités reposent sur eux, ils ont choisi de s’évaporer dans la nature canadienne et de gonfler les rangs des dizaines voire des centaines d’irréguliers et autres sans papiers maliens avec tout le risque que cela comporte, dans un pays où les médecins n’ont pas le droit d’apporter des soins primaires à un malade irrégulier sans assurance maladie.

Et dire par ailleurs que certains pays sont si démunis qu’ils n’ont même pas l’opportunité de se doter de ressources humaines adéquates pour lutter contre les fléaux qui les affectent

Source: Le Temoin


Allahou Akbarou!!!

Il faut radier rapidement ces agents qui ont renié notre fonction publique d’état.

Courage!

Dr BA


mr Wane

on nous a enseigné dans ce pays chacun pour soit alors que voulez vous qu’ils fassent?
Mr Wane,

Is this for real or is it a practical joke?

Diaoune


Moussa Bagayoko


Diaoune,

Ce n’est pas une blague. La pratique ne se limite pas aux policiers seulement; certains fonctionnaires et artistes le font aussi.

Ce qui est dommage est que le Mali a investi dans ces gens.

Amadou O. Wane


He bagayoko où est l’image à ternir ? Fait d’abord avoir une image.
Cessons de rêver

Amadou Sangaré


ientôt vous apprendrez que le patron des policiers (ministre) a quitté le pays sans adresse. Suivra l’Autre lui-même.
Rien n’est impossible dans ibkland

Amadou Sangaré


Communiqué de presse
La DGPN dément la fuite des policiers maliens au Canada

A la suite de la parution d’un article du journal le « Témoin », intitulé «Des Policiers maliens s’évaporent dans la nature canadienne», où ils devaient se spécialiser dans la lutte contre le terrorisme, selon le même journal, la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) dément ces informations et apporte les précisions suivantes :
La Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) rappelle que les fonctionnaires de Police sont et resteront attachés à leur noble mission de protection des personnes et de leurs biens dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République.
La Direction Générale de la Police Nationale précise qu’aucun Policier ne se trouve au Canada, à ce jour, pour une formation de spécialisation dans la lutte contre le terrorisme.
Cependant, deux Commissaires de Police maliens suivent actuellement au Canada une formation sur la Gestion du Personnel. Et leur formation se déroule à merveille, la partie Canadienne n’a jamais soulevé un quelconque problème d’éthique ou de niveau à leur sujet.
La Direction Générale de la Police Nationale profite de cette occasion pour inviter les amis de la presse à vérifier de telles informations auprès de la Cellule de Communication de la DGPN avant de les diffuser. Ainsi, beaucoup de désagréments pourront être évités et les lecteurs et auditeurs auront une information saine et constructive.

Des mesures seront prises contre les auteurs.
Cellule de Communication de la DGPN


Comment Obtenir un Titre Foncier au Mali?

PROCÉDURE ET LIEUX DE DÉLIVRANCE :

L’usager dépose un dossier comprenant (voir documents à fournir) : au secrétariat du directeur des Domaines et du Cadastre, ou au bureau des Domaines du Cercle, où le dossier est enregistré et où l’usager reçoit un numéro d’enregistrement.

Le dossier est transmis au chef de la conservation foncière pour être instruit. Celui‐ci adresse une correspondance accompagnée d’une copie du titre de propriété au directeur de l’Urbanisme pour avis en tant que responsable du schéma d’urbanisation.

Quand le chef de la Conservation Foncière reçoit le plan de la parcelle, deux cas de figure peuvent se présenter :

1°) La parcelle est soit sur un terrain non immatriculé

• Établissement du plan de délimitation dressé par le géomètre expert agréé suivant une des échelles mentionnées dans le CDF.

• Dépôt du plan établi dans le registre des formalités préalables à l’immatriculation, registre côté et paraphé par le juge de la circonscription.

• Remplir une réquisition d’immatriculation contenant le numéro chronologique tiré du registre des formalités préalables, rédigée par le chef de bureau (conservateur).

• Élaboration de 2 imprimés intitulés “avis de demande d’ immatriculation”: l’un est publier dans le journal d’annonces légales, l’autre est versé au dossier foncier.

• Transmission de l’extrait suivant bulletin d’envoi d’un placard :

– Au greffier du tribunal du lieu, pour affichage en l’auditoire et au retour du certificat d’affichage ; l’affichage à l’auditoire du tribunal se fait durant 30 jours.
– A la mairie du lieu de la situation du terrain pour affichage à l’attention du public et le 2ème numéro sur l’immeuble à immatriculer.
– Au procureur de la République pour information.

• Conserver le numéro du journal et l’unique copie de l’extrait dans le dossier foncier et y mentionner les jours et dates d’affichage au retour des certificats d’affichage.

• Observer un mois pour recevoir les oppositions. S’il y a opposition, la procédure continue jusqu’au règlement à l’amiable où par la voie judiciaire. Ensuite le géomètre expert est saisi pour fixer la date du bornage contradictoire.

• Un avis est inséré dans un journal d’annonces légales au moins 15 jours avant la date des travaux sur le terrain.

• Information à tous les voisins avec accusée de réception, l’autorité administrative de la localité, le requérant.

• Fixation des bornes par le géomètre.

• Rédaction du PV du bornage par le géomètre et sa signature par tous les participants

• Confection de la copie du TF à créer par le géomètre.

• Dépôt de la copie du TF à la Division Cadastre et Propriété Foncière pour contrôle et vérification.

• Création du titre foncier dans le livre de la circonscription le chef du bureau des Domaines. Le terrain s’appellera désormais par le numéro du titre qui vient d’être créé.

2°) la parcelle se situe sur un terrain déjà immatriculé

  • Procédure pour un morcellement.
  • Dépôt d’une demande de morcellement par le propriétaire du terrain.
  • Le chef de bureau du lieu de situation de l’immeuble fait délivrer une réquisition à un géomètre expert.
  • Le géomètre dresse le plan de délimitation du terrain.
  • Le géomètre dresse le procès verbal du bornage et confectionne la copie du Titre Foncier à créer et la transmet au bureau de la conservation foncière.

DOCUMENTS À FOURNIR :

  1. Demande timbrée à 500 FCFA adressée au Directeur Régional des Domaines et du Cadastre.
  2. Copie de l’acte de propriété de la parcelle.
  3. Copie de la carte d’Identité en cours de validité.
  4. Extrait du plan de situation de la parcelle.
  5. Lettre de réquisition.
  6. Droit de timbre 2 x 4 feuilles x 1.500 FCFA = 12.000 FCFA.
  7. Deux (2) photos d’identité du requérant.

COÛT LÉGAL :

Droit d’enregistrement 15% du prix de la parcelle
Droit de mutation 0,9%

DÉLAI D’OBTENTION :

Maximum 6 mois

RÉFÉRENCES :

Décret 114 et 115 /P‐RM du 06 mars 2006 du Code Domanial et Foncier portant fixation des prix de session et des redevances des terrains urbains et ruraux du domaine privé de l’Etat, à usage commercial, industriel, artisanal, de Bureau, d’Habitation ou autres.

SERVICES À CONTACTER :

Secrétariat du Directeur des Domaines et du Cadastre, ou au Bureau des Domaines du Cercle


Source:http://demarchesadministratives.gouv.ml/demarches/afficher/Titre-foncier

Attaque à Banamba

Localité située à peu près 145 kms de Bamako dans la region de Koulikoro, Banamba a fait l’objet d’attaques ciblées. C’était hier soir aux environs de 21 heures.
D’abord une caisse d’épargne ensuite la Gendarmerie puis le camp de garde abritant la prison civile ont été les cibles de ces assaillants non identifiés.
Un nombre élevé de prisonniers ont été libéré nous dit un témoin.
Selon certaines sources, ils étaient une dizaine a bord d’un pick up tous turbannés.
Décidément après Sanankoroba, Bamako, Banamba on ne fait plus qu’elle destination vont prendre ces malfrats entre temps le Ministere de la Sécurité en en pleine concertation pour un nouveau dispositif sécuritaire.

Touré


Le PR a quitté Bamako tard dans la matinée; après que les détails de l’attaque étaient disponibles. Le sens de responsabilité aurait demandé qu’il restasse à Bamako pour tirer au clair ce qui se passe. Il y a vraisemblablement un groupe qui s’organise en créant un trésor de guerre — il est difficile de ne pas faire un lien entre les récentes attaques à Bamako, Sanankoroba et cette dernière à Banamba.

Les ambassades étrangères ont en tout cas alerté leurs citoyens.

Mais il faut voir dans ce voyage inopportun le signe avant-coureur de la réalité qu’IBK lui même a compris; il est incapable de gérer cette crise. Si ça chauffe il s’envolera dans son Boeing pour laisser les Maliens se débrouiller. Il est dépassé par les problèmes de l’armée, et n’a aucune stratégie de sortie de crise. Les premiers à avoir compris cela sont les soldats eux-même; ils sont en mode “repli tactique”.

L’opposition politique devrait prendre d’assaut les radios locales et réclamer son retour immédiat.

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A. Karim Sylla


Bonsoir Karim et chers forumistes

Nous assistons impuissants à la détérioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire malien.

L’agacement est palpable même du côté de l’oncle gaulois, le tout puissant gendarme JY Ledrian qui n’a pas mis de gants pour fustiger la situation au Mali.

Certes Ledrian et nous n’avons pas les mêmes intérêts du point de vue sécuritaire, mais l’alerte de la France prouve à suffisance que personne n’est à l’abri.

Le président IBK n’a de toute évidence ni une stratégie sécuritaire, ni les moyens encore moins les femmes et hommes pour renverser la tendance au cours de son mandat pour honorer les engagements et les promesses de campagne du candidat IBK.

Nous allons continuer et pendant longtemps encore à avaler la pilule amère de l’engagement de la France sur le sol malien depuis un certain 11 janvier 2013.

Oui pas la peine de remuer le couteau dans la plaie du Mali, mais tant que nous n’extirpions la pue de la plaie, cette dernière ne se cicatrisera jamais.

Le destin du Mali n’est pas dans le protectionnisme du gendarme français, mais bien en nous.

Si nous voulions remettre debout le Mali, il nous faut se sacrifier: être prêt a mourir dignement.

Le Vietnam de Hoché Min était venu à bout et de la France et des USA, pourquoi pas nous. Nous n’avons pas d’autre choix : ou bien mourir pour renaitre ou bien mourir dans l’humiliation.

IBK à la lourde responsabilité de tirer les conséquences justes:

1: mise en place d’un gouvernement de combat resserré de 15 femmes et hommes, autour d’un premier Ministre, énergique, volontariste prêt à mourir pour la patrie, avec pour seule mission: mettre debout le Mali pendant les deux dernières années de IBK.

2: Engagement solennel de IBK devant le peuple à ne pas se représenter en 2018 a la présidentielle

3: organisation d’une conférence nationale inclusive débouchant sur une nouvelle constitution, une nouvelle république dans laquelle on prendra en compte la dimension accord de paix et non accord pour la paix.

Le Mali est à refaire, à refonder et pour ce faire aucun sacrifice ne sera de trop.

Yachim MAIGA
Kinshasa, République Démocratique du Congo


Le destin du Mali n’est pas dans le protectionnisme du gendarme français, mais bien en nous. Si nous voulions remettre debout le Mali, il nous faut se sacrifier: être prêt a mourir dignement._Yachim

Je doute de l’existence de cette volonté de mourir dignement chez nous actuellement, ceux qui ont opté pour donner leur vie au nom de la défense du pays ont compris de manière en laissant tenue et équipements à l’ennémi.et surtout les infos qui circulent n’incitent pas.

Des infos démenties par le Fils national_deputé Katio lui attribuerait l’achat de maison à 4 milliards à Dubai.

Salutations meilleures

Balata


Source: Chef de la cellule Communication du MSPC.

Incursion d’hommes armés dans la ville de Banamba aux environs de 0h30. Assaillants à bord de 3 vehicules en povenance du secteur de Nara , ont successivement attaqué la BDM et la prison avant de liberer les prisonniers . Trois vehicules ont été emportés. Investigations en cours.

Touré


Venus à bord de 3 véhicules et répartis avec 6 sans oublier la BDM brulee. Banamba est à moins de 200 km de Bko et 80 de Kkoro centre de formation des Famas.
Belle moisson non pour eux

Salutations meilleures

Balata


Possible votre analyse, mais appelons comme vous l’avez dit le chat par son nom. Souhaitions nous que pour tout acte d’attaques ou de banditisme que le PR se rende sur place?
Les relations internationales comptent aussi pour un pays comme le Mali en proie a une crise multi dimensionnelle .
Vous l’avez mentionné que la visite demeure officielle lors attendons le communiqué de presse à l’issu de l visite.
Chers forumistes, je pense que la situation mérite une grande réflexion et de solutions conséquentes, d’abord l’État doit se réconcilier avec les citoyens, ensuite sensibilise le citoyens sur son rôle dans le système de sécurisation et enfin que le citoyen joue à fond sa partition.
Aucun système sécurité ne sera fiable sans l’implication du citoyen lui même.

Touré


Le PR ne peut pas se rendre partout où un Malien est attaqué – c’est clair. Et ce n’est pas ce qu’on demande non plus. Mais quand ton pays est en proie à de grandes difficultés, tu arrêtes de déléguer et reprends les choses en main. Voilà ce pour quoi IBK a été élu — pas pour être abonné absent.

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A. Karim Sylla


Bonsoir chers tous

“Possible votre analyse, mais appelons comme vous l’avez dit le chat par son nom. Souhaitions nous que pour tout acte d’attaques ou de banditisme que le PR se rende sur place?

“Chers forumistes,
je pense que la situation mérite une grande réflexion et de solutions conséquentes, d’abord l’État doit se réconcilier avec les citoyens, ensuite sensibilise le citoyens sur son rôle dans le système de sécurisation et enfin que le citoyen joue à fond sa partition.
Aucun système sécurité ne sera fiable sans l’implication du citoyen lui même”_Touré.

Il y a donc des actions à mener. Je vais les lister et tenter de dire qui en est responsable “en premier chef”.

1. d’abord l’État doit se réconcilier avec les citoyens ; Responsable en premier : gouvernement/chef de l’état, assemblée nationale, HCC

2. ensuite sensibiliser le citoyen sur son rôle dans le système de sécurisation ; Responsable en premier : gouvernement/chef de l’état, assemblée nationale, HCC.

3. enfin que le citoyen joue à fond sa partition. Donc après les points 1 et 2.

Au regard de vos propositions/réflexions, il est donc entendu que c’est le gouvernement/chef de l’état qui ne font pas leur bouleau jusque là. Et c’est ça le reproche principal qui leur est fait. “Diriger le pays; faire espérer les citoyens; leur montrer le chemin).

Cordialement.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Sincèrement Chouaibou j’apprécie votre approche et suis en parti d’accord avec vous.
Je propose l’organisation de concertations de deux jours sur la sécurité et nous allons invité en plus de la société civile les différentes institutions que vous avez énuméré.
A la sortie de ces concertations nous allons remettre aux Ministres de la Sécurité et de la Défense nos conclusions.
Ensuite nous allons procédé à une série de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire.
Si l’idée vous convient ……, nous allons ensemble mettre sur pied une commission restreinte d’organisation
Sincerely

Touré H.


Camions Brulés sur la Route de Douentza

La piste qui relie Bambara Maounde à Tombouctou est devenu un champ de véhicules de la MINUSMA ou de sociétés qui travaille pour eux qui se font brûler par un ou 2 malfrats – terroristes?-
Aujourd’hui, un ami qui rentre à Tombouctou pour la fête en a été témoin.

Fatouma Harber

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La Machine d’Intimidation d’un Régime De Plus En Plus Impérial

Chers Malilinkers,
J’ai longuement réfléchi avant d’écrire ce message. Mais je crois qu’avec un régime qui a peu de respect pour la loi et la liberté d’expression, le flux d’information est essentiel pour dissuader toute dérive.

Depuis que nous avons commencé a suivre de près les mouvements de IBK et son avion, j’ai reçu plusieurs messages m’informant que le président était très mécontent de nos fouilles. Le dernier article publié le 14 Mars 2016 sur Malilink et dans la presse malienne semble avoir poussé les limites de la patience du monarche de Koulouba.
Depuis lors, je reçois des appels d’intimidations que je présume vienne de la Sécurité d’État (SE). Ces appels sont minutieusement cataloguées.

Leur seconde méthode d’intimidation est d’appeler mes amis et proches au Mali en imitant mon numéro de téléphone des États-Unis. Ces personnes m’appellent pensant que je les ai appelé; notre conversation est alors enregistrée.

J’ai aussi appris de plusieurs sources que l’ordre a été donné de m’arrêter à ma prochaine visite au Mali. Je ne pense pas qu’ils soient aussi stupides que ça, mais on ne sait jamais; c’est le Mali. Donc le jour où vous ne verrez plus de “Quote of The Day” dans votre “inbox” vous savez pourquoi 🙂

Sérieusement..peut-être que IBK et sa clique pensent que le Mali leur appartient. Ils se trompent. C’est l’argent des maliens qu’ils dilapident chaque jour. Nous avons tous nos mots dire. Nous continuerons à écrire sur l’avion et les déplacements d’IBK.

Vous vous trompez d’ennemis Mr. le président. Les vrais ennemis du Mali sont à Kidal entrain de la couler douce avec les 400+ millions FCFA de nos maigres ressources.

Get your priority straight!

Amadou Wane
www.amadouwane.ml
@amadouwane


Good sir – do not worry one bit.

Ils sont bêtes ou quoi? Le problème est que tout ceci ne sert qu’à augmenter la détermination à écrire encore plus sur ces agissements. Il faudra désormais publier le coût de chaque déplacement du PR. “Le président IBK a quitté Bamako cet après-midi pour XXX; le voyage coûtera au contribuable 175 millions CFA; soit l’équivalent de X lits d’hôpital, Y lots de médicaments anti-paludéen, etc.”
S’il y a une garantie qu’on peut leur donner c’est que ils perdront cette bataille.
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A. Karim Sylla


En tout cas beaucoup de courage! Que personne ne se fasse d’illusion. Le silence médiocre des personnes et des institutions à Bko devant la dérive du pays est la résultante de la rédistribution du système de corruption, une facette de la violence du pouvoir. Il passe à d’autres facettes de la violence en présence des objecteurs de cosncience. Tenez bon car en restant honnête on fait oeuvre de bienséance publique. Le suivi des voyages d’aisance doit continuer pour le bien du pays. Merci pour l’attention généreuse d’avertir les autres. Que personne ne se fasse d’illusion en dehors ou autour du thé à la menthe sur la nature de ce régime.

Diadié Alpha


Bonjour,
Ils savent où se trouvent les ennemis du Mali. Ceux qui ont cru pouvoir bâillonner le peuple l’ont toujours appris à leur dépens.
Don’t worry ! Be proud to fight for our life !


e trouve que c’ est une bonne proposition: le coût social de ces voyages, ne parlons même pas de l’ urgence de recopnstruire les FAMas.

M. Diagayété


Wane,

Qu’il soit content ou pas n’engage que lui et ceux qui vivent selon son humeur.

Wane, informez-nous de votre voyage avant de partir au pays. Au lieu qu’ils vous menacent, ils doivent etre
le nom et la photo de ceux qui ont signe cet accord de division du Mali on the MOST WANTED LIST.

CM


Bonjour Amadou,

Félicitations et bonne continuation!
Les auteurs de cette intimidation doivent comprendre que la roue de l’histoire tourne et qu’ils naviguent à contre courant. Ils ont plutôt intérêt à travailler pour le Mali et pour les maliens. C’est la seule voie pour assurer un meilleur avenir pour eux-mêmes et leurs progénitures.
Le temps des intimidations est révolu… Tu as le soutien des malien(ne)s sincères et honnêtes qui n’aspirent qu’à mieux vivre et qui veulent que leurs maigres ressources soient utilisées judicieusement pour le bien commun.

Meilleures salutations,

Mamadou Lamine


Wane,

Qu’il soit content ou pas n’engage que lui et ceux qui vivent selon son humeur.

Wane, informez-nous de votre voyage avant de partir au pays. Au lieu qu’ils vous menacent, ils doivent etre
le nom et la photo de ceux qui ont signe cet accord de division du Mali on the MOST WANTED LIST.

CM


Je condamne ces intimidations inutiles et sans effet. A mon avis, Le site de la presidence devrait donner un lien vers Le site de Malilink et Je propose que Koulouba decerne une medaille de Chevalier de l’ordre national du merite a Amadou Wane pour son travail de benevolat au service du Mali a travers la maintenance des sites et des listes des reseaux Malilink et MSAS.
Enfin, quelqu’un devrait conseiller Koulouba et les rappeller que nous sommes au 21eme siecle et non a l’ere Brejnevienne ou Stalinienne. Quelqu’un a-t-il Le email de Racine Thiam? Notre frere Sambi Toure qui avait un moment occupe son poste devrait Le donner ce feedback.

Aboubacrine Ahmed Ag


Merci Amadou pour l’alerte ! Really? Ceux qui agissent de la sorte doivent savoir que ces genres de pratiques ne peuvent pas passer. Pire, ca accentue meme la vigilance qu’ils veulent distraire. Courage !

Talatou


Je me suis toujours autoconvaincu que les hommes des services secrets sont des gens qui sacrifieraient leur vie pour l’intérêt de la nation entière ; contre l’intérêt d’un individu.

A l’attention donc des messieurs qui sont ainsi utilisés par le prince du jour pour intimider des sincères maliens qui recherchent une meilleure gestion des maigres bien des maliens (très pauvres), comprenez qu’en agissant de la sorte vous contribuer à détruire votre patrie et votre pays. Vous contribuez à rendre encore plus pauvres vos concitoyens.

Au delà de l’interdiction faite de jouir de son droit d’expression et de faire un avis sur les faits et gestes de l’homme publique qu’est le President de la république vous heurtez la sensibilité de milliers de maliens qui sont désespérés de ce qui se passe dans notre pays.

Nous veillerons tous a ce que le droit à la parole ne soit pas confisquée aux maliens.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Tu me devances de quelques secondes sur l’ abus de la SE, si elle y est impliquée.

D’ ailleurs l’ expérience au Mali et au Burkina montre que si les forcess spéciales violent la constitution et se mettent à défendre seulement les princes du jour, elles sont là pour défendre la République, contre ceux qui abusent de cette République.

A l’ heure du jugement populaire, qui est le meilleur, elles auront à regretter.

Donc prière à toutes les forces spéciales y compris la SE de ne pas se faire abuser par un prince du jour passager, mais de défendre la République qui devoit être pérennedans l’ intérêt du peuple.

En tout état de cause, soutien indéfectible à Amadou Wane et tous ceux qui seront victimes d’ intimidations pareilles.

Bien cordialement

M. Diagayété


Tenez bon M. Wane. Vous avez le soutien de tous les maliens qui se soucient du Mali. Merci pour le travail remarquable que Vous faites pour notre pays. Comme toujours la verite et le bien triompheront du mensonge et du mal.
Soutien fratenel

D. Kone


Bonsoir Wane,

Vous avez nos soutient, informe nous de ton arrive prochain au Mali. Surtout du courage et que DIEU nos protège de ces demon du pouvait.
AMIN

Bonne soirée
Papenzi Yoshi


Cher frère et ami Amadou,
Chers compatriotes,

Si ceci s’avère vérifié,

je lance ici un appel solennel:

à tous les patriotes (de toutes couches socio-professionnelles confondues),
à tous les juristes (avocats et Hommes représentants la “balance”),
à tous les élus de la Nation malienne, DIGNES représentants du peuple (ils se reconnaîtront ici),
à tous les écrivains,
à tous les patriotes,
à tous ceux qui se revendiquent filles et fils du Mali,
à toute la société civile,
etc,

de se préparer à une bataille juridique pour défendre bec et ongles, Amadou Wane: un citoyen malien, un patriote, un homme engagé pour la démocratie, pour un avenir radieux pour pays, le Mali. Un grand pays qui s’effondre.

S’il y a un prix à payer, toute cette jeunesse consciente se rendra devant les barreaux. Nous irons tous devant la barre, avant qu’un autre ne soit devant la barre un jour “J”.

Ne t’inquiètes de rien, cher ami et frère Amadou. Nous sommes là et nous sommes très très nombreux, à se porter caution…

L’heure est grave!

Certains pensent que la vie est éternelle,
Certains pensent que le pouvoir est éternel,
D’autres ce sont tardivement rendus compte que la roue tourne…..

God bless you, dear Amadou Wane!

Le Mali est à nous tous!

Ibrahim Haidara


Bonjour Amadou,

Félicitations et bonne continuation!
Les auteurs de cette intimidation doivent comprendre que la roue de l’histoire tourne et qu’ils naviguent à contre courant. Ils ont plutôt intérêt à travailler pour le Mali et pour les maliens. C’est la seule voie pour assurer un meilleur avenir pour eux-mêmes et leurs progénitures.
Le temps des intimidations est révolu… Tu as le soutien des malien(ne)s sincères et honnêtes qui n’aspirent qu’à mieux vivre et qui veulent que leurs maigres ressources soient utilisées judicieusement pour le bien commun.

Meilleures salutations,

Mamadou Lamine


Amadou,
C’est dommage que certains font exces de zele. Ca veut dire que Malilink est devenu un contre-pouvoir! Je ne savais pas que ce que nous ecrivons avait un effet aussi porteur au Mali! Alors donc, solidarites fraternelles mon cher!

Keita


Mon cher Wane tu seras soutenu quelque soit le prix. Les autorités doivent se défendre par des arguments et les voies légales. Nous sommes en démocratie.
Cdmt.

Fad


Ce que je trouve aussi desesperant est que ces appeals d’Intimidation ont commence a quelques jours de la celebration du 26mars. Drole facon de se souvenir des martyres de Mars 1991.

Cordially

Balata


courage wane,
Je comprends pourquoi moussa est qualified de Republican par le regime actual.
Nos elus ne prennent de la democracy que les cotes qui les arrange in the short-term

Cordially

Balata


Mon soutien indefectible au frere Wane! Nous sommes toutes et tous avec vous!

Il faut que ces arrivistes-la sachent que nous n allons plus nous laisser faire. Tout citoyen malien a le droit de savoir ce qui se passe exactement avec le Boeing national.

Si la SE est la pour assurer notre securite nationale nous voulons savoir

– ou est Iyad ag Ghaly?

– ou est Amadou Koufa/Kountan (?)?

– qui ont massacre nos soldats dans leur sommeil a Aguelhok?
– etc. etc. etc.

Aux Malilinkers:

Essayons de faire quelque chose au-dela des soutiens sur malilink. Pour ce faire je propose d ecrire une lettre ouverte et signee par ceux qui la soutiennent. La lettre sera alors publiee dans la presse ecrite du Mali. Je serai le premier a la signer.

Salutations cordiales!

Salif
——————————————
PD Dr. Salifou Traoré
Department of Western Languages
German Section
Faculty of Humanities
Ramkhamhaeng University
Hua Mark, Bangkapi
Bangkok 10240
Thailand


Ha ! Maintenant je suis plus que jamais assuré que notre combat pour le Mali n’ est pas vain.

Alors, continuons de plus bel avec des critiques constructives que personne ne pourra plus ignorer.

J’ appelle une de plus à la SE d’ informer et d’ éduquer ses agents que les vrais patriotes luttent et défendent la République démocratique, laïque (où la loi républicaine prime), une et indivisible. Ce sol même où l’ histoire de l’ Afrique Occidentale, sinon de l’ Afrique, a eu et a encore ses plus belles pages dans tous les domaines de la vie humaine. La situation cruciale actuelle ne peut être que passagère, tout comme les 23 ans de “moyenâge” sous GMT. Les partiotes, les démocrates et le peuple qui marchent avec des hauts et des bas, mais continuellement vers la liberté et le progrès social finiront par vaincre.

Alors SE, faites comme l’ aviez fait avec discernement sous GMT, soutenez les patriotes maliens et éduquer tous vos agents à faire ainsi. Ne laissez aucun d’ eux être abusé par des ambitions individuelles qui vont contre les intérêts fondamentaux de notre nation. Cette nation n’ appartient à aucune personne elle seule. Elle nous appartient toutes et tous.

Bien cordialement et fraternellement

M. Diagayété


Eh oui, chers amis. Ce sont les méthodes minables et ignominieuses employées par cette bande. il semble même que cette entreprise n’est pas bien organisée (groupement de mauvais amateurs) : mauvaise adresse, course à l’échalote, excès de zèle de certains proches pour entrer dans les bonnes grâces du monarque…). Mais ils savent également que cela ne fait pas peur aux patriotes convaincus de la nocivité de cette clique de malfaiteurs, d’incompétents et d’ennemis du Mali. Oui, je confirme, la manœuvre d’intimidation passe également par des “tracasseries” en arrivant à l’aéroport Modibo Kéita.
Soutenons tous Monsieur Wane. Et surtout ne nous taisons pas.
Bon courage à tous.

Issa Diawara


Bonjour Wane,
Bon courage, tu as toute notre reconnaissance et notre soutien pour ce travail qui donne des arguments concrets à ce qui veulent convaincre pour changer ce système dangereux.
Changer un tel système nécessite des sacrifices énormes. Malheureusement, dans notre pays, peu de gens acceptent ce fait.

Toutes mes amitiés ,

M. Seydou


Tiens bon Amadou! Continue à éclairer nos lanternes et d’autres patriotes continueront d’exploiter les précieuses informations sérieuses sue tu donnes et qui démontrent que le souci premier du Président ce n’est pas le Mali mais son confort personnel, sa famille et ses copains. Nous l’avons déjà dit. : aucun “baga baga” ne nous fera taire pour éclairer les Maliens. Continuons le combat pour un Mali où nos maigres ressources résolvent nos énormes difficultés et dénonçons leur utilisation irresponsable du genre des 554 millions récemment distribués aux rebelles !
Bon courage Amadou! Pour le Mali, nous sommes ensemble.
PPR


Monsieur Wane, tu as notre soutien sans faille.
Ta tâche est noble à savoir mettre son savoir et ses connaissances au service des autres.
Tous ceux qui se taisent sur la mauvaise gestion des affaires du pays sont complices de ces vautours qui se soucient peu du citoyen lambda.

Belem


Bonjour
Si le Président est mécontent, alors rien ne l’empêche de venir expliquer au peuple malien les bénéfices de ses nombreux voyages. Que le Président sache qu’on l’applaudirait tous s’il se montrait à la hauteur de la tâche. Malheureusement pour le moment, il reste une grande déception. Il n’a besoin de personne pour le lui dire, il doit le savoir lui-même. Ça ne sert à rien de faire semblant – les résultats ne sont simplement pas au rendez-vous. Donc en toute logique, le Président devrait être mécontent de lui-même, puisqu’il n’a pas de résultat. La SE devrait concentrer tous ses efforts sur les ennemis qui pullulent au nord et leurs complices au sud. Il y a fort à faire.

Les ennemis ne sont pas celles et ceux qui relatent les faits. Les voyages à l’étranger, inutiles pour la plupart, ce sont des faits, pas des fictions. Tout malien devrait se poser des questions là-dessus. Pour faire suite à l’idée de Karim, les radios locales devraient se procurer les informations sur ces voyages pour mieux informer les populations en langues locales.

Je reste d’avis, que c’est le système de gouvernance qui devrait changer dans son ensemble. Il faudra réduire les pouvoirs du président et l’obliger à rendre des comptes.

Meilleures salutations.

Kalifa Goïta


Seuls l’insuffisance de réflexion et/ou l’aveuglement passionnel d’Ibk et de son gouvernement de poltrons peuvent porter cette ridicule tentative l’intimidation. Ils ne savent même pas qu’en procédant ainsi ils ne font que booster ta détermination à dénoncer ces voyages bugetivores et parfaitement inutiles pour notre peuple. Nous sommes tous ensemble et resterons tous ensemble derrière toi Wane. Bon courage ! Puissent nos Vénérables Ancêtres continuer de s’inspirer la Pensée Juste, la Parole Juste et l’acte Juste. Amon !

Fakoly


Wane,

je ne suis nullement pas surpris. Ce ne sont pas ces intimidations qui devraient te detourner de tes actions citoyennes, mais il faut prendre les menaces tres au serieux. Le Mali est un pays ou les lois ne valent meme pas le papier sur lequel elles sont imprimees. Ce n’est pas la famille du pauvre journaliste disparu qui me dirait le contraire.Les maliens ont entrepris tres peu pour denoncer cette disparution forcee.Je ne parle pas des quelques voix qui c’etaient elevees par ci et par la. Au mali on a souvent organise des greves et marches pour beaucoup moins qu’une disparution forcee, mais la vie d’un journaliste ne semble pas y valoir la peine de marcher ou protester massivement.Ce ne serait pas different pour un ingenieur dont “le seul merite” est l’ amour de son pays et la maitrise des nouvelles technologie.

Amadou Niang


Amadou, j’ai de la Peine a croire ce que tu viens de reveler. Mais comme tu l’as dit toi meme, c’est le Mali. Ceux qui se livrent a de tels actes a cause du zele ne savent pas qu’ils sont plutot en train de desservir le President qu’ils pretendent soutenir. Au fait ils sont entrain de denigrer le Mali entier. Quand ils s’en rendront compte, ce serait trop tard. On est avec toi a tout moment.

M. Diaoune


Grand Malobbo,

Nous nous conjuguons IBK au passe. Nous attendons seulement le jour pour qu’il puisse chasser par un soulevement populaire supporte par des militaires patriotes.

UN danger, IBK l’est honnetement pour ce pays.Son regime doit prendre fin, si necessaire par n’importe quel moyen. Car, il ne produit que du vol, de l’impunite, de la partition de notre pays,…

Danger pour le pays, danger pour les autres regions du Mali, danger pour les autres ethines du pays, danger pour l’armee, danger pour les agriculteurs, danger pour les opposants politiques, danger pour les simples citoyens qui veulent afficher leur indignation et humiliation comme le frere wane face a sa gestion calamiteuse, il faut utiluser trompettes et tambours pour demander son depart du pouvoir.

L’espoir, la fierte, ;la dignite, l’honneur de notre pays est dans un sursaut national de la jeunesse consciente malienne. La jeunesse doit se lever contre le pouvoir faible et mediocre de Sebenikoro pour demander son depart. La conscience est au point au sein de l’armee, de la gendarmerie, de la police, de la garde nationale. Soyons certains que personne ne tirera sur la jeunesse malienne car des salons vitres, nous entendons touus une seule chose : ” Le pouvoir ne vaut pas la peine”

Continuation du pouvoir d’IBK sera un deluge pour le pays. L’opposition politico militaire doit prendre conscience et responsabilites

CM


Salam Aleykoum mon frere Wane,

Tu as tout mon soutien dans ce combat. Tous les pouvoirs qui ont essayé de museler les bien pensants par des intimidations ont perdu la bataille de facon honteuse.

Premunissez-vous d’un passeport americain avant de rentrer au Mali. Par ailleurs, le Canada offre des belles occasions aux professionnels comme vous pour obtenir la citoyennete canadienne, au bout de 3 ans, apres l’obtention de la residence permenante.

C’est la seule solution pour vous mettre a l’abri des vautours a Bamako. Comme on le dit: quand vous voyez un vautour sur un cadavre, ne dites pas : vautour leve toi sur ce cadavre, mais dites plutot leve toi sur nos cadavres.”

S. Haidara


Bonjour à tous,
J’ai suivi les différentes réactions des uns et des autres avec attention et intérêt.
D’abord, je félicite Mr Wane pour son courage et il a le soutien de nous tous. Vous savez, tout le monde aime son pays en sa manière et personne ne doit penser mériter être à une échelle où il peut empêcher les uns et les autres de dire ce qu’ils pensent ou sentent concernant la gestion de leur pays. N’oublions pas que Wane peut devenir le président de ce pays demain.
Ce débat me fait revivre les moments forts d’un film russe où une fillette de 9 ans disait à ces oncles et tantes, tous soldats: “Ce pays duquel tu te réclames, ce pays qui a vu tes ancêtres vivre et mourir, ce pays que tu considères comme bonheur commun et qui t’as vu grandir, ce pays qui abrite les êtres qui te sont chers, ce pays que tu appelles “chez moi”,… sache que personne, personne ne le construira si ce n’est toi et personne ne le détruira si ce n’est ta complicité…”.
Donc, si Wane estime que son pays est en train d’être détruit, il est en plein droit de ne pas le permettre. Comme Frère Fad l’a dit, ceux qui sont aux affaires n’ont qu’à avancer des arguments contraires, car nous sommes en démocratie. J’estime que ceux qui sont aux affaires aiment aussi le pays.
Quant aux écoutes téléphoniques, ce n’est pas une nouveauté au Mali. Seulement, ils ne sont pas professionnels. En 2006, quand nous menions nos luttes syndicales, on était tous sur écoute. Comment je l’ai su? Un moment, à chaque fois que j’appelais, ça tombait sur un certain Haidara, et cela, quel que soit le numéro que je compose. L’indiscret ou amateur répondait aussitôt “… Haidara est à l’appareil” (je fais taire son titre). Mais à la deuxième tentative. J’avais mon interlocuteur approprié. Je m’excuse de le dire, avec ces interlocuteurs, nous insultions copieusement Haidara lors de nos conversations. Tout compte fait il ne peut rien nous faire. Puis pour me joindre au téléphone, certains de mes interlocuteurs tombaient sur le même Haidara. Un moment après, j’ai constaté que ça ne tombait plus sur Haidara, mais l’appel ne sortait jamais à la première tentative. Peut – être, le temps pour mon Haidara de se préparer. Naturellement nous insultions Haidara, car c’est lui que nous connaissons. En tous les cas, il a mérité son salaire, car il a été très très bien insulté. Mais j’ai fait un constat : il y avait toujours un petit bruit (parasite) sous la conversation. Puis, lors de nos dernières rencontres avec les autorités, ils ont été clair en disant “apres verification, nous nous sommes convaincus que votre lutte ne s’adosse à aucun mouvement politique et nous en sommes fiers”. Ce qui confirme que nous étions sous “surveillance”.
Tout récemment, pour l’organisation d’un atelier, j’ai été amené à téléphoner à plus d’une vingtaine de numéros de par le territoire national (Gao, Tombouctou, Kidal, Kayes. .. ) en une seule matinée. Dès le soir, le même bruit parasite est apparu dans mes conversations. J’ai compris que j’étais sur écoute. Je pense que même en mettant les citoyens sur écoute, il faut un peu de professionnalisme.
Quant aux intimidations, je pense que presque tous les syndicalistes ont été objets. Les menaces sont souvent physiques. Mais en informant la population, les risques diminuent. Dr Mallé ne dira pas le contraire. Même au début de notre lutte, l’ambassade des USA est venue rencontrer le syndicat pour se rassurer que nous ne faisons pas l’objet de menace, et je pense que cela a eu son effet. L’essentiel est de ne jamais reculer, car un homme honnête ne va jamais contre sa propre conviction.
Courage et bien à toi, Wane.

Dr MoussaTamboura
Science et génie des matériaux
USTTB – FST


J’ai souvent fait l’expérience que d’autres personnes à Bko ou à l’intérieur du pays que celles dont j’ai parfaitement bien composé le numéro répondent au bout du fil. Je suis de l’époque des standards téléphoniques classiques aussi je dois avouer avoir souvent considéré cela suspect. Mais j’entends aussi que c’est à cause des capacités insuffisantes des opérateurs (Orange par ex.) ou de quelques défaillances techniques qu’il n’est pas difficile de concevoir vu le contexte de manque de rigueur. J’apprécie obtenir une bonne explication technique et remercie d’avance si quelqu’un qui en sait plus pourra expliquer comment cela arrive-t-il à cette époque d’internet et de sophistication électronique.

Diadié Alpha


Votre carte SIM peut être dupliquée (clonée). Le clone de votre téléphone a tout votre répertoire. Il peut appeler, envoyer des SMS, prendre des photos avec votre appareil pour voir où et avec qui vous êtes, faire des films avec votre appareil, vous empêcher de recevoir certaines communication ou SMS, tronquer vos SMS etc …. Si vous branché sur internet, on peut retracer tout vos déplacements et tout cela même si votre appareil est éteint.
Pour 20 millions de dollars par an, une société sud africaine vous fournis toutes les communications téléphoniques de tous els abonnés dans un pays comme le Mali….
Faites recherches sur Youtube vous avez des films sur tout cela.
Ne faites jamais de choses importantes pour vous avec un cellulaire à côté même éteint.
Tout cela est connu. C’est al technologie qui le permet…..
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Ce que dit Excellence est bien vrai.

Un téléphone gsm MÊME ÉTEINT peut-être actionné à distance; son micro et sa caméra utilisés pour enregistrer à votre insu; le GSM n’est pas du tout sécurisé; n’importe quelle personne avec $5000 d’équipement peut intercepter vos appels — sans l’assistance de l’opérateur; il suffit que la personne soit à proximité — ou plus proche que l’antenne de l’opérateur.
Si vous voulez échanger des informations importantes, il est préférable d’éviter le GSM. Point. Il y a des applications qui passent par la 3G (ou encore 4G ou internet) qui vous donne une sécurité relative (signal, telegram ou même WhatsUps).

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A. Karim Sylla



Sabu, franchement, je te demande de bien lire le message de Amadou Wane et d’ accepter tout simplement ce qu’ il rapporte. C’ est de ça qu’ il tire la conclusion qu’ il est poursuivi. Je ne suis pas la mesure de quelque chose que ça. Mais je tirerai aussi la même conclusion. Reste à voir ce qui va réellement se passer.

De mon avis en subordonnant ton soutien à Wane à la véracité de qu’ il rapporte, le tout serait dit. Pas besoin de mentionner “intelligentsia”, “schizophrénie”, etc.

“Intelleigentsia”, de ma connaissance, veut dire celui qui gagne son pain par le travail de la tête. Ainsi un marabout (féticheur ou non) est aussi “intelligentsia” même s’ il n’ es pas lettré dans une langue européenne et ne comprend la langue du Coran.

D’ ailleurs “intelligentsia” n’ est pas vu partout du même respect et n’ inspire pas beaucoup d’ attentes. En Allemagne “intelleigentsia” (Intellectuels” a un touch negativ – des reveurs qui sont loin de la vie réelle. Alors que le pays est considéré comme le pays de poètes et de penseurs.

Bien cordialement

M. Diagayété


Sinon, même moi, la simple blogueuse ai fini d’être convaincue que je suis sur écoute depuis plus d’une année. Mais cela ne m’empêche point de dire tout ce que je pense au téléphone. On me le reprochait ne serait-ce qu’hier. ..
je n’ai rien répondu par je sais que mes paroles ne tombent point dans les oreilles de sourds. Tant que je ne fais rien qui nuise à mon pays!
Cordialement,
Faty


Ne devons-nous pas être un peu plus rigoureux avant d’aller aux accusations ciblées? On dit que mieux avoir à faire au roi qu’à ses sbires et en maliens bien ancrés nous devons savoir qu’au Mali les royalistes le sont plus que le roi. Ainsi, n’importe qui pourrait tenter d’intimider Mr Wane.

Si nous devons être des intellectuels crédibles, nous devons éviter de tomber dans la paranoia collective.

Je dois dire que j’ai un plus de raisons pour croire aux dires de Monsieur Wane. Mon frère me dit depuis 2-3 semaines que mon numéro apparait sur son téléphone plusieurs fois par semaine et il me rappelait. Je lui ai finalement dit que ce devrait être des escrots qui devaient être entrain de faire du phishing.

Mais Ce n’est pas impossible qu’il y ait anguille sous roche dans ce que Monsieur Wane partage avec nous. Nous devons toutefois chercher à en savoir plus avant de pointer IBK et la SE du doigt. Responsabilité oblige.

Sabu Nyuman


Ne devons-nous pas être un peu plus rigoureux avant d’aller aux accusations ciblées? “Sabu”

Non, surtout quand il s’agit d’une eventuelle atteinte a l’integrite physique d’un individu qui touche continuellement au point le plus sensible(le taxi aerien) d’un regime epuise, sans vision, sans solutions,….

Non, surout que nous avons toujours en tete qu’il y ait journaliste malien toujours porte disparu malgre que les raisons de sa disparition restent toujours inconnues.

Si nous devons être des intellectuels crédibles, nous devons éviter de tomber dans la paranoia collective.” Sabu”

Mr Sabu, nous n’essayons pas d’etre qualifies d’intellectuels a plus forte raison d’intellectuels credibles. Car, l’intellectuel malien, soit par son silence, soit par son indifference, soit par sa connivence,… est le premier responsable de la misere de nos peuples.

Face a des situations de ce genre les intellectuels peuvent philosopher la dessus.Par contre, les citoyens moins avertis comme nous, qui n’ont pas cette capacite doivent necessairement se livrer a des reactions spontannees soutenues par des approches moins rigoureuses. Cela est tres normal. A chacun sa place dans la societe!!


Citoyens Maliens,
En fait, si vous regardez au bas des messages malilink, vous verrez “Where The Malian Intelligentsia Meets”. Cette citation devrait encadrer nos débats.

Mais je veux surtout dire que je suis victime des mêmes faux appels depuis quelques semaines, ce qui devrait aider Monsieur Wane dans sa situation, si le but était de le précipiter dans une schizophrénie. Je repète à Monsieur Wane qu’il n’est pas seul. En plus, le “Petit Monsieur” du Parena y passerait certainement avant lui( et moi peut-être) car lui n’y va pas par 4 chemins. Mr A. K. Sylla n’y va pas non plus du dos de la cuillère.

Il y a quelques temps( années?), Monsieur A.K. Sylla nous révélait un scam dont j’étais également la cible. Un “vieillard” qui vous téléphone out-of-the-blue. Il connait votre nom complet. Il vous dit qu’il peut remplir votre valise d’argent si vous la videz et y placez 1 kilo de sucre. Il vous demande- pas du coup, bien sûr- d’envoyer de l’argent pour faire des sacrifices au Mali.

Je voudrais suggérer que l’on n’exclut pas ce genre d’arnaque dans ce cas-ci.

La téléphonie au Mali est une passoire et je disais ici qu’on n’a pas besoin d’écoutes spéciales. Je tombe souvent sur des conversations privées et d’autres certainement entendent les miennes. C’est une autre chose si la législation malienne interdit du reste les écoutes. Elle l’interdirait que l’Etat d’urgence encore en cours primerait!

Sabu Nyuman


Camarade Tamboura et tous bsr!

Disons à Wane ou Ouane c’est une fierté que d’être sous pression et ou écoute, lorsque l’objectif visé est saint et noble des’ intérêt.
Je confirme que le jour ou ATT quittait la Présidence le SNESUP a reçu des visites. Le 22 mars à 13h notre salle de l’Hotel Alfarook était bouillante car les SMS, et autres actes étaient des langages clair de la marmite bouillonnante.
Nous du CEN SNESUP, les écoutes font notre bonheur car notre cible demeure nos conditions de vie et de travail.
Car nos efforts de lutte ont été généralisé à l’ensemble de la Nation.
La pression est du quotidien pour chacun de nous à savoir sabotage de nos moyens de transports durant nos longues réunions, enlèvement de nos voitures souvent, injonction dans nos foyers, les promesses en peau de banane, j’en passe!!!

La Nation est notre visée rien d’autre InchaAllah.

Dr BA Mamadou PhD