Le Mali Se Communautarise

Quand un Etat est incapable d’assurer la sécurité pour tous ses citoyens, cet Etat laisse un vide qu’il faut combler d’une manière ou d’une autre.

C’est ce qui se passe depuis l’avènement de la rébellion touarègue au Nord du Mali.

Nous assistons chaque jour à la création d’une association, d’un mouvement ou d’un groupe d’autodéfense, sous le regard passif des autorités qui ne font qu’acter.

Depuis hier 21 Mai 2017, la communauté de culture Songhay vient ajouter à la longue kyrielle de mouvements communautaires, «Ir Ganda », qui veut dire « Notre terre ».

La naissance de ce énième mouvement, qui ne sera pas le dernier, est diversement interprétée dans l’opinion nationale malienne.

Les populations meurtries, victimes des attaques quasi quotidiennes, voient en « Ir Ganda », un espoir de protection, en l’absence d’un Etat défaillant, qui de toutes les façons ne maitrisent plus son destin avec la présence des forces étrangères sur son sol.

Les autres mouvements communautaires et groupes armés existants, voient en « Ir Ganda », un ennemi déclaré qui viendra rebattre les cartes géopolitiques de la région.

Quant à l’Etat, il est pris entre l’étau et l’enclume. Même incapable d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans les zones de conflits, l’Etat ne pourrait applaudir la naissance d’un énième mouvement communautaire. Et comme il n’a jamais levé le petit doigt contre la création des mouvements déjà existants, il ne peut pas combattre aussi la naissance de nouveaux mouvements, comme c’est le cas de « Ir Ganda ».

Aujourd’hui au Mali, il y a toutes sortes de mouvements communautaires et de groupes armés : Nous avons des associations culturelles régionalistes, ethniques au sein de presque toutes les communautés du Mali.

Face à cette communautarisation du Mali, que faire ? Rien, sinon que de constater. Ce qui pourrait nous conduire à une division du Mali en plusieurs morceaux. Si aujourd’hui, les communautés les plus en vue dans cette communautarisation, sont celles des régions du Nord et une partie du centre, demain, ca pourrait toucher les communautés de l’Ouest, du sud. Les communautés ne faisant plus confiance à l’Etat central, n’hésiteront plus à tenter de se prendre en charge, ou de faire pression sur l’Etat.

Nous avons vu, comment les communautés de Kayes avaient fait pression sur l’Etat pour obtenir la construction d’un deuxième pont à Kayes.

L’unique remède contre la communautarisation du pays est selon moi, un Etat fort, fondé sur une justice sociale équitable pour tous, avec des dirigeants intègres et exemplaires. Un état fort se construit dans le temps avec des hommes et femmes convaincus. Le Mali que nous avons connu a cessé d’exister, Il nous faut le refonder pas à pas, mais déjà il urge de rétablir la justice sociale, pierre angulaire de toute coexistence pacifique intercommunautaire.

Difficile de ne pas accepter la naissance de « Ir Ganda », même si, ni «Ir ganda», ni CMA, ni Gatia, j’en passe, ne sont des solutions pérennes à l’existence de l’Etat malien.

L’état malien, doit reprendre sa place laissée aux mouvements communautaires, mais pour ce faire, il lui faut reconstruire une Armée forte et républicaine, car un état sans armée, est un état voué à disparaitre.

Yachim MAIGA


Ce régime a été averti pourtant. On ne peut que se préparer pour l’inévitable.

Des fois il n’y a pas de remède à la stupidité humaine.

Amadou O. Wane


Merci yachim pour ton analyse objective de la situation. Si les gouvernants ne se ressaissent pas, le peuple s’assumera comme d’habitude. Vivement l’operationalisation des communautés de culture Songhoi” Irganda”.

Abdoulwahidou Maiga


“L’unique remède contre la communautarisation du pays est selon moi, un Etat fort, fondé sur une justice sociale équitable pour tous, avec des dirigeants intègres et exemplaires.”__Y. Maiga

That is not going to happen with this man and his mafia in power.

Amadou Wane


Grand merci, “Yachim du Congo”;

Pour cette belle et opportune analyse du fait de la “ganda-isation”
(communautarisation) qui survient bien après l'”azawadisation-gatia
-isation” et autre “narcotrafiquisation mauresque”, la
“clanisation-tribalisation” qui donnerait lieu, si ce phénomène n’est
pas endigué, à la prolifération des gangs qui vont se battre comme
les clans mafieux siciliens et corses pour mettre en lambeaux le Nord
du Mali.

Sincèrement,

M. AG HAMATY


C’est le passage obligé. Le retour aux entités précédant l’arrivée des
colons occidentaux.

Tieman Diarra


Bonjour Yachim

Malilink, au moins, nous est témoin, que l’état, le gouvernement malien ainsi que les maliens ont été informés et mis en garde contre la dangerosité de l’attitude dans laquelle nos propres gouvernements se sont complus. C’est à dire la promotion de la communautarisation du pays au moins dans sa partie nord. Avant 2012, avant la signature de l’accord, lors de la signature de l’accord de 2015 et après.

La vérité c’est que cette promotion à été faite au profil de certaines communautés et au détriment d’autres.

La vérité c’est que l’accord de 2015 a communautarisé le pays. Il est fait au profil des acteurs à qui la force des armes a un droit sur les autres. Le gouvernement malien était censée faire de l’inclusivité la colonne dorsale de la mise en œuvre de l’accord malheureusement, comme nous l’avions prévu dans les années 2012, 2013 et 2014, au résultat les groupes armés ont pu imposer leur position au gouvernement qui a validé leurs choix. Des Choix qui comme tout le monde le sais sont totalement défavorables à certaines communautés et largement favorables à d’autres.

Cette initiative ci, qui est en cours, L’état malien, à travers le gouverneur de la Region de Gao, a tenté de la saboter. Comme en juillet 2016 ou sa responsabilité dans le Cours des événements pourra difficilement être écartée. À mon avis. Il a échoué pour le moment. Pour le moment !

Des représentants des autres communautés locales aussi ont tenté. Pour le moment ils ont aussi échoué.

Je serai comme toi très partisan d’une solution alternative qui nous éloigne de la balkanisation de notre cher pays. Mais alors, C’est quoi l’offre actuellement, face à la détresse des gens ? Face à leurs questionnements justifiés et justes.

Au contraire, chaque fois qu’il y a une décision à prendre, les gens se sentent livrer pieds et mains liés à ceux là qui n’ont d’autre but que de nier note existence et notre appartenance à ce que nous croyons. Bah tout ça !

Encore une fois merci. Ton texte plus simple résume la problématique malienne.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Bonjour Fahad mon frère

Rien de mieux. Que la loi soit celle de tous les maliens; à égalité.

Mais L’autorité du gouvernement ? Elle est où ? Vous et moi et tous les maliens l’avions attendu depuis 2013.

Je ne l’ai vu s’exercer que contre des citoyens sans armes qui manifestaient pacifiquement. Je ne vois pas le gouvernement et l’état faire respectée la loi. Nulle part que sur les plus faibles. Ceux qui se sentent les plus lésés et qui veulent s’organiser contre l’arbitraire.

Oui donc je souhaite que le gouvernement exerce son autorité. Mais alors de façon impartiale et républicaine.

Dans le cas contraire il ne pourra que créer d’autres mécontents. Peut être qui deviendront aussi violents que les autres. À leur manière.

Pour les personnes qui ont initier (au moins), il y a un besoin très fort de s’organiser autrement que ce qui nous est dicté par le gouvernement malien.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Salam
voilà qui face à la marginalisation delibéree du gouvernement et CI contre les majorites non armées proposent de soutenir les groupes armés contre l’Etat. A trop coincer une chèvre, elle finira par mordre.

Mohamed Ag Mohamed Elmoctar Balata on met toujours cette histoire de “majorité” sur la table, alors qu’elle ne se pose même pas dans ce contexte. À l’heure actuelle ce sont les plus minoritaires qui dirigent et cela parce qu’ils constituent une force politico-militaire incontestable. Ce qu’on peut faire c’est de trouver un consensus contre l’état pour s’insérer en profitant de cet avantage acquis grâce à cette minorité qui a lutté pour arriver à cela pendant que la majorité condamnait cette révolution.

Salutations meilleures

Balata


Je suis d’accord avec toi, Yachim. Les dirigeants doivent s’affirmer avec plus d’autorite et de justice pour que tous les maliens croient aux valeurs de la republique. Le communautarisme est une illusion qui ne reglera pas grand chose.
Merci.
Fad


To the learned colleagues –

Question de grammaire:

“Ir ganda“. Au Mali, on doit l’écrire “Ir gandaa”.

Le nom simple est “ganda“ et le possessif “ir” exige la forme définie.

Et peut-être de sémantique:

Traduire “Ir gandaa” par “Notre terre” n’est ni faux ni exact.

Littéralement, ”Notre terre” serait “Ir laboo” (labu) ou “Ir dawoo” (daw). (En orthographe zarma, “Ir laabo”)

”Ganda” couvre un champ sémantique très large. “Gande”, poitrine/étreinte/port; donc partir de l’intime vers l’extérieur plus ou moins lointain.
Ganda, “espace” dans ce sens souple peut signifier un lopin, un terrain, une propriété (foncière), une zone, région, jusqu’à toute une aire géographique, un imaginaire.

Dans ce sens, le couple binaire “ganda/ganji” (village/brousse; terroir et monde au-delà; chez soi et ailleurs), peut alimenter un riche colloque sur le concept de l’autre et du soi et pourquoi pas le “presque-soi”.

En forme adverbiale, “dessous”, “en bas”. Ganda,” comme dans “Balle à terre!”; comme demandait quelqu’un. On y est.

Pour le reste, on verra ce qu’on verra. Mais, je ne vois pas comment le “foyer amélioré” [Ir kul gandaa] ajoute plus qu’une pincée de nervosité supplémentaire à la chose. Pour dire que la chose et la spéculation fébrile qu’elle alimente en disent long sur l’état de panique morale dans lequel nous nous enfonçons allègrement.

Mohomodou


Salam voilà qui face à la marginalisation delibéree du gouvernement et CI
contre les majorites non armées proposent de soutenir les groupes armés
contre l’Etat. A trop coincer une chèvre, elle finira par mordre.
Mohamed Ag Mohamed Elmoctar Balata onmet toujours cette histoire de
“majorité” sur la table, alors qu’ellene se pose même pas dans ce contexte.
À l’heure actuelle ce sont les plusminoritaires qui dirigent et cela parce
qu’ils constituent une forcepolitico-militaire incontestable. Ce qu’on peut
faire c’est de trouver unconsensus contre l’état pour s’insérer en profitant
de cet avantage acquisgrâce à cette minorité qui a lutté pour arriver à cela
pendant que la majoritécondamnait cette révolution.

Salutations meilleures

Balata


Ce que Mohamed Ag Mohamed Elmoctar dit à Balata, c’est ce que
Moustapha Ould Dahi dit de la création de IR-GANDA pour rien; à savoir
que les Songhoï, qui se tapent la poitrine du simple fait majoritaire
numérique, selon eux, dans la région de Gao, profitent des
acquis-fruits de la guéguerre que des rebelles arabo-touaregs qui ont
“mouillé le maillot” ont généré pour toutes les communautés du Nord du
Mali ont pu arracher au GRM .

Rien moins que de dire que les Songhoï, qui n’ont pas “mouillé le
maillot”, ne reconnaissent pas à leurs voisins le bien être acquis
grâce à leur combat et pis, les Songhoï voudraient même les combattre!

En tout état de cause, je suis d’accord avec les analyses de Moustapha
Ould Dahi et de Mohamed Ag Mohamed Elmoctar que Balta et Chouaïbou
tentent de ne pas devoir comprendre, alors que c’est si simple à
comprendre.

Sincèrement,

M. AG HAMATY


es Songhoï, qui se tapent la poitrine du simple fait majoritaire numérique, selon eux, dans la région de Gao, profitent des
acquis-fruits de la guéguerre que des rebelles arabo-touaregs qui ont “mouillé le maillot” ont généré pour toutes les communautés du Nord du Mali ont pu arracher au GRM_Ag Hamaty

es tu sur que les rebelles arabo touaregs ont mouillé le maillot et ont generé pour toutes les communautés du nord?

Je ne pense pas et je pense que les autres du nord peuvent bien se révolter. On peut aimer quelqu’un plus la personne. Tout ce qui est fait sans l’aval ni son consentement est contre la personne. Les arabes ou touareg ont ils mandat de faire et d’engager une rébellion contre l’Etat ou autre au nom des Somghay sans leur demander ni leur concerter. Sont ils encore des gamins pour ne pas pouvoir reconnaitre ce qu’ils veulent et le reclamer sans le concours? Je trouve ce type de discours comme raciste, humiliant car c’est une infantilisation d’un peuple.

Salutations meilleures

Balata


Racism follows the same pattern everywhere. We beat you, we humiliate you, we enslave you FOR YOUR OWN GOOD. So be grateful!

Amadou Wane


Racism follows the same pattern everywhere. We beat you, we humiliate you, we enslave you FOR YOUR OWN GOOD. So be grateful!_Wane.

Tidit, Gonga, Cumi. le meme refrain, racisme est le meme partout. la forme peut changer mais le fonds reste intact.

Salutations meilleures

Balata


Je crois que dans la même logique (penchée à tomber), les gangsters peuvent décrier l’inconséquence et l’ingratitude des résidents du quartier qui profitent de leurs deals et fusillades quotidiennes qui, même s’ils sèment un peu de pagaille et pourrissent la vie aux gens font entrer pas mal de fric dans le quartier déshérité.

La qualité de la vie ou sa disparition et les rapports abîmés entre les gens qui se regardent en chiens de faïence peuvent passer pour pertes et profits – les profits liquides étant toujours plus précieux que les petits inconforts.

Donc, à chacun sa lecture. Mais il y a une question de fond, d’ordre éthique et moral qu’on ne peut noyer ici par complaisance. La rébellion et ses réincarnations dans le nord malien n’ont rien de révolutionnaire. S’ils profitent, c’est à quelques uns et surtout toujours les mêmes. Il n’y a rien à partager avec la majorité ou les majorités.

Insinuer que les rebelles et autres groupes armés sont les champions de l’émancipaton des gens du nord face au gouvernement reproduit la posture prétentieuse et fallacieusement révisionniste que tiennent les FORES et tous ceux qui assimilent volontiers les populations du nord à des profiteurs passifs du chaos dans lequel ils sont jetés. J’ai entendu pas mal de gens intelligents me dire la même chose à Bamako et même en Europe.

Ce n’est ni historiquement vrai, ni moralement soutenable, si on doit se dire une seule vérité. Sinon les populations ne se seraient pas sacrifiées pour tenir tête aux groupes armés au prix de leurs libertés, intégrité physique ou vies.

Mohomodou


Bonjour ou bonsoir chers forumistes

Je n’ai pas eu la chance de vous suivre dans ce débat qui semble être plus passionnel que passionnant, mais j’ai juste eu le temps de lire en diagonales les réactions des uns et des autres. Je me confesse d’emblées, que je me sens encore plus mal que quand j’écrivais hier cette tribune, qui a servi de prétextes aux échanges.

Je me sens mal, car le mal que nous voulons combattre c’est à dire la communautarisation du pays, donc, la haine, est en train de gagner du terrain au sein même de ce que j’appelle pudiquement: les intellos de Malilink.

Comme Mohomodou, je continue à croire que nous pouvons et devons vivre avec nos différences sans nier l’existence de l’autre.

Je trouve cynique de parler dans ce débat, de “dividendes ” gracieusement offertes par les victorieux d’une rébellion.

Toute la question est de savoir si les victorieux de la rébellion peuvent ou doivent imposer

Leur diktat aux autres communautés qui ne partagent pas leur vision?

Les communautés qui subissent les exactions quotidiennes d’individus armés dans leurs villages, sont condamnées à se défendre, car ils n’ont plus le choix : soit ils se défendent ils meurent, soit ils ne se défendent pas, ils sont tués. Les auteurs des attaques et crimes ne leurs donnent qu’un seul choix : se défendre.

Et comme l’Etat censé, défendre les personnes et leurs biens sur son territoire, est défaillant, elles se tournent vers les milices, les groupes armes et les mouvements communautaires. Ce qui n’est hélas pas la solution.

La seule solution qui vaille et que nous devrions encourager sur ce forum, est la coexistence pacifique. Le vivre cote a cote a défaut du vivre ensemble.

Nous sommes condamnés, car le songhaï d’Ansongo n’a nulle part où se réinstaller, tout comme le Daousahak de Tallataye n’a nulle part où se réinstaller.

Personne ne peut chasser personne nulle part ni au Nord ni au Sud.

Certes, les victorieux de la rébellion ont la possibilité de continuer à vouloir dicter la loi des armes, mais ça n’aboutira a rien et tôt ou tard on finira autour d’une table ou sous un arbre.

Nous qui avons la chance d’utiliser l’arme qu’est la plume, ou du moins le clavier, sacrifions nous a utiliser l’arme de la raison. Recollons les morceaux au lieu de les casser en petits morceaux.

Sortons le débat des caniveaux et proposons des solutions qui nous éloigneraient des armes et des morts bêtes et évitables. Les montants exorbitants que nous engloutissons dans les achats des armes, utilisons ces montants pour donner de l’eau potable à tous.

L’arme qu’est la plume peut être plus dangereuse et meurtrière que la kalachnikov et autres roquettes.

Si nous sur Malilink ne parvenons pas à nous comprendre comment voulez-vous que le berger de Ras-El mas et le pécheur de Isaber puissent se comprendre.

Toutes les communautés du Nord comme du Sud n’aspirent qu’à vivre en paix.

Même le détenteur de l’arme ne peut dormir sur ses deux oreilles sachant qu’il y a son voisin « soumis » qui lui en veut.

Alors il n’y a et n’y aura aucune solution autre que la coexistence pacifique qui passe par le respect mutuel et l’acceptation de l’autre dans sa différence.

Yachim MAIGA
Kinshasa, République Démocratique du Congo


Comment Obtenir un Titre Foncier au Mali?

PROCÉDURE ET LIEUX DE DÉLIVRANCE :

L’usager dépose un dossier comprenant (voir documents à fournir) : au secrétariat du directeur des Domaines et du Cadastre, ou au bureau des Domaines du Cercle, où le dossier est enregistré et où l’usager reçoit un numéro d’enregistrement.

Le dossier est transmis au chef de la conservation foncière pour être instruit. Celui‐ci adresse une correspondance accompagnée d’une copie du titre de propriété au directeur de l’Urbanisme pour avis en tant que responsable du schéma d’urbanisation.

Quand le chef de la Conservation Foncière reçoit le plan de la parcelle, deux cas de figure peuvent se présenter :

1°) La parcelle est soit sur un terrain non immatriculé

• Établissement du plan de délimitation dressé par le géomètre expert agréé suivant une des échelles mentionnées dans le CDF.

• Dépôt du plan établi dans le registre des formalités préalables à l’immatriculation, registre côté et paraphé par le juge de la circonscription.

• Remplir une réquisition d’immatriculation contenant le numéro chronologique tiré du registre des formalités préalables, rédigée par le chef de bureau (conservateur).

• Élaboration de 2 imprimés intitulés “avis de demande d’ immatriculation”: l’un est publier dans le journal d’annonces légales, l’autre est versé au dossier foncier.

• Transmission de l’extrait suivant bulletin d’envoi d’un placard :

– Au greffier du tribunal du lieu, pour affichage en l’auditoire et au retour du certificat d’affichage ; l’affichage à l’auditoire du tribunal se fait durant 30 jours.
– A la mairie du lieu de la situation du terrain pour affichage à l’attention du public et le 2ème numéro sur l’immeuble à immatriculer.
– Au procureur de la République pour information.

• Conserver le numéro du journal et l’unique copie de l’extrait dans le dossier foncier et y mentionner les jours et dates d’affichage au retour des certificats d’affichage.

• Observer un mois pour recevoir les oppositions. S’il y a opposition, la procédure continue jusqu’au règlement à l’amiable où par la voie judiciaire. Ensuite le géomètre expert est saisi pour fixer la date du bornage contradictoire.

• Un avis est inséré dans un journal d’annonces légales au moins 15 jours avant la date des travaux sur le terrain.

• Information à tous les voisins avec accusée de réception, l’autorité administrative de la localité, le requérant.

• Fixation des bornes par le géomètre.

• Rédaction du PV du bornage par le géomètre et sa signature par tous les participants

• Confection de la copie du TF à créer par le géomètre.

• Dépôt de la copie du TF à la Division Cadastre et Propriété Foncière pour contrôle et vérification.

• Création du titre foncier dans le livre de la circonscription le chef du bureau des Domaines. Le terrain s’appellera désormais par le numéro du titre qui vient d’être créé.

2°) la parcelle se situe sur un terrain déjà immatriculé

  • Procédure pour un morcellement.
  • Dépôt d’une demande de morcellement par le propriétaire du terrain.
  • Le chef de bureau du lieu de situation de l’immeuble fait délivrer une réquisition à un géomètre expert.
  • Le géomètre dresse le plan de délimitation du terrain.
  • Le géomètre dresse le procès verbal du bornage et confectionne la copie du Titre Foncier à créer et la transmet au bureau de la conservation foncière.

DOCUMENTS À FOURNIR :

  1. Demande timbrée à 500 FCFA adressée au Directeur Régional des Domaines et du Cadastre.
  2. Copie de l’acte de propriété de la parcelle.
  3. Copie de la carte d’Identité en cours de validité.
  4. Extrait du plan de situation de la parcelle.
  5. Lettre de réquisition.
  6. Droit de timbre 2 x 4 feuilles x 1.500 FCFA = 12.000 FCFA.
  7. Deux (2) photos d’identité du requérant.

COÛT LÉGAL :

Droit d’enregistrement 15% du prix de la parcelle
Droit de mutation 0,9%

DÉLAI D’OBTENTION :

Maximum 6 mois

RÉFÉRENCES :

Décret 114 et 115 /P‐RM du 06 mars 2006 du Code Domanial et Foncier portant fixation des prix de session et des redevances des terrains urbains et ruraux du domaine privé de l’Etat, à usage commercial, industriel, artisanal, de Bureau, d’Habitation ou autres.

SERVICES À CONTACTER :

Secrétariat du Directeur des Domaines et du Cadastre, ou au Bureau des Domaines du Cercle


Source:http://demarchesadministratives.gouv.ml/demarches/afficher/Titre-foncier

Les Peuls du Mali s’Organisent?

Des Touareg aux arabes, aujourd’hui les peuls; à qui le tour demain? Il y a comme une volonté manifeste au sein de l’AMA à semer des germes de futures conflits. Même ceux qu’on prend “la main dans le sac” ne sont pas punis. Voici les vrais dangers pour la république; pas Ras Bath.

Karim Sylla

_____
Mali: publication d’un manifeste en faveur des Peuls
10 Sept 2016 | RFI

Au Mali, une nouvelle coordination de toutes les associations peules dirigée par l’ancien Président de l’assemblée nationale, Ali Nouhoun Diallo, a vu le jour. Elle a rendu public, samedi 10 septembre, un mémorandum avant de rencontrer des journalistes. L’objectif de ce manifeste est de dénoncer « les exactions commises contre des civils peuls dans le centre du Mali » qui se multiplient ces dernières semaines.

Parmi les signataires du manifeste, il y a des cadres maliens peuls et des sympathisants de la culture peule. Ils ont occupé ou occupent des postes de responsabilité au Mali. Tous affirment qu’il y ait des cas d’injustice à l’égard des civils peuls, souvent injustement considérés comme des jihadistes.

Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, patriarche, coordonne toutes les associations peules du Mali.

« Nous disons qu’il faut arrêter l’amalgame. Tout acte posé par un Peul quelque part, on veut que ce soit toute la communauté peule ?! », s’indigne Ali Nouhoum Diallo, au micro de RFI. Il voudrait « que l’on mette fin » au délit de faciès.

Sans mâcher ses mots, Ali Nouhoum Diallo pointe du doigt certains membres des forces de sécurité du Mali.

« Certains éléments de nos forces armées et de sécurité – qui n’ont pas été suffisamment bien éduqués militairement, politiquement – pour un oui, pour un non tombent sur les Peuls, les ramassent ! Ils sont enfermés ! Spoliés de leurs biens ! Il faut reconstruire la colonne vertébrale de tout Etat : les forces armées et de sécurité », a-t-il ajouté.

Attention, si l’Etat ne fait rien, des groupes armés peuls peuvent très rapidement développer des thèses indépendantistes dans le centre du Mali, prévient l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali.


Bien vu et bien dit M. A. Karim Sylla. Par ailleurs, il serait important de tirer chapeau aux Sarakolés/Soninkés qui ont su et pu faire replier les agents colonialistes( selon l’honorable Oumar Mariko considéré un homme très proche du bas Peuple et à son écoute, dans une de ses interview, c’est ainsi qu’ils sont vus par les populations (paysans, éleveurs, pécheurs, petits commerçants etc.)) sans faire recours aux armes. Mais plutôt par un combat civique, qui a empêché le fonctionnement des représentations diplomatiques plus précisément dans la métropole, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, grâce à leur diaspora instruite expérimentée et bien organisée. Autre question qui mérite d’être posée aussi, c’est celle de savoir à qui sera le tour de former une milice après celle qui fut la première formée au nom des sédentaires noires (considérée songhoy par certains) suivie de celle des Peuls, celle des Touaregs Imghad et alliés, celle des arabes-maures et tout récemment celle des Bambara…

Quant au confinement des défenseurs de la liberté d’expression, leur intimidation, persécution et séquestration pour l’expression de leurs opinions à l’intérieur comme à l’extérieur du pays (moyens technologiques), ne fait que ternir l’image des prétendus démocrates et tous ceux qui leurs porteront secours dans ce sens.

Merci,

Ag Aly Lahyerou


… du moins pas essentiellement, durablement et efficacement en dehors de Tabital Pulaaku Mali (et celui-ci á l’ intérieur de Tabital Pulaaku International).

Ganda Izo est un cas spécial en légitime défense de la communauté peule au Nord. En passant: il faut que nos amis Touaregs y compris Lahyerou Ag Aly acceptent que la premiére milice du Mali c’ est le MPA (Mouvement (de Touaregues) Populaire de l’ Azawad), qui a voulu résoudre des problèmes politiques et socio-économiques par la violence. Toutes les autres milices ont trouvé leur légitimité plus ou moins acceptée à partir de là.

A titre d’ information, Tabital Pulaaku Mali est en concertation régulière avec les autorités maliennes, la MINUSMA et BARKHANE.

D’ autre part je me demande contre qui les Peuls vont se révolter au sens propre du terme, alors que les Peuls “pillulent” dans tous les secteurs et toutes les couches du Mali, y compris les institutions nationales.

Ceci dit, je dirais que notre ami Karim a donné un titre tendencieux à l’ article de RFI qui écrit: “Publication d’un manifeste en faveur des Peuls” et voilà ce manifeste de juillet 2016 (!!!) en fichier attaché. Le contenu et les signataires ne présument rien de nouvelle organisation ou de nouvelle rébellion (peule).

C’ est exactement les appels et les doléances que nous formulons à longueur de messages sur malilink en direction du Prési et de ces différents gouvernements qui sont encore incapables de prendre leurs responsabilités et de résoudre leurs devoirs régaliens.

J’ attribue le rebondissement malencontreux de ce “manifeste”: 1. à la diversion que RFI essaie de perpétrer au Mali pour son ami MNLA; 2. au complexe vis-á-vis des médias français et des “Blancs” – ce que ceux-ci disen c’ est important et c’ est vrai …

J’ espère avoir contribué á clarifier l’ esprit des uns et des autres.

Bien cordialement
M. Diagayété


M. Diagayété,
SVP, soyez logique avec vos propos vous même par rapport à ce manifeste.
1. Personne ne doute de l’authenticité du manifeste, ce qui nous m’intéresse c’est de savoir le contenu du document en question, surtout que vous reprochez à RFI de n’est pas être fidèle avec le contenu dudit manifeste y compris celui de sa présentation faite par le Pr. Ali Nouhoum Diallo; d’où la nécessité d’avoir ledit document pour comprendre mieux ce qu’il dit en évitant ses interprétation faites par des tierces (RFI et autres).
2. Franchement parlé, c’est nécessaire surtout que vous semblez rejeter l’approche de RFI que vous accuser de vouloir aider son ami MNLA. Pourtant, RFI nous donne un avant gout du document ou de ce qui a été dit, dans les propos mis entre guillemets.
3. Ce ne sont pas les messages qui nous intéressent mais le manifeste lui même. Finalement, je doute même s’il s’agit réellement d’un manifeste, qui doit être public et accessible à tout le monde. Je crois que le titre “Manifeste” a été donné au document par erreur. Ne s’agit-il pas d’un mémorandum revendicatif dont les termes restent encore un secret pour les parties tierces? C’est-à-dire jusqu’à présent, les deux parties (Coordination des Peuls et le Gouvernement malien) seulement qui ont la connaissance totale du contenu dudit document. Ça vaut la peine de le penser, comme le document n’est sur aucun réseau, ni repris par aucun média, ni mis en ligne sur internet. Donc, peut-être, c’est la raison pour laquelle votre interlocuteur (celui qui vous a donné la page que vous avez partagée) ne vous complète pas le document.
Merci

Ag Ali Lahyerou


Je vous donne raison sur un point, à savoir: “je doute même s’il s’agit réellement d’un manifeste, qui doit être public et accessible à tout le monde”, car l’ écart de dates entre les deux évènements est un peu grand.

Le reste de vos points sont devenus obsolètes au vu de l’ état d’ avancement des discussions.

Bien cordialement
M. Diagayété


M. Diagayété,
Vous n’avez pas eu le manifeste jusqu’à présent?

Ag Aly Lahyerou


NON !

1. Ce que j’ ai mis sur malilink est authentique. Mais demander tout de meme à mon interlocutuer de me donner la/les premières page(s).

2. Franchement parlé, je ne crois pas nécessaire de trouver cette/ces page(s). La réalité prouve ce que je dis sur les Peuls qui ne pensent en aucun cas à une rébellion.

3. S V P, regardez dans les derniers messages avec le sujet “Les Peuls NE s’organisent pas !!!”.

Bien cordialement
M. Diagayété


Karim, ton titre fait croire que les Peuls ne sont pas organisés et s’ organiseraient pour aller en rébellion.
Ce qui n’ est pas le cas. Les Peuls sont déjà organisés, meme au niveau international en l’ occurrence Tabital Pulaaku International.

Qu’ il y ait de groupuscules parci parlà est normal et les Peuls n’ en feront pas exception. Seulement tous ces groupuscules écoutent Tabital Pulaaku et s’ y reconnaissent. J’ai rencontré et connais beaucoup beaucoup de Peuls de part le monde, ils s’y reconnaissent tous tout en critiquant sévèrement la direction.

C’est pour cela que chaque fois qu’ il y a des problèmes sérieux tels que Aldana Oumar et sa clique, c’ est Tabital Pulaaku qui est impliqué et arrive à résoudre le problème.

Les Peuls aussi sont absolument conscients de tes, nos critiques envers les FAMas, car ils en souffrent. Mais c’ est encore très très loin que Tabital Pulaaku appelle à la révolte/rébellion.

Bien cordialement
M. Diagayété


Bonjour Malobbo,
Je n’ai dit nulle part que cet appel était un appel à la rébellion!
J’ai parlé de “s’organiser” et c’est bien ce que cet appel fait; il y a indéniablement un repli identitaire.
Les actions de l’AMA — qu’on dénonce ici régulièrement — sont celles qui créent et entretiennent aussi les rébellions. Il y a des peuls qui ont rejoint les camps de réfugiés parce qu’ils fuient les actions d’une armée qui est censée les protéger.
Donc oui, les peuls s’organisent. Et l’appel du prof Diallo, si il n’est pas entendu et suivi d’effet, sera un point marquant dans une nouvelle descente aux enfers.

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A. Karim Sylla


Je ne voulais pas répondre à vos propos, mais, j’ai fini par changer d’avis à cause de vos provocations nous donnant l’impression que vous n’avez pas évolué sur la vision que vous aviez sur les Touaregs depuis 2011, en particulier la rébellion, malgré le long cycle universitaire que tout le monde a suivi sur la situation bon gré malgré de 2011 à nos jours. Vos attitudes et vos idées donnent l’impression de rester figées durant toute cette traversée qualifiée de tsunami/cyclone, par certains, que le Mali et ses habitants/citoyens/amis ont vécu.

Toujours en attente du manifeste, j’ai décidé d’apporter quelques précisions par rapport à vos propos en question, qui selon vous, visaient à nous éclairer alors que c’est le contraire. Au lieu de nous éclairer elles créent la confusion et le doute dans les esprits de ceux qui ne maîtrisent pas bien le sujet. Votre stratégie ressemble à celle qu’adopte un avocat sans arguments valables le permettant de défendre un dossier complexe. C’est celle de mettre le doute dans l’esprit du jury voire confondre/brouiller la vision du jury sur le dossier c’est aussi une manière de gagner. Alors moi, faisant partie des principaux destinataires ( Karim et moi pour être les seuls nommés dans votre message), j’ai décidé de nous libérer de la confusion et le doute que vous souhaitez nous inculquer en vous demandant aussi d’apporter des preuves tangibles justifiant vos positions là où elles sont nécessaires.

Ainsi, nous répondons à vos propos point par point :

1. Aujourd’hui, dire qu’il n’y a pas une rébellion/révolte Peul contre le pouvoir malien, c’est comme nous dire à midi (12h00) quand le soleil est au zénith, durant le mois de mai à Gao ou à Kaye, qu’il est minuit (00h00) et qu’il ne fait pas jour mais il fait nuit. Que vous soyez contredit ou non par rapport à votre affirmation, la réalité reste la réalité et le choix des deux villes du Mali n’est fait par hasard. Cela ne veut pas dire que tous les Peuls sont en rébellion/révolte ou l’appuient.

2. Pour qualifier le MPA (Mouvement Populaire de l’Azawad première rébellion de 1989) de milice, il serait mieux de définir ce que vous entendez par le mot milice, puis démontrer que le MPA fut la première milice, avant de demander à vos amis Touaregs de l’accepter y compris moi, selon vos propos. Onc, permettez-moi de définir les mots tels que: Milice et rébellion pour que je puisse faire des comparaisons et vous donner ma position en fonction du résultat scientifique de mon raisonnement scientifiques et non en fonction de mes humeurs personnels ou de mon appartenance ethnique.

Sans faire référence aux origines du mot «milice» et son évolution, son sens usuel et populaire n’est qu’une troupe ou groupe de personnes destinées à renforcer une armée/police, et créée toujours par cette même armée. Par ailleurs, l’évolution du mot a fait que le mot est devenu péjoratif voire illicite. Plusieurs conventions internationales criminalisent la création des milices (appeler aussi paramilitaires dans certains cas), qui sont vues comme des couvertures inventées par des armées (États) pour se déguiser dans le but de commettre des actes/crimes inadmissibles et incompatibles avec les fonctions d’une armée contre ses propres citoyens. Il y a une riche jurisprudence à ce sujet en Droit International.
Quant au mot « rébellion » qui vient du verbe se rebeller, il signifie refuser de se soumettre, contester, protester. Dans notre cas relatif aux rebellions armées, c’est se rebeller contre l’injustice/l’oppression etc. La rébellion dans certains cas devient synonyme d’un mouvement de libération nationale (que ça soit pour se séparer/faire sécession avec l’État déjà reconnu (État mère) ou pour changer le pouvoir en place du pays sans intention sécessionniste, ou obliger le pouvoir à faire des reformes permettant la stabilité et l’entente au niveau national). Donc la rébellion n’est jamais en entente avec le pouvoir qu’elle combatte contrairement à la milice qui est toujours à son service que cela soit fait de manière déguisée ou non, ça ne change en rien dès que les preuves sont là.

Partant de ces explications précédemment données, c’est à vous M. Diagayété de nous démontrer que le MPA a été créé et dirigé par le pouvoir malien (officiers de l’armée malienne ou autre personne agissant au nom du pouvoir malien). Tant que vous n’apportez pas les preuves prouvant cela, le MPA continuera d’être vue comme un mouvement rebelle populaire comme il se définit lui-même. Il n’est pas un mouvement Touareg comme vous le dites même s’il a été composé majoritairement de Touareg, ses sigles et ses textes montrent qu’il fut un mouvement populaire sans aucune connotation raciale. Des écrits et thèses sont déjà faits au sujet du conflit Touareg par des chercheurs de différents pays et de différents continents.

C’est le Front Islamique Arabe de l’Azawad (FIAA) qui fut à sa naissance une milice selon ses propres créateurs, ce que j’ai appris avec preuves en 2007 à Bamako. Ce n’est un secret pour personne, que le FIAA a été créé par le pouvoir malien. Il fut armé et financé par l’État et les Arabes riches puis envoyé sur le terrain pour contrecarrer le MPA. Malheureusement, il a été récupéré et détourné vite par les leaders arabes rebelles du MPA pour le transformer en un mouvement rebelle. À ma connaissance il n’a posé aucun acte au service de ses créateurs en tant que milice, et c’est pourquoi je ne le cite pas parmi les milices, sinon il fut la première milice crée par le pouvoir malien.
En réaction à cet échec, selon ses créateurs eux-mêmes, ils ont changé de stratégie en créant le Mouvement Patriotique Ganda Koy (MPGKA connu sous l’appellation « Ganda Koy ») issu d’un manifeste raciste anti-arabo-touareg invitant tous les noirs à chasser les arabo-berbères. C’est le Capitaine Abdoulaye Maiga de l’ethnie Songhoy et ses collègues qui vont faire semblant de déserter à Sévaré avec voitures, armes et bagages pour aller l’encadrer et le diriger. Une forme d’officialiser ce qu’ils préparaient longtemps à visage découvert. Tout le monde savait que l’officier et ses hommes n’avaient fait qu’obéir à l’ordre de leur hiérarchie, Le Capitaine en question est Général depuis un certain temps. Ainsi, la création du Ganda Koy par l’État malien, son entretien et son contrôle n’est un secret pour personne. Les témoignages des leaders du Ganda Koy prouvent cela à suffisance.

En 2006, face à la rébellion de Bahanga et Fagaga, le Ganda Koy connaîtra une dissidence qui donnera naissance à la milice « Ganda Izo » déguisée d’un mouvement armé défenseur des Peuls, dont l’aile militaire fut dirigée par Amadou Diallo militaire de la garde nationale. Il avait rejoint Ganda Koy (ou bien il fut un de ses fondateurs ou premiers éléments) après avoir exécuté froidement tous les fonctionnaires et commerçants civils teints clairs de Niafounké où il était en mission les années 90, en sa qualité de Caporal-Chef de la Garde Nationale (Corps militaire qui a le même statut que l’armée nationale).
Ces deux milices aussi n’ont jamais attaqué les rebelles, toutes deux, leur légitime défense c’est limitée à massacrer et piller les teints clairs innocents civils arabos-touaregs vivant au bord du fleuve Niger.

En 2006-2007 face à la même rébellion vont naître les deux première milices arabos-touaregs (la milice Delta Force créée et dirigée par Le Colonel Elhadji Ag Amou et la milice des Arabe créée et dirigée par le Colonel Ould Meydou chacune d’elle sera composée majoritairement des éléments de l’ethnie de son fondateur d’où une première milice Touareg sous commandement de Gamou qui sera plus tard en 2012 le GATIA, et premières milice arabe sous commandement de Ould Meydou. Celles-ci vont affronter sérieusement les rebelles Touaregs jusqu’à la défaite de l’armée face au MNLA et Ansar Adine.

En 2016, nous avons été informés de la création de la milice Bambara dans la région de Ségou par les dénonciateurs des massacres des Peuls attribués aux militaires maliens et leurs milices Bambara. Les Peuls vont alerter et dénoncer dans la forme et le fond la manière par laquelle leurs frères voisins Bambaras ont été armés et encadrés dans le but de les persécuter. En réaction à cela, les Peuls ont créé leur mouvement politico-militaire ayant pour objectif de protéger les Peuls contre leurs ennemis que sont : l’armée malienne et les miliciens Bambaras.

Toutes les milices ont été créées sur un prétexte fallacieux et fantaisiste et sont devenues des business pour toutes les parties impliquées dans leurs créations et entretient, au détriment des ethnies qu’elles prétendent défendre, du Ganda Koy la première à agir sur le terrain à cette dernière des « Bambara » de Ségou. Les personnes qui justifient la création de Ganda Koy sous prétexte que les noirs furent victimes de la rébellion sont les premières à reconnaître que la rébellion dans son début ne s’attaquait qu’à l’État (armée, forces de l’ordre etc) ce qui n’exclus point des abus commis par les rebelles dont toutes les communautés furent victimes y compris les Touaregs. C’est sur ce même Malilinker qu’il a été partagé le témoignage d’un Targui(le singulier des Touareg) victime des abus du MPA durant les premières années, au moment où tous les intellectuels nordistes l’appuyaient moralement ce que reconnaissent les nordistes. Les mêmes milices ont commis des abus non seulement contre des innocents appartenant à d’autres communautés mais aussi contre celles qu’elles prétendent défendre.

M. Djagayété la rébellion de 90 a été bien accueillie par tous les nordistes surtout les intellectuels y compris certains sudistes vivant au nord partageant la vie que menaient les nordistes. Mêmes les autorités ont reconnu sa légitimité et ont proposé une sortie de crise visant à corriger les injustices multiples commises basées sur la discrimination et la marginalisation.

Hélas, ce qui a été dit, commenté et écrit dans les accords n’a pas été respecté à la lettre, même si beaucoup a été fait, croyant qu’il suffisait d’avoir les pseudo-révolutionnaires de son côté pour mettre fin à la crise; ce qui est loin d’être la réalité des faits comme ne le voyons aujourd’hui.

Finalement, nous avons compris que les milices sont devenues les moyens par lesquels les jeunes accèdent à l’emploi depuis la première que fut Ganda Koy, et dans un autre sens, elles sont utilisées comme des répliques aux rébellions qui sont vues elles aussi dans la même optique. Ce que nous trouvons un jeu malsain, dont les conséquences seront catastrophiques pour le pays. Que les responsables de ce jeu malsain aient une marge de manœuvre ou non par rapport à sa création, qu’ils aient le choix ou non par rapport à sa continuité, qu’ils puissent mettre fin à ça ou non ce n’est pas important. L’essentiel c’est de reconnaître que par ce jeu, ils détruisent eux même le pays, son avenir et surtout son tissu social.

La question peule est située dans la même position mais plus complexe et difficile à comprendre pour la simple raison que les peuls, comme vous le reconnaissez vous-même, ne souffrent d’aucune discrimination et pullulent dans toutes les sphères de l’État selon vos propres termes. Alors, pourquoi une rébellion peule puis des doléances peules présentée par une coordination des associations peules du Mali? Savez-vous que la création d’une organisation à caractère ethnique est légalement prohibée au Mali? Et ce qui est plus surprenant, c’est que c’est le Pr. Ali Nouhoum Diallao (ex-député, deuxième personnalité du Mali lors de son occupation du perchoir-président de l’Assemblée du Mali) qui va être le coordinateur de la coordination de toutes ces associations peules du Mali et va être celui qui va présenter le manifeste Peul publiquement? (C’est une victoire pour les Peuples Autochtones du Mali (les Touareg et les Peuls) et une joie immense pour le Conseil des Droit de L’Homme des Nations Unies en particuliers les instances qui s’occupent des Peuples Autochtones). Le Ministre de la Justice peut introduire ça dans son bilan, et, en se référant aux rapports périodiques de ces prédécesseurs il trouvera un débat relatif à cela, dans lequel le Mali s’opposait catégoriquement à la création des associations autochtones/association ethnique.

En 2013 suite aux premières exécutions des peuls faites par les militaires, nous avions alerté que les peules risquaient d’être victimes de pogroms. M. Diagayété, vous étiez le premier à saboter notre alerte. Deux ans plus tard nous avions reçu vos messages, accusant le pouvoir malien de commettre le pogrom des peuls, traduits en plusieurs langues et nous invitant à les partager au monde. Si vous aviez pris en considération notre alerte de 2013, et que vous vous étiez engagés sérieusement pour rendre justice aux premières victimes peules au nom de la justice et de la paix pour l’humanité, pour l’Afrique, et pour le Mali. Nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui, avec des centaines de réfugiés peuls en Mauritanie, une rébellion au centre qui combat sérieusement le Mali (l’armée et l’administration) et un rejet de l’armée par une partie de sa propre population (les nomades peuls comme les Arabo-Touaregs l’ont vécu) etc. Vous avez le pouvoir et les moyens de le faire, comme vous venez de faire limoger le ministre de la défense selon vous-même. Alors, avant de saboter et minimiser les messages des autres, prenez la peine de les lire sans préjugé et si nécessaire échanger avec l’auteur, pour comprendre mieux son intention. Les vrais défenseurs des droits humains sont humanistes par essence. Évitez de faire intervenir les médecins contre l’épidémie trop tard.

Si vous voulez nous éclairer sortez de votre repli identitaire nouveau et de votre haine envers les Touaregs, en laissant la propagande sans fondements voulant attribuer toutes les fautes aux Touaregs et à la France qui est le bouc émissaire par excellence. Qui n’est pas ami de la France parmi tous les acteurs principaux de ce qui se passe là-bas? Qui a appelé la France à intervenir? Qu’avons-nous fait de cet État que la France avait créé pour ses propres intérêts avant de nous le «léguer»? Sommes-nous des vrais héritiers ou des héritiers putatifs de cet État? Qu’est-ce-qui n’appartient pas à la France au Mali? La France défend ses intérêts et elle le fait bien. Et le Mali, fait-il la même chose? Il y a tant de questions que nous méritons de se poser objectivement et les analyser profondément pour éviter de continuer…

Coordialement,

Ag Aly Lahyerou


M. Ag Aly Lahyerou,

Merci beaucoup pour la peine que vous êtes donnée pour rédiger ce message, car tu (permets moi pour pouvoir distingeur) écris: “Ainsi, nous répondons à vos propos point par point”.

Puisque tu parles de l’ historique des rébellions touarègues au Mali et de leurs conséquences, je mets trois fichiers en attachement, qui, je pense, sont plus exhaustifs et certainement aussi plus objectifs que nous deux.

En parcourant encore ces documents, je n’ ai lu nulle part lu “milice” aussi pas au sujet de Ganda Koy. Ces documents parle plûtôt de “mouvements” (armés). En tout état de cause il est clair que le MPA est l’ ainé de tous ces mouvements qui se veulent comme réactions (touarègues, arabes, songhoy, peules …) à cet ainé et ses agissements. Je ne veux pas aller dans les détails. Chacun peut le lire dans les documents. Je ne veux pas non plus repeter votre/ton unilatéralisme qui consiste à voir les victimes seulement du côté des Touaregs …

Je ce qui m’a frappé en parcourant encore les documents attachés: je remarque que la situation et les solutions prônées d’ antant sont quasi identiques à celles de nos jours.

La seule chose qui n’ est pas encore essayée c’ est faire la justice pour tous et envers tous, sans aucune exception. Certainement que le malheur du Mali réside exactement dans ce manque, dans cette faillite.

Quant à moi, de puis les temps de kifal.info j’ ai tjrs prôné cette justice qui devrait remonter même jusqu’ aux années 1960. J’ ai été un des premiers á mentionner quelque chose de comme “Commission de Vérités et de Réconciliation” à l’ instar de l’ Afrique du Sud. Il y a des témoins.

Je ne finirai pas sans revenir sur le passage de votre message où vous écrivez: “En 2013 suite aux premières exécutions des peuls faites par les militaires, nous avions alerté que les peules risquaient d’être victimes de pogroms. M. Diagayété, vous étiez le premier à saboter notre alerte. Deux ans plus tard nous avions reçu vos messages, accusant le pouvoir malien de commettre le pogrom des peuls, traduits en plusieurs langues et nous invitant à les partager au monde.”

Je pense que vous me confondez avec quelqu’ un d’ autre. En tout cas, moi je ne participe qu’ á deux forums: malilink et JAMAA (de Tabital Pulaaku International). C’ est une occasion de dire à tous qui m’ écrivent depuis facebook, linkedin, etc. que je n’ y répondrais pas.

Alors je te prie de mettre ici sur malilink ces messages que “vous” auriez réçu de moi “accusant le pouvoir malien de commettre le pogrom des peuls.”

Une autre correction je n’ai pas écrit que nous “Peuls” ou moi et d’ autres ou les leaders Peuls ont fait “limoger le ministre de la défense Tiéman Coulibaly”. Voilà ce que j’ ai écrit le 13/09/2016 20:49 Uhr (Heure Europe Centrale):

“Bonsoir Chouaibou et tous !

L’ ancien Ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, était pointé du doigt par les leaders Peuls à Bamako. Il aurait dit dans une rencontre très importante que les Peuls sont contre le Mali. J’ avais lu cet article sur malijet et je me suis fait confirmer.

Je sais que des leaders peuls ont essayé de parler avec lui. Il a refusé toute rencontre.”

Ça c’ est très très loin de dire que “les Peuls” ont fait limoger Tiéman Coulibaly. Oui les leaders Peuls á Bamako étaient mécontents de lui. Mais plus grave encore, la troupe était mécontente de lui. Puis est venu l’ évènement de Boni. Et le garnd patron aussi était devenu très mécontent. La suite est connue.

Merci beaucoup pour la patience et de me faire savoir les messages que moi Diagayété je vous ai écris.

Bien cordialement

M. Diagayété


Ag Aly,

C’est une victoire pour les Peuples Autochtones du Mali (les Touareg et les Peuls) et une joie immense pour le Conseil des Droit de L’Homme des Nations Unies en particuliers les instances qui s’occupent des Peuples Autochtones)._Ag Agaly.

Pourrais tu nous dire qui sont les peuples allogènes du Mali puisque les peuls et les Touareg seront les autochtones?

Merci d’avance

Salutations meilleures

Balata


Une leçon de choses portant sur la sémantique « rébellion »/« milice »
expliquée : un Targui recadre un Peulh !

« Alheyrou Ag Aly, un bon catcher Targui, monte sur le ring abandonné,
par forfait, par Habaye Ag Mohamed, le piètre boxeur Targui du vieux
Peulh Aly Nouhoum Diallo, pour porter un uppercut qui, je l’espère,
ne mettra pas KO débout Mallobo Diagayété, mon cher ami Hal Pulaar de
Germanie » ; c’est par cette blague que j’introduis mes commentaires
sur le texte de Alheyrou qui des allures d’une honnête
explication-compréhension des « questions touarègues et peulhes » qui
dominent la crise malienne en ce mois de Septembre 2016 sous le
chapiteau du Forum Malilink.

Hier, sur le thème en débats, j’avais « brossé », dans le mauvais sens
du poil, Habaye Ag Mohamed a qui, malgré qu’il soit mon neveu «
biologique », je lui avais filé une tarte « punitive » – qui aime bien
châtie bien ! – pour avoir insulter le Vénérable « Gorko-Maoudo » («
Amghar », en Tamacheqh) Ali Nouhoum Diallo qui a créé l’organisation
faitière des associations de défense des Peulhs comme Moussa Mara
avait initié, en 2013, la Plateforme des Cadres et Leadeurs
kel-Tamacheqh pour la Paix et l’Unicité du Mali », organisation
apolitique présidée, honorablement, par le non moins Amghar/
Gorko-Maoudo Ahmad Mohammad Ag Hamani.

Bien que je suis d’accord avec l’essentiel du texte de Alheyrou Ag Aly
que je n’ai pas eu encore la chance de connaitre, je n’ajouterais pas
« ma bouche » et encore moins défourner ma Takouba (sabre) pour
l’aider à remettre en « bon endroit » ce que Mallobo Diagayété dit de
« mal » des touaregs, le sachant bien, ayant côtoyé le « Doktor Pulaar
Malian-German» depuis 2008, d’abord sur le site Kidal Info et ensuite,
à Bamako où nous avions bien sympathisé en nous promenant dans le
quartier de Badala, et … nos empoignades « aigres-douces » sur le
Forum Malilink depuis 2014.

En tout état de cause, je compte bien sur la sincérité de mon cher ami
Hal Pulaar de Germanie pour apporter les réponses idoines aux
questions qui lui sont bien posées par Alheyrou Ag Aly qui, ici, me
rappelle « le clair-obscur » de Zéidane Ag Sid’Alamine qui, lui, est
centriste/équidistant, voire ambiguë, dans ses prises de positions
entre le GRM et les Mouvements politico-armés.

A la fin, j’aurais souhaité que ce fut mon jeune-frère Chouaïbou
Maïga, le Songhoï-Koy, le « costaud Ponce Pilate/Goliat
anti-tous-touareg » qui soit sur le ring à la place du « frêle »
Peulh qui, lui, « en veut, à mort », seulement, aux capos des Coalisés
Mafieux Apatrides des Ichoumar touaregs kel Adagh libyaniques qu’il
voue aux gémonies, en ne voulant que du bien aux kel-Tamacheqh
nationalistes maliens aussi essaimés sur le territoire national que
leurs compagnons pasteurs Peulhs, les deux groupes subissant,
semblablement, les exactions des pouvoirs politiques et sécuritaires
en place depuis l’indépendance du Mali qui les « discriminent » par
rapport aux sédentaires sonraïs et bambaras.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Bonsoir AG Hamaty et chers tous

Enfin tu as raison : Allons y droit au but !

Pour la leçon retiens une chose, le MPGK n’a jamais dit être une “milice” de qui que ce soit ; pas du gouvernement.

Bien au contraire, de ce que je sais (après un compte rendu de rencontre), le President Alpha Oumar Konaré n’a jamais voulu sa création. Il en était totalement contre. Le pouvoir en place est au courant de la création du MPGK, mais ne pouvais pas empêcher sa création.

Une parenthèse :

Ce que AG Aly doit comprendre c’est que la volonté des “noirs” qui avaient été martyrisés par les “touaregs” rebelles, de se battre pour assurer la sécurité de leur terroirs, était inébranlable. D’une manière ou d’une autre elle allait être organisée. La décision avait été prise à l’époque en dehors de toute combine avec le pouvoir dont l’armée n’assurait plus la protection des personnes et de leurs biens.

Je maintiens que ceux sont les “touaregs” miliciens rebelles qui ont terrorisé les premiers la population noire du fleuve avant que des ressortissants de cette dernière ne réagissent par la création du MPGK. Les miliciens touaregs rebelles avaient commis des crimes à l’époque. C’était d’abord eux qui avaient la parole avant que le MPGK ne naisse.

Revenons donc au sujet “rebelles” versus “milice”.

La différence entre les mouvements “touaregs” rebelles et les mouvements “sonrais” patriotiques réside dans les mots mêmes. Les “rebelles” luttent contre le pouvoir légitime en place tandis que le mouvement patriotique veut le contraire.

Et c’est comme ça partout.

De l’appellation milice maintenant et sur son usage (ou sa définition) populaire sur lequel s’est étalé Lahiérou AG Aly.

J’ai rapidement compilé une panoplie d’articles et un rapport de la commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale de France à l’attention des malilinkers et de AG Aly aussi. Je les copie et colle avec les liens vers les articles et le rapport en question. Ils viennent après les tirets ci-après.

Ce que je retiens de tout cela c’est ceci :

1. Je retiens que l’appellation “rebelle” n’exclut nullement le qualificatif “milice” à l’endroit de ce groupe. Le mot “milice” est utilisé autant pour désigner des courants militants armés proches des pouvoirs légitimes que des entités qui se rebellent contre ces pouvoirs (voir le rapport de la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée nationale française dont le lien est donné du-dessous).

2. Je retiens donc et surtout que les milices ne sont pas obligatoirement que des pendentifs du pouvoir légitime en place comme le soutiens la définition littérale partagée par AG Aly qui doit être un spécialiste des “minorités” me dit-on. Des rebelles peuvent être qualifiés de miliciens.

3. J’en conclus que le mot “milice” (devenu péjoratif dans certains cas; ce n’était pas toujours le cas —- voir ici https://fr.m.wiktionary.org/wiki/milice, s’agissant des milices canadiennes, de celles russes, en Espagne), est attribuée ou non aux groupes selon que le dit groupe est soutenu ou non par une puissance ou par un organe ou des individus favorables ou non aux revendications du groupe en question.

4. La rébellion peu être armée ou pacifique.

5. La milice et les miliciens sont toujours armés ; les deux termes sont relatifs à l’autre mot “militant”.

6. La rébellion est ennoblie ou salie en fonction de l’angle selon lequel elle est appréciée par ceux qui en parle.

Mon Jugement : Par exemple celles du Mali, menées au nom des “touaregs” dans les années 1990 et en 2012 ont commis des crimes imprescriptibles et abominables connus du monde entier à présent. A moins que les valeurs humaines ne soient inversées le crime fait partie de la catégorie du “mal” pas du “bien”. Ne pas le reconnaître aussi équivaut à soutenir ses auteurs et donc en être moralement comptable également.

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SYRIE : UNE MILICE SYRIENNE REBELLE REJETTE LA TRÊVE
http://www.lci.fr/international/syrie-une-milice-rebelle-rejette-la-treve-2002552.html

Résultat : En Syrie, une milice rebelle qui n’est pas gouvernementale.
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Devant la CPI, le chef d’une milice de RDC se dit prêt à mourir
Bosco Ntaganda alias “Terminator” ancien chef de guerre des Forces Patriotiques pour la Libération du Congo (FPLC).
Pas du pouvoir donc
http://www.boursorama.com/actualites/devant-la-cpi-le-chef-d-une-milice-de-rdc-se-dit-pret-a-mourir-28a53e62a55bb3e80e0d394b0fef08ca

Leçon : En RDC des seigneurs de guerre qui luttent contre le gouvernement, (c’est à dire des rebelles), dirigent leurs milices.
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Quelle est cette milice armée qui occupe un parc de l’Oregon ?

http://mobile.lesinrocks.com/2016/01/04/actualite/quelle-est-cette-milice-armee-qui-occupe-un-parc-de-loregon-11795656/

Le shérif du Comté, Dave Ward, a dit qu’il a reçu des menaces par mails comme il a refusé de créer un refuge pour les Hammond. Il poursuit en affirmant : “Nous avons affaire ici à de la désobéissance civile, et des menaces de rébellion armée”.
Les miliciens assurent ne pas être violents mais les frères Bundy n’excluent cependant pas d’user de la violence si nécessaire, notamment si les défenseurs de la loi essaient de les déloger, comme le rapporte Oregonlive.


http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/01/04/une-milice-armee-s-empare-d-un-parc-naturel-dans-l-oregon_4841325_3222.html

Un groupe d’hommes armés constitués en milice occupe depuis samedi 2 janvier le Malheur National Wildlife Refuge, un parc naturel du sud de cet Etat du nord-ouest des Etats-Unis. Ces « miliciens » ont pénétré dans l’enceinte du parc à l’issue d’une manifestation dans la ville de Burns, en soutien à un éleveur de la région, Dwight Hammond, 73 ans, et de son fils de 46 ans, Steven.

Leçon : Aux USA, la milice / rebelle lutte contre le gouvernement USA.
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http://m.ladepechedabidjan.info/Cote-d-Ivoire-Une-nouvelle-rebellion-est-elle-nee-Un-chef-milicien-de-Yopougon-affirme-Nous-menerons-la-vie-dure-a_a2839.html

Côte d’Ivoire: Une nouvelle rébellion est-elle née?. Un chef milicien de Yopougon affirme “Nous mènerons la vie dure à Alassane Ouattara comme il l’a fait pour notre président”

Depuis la chute de Laurent Gbagbo du pouvoir d’Etat, une résistance contre le pouvoir en place s’est véritablement mise en place dans la commune de Yopougon, au point où chaque jour qui passe devient un calvaire pour les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci)

Leçon : En Côte d’Ivoire, une milice (rébellion) lutte contre le pouvoir en place, celui de Alassane Dramane Ouattara.
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UPLC, une nouvelle rébellion active depuis 6 mois dans l’Est de la RDC, d’après une ONG

UPLC, une nouvelle rébellion active depuis 6 mois dans l’Est de la RDC, d’après une ONG

L’Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC), un nouveau mouvement rebelle, en gestation depuis 6 mois, serait déjà opérationnel en Ituri et au Nord-Kivu. D’après l’ONG CEPADHO qui donne la nouvelle, il s’agirait d’une coalition de milices du Nord-Kivu et de…

Leçon : En RDC, des rebelles miliciens luttent contre le pouvoir en place.
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https://blogs.mediapart.fr/cedric-mas/blog/151015/rebellion-syrienne-moderee-mythe-ou-realite

REBELLION SYRIENNE MODEREE : MYTHE OU REALITE ?
Par Cédric Mass

Et surtout, d’autres groupes, comme Ahrar ash-Sham (HASI), qui se revendiquent jihadistes (et qui est soutenu matériellement par le Qatar et les milieux salafistes sunnites saoudiens), sont difficiles à classer. Cette milice a combattu encore récemment le JAN, et elle est aujourd’hui traversée par des débats idéologiques importants entre les jihadistes purs et durs (qui tendent donc vers une allégeance au JAN), et ceux qui refusent l’imposition « totalitaire » de la Charia en cas de victoire. Certains parlent de jihad révisionniste(ce qui est à mon avis un peu rapide mais les pbs et débats internes existent puisque des groupes de combat HASI quittent en ce moment le mouvement, pour se rallier au JAN).

Leçon : En Syrie les rebelles contre Bachar, Ahrar ash-Sham (HASI), qui se revendiquent jihadistes (et qui est soutenu matériellement par le Qatar et les milieux salafistes sunnites saoudiens), sont déclarés comme milice.
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http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/20/01003-20150120ARTFIG00515-qui-sont-les-houthistes-nouveaux-maitres-du-yemen.php

Retour sur l’apparition de ce groupe qui entend faire sa loi au Yémen.

Issue de la guerre du Saada, la rébellion houthiste a débuté lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite le 18 juin 2004.

Confiné dans le nord du pays où il se livre à des affrontements depuis 2004, la milice rebelle, fondée par Hussein al-Houthi, mort au combat, a réussi à pénétrer dans les rues de Sanaa le 21 septembre 2014 et étendu son influence depuis vers l’ouest, où ils ont pris le port stratégique de Hodeida situé sur la mer Rouge, le centre et le sud du Yémen, où se trouvent certaines régions pétrolières.

Leçon : Au Yémen, la milice rebelle Houtiste lutte contre le gouvernement.
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http://alawata-rebellion.blogspot.com/2014_07_01_archive.html?m=1

DU CÔTÉ DE LA MILICE…

Après avoir replié ses forces de la poche de Lysytchansk, l’armée de la Novorossiya a réalisé un véritable hérisson défensif autour de ses bastions de Donetsk et Lugansk, sur lequel viennent s’empaler les assauts des forces ukrainiennes saignées par les combats, l’épuisement et les désertions…

Leçon : les rebelles russes du Donbass contre le gouvernement ukrainien sont déclarées milice.
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http://www.caminteresse.fr/economie-societe/colombie-qui-sont-les-farc-1138894/

La guerre est finie entre les FARC et le gouvernement colombien. Les FARC sont les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple, des rebelles marxistes qui mènent une guérilla contre le pouvoir colombien, depuis 1952.

A l’origine, des milices paysannes
La fondation des FARC s’enracine dans l’histoire récente tourmentée de la Colombie. Entre 1948 et 1953, une guerre civile (la violencia) oppose les libéraux et les conservateurs, coûtant le vie à 200 à 300 000 personnes. En 1953 et 1957 lui succède une dictature militaire. Les libéraux acceptent cette phase de dictature comme un moyen de mettre fin au bain de sang dans le pays mais une partie importante des combattants de gauche refusent de déposer les armes.

Des milices d’autodéfense paysannes proches du parti communiste se regroupent pour donner naissance aux Farc, en 1964. Le mouvement se définit comme marxiste-léniniste, d’inspiration bolivarienne (du nom de Simon Bolivar, qui lutta pour l’émancipation des pays d’Amérique latine face à l’Espagne). D’autres mouvements de guérilla, d’inspiration marxiste, castriste ou maoïste, naissent à la même période : l’Armée de libération nationale (ELN), l’Armée populaire de libération (EPL), le Mouvement révolutionnaire du 19 avril (M-19).

1980 A la même époques, des propriétaires terriens créent des milices paramilitaires d’extrême droite pour protéger leurs biens, estimant que l’armée est impuissante à la faire. Les FARC se posent en défenseurs des paysans pauvres contre ces milices.

Leçon : les FARC sont des rebelles marxistes au gouvernement colombien. A l’origine c’étaient des milices d’autodéfense paysanne proche du parti communiste.
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http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1566.asp#P634_266409

http://m.nouvelobs.com/monde/20140731.OBS5254/libye-ces-milices-qui-plongent-la-libye-dans-le-chaos.html

RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉE PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE
Le 20 novembre 2013

la sécurité demeure très largement entre les mains des brigades armées, apparues depuis la révolution et constituées sur des bases locales et tribales. Ces milices (ou « katibas »)sont à la fois le principal outil disponible pour assurer la sécurité et souvent aussi l’origine de violents incidents au plan local. Ces groupes sont très divers : il peut s’agir de brigades directement issues des combats menés pendant la révolution, de milices de quartier, de milices islamistes, ou encore de bandes impliquées dans des opérations de nature criminelle de toutes sortes – trafics de cigarettes, de drogue, d’alcool, de produits pharmaceutiques, de bien subventionnés (103) ou encore d’êtres humains.

Des milices omniprésentes en Libye
Le nombre exact des anciens révolutionnaires libyens (les « Thuwars ») qui seraient toujours en armes est souvent estimé à 200 000 ou 250 000 hommes, mais ce chiffre reste indicatif, malgré la constitution d’une « Warriors Affairs Commission » qui s’est efforcée de les recenser. Certaines sources évoquent un total de 300 unités, de taille et de dénominations diverses – bataillons, compagnies, brigades –, quand d’autres placent la barre jusqu’à 1 500, voire 2 000 groupes.

Ne disposant pas des moyens de coercition nécessaires pour imposer le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des milices, le Gouvernement a poussé à leur rassemblement sous l’égide des autorités légales.

L’absence de contrôle réel sur les milices, qui se partagent le terrain, se traduit par de multiples incidents, y compris dans la capitale. Au mois de juin, des affrontements violents ont ainsi opposé pendant deux jours des brigades issues de Zintan, qui ont joué un rôle important dans la libération de Tripoli et qui sont théoriquement affiliées au ministère de la défense, et d’autres groupes relevant du SSC et théoriquement placées sous l’autorité du ministère de l’intérieur. Ces affrontements, qui ont fait au moins dix morts, ont conduit au remplacement du ministre de la défense, Mohamed Al-Barghati. Quelques jours plus tôt, à Benghazi, des manifestations contre la présence d’unités affiliées au « Bouclier libyen » avaient fait au moins trente morts et poussé à l’intervention des forces spéciales « Al-Saeqa ».

c. La force des identités tribales et régionales
Outre la segmentation sécuritaire du pays et la concurrence entre plusieurs modes de légitimité, l’un démocratique et l’autre tiré de la révolution, la situation libyenne présente une troisième spécificité par rapport celles de la Tunisie et de l’Egypte : même s’il existe un sentiment national, selon les interlocuteurs de la mission d’information, la force des identités « primaires », notamment tribales et régionales, rend particulièrement difficile la « reconstruction nationale » qui s’impose en Libye, comme partout ailleurs au demeurant, après la révolution.
Le tribalisme, plus ou moins prononcé – il est moins fort dans la Libye côtière et des villes que dans le Sud du pays – mais réel, n’a pas attendu la révolution de 2011 pour devenir une force structurante et régulatrice en Libye. Il a été mis de côté par Kadhafi dans les premières années, révolution socialiste et arabe oblige, avant d’être ouvertement récupéré et exploité par le système, qu’il s’agisse de répartir les responsabilités, d’organiser les forces paramilitaires, de redistribuer la rente pétrolière ou plus généralement d’attribuer des ressources et des monopoles, en faisant passer en premier des tribus jusque-là moins importantes que d’autres dans l’histoire du pays, les Qadadfa et leurs alliés, les Magariha et les Warfalla. Le Livre vert va jusqu’à consacrer deux sections entières à la tribu et à ses « avantages », décrits par Kadhafi comme ceux d’un « parapluie social naturel assurant la sécurité dans la société ».

Leçon : En Libye, existent et opèrent encore des milices gouvernementales mais aussi des milices non gouvernementales, organisées sur base tribales ou sur une base géographique.
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Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmai


Moi, je souhaiterai que les acteurs (initiateurs) des mouvements d’auto défense s’expliquent sur les causes de leur création. Est ce une initiative locale ou manipulation déguisée de l’État avec une intention de contrecarrer les rebelles touaregs ? Beaucoup cite à tort ou raison le ministre boubeye d’être initiateur de mpgk? Qu’il nous clarifie un jour.
Ce que je sais c’est que les principales des actions de ces touareg dits rebelles contre l’État ce sont principalement les songhay et surtout les peuls dont leur bétail fut systématiquement volés par ces touaregs dits rebelles. En 94, plus de 4000 têtes de vaches furent volées par ces rebelles contre l’État comme nos animaux appartenaient à l’État pour s’en servir. Des villages de la vallée furent attaques par ces rebelles contre l’État alors qu’aucun militaire ou para militaire n’y existe.
A cela, il faut ajouter les centaines de victimes de viols perpétrés par ces dits rebelles majoritairement dans les communautés bellah et pasteurs peules isolées. Les violeurs possèdent une arme, j’ai connu un homme qui fut ligoté avant de violer sa femme devant lui et ses enfants.
Perso, on m’a volé plusieurs vingtaine de moutons en 1994, en faisant mon ami pasteur (mai) moi parti pour préparer le cep prévu pour juillet.
Il faut penser aux attaques des villages de bamba, haoussa foulane, fafa et Gao, bintagoungou etc. Dans toutes ces attaques, ce sont des noirs les victimes. L’attaque du campement de feu anara s’était occasionnée par le soupçon des pop locales qu’il abritait ceux qui ont attaqué gao et les bandits qui semaient la terreur selon le faciès dans la vallée.
Des amis de fafa, me dirent que la radicalité de feu Diallo est du au fait que des touaregs dits rebelles ont assassiné tous ces parents dont son feu oncle le chef de village de fafa d’alors.
Je pense quelque soit le soutient ou non de l’État dans la création de mpgk, un sentiment de défense face aux attaques des touaregs dits rebelles existaient et que la confiance entre les deux communautés s’étaient affaiblie. Je me rappelle qu’en 94 quand nous partions paitre les animaux, nous nous cachons dès que nous voyons même de loin un dromadaire conduit par une personne. Nous nous découvrons quand nous le reconnaîtrons. Certains n’hésiteraient à rentrer directement à la maison et leur dire de se préparer car les rebelles viendraient, ils les ont vus ici/là et indiquaient leur direction.
Je pense in-fine nier la dislocation de confiance et de méfiance entre touarègue (pour les arabes c’est moindre je pense, pourquoi ?) et les autres ne seraient pas justes et aussi nier la volonté des noirs du nord de vouloir défendre leurs parents attaques discriminatoire ment par ceux dits rebelles contre l’État n’est pas juste compte tenu de la faiblesse voire absence de protection des famas. Un sentiment de frustration et de défense de survie face aux agresseurs était là. D’ailleurs c’est cet abandon que les gens reprochaient à nouveau aux FA-MAS en 2012. Les gens se disaient si c’était leurs enfants qui étaient militaires présents à Gao, ils n’allaient pas vivres les affres et iniquités du sinistre mnla durant son cours règne à Gao. Et là encore, les vols et braquage étaient cibles, uniquement les noirs. Tout noir était à un moment obligé de cacher son véhicule chez un proche touareg ou arabe sinon les dealers du mnla passeraient pour le prendre.
Merci.

Balata


Bonjour Chouaïbou ;

Je te remercie de la suite que tu as bien voulue donner à mon
commentaire qui commentait le texte de Alkhéirou ag-Aly et surtout
pour l’effort de recherche documentaire et de partage des documents
pour étayer tes arguments qui correspondent à la bonne lecture de ce
pan de la crise malienne dit « Crise du Nord du Mali » ou « la
question touarègue ».

Je suis d’accord avec ce passage, je te cite : « Je maintiens que ceux
sont les “touaregs” miliciens rebelles qui ont terrorisé les premiers
la population noire du fleuve avant que des ressortissants de cette
dernière ne réagissent par la création du MPGK. Les miliciens touaregs
rebelles avaient commis des crimes à l’époque. C’était d’abord eux qui
avaient la parole avant que le MPGK ne naisse. », le MPGK étant la
bonne réponse aux attaques des MFUA amenés par le MPA d’Iyad ag-Ghali
étant ciblées sur les civils sonraïs plutôt que sur les FAMAs. Bien
que je sois d’accord avec Alkhéirou ag-Aly que le MPGK avait bénéficié
de la « clémence » du GRM de la Transition ATT (91-92) et du GRM de
AOK/IBK (93-96). Ce qui explique qui’IBK a bien « fermé les yeux » sur
la création du GATIA, en 2015, par Gamou, un militaire malien ;
répliquant ce qu’ATT avait initié, en 2009, par la création des
milices arabes (colonel Ould Méidou) et touarègues (Colonel Gamou).

Tu fais de la redondance-litote en disant, je te cite : ‘Mon Jugement
: Par exemple celles du Mali, menées au nom des “touaregs” dans les
années 1990 et en 2012 ont commis des crimes imprescriptibles et
abominables connus du monde entier à présent. A moins que les valeurs
humaines ne soient inversées le crime fait partie de la catégorie du
“mal” pas du “bien”. Ne pas le reconnaître aussi équivaut à soutenir
ses auteurs et donc en être moralement comptable également. » ; à
moins que tu t’adresses à la communauté internationale, spécifiquement
à la France qui avait, dans un premier temps, « protégé » les touaregs
contre le GRM-FAMAs et, malheureusement, dans le présent, continue de
soutenir des bandits touaregs devenus des terroristes aussi nuisibles
pour leur communauté qu’au Mali et à toute la sous-région
Sahara-Sahel.

En disant que le MPGK ne fut pas une milice ethnique sonraïe armée, je
copie ce qui suit qui montre que MPGK ne fut pas le seul à l’être
puisque la milice ethnique arabe armée de Méidou avait fait les mêmes
bêtises que le MPGK:

“Guerre déclarée des milices arabes tormozes et bérabiches aux
touaregs du pourtour du Faguibine, cercle de Goundam, région de
Tombouctou” par Wartehen, forum Malijet ; Août 2014.
En Mai 2013, les milices arabes tormozes et bérabiches, des
narcotrafiquants « seconds couteaux » en sevrage des retombées
financières de la filière saharienne narcotrafique démantelée par
l’opération Serval à In-Khalil et Borj-Moktar, du côté de Tessalit, se
sont recyclées en bandits armés de grands chemins dans la région de
Tombouctou.
Ces déprédateurs écument les pourtours du Faguibine, le
triangle Ber-Tombouctou-Araouane en coupant les routes, rançonnant les
populations, arrachant des véhicules et tuant des gens, vandalisant et
spoliant particulièrement les forains de Ber, Téherdjé dans le cercle
de Tombouctou, Lerneb, Edjar et Zouéra dans le cercle de Goundam sans
aucune réaction de Serval, MINUSMA et l’armée malienne, toutes forces
militaires bien présentes sur le terrain et bien informées de cette
situation calamiteuse.
Le bilan des déprédations des miliciens arabes relevant du
Colonel Ould Méidou officiellement constitués avec la bénédiction
d’ATT suite aux élections locales et régionales de 2009, comme celle
des Imghads Du Colonel Gamou et celles des Sonraïs (Gandakoy et Izo)
est jugé désastreux tel que rien ne peut plus bouger dans la région
sous la coupe réglée de ces milices arabes en passe de contrôler toute
le Nord-Ouest de la région de Tombouctou ; « la preuve par neuf »
étant le contrôle politique du cercle de Goundam par les maures
tormozes qui ont fait élire, par fraude et terrorisme, leur « fils »
Zedbih en qualité de député de Goundam où tous les maliens savent que
les votes sont « ethnico-communautaristes » et qu’à ce titre le grand
bloc sonraïs-bellas-peulhs est majoritaire (les 2/3 de la population),
les touaregs venant en second (le gros du tiers restant) et les
maures, essentiellement des Tormozes (la portion congrue du tiers
restant, en terme de participation aux votes des nomades transhumants
dans l’Aklé-Azawad !).

Vers le contrôle militaire, politique et économique de la région de
Tombouctou par les maures tormozes et bérabiches.
Actuellement, nous assistons à une main basse des cadres
et militaires arabes sur les postes militaires et administratifs –
grâce à l’oligarchie et aux nomenklaturas politiques arabes qui ont
infiltré le pouvoir politique du RPM – dans tous les secteurs de la
région de Tombouctou. Ainsi, les préfets et sous-préfets, les chefs de
services locaux et régionaux, les commandants des brigades de
gendarmerie, les chefs des compagnies des gardes républicains et les
chefs des garnisons militaires, de Léré à Tombouctou, en passant par
Niafunké, sont des arabes, notamment de la communauté Tormoze et
alliés.
Ces précurseurs du nouveau « pouvoir arabe » en 6ième région
ont un agenda non caché, outre de faire élire un maximum de maires
arabes aux prochaines élections communales, de faire converger
l’administration publique et les forces militaires de l’actuelle
région de Tombouctou vers le nouveau concept de domination hégémonique
arabe sur la région saharienne dite de Taoudéni créée par ATT pour les
arabes sahariens qui auront alors la suprématie sur les touaregs qui
ont « gouverné » politiquement cette zone depuis le 16ième siècle sous
le contrôle bienveillant des « maitres » de l’époque, respectivement
les Songhoïs de Gao, les Marocains, les Peulhs du Macina et … les
Français ; on va assurément vers la gouvernance arabe de la région
Aklé-Azawad de Tombouctou comme la gouvernance Ifoghas kel Adagh à
Kidal.

Commentaires d’un pseudo (supposé arabe de Tombouctou) sur Malijet du
22 juillet 2014 : « C’est très bien fait pour vous, les paisibles
touaregs de Tombouctou. Le Mali va tous donner aux Arabes
magouilleurs, Tormozes et Bérabiches, pour vous asservir davantage.
Mon cher ami, il est temps que vous compreniez, mes frères Touaregs de
Timbuktu, que le Mali joue la carte de votre perte. Vous avez
longtemps joué à l’hypocrisie en affirmant votre maliennité en
dénonçant vos frères touaregs rebelles, bandits armés qui réclament
leurs droits et aujourd’hui ça ne vous a rien servis. Vos serviteurs
d’hier, les Tormozes, vont devenir vos maîtres aujourd’hui grâce au
même Mali auquel vous vous prostituez en lui servant de glaive contre
les vôtres. Courage mon frère, la décente des enfers vient de
commencer pour vous et c’est vraiment dommage que c’est maintenant,
après avoir perdu toutes les législatives, que vous vous êtes rendu
compte que le Mali se fout de vous. Les communales vous effaceront à
jamais du paysage politique de vos contrées. En tout cas à Kidal,
plus jamais le Mali ne fera la loi et ils seront tranquille
politiquement et vagueront dans leurs affaires sans interférences, ni
ingérences. Quand les autres touaregs rebelles bandits armés luttaient
pour leurs droits, toi et ceux qui crient au complot étaient en train
de faire les prostituées de service de l’état et c’est bien fait pour
vous. Sachez qu’au Mali, il y a deux façons d’avoir gain de cause,
soit vous avez l’argent comme les Maures pour acheter l’État ou vous
avez la force de le nuire comme les Kidalois. Malheureusement, vous
n’avez ni la poche des premiers, ni les couilles des seconds et c’est
vraiment dommage. Continuer de dénigrer les vôtres comme vous le savez
bien le faire, peut être que vous aurez les miettes de pain des
Tormozes. L’hypocrisie ne paye pas et le Mali ne voit vraiment pas en
quoi vous pouvez lui être utile à part animer les galeries, affirmer
et réaffirmer vôtres maliennité par peur d’être attaqué et critiquer
vos frères. Accepter que vous soyez en déclin pour toujours. »

Réaction de AG AZAMANE au pseudo hyper anonyme, un maure que je
suppose être un Tormoze de Goundam : «Je te remercie sincèrement, mon
frère, pour ta réaction que je souhaite qu’elle soit lue par ceux qui
lisent nos échanges de points de vue sur la crise au Mali. Je vais
internaliser tes sentences qui disent, je te cite, en éclairant le
texte et en y incorporant mes commentaires: 1) ” Sachez qu’au Mali, il
y a deux façons d’avoir gain de cause, soit vous avez l’argent comme
les Maures pour acheter l’État ou vous avez la force de nuire à
l’Etat comme les Kidalois », et 2)”Malheureusement, vous, les touaregs
de Tombouctou, n’avez ni la poche des premiers (les magouilleurs
narcotrafics politiques maures Tormozes et Bérabiches, ni les
couilles des seconds, les vandales, bandits armés, coupeurs de routes
kel Adagh-Kidal, et c’est vraiment dommage pour vous, les paisibles
touaregs kel-Antesser et Chérifiens sahariens ». Comme tu me le
recommandes, je vais continuer à dénigrer et dénoncer mes parents
touaregs rebelles bandits armés qui ont entrainé la catastrophe
(Almaçibat-Fitna) chez les touaregs et surtout dénoncer les
magouilleurs maures Tormozes et Bérabiches, ces velléitaires
politiques, comme je sais bien le faire. Peut-être qu’à force de
persévérance dans la lutte politique, j’aurais des motivations et des
forces, comme toujours les avaient eu mes ancêtres Chérifiens et
Ansars, pour ne laisser que des miettes de “zrig” (le « dégué » maure)
aux Ikarmeziten (Tormoze) et aux Ibarbouchen (Barabiche) qui resteront
des traitres à la Nation saharienne multiethnique. Ce qui confirme que
je ne me suis pas trompé de dénoncer, ici et maintenant, le dessein
velléitaire de contrôle politique « hégémonique arabe» de la région
saharienne par cette racaille de voleurs-razzieurs maures sahariens
qui n’existaient pas politiquement au temps colonial et après
l’indépendance, ressuscités politiquement seulement par les magouilles
politiciennes d’ATT à partir de 2006. La magouille politicienne qui
gangrène le Mali depuis 2006 dont les mafieux sahariens,
essentiellement les arabes Bérabiches de Tombouctou-Ber et des
Tormozes de Goundam-Lerneb et les touaregs Ifoghas de Kidal et Idnanes
de Tessalit-Bourem, se sont servi, depuis la gouvernance ATT en
2007-2009, pour s’assurer “l’hégémonie politique” en s’accaparant, par
la fraude et autres tripatouillages, des postes électifs et
administratifs au détriment des cadres et leaders locaux instruits
et éduqués t issus des communautés touarègues à “paisibilité” avérée
qui justifient, de par le sérieux et le travail, la primauté sur les «
vauriens » qui, eux, ont reproduit les schémas du
narcotrafic-terrorisme dans cette partie du Monde qui fut, jadis, un
Havre de Paix ! Les arabes Bérabiches et Tormozes, de par leurs “tares
génétiquement non modifiables” en razzias, vols et rackets depuis les
temps anciens des coupeurs de routes transsahariennes, sont les
ennemis traditionnels des touaregs qu’ils pillaient dans le Sahara
central depuis les vieux temps; cette marque/stigmatisation de
“traitrise” à la Nation saharienne – toutes les ethnies confondues
ayant subi les déprédations des maures sahariens voleurs-pilleurs –
est restée tel que l’on dit d’un homme qui rentre dans un campement
touareg: “est-ce un homme ou un arabe?”; mieux, on dit aussi, en
arabe: “algharabe koul elkaleb” (“tout arabe est un chien”, en
Tamacheqh.
Bien sûr que les vandales, pilleurs et brigands qui pullulent
dans les pourtours du Faguibine, comme des hyènes affamées qui rodent
autour des parcs à bestiaux, sont des enfants égarés du pays qui
braquent les forains.
Ce sont des kel Tamacheqh et des maures positionnés au camps des
réfugiés de M’Berra en Mauritanie, dans la base-vie du MNLA à
Hassi-L’lebyadh et dans la milice arabe bérabiche-tormoze
(pro-malienne, disent ces narcotrafiquants terroristes des populations
locales) qui a squatté Lerneb; on les appelait, dans le précédant
épisode de la rébellion des années 90, “tachelchela” (les brigands des
animaux qu’ils poussent en Mauritanie pour les vendre); les
course-poursuites de l’armée malienne à l’époque avaient occasionné
des massacres d’innocents bergers des campements nomades que les
pillards traversaient sur leur chemin de la Honte (Takaraket, en
Tamacheq).
Les vandales, pilleurs et brigands qui pullulent dans les pourtours du
Faguibine sont les enfants des réfugiés qui hésitent à revenir au pays
par peur des revanches des sédentaires qui connaissent leurs
déprédateurs.
Pendant ce temps, les gens du MNLA-MAA, orphelins de Blaise et des
palais mossis de Ouaga, déclarés “persona non grata” à Tevregzéina
(Nouakchott), traineront leurs savates et leurs gros turbans, à dos de
chameaux-BJ, vers Hassi-Labyedh (la base-vie du MNLA-Attaram) et
Lerneb (la base-vie de la milice MAA), aux confins Mali-Mauritanie,
via Bassiknou et le camp des réfugiés de M’Berra, un nid de vipères
zarabotouaregs azawadiens pro-MNLA-MAA.
Il est attendu que Bilal ag-Acherif et ses affidés tiendront, dans ces
hauts-lieux de la honte (Takaraket, en Tamacheq de l’Attaram et
Hacham, en maure) des meetings sous la Khaïma-Ehaket (tentes) pour
semer la zizanie à la veille de la reprise des pourparlers d’Alger 3.
»

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


M. Diagayété,
Merci pour votre réaction que vous avez rédigée sans aucune peine, car il n’y a pas de peine à se faire pour réagir à un point de vue d’un correspondant sur les réseaux sociaux. Juste pour vous dire que je ne fais pas partie de ceux-là qui lancent des attaques personnelles à leurs opposants dans les débats pour les vexer. C’est un jeu humiliant pour moi, surtout, que l’objectif que je vise dans ces échanges est de s’informer, se former, partager et connaître les autres même si c’est virtuellement. Dans ce sujet c’est surtout contribuer positivement à la résolution de la crise ou des crises que vit le pays depuis… C’est aussi pour que tous les participants (actifs (que nous sommes) et passifs) puissent bénéficier positivement desdits échanges, comme nous le faisons au profit des autres. Je le rappelle que sur ce réseau, nous avons: nos étudiants, nos enfants, nos neveux, nos parents, nos beaux-parents, nos enseignants, nos visiteurs etc. Par ailleurs, l’expression “Ainsi, nous répondons à vos propos point par point” n’a rien de maladroit absolument rien. Pourquoi vous mettez “nous répondons” en gras? Je crois que c’est l’expression la plus respectueuse en communication pour la langue française, que nous utilisons comme moyen de communication. Si ça vous gêne dites-le moi et pourquoi. Pourtant, votre expression d’introduction entre guillemets me semble être maladroite ou plutôt présente des mots déplacés: “Merci beaucoup pour la peine que vous êtes donnée pour rédiger ce message, car tu (permets moi pour pouvoir distingeur) écris: “Ainsi, nous répondons à vos propos point par point”.”(voir la ci-dessous dans votre message).

En revenant à votre réaction nous signalons que nous n’avions pas fait l’historiques des rebellions. Nous avions citez la première le MPA qui fait l’objet des échanges et toutes les milices communautaires sans partie pris comme il est de notre habitude, en faisant référence à leurs causes qui sont liées aux rebellions. Merci pour les fichiers qui ne sont ni exhaustifs ni objectifs à l’objet de notre débat. Ils sont très intéressants et pourraient être plus exhaustifs et plus objectifs sur la même question sur d’autres approches différentes de la nôtre. En nous les partageant et en vous concentrant sur eux comme une base de référence, vous tournez dos au sujet de débat surtout que vous dites qu’ils ne font pas référence au mot milice en parlant des mouvements armés, qui est la dénomination commune donnée par ledit document. C’est un document financé par les NU et fait dans un contexte bien précis, en un moment bien précis avec un objectif bien précis. Donc, il ne s’intéresse point à notre débat pour ne pas dire qu’il est contre. Votre volteface au débat se comprend, lorsque vous dites que vous n’êtes pas intéressé par les définitions des mots ce qui nous laisse comprendre que vous n’êtes pas intéressé par leur caractérisation aussi. Alors, fallait dire dès le début aux touaregs d’accepter qu’ils ont créé le 1er mouvement armé ou bien première rébellion personne n’allait réagir à ces expressions puisqu’elles sont réelles.
Par ailleurs, nous sommes très inquiet par votre acceptation du dénominateur commun des mouvements comme le terme “mouvement armé”, car les terroristes aussi sont des mouvements armés, les narcotrafiquants aussi sont des mouvements armés, les bandits coupeurs de chemins aussi sont des mouvements armés etc. C’est la même chose pour les hommes armés suivants: militaire/policier en service, vigile en service, voleur en pleine action, narcotrafiquant etc. Tous gagnent leurs vies grâce à leurs fusils. Quelles seront les conséquences pour les jeunes en les considérant identiques puisqu’ils ont tous le même dénominateur commun qui est: “homme armé”, en leurs disant que vous préférez les appeler ainsi sans aucun autre détail et ajout? C’est dangereux pour notre société surtout que nous vivons les conséquences de cela, ce qui est incompatible avec la position d’un sociologue, et surtout, celui qui se bat pour la paix et la justice sociale que vous êtes. En d’autre terme c’est laisser les jeunes croire que l’argent n’a pas d’odeur pourvu qu’on le gagne. Nous sommes déjà affronter par cette réalité comme un adage de Mugabé selon fb disait: «comment pourrons-nous convaincre les jeunes de la nécessité de se former dignement et intellectuellement dans une société où les voleurs bandits sont riches pendant que les diplômés vivent dans la misère». C’est de cela que se plaigne la société malienne voire sahélienne avec les cités Cok qu’on retrouve dans certaines villes sahéliennes. No comment!

Par rapport à votre combat que vous menez selon vous, comme le prouvent vos interventions sur Kidal.infos et autres foras, laissez-moi vous dire que le problème dont souffrent beaucoup de «leaders» prétendant se battre pour la paix, est qu’ils utilisent une stratégie et une pédagogie qui ne payent pas, du fait que le discours ne coïncide pas avec l’action. Et le griot mandinka disait que : «la parole n’est que parole, la réalité ne réside que dans l’action». (Pour ne pas être dur nous n’allons pas illustrer ce passage par des exemples concrets, un peu de diplomatie).

Concernant l’alerte, nous ne sommes pas trompez du tout. Il s’agit de notre manifeste publié en 2013 que vous aviez qualifié de fourre-tout qui dénonçait les massacres des Peuls et prophétisait que si rien n’est fait, ils seront les prochaines victimes de pogrom après les arabo-touarègues. Si vous aviez pris les choses en main dès lors, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui concernant la question Peule. Nous avions compris la latitude de certains maliens, ils pensaient que c’était le prix à payer pour avoir tout.

Dernier point concernant vos messages dont vous niez leur contenu. Comprenez que nous ne sommes pas en procès et notre but n’est pas de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, encore moins les propos ou les positions sur lesquels vous vous rétractez. C’est la même chose pour l’affaire concernant le limogeage du Ministre de la défense, qui a tendance à imiter l’affaire de Ras Bat, où les médias nationaux et internationaux ont dit que Ras Bat a été libéré sur injonction du Président grâce à l’intervention des religieux. Le Ministre de tutelle a démenti cela, pourtant l’interview des chefs religieux allait dans le sens de ce que les médias ont relayé. Ce qui nous intéresse c’est ce que vous affirmez, soutenez et assumez. Dès que vous hésitez de dire quelque chose ça nous intéresse plus ici, surtout que c’est un réseau public, si nous avons vu un message ici, c’est que le message en question a été vu par plusieurs personnes, cela nous suffit largement. Comme nous vous l’avons dit, par rapport à votre négation de la rébellion/révolte peule contre le Mali, le silence du réseau au sujet de votre négation de l’affaire ne signifie pas que les gens consentent, alors, comprenez-nous.

L’activiste et le diplomate cherche l’alliance, l’union pour leur cause et non la division, la mésentente qui affaiblie. Nous avons beaucoup de Peuls de tous les rangs qui dénoncent ouvertement cela à visage découvert, cela nous suffit. Nous pensons que vous soutenez la déclaration de Ali Nouhoum Diallo, c’est-à-dire vous reconnaissez et dénoncez les massacres des peuls civils/abus (tueries de personnes) dont furent victimes les peuls parce qu’ils sont peuls par la faute de l’armée. Si vous êtes d’accord avec cela comme le dénonce votre coordination peule et d’autres associations des droits de l’homme, nous pouvons dire que vous reprochez ou accusez au/le pouvoir malien d’avoir commis le pogrom des peuls. C’est l’expression juridique technique qu’utilisent les activistes pour alerter en urgence sur une affaire si importante qui porte sur la vie des humains. Donc dire que les peuls civils furent massacrés ou tués par l’armée parce qu’ils sont peuls est synonyme de dire que les peuls sont victimes de pogrom par la faute de l’armée ou de l’État. L’élément juridique qualificatif du génocide de nos jours, c’est tuer les gens pour ce qu’ils sont c’est tout, ils ont été tués parce qu’ils sont peuls. Ce que témoignent sur le net certains peuls maliens refugiés en Mauritanie.

On n’a pas besoin d’un chiffre x ou y pour que le massacre ait la qualification du génocide. C’est la position du droit pénal international. Maintenant, certains activistes utilisent les termes pour effrayer les auteurs dans le but de protéger les victimes et inciter l’État en question et la communauté régionale/internationale à intervenir vite.
Nous avons répondu point par point à votre réaction, ce que vous n’avez pas fait à notre réaction précédente mais comme c’est votre habitude ce n’est pas grave, comme les peuls le disent: «Takou tekere».

Coordialement,

Ag Aly Lahyerou


Lettre de Menaces des Juges du Mali

Lettre du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux au SAM

Objet : préavis de grève du SAM

Référence : procès verbal de non-conciliation constatée le 26 juillet 2016.

Suite à la non-conciliation constatée le 26 juillet 2016 entre votre organisation syndicale et le gouvernement, je voudrais vous rappeler que pendant toute la durée de la grève le service minimum doit être assuré et que les salaires et accessoires seront suspendus.

A cet égard, les mesures seront prises pour maintenir la continuité des services essentiels à l’administration et à la distribution de la justice, sans compter l’observation stricte des dispositions de la loi, notamment en ce qui concerne les retenues sur salaire au titre de la grève.

Je réitère la disponibilité du gouvernement à poursuivre la négociation entamée à l’effet de parvenir à des solutions satisfaisantes pour les deux parties et vous prie de recevoir, à toutes fins utiles, copie du communiqué diffusé le 26 juillet 2016.

PJ : (01)
Lettre n°000320/MTFP-SG du 26 juillet 2016 ;
Copie du communiqué du 26 juillet 2016.

Maître Mamadou Ismael Konaté


Réponse du SAM à la lettre du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Carde des Sceaux au SAM
Syndicat autonome de la magistrature (SAM)
Référence : Lettre n° 0637/MJD-SG du 26 Juillet 2016
Le Président du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM)
A Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux-Bamako

Faisant suite à votre correspondance sus référencée, j’ai l’honneur de vous rappeler que le SAM a mis en exécution son mot d’ordre de grève des 27,28 et 29 juillet 2016, suite à l’échec des négociations de la commission de conciliation et la mauvaise foi du Gouvernement.

Face à cette situation, le SAM constate avec regret, des tentatives déguisées de sabotage de son mouvement syndical sous le couvert de la notion de service minimum.

Cette attitude, qui est contraire à l’engagement du Gouvernement dans son communiqué en date du 26 juillet, n’est pas de nature apaiser le climat social et à faciliter le dialogue national prôné par votre département.

Par conséquent, le SAM souhaite plutôt que ses revendications légitimes visant l’amélioration des conditions de vie et travail des magistrats soient examinées avec discernement au lieu de cette tentative de distraction mise en œuvre à son égard.Par ailleurs, contrairement à votre lettre en date du juillet 2016 qui vient de lui parvenir, aucune disposition légale ne prévoit la suspension des salaires et accessoires pendant la période de grève.En tout état de cause, le SAM saura, avec l’ensemble des magistrats, tirer les conséquences de ces agissements face à une situation qui nous est imposée par le Gouvernement.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mon profond respect.
Le Président
Cheick Mohamed Cherif KONE


Mise en garde du SAM au Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux.
Nous mettons en garde le gouvernement :
Le Comité Directeur du SAM rassure qu’aucun centime ne sera prélevé sur le salaire d’un quelconque agent (magistrat greffier ou secrétaire de greffe et parquet) pour cause de cette grève imposée au corps judiciaire. Au cas où ce gouvernement qui ne respecté ni loi, ni décision de justice s’aventurait dans sa sale entreprise, le SAM trouvera tous les moyens de lui faire mal.
Le Président du Comité Directeur
Cheick Mohamed chérif KONE

Salutations meilleures


Je ne comprends vraiment pas la teneur de ce message, et plus spécifiquement le passage: “Aucune disposition légale ne prévoit la suspension des salaires…”. Est ce parce que je ne suis pas juriste ou suis -je en déficit d’information? Mais Monsieur le juge, c’est quoi donc le salaire?, si ce n’est que la contrepartie exacte en numéraire d’une prestation ou d’un travail qui a été réellement effectué, Doit-on payer un salaire à celui qui n’a pas travaillé? Ce ne serait pas trop facile? En d’autre termes, qui ne traville pas, ne serait-ce que momentanément n’a aucunue récompense légale, aucune rémunération? Aller en grève est somme toute légal, et même recomandé quand c’est nécessaire. Mais, dans le cas d’espèce c’est un choix que l’on fait. En décretant une grève, on sait bien qu’on aura pas de salaire. Peut-on vouloir d’une chose et de son contraire dans le même temps? Je ne le crois pas. Mais, peut-être que par ignorance des textes juridiques, ou même par un déficit d’informations générales je suis dans l’erreur. Ce n’est pas bien grave, car nul ne détient le monopole du savoir. Si je suis dans l’erreur, veuillez m’édifier. Je termine en disant que je ne suis vraiment pas le messager de tel ou tel parti. D’ailleurs, je ne crois pas trop aux partis, tant ils me deçoivent. Ils ont simplement des intérêts propres à défendre. Cette clarification me paraît nécessaire à éablir.
Salutations fraternelles et très cordiales.

Pr Abdrahamane SANOGO
Faculté des Sciences
Economiques et de Gestion ( FSEG)
Université de Bamako


Bonsoir chers malilinker
svp nous sommes sur un réseau d intellectuels, alors nous devons être assez précis dans nos réponses, -la grève seul élément du droit social consacré par la Constitution malienne, suspend le contrat de travail. je me suis posé la question de savoir pourquoi dans le courrier des juges, ils vont contre ce principe sacro saint, en réalité on a affaire à des gens rompus dans leur domaine, en réalité dans le code du travail malien, les juges savent pertinemment qu aucune loi ou décret d application le dit de façon expresse, mon cher aîné économiste s est posé la question, quelqu un a tenté une approche sur la complexité du droit social, il est passé à côté ou ne connaît pas le droit social, M le Ministre vous voilà au pied du mur, nos textes de loi après adoption ne font jamais l objet de décret d application ou en proportion homéopathique, alors présenter à nos juges une disposition juridique malienne qui retient le salaire durant la grève! !!! orthodoxie en droit social, pas de payement de salaire pendant la grève et le lock out, mais mutisme du code du travail, des conventions collectives, …….M le Ministre, mettez vos conseillers techniques sur le coup et inshallah comme. ….

Aboubacar Sylla


Bonjour,

Rien de cela ne doit faire peur aux décideurs. Si ces juges, pour la
plupart, savaient que le peuple les observe depuis longtemps ! La
justice malienne est la plus pourrie de toutes les structures de
l’Etat actuellement. Dire que le gouvernement ne respecte ni loi ni
décision de justice c’est faire un clin d’oeil aux démarches de Me
Bathily dans le domaine du foncier. Et pourtant, ce ministère en
charge du domaine est l’un des départements qui travaillent plus ou
moins à la satisfaction des populations, des plus vulnérables. Alors
s’y référer comme structure de non droit c’est commettre une parjure;
proférer des injures à l’endroit du peuple souverain du Mali.
L’Etat du Mali, à l’instar du Kenya, doit procéder à faire un
nettoyage complet de la justice. Il y a trop de brebis galeuses là. Et
pourtant les magistrats sont les mieux payés de tous les agents de
l’Etat; malgré cela, la plupart prennent des a-côtés pour satisfaire
les plus offrants. La justice étant rendue au nom du peuple malien, il
va s’en dire que la décision prise en connexion avec les sous est une
décision contraire à la loi (du peuple malien), donc elle reste une
parjure à l’endroit du peuple malien.
Me Bathily disait tantôt ” le peuple doit se soulever contre des
décisions contraires à la loi, car elles sont prises en son nom”.
Le peuple doit soutenir l’actuel Ministre de la justice. On ne peut
pas tourner en rond dans la recherche de solution à la mauvaise
gouvernance. Nous vivons sous dictature judiciaire. Cela serait
salvateur si les décision étaient le reflet de la loi. mais au moment
où elles sont tout à fait contraires à la loi, une dictature
sous-tendue par l’organe de décision est inhibitrice de l’État de
droit, de l’équité sociale. Il ne restera au peuple que se rebeller
contre cette structure si elle s’évertue à nous assujettir davantage.
Je pense que la mauvaise gouvernance, l’injustice sociale surtout a
atteint le seuil de l’intolérable avec lequel il convient d’en
découdre pour sauver ce qui peut encore l’être de ce Mali moribond.
Une cure salvatrice est nécessaire !

Tieman Diarra


Lisez bien le code et vous aurez l’occasion de changer d’opinion…mais en attendant, faisons preuve de bon sens : où a t-on vu qu’une personne assujétie à une obligation de faire, décide de ne pas faire, ce qui est de son droit et de sa liberté, mais qui contraint l’autre à son égard…

Mamadou I. Konaté
Ministre de la Justice


Il me semble qu’une grève des magistrats est l’occasion rêvée de vulgariser la notion d’arbitrage au lieu du recours au tribunal.
Aller devant les juges au Mali présente un danger même quand on est dans son droit. Le recours à l’arbitrage privé est à mon avis une manière de résoudre le problème.
Nos amis Azawadiens ont décidé qu’il leur fallait le cadi (juge religieux); pour nous autres un arbitrage civil devrait suffire.

Le ministre Konaté devrait approcher le patronat Malien pour amorcer de telles discussions. Une législation claire qui donne un pouvoir aux décisions issues de l’arbitrage. Et cela devrait être étendu à tous les domaines sauf peut-être les cas criminels ou quand l’état est une des parties.
En tout cas il faut tout faire pour réduire la capacité de nuisance des agents de l’état. Commencer par les juges est une bonne chose.

________________________
Karim Sylla


Même en arbitrage, tu as besoin du juge hélas ! Il est au début et à la fin de l’arbitrage. Il faut agir tout autrement et s’approprier cette justice du peuple et la faire marcher au nom du peuple et à sa satisfaction pleine et entière et c’est possible puisque ce domaine n’est pas pire qu’ailleurs… la justice malienne est malade du mauvais comportement des maliens

Mamadou I. Konaté
Ministre de la Justice


Maitres Sylla et Konate,
Il me semble que Karim voulait parler de mediation, meme s’il a effectivement dit “arbitrage”. La procedure qu’il decrit est centrale dans la mediation. Je partage son avis comme quoi, introduire la mediation de facon formelle doit pouvoir decanter plusieurs problemes au niveau de notre justice. Cela va, quelque part, dans l’interet des juges eux-memes: Les juges, eux-memes savent que la plupart des Maliens n’ont aucune confiance dans l’institution qu’ils representent. Chapeau aux vrais juges meritants !
Comme le suggere Karim, je trouve qu’une mediation, par exemples, des questions liees au travail, aux voisinage, du carre, location, des limites des champs, de paturages, de foyer(divorces,etc), des accidents non criminels sont, entre autres des questions dont les mediateurs pourraient bien se saisir avec efficacite. Bien que ces cas relevent surtout du civil, il est a remarquer que beaucoup d’entre eux renferment la potentialite (lorsque mal geres) de franchir la barre du criminel: Bon nombre de fois les conflits autour des limites des champs, des digues et des paturages sont devenus mortels, et donc criminels.etc.
Cela veut dire que si les mediateurs gerent bien ces conflits, ils ne se retrouveront pas dans les mains des juges; et ca devra faire moins de dossiers dans les mains de ceux-ci. Beaucoup de tribunaux administratifs et de travail n’auront plus de sens et leur personnel pour etre affecte ailleurs, ce qui augmentera les ressources humaines (le nombre de juges) pour traiter les vrais dossiers. Ceci pourrait reduire la lourdeur et une bonne partie de la corruption: Comme nous le savons tous, beaucoup de fois on entend les populations dire que, parfois, ce sont les juges memes qui compliquent les cas afin de “prendre des 2 cotes”.
Par ailleurs, la recherche montre un nombre tres, tres significatif de reussite (fin du conflit)lorsque les parties elles-memes trouvent un accord aupres d’un mediateur, beaucoup plus que lorsque c’est un cas tranche par le juge, qui dans beaucoup de cas engendrera appels et ruines materielles, etc. Il s’agira surtout de bien former les mediateurs (qui pourraient inclure les mediateurs traditionnels/cadis, griots et autres) en techniques de mediation et de regulariser leur formation, deontologie etc a travers la mise en place d’un ordre, d’une liste, d’un conseil [ou quelque soit le nom donne a la structure].
Ce systeme existe dans beaucoup d’etats ici aux USA et il y’a meme des questions dont le juge exige que les parties travaillent avec un mediateur avant qu’il (le juge) ne s’en saisisse.
Par ailleurs, pour revenir a la lettre des juges, je suis choque qu’un responsable syndical (de surcroit magistrat) ecrive ceci dans une correspondance officielle. Sans accuser personne, j’y vois soit une meconnaissance, soit une insufisance des textes en la matiere:

“Par ailleurs, contrairement à votre lettre en date du juillet 2016 qui vient de lui parvenir, aucune disposition légale ne prévoit la suspension des salaires et accessoires pendant la période de grève.”

En tout etat de cause, si cela est vrai, il y a de gros problemes a resoudre pour l’Etat, car comment eviter que tous les autres syndicats aillent en greve et meme de facon illimitee, s’ils peuvent toujours continuer a etre payes? Un autre probleme [plus personnel:-)!] est que cette phrase me met a la recherche de mon ancien Directeur d’Academie, lui qui, au nom de la loi, m’avait fait prelever des jours de salaires pour raison de greve. Mais bon peut-etre que ce qui est vrai pour les juges ne l’est pas forcement pour les enseignants. Je m’excuse de tomber dans le corporatisme en fin de message:-) !
Bonne soiree a tou(te)s !

Talatou


Je trouve scandaleux s’il s’avère que les juges peuvent aller en gréve et recevoir leurs salaires. De ma connaissance, aucun pays ne permet cela.

En general, ce sont les cotisations des membres qui garantissent un minimum de salaire durant une gréve (strike fund).

Je me demande, qui est le chef des juges au Mali? Est-ce le ministre de la justice? Nous devons d’abord trouver la tête du poisson.

La lettre de SAM au gouvernement n’est pas digne d’un syndicat de juges. Le langage n’est pas professionnelle du tout et très belliqueux. Cela ne fait qu’enflammer la situation.

Amadou O. Wane


Magasa et tous bonjour!

Le service minimum est il indiqué pour quels types de services publics?

Dans ma lecture des textes y afférents j’ai seulement compris que le service minimum est assuré:
1- dans les garderies d’enfants,
2- dans les services des urgences dont celui des pompiers (ce dernier doit rester en alerte constante).

Les administrateurs trompent bons nombres de nos militants en matière de grève pour exiger le minimum de service.
La franche collaboration entre syndicat et administration est de mon point de vue la solution de nos peines; qui souvent transgressent d’individus en indinvidus pour se généraliser!

Bonne soirée dans l’espoir que les Hommes du domaine de ma question pourront éclairer notre lanterne!

Sincèrement!

Dr BA Mamadou


Le problème est de savoir que dit la loi sur le service minimum pour les juges.

Is there a requirement or not?

Amadou O. Wane


Bonjour chers tous,
j’ai lu avec curiosité la loi sur la grève qui date de 1987 et elle est assez explicite car reprenant à l instar des pays membres de OIT/BIT les conditions d exercices d un droit fort, mais avec certaines contraintes ou mm exigences.

Cependant, elle date de 1987, nous sommes sous l empire de la loi de 1992. dura lex sed lex. ….bon dimanche à vous.

Aboubacar


“Article 15: Un décret pris en conseil des Ministres fixe, après avis de la Cour suprême, la liste des services, des emplois et les catégories de personnels strictement indispensables à l’exécution de ce service minimal et désigne les autorités administratives responsables de la mise en œuvre de l’article 14 ci-dessus.”__Loi 87-47 AN RM

Pour savoir si les tribunaux font parti des services indispensables, nous devons avoir devant nous le décret ministériel énumérant les services.
Me. Konaté doit pouvoir nous fournir ce décret.

“Article 17 : Par suite d’une cessation concertée du travail, l’absence de service fait donne lieu à une retenue du traitement ou du salaire et de ses compléments autres que les suppléments pour charges de famille.”__Loi 87-47 AN RM

Si cette loi est toujours en vigueur, il est clair que les grévistes n’ont pas droit à un salaire. No work, no pay.

La loi est disponible sur le lien suivant:

Loi sur la Grève au Mali

Amadou O. Wane


“Lisez bien le code et vous aurez l’occasion de changer d’opinion…mais en attendant, faisons preuve de bon sens : où a t-on vu qu’une personne assujétie à une obligation de faire, décide de ne pas faire, ce qui est de son droit et de sa liberté, mais qui contraint l’autre à son égard…”_ Me Konaté

On a vu les intégrés illégalement dans la fonction publique se prévaloir de leur turpitude et gagner leur cause…. ceux qui ont posé cet acte devraient savoir que à jamais le Mali ne s’en remettra …. !
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Vous avez raison Mr. Traoré. Quand l’état viole les lois de la république avec impunité, il lui reste peu de crédibilité aux moments opportuns.

Amadou O. Wane


Trois generations de dirigeants, une constante: la mentalite du Malien au banc des accuses

<<...la justice malienne est malade du mauvais comportement des maliens>> (Me Konate, Ministre de la Justice).

<< Il reste à faire un seul forum maintenant c’est celui de l’homme malien lui-même qui est mauvais>> (General ATT).

<> (Amy Sanogo, Inter de Bamako, 12/01/ 2009, Maliweb).

Du sommet de l’etat, le constat est clair, accablant et consternant: “le Malien est mauvais.” Les zelateurs de la critique systematique des masses sociales y vont a coeur joie sans apparemment se faire le devoir d’autocritique. Qui est donc ce Malien qui est mauvais? A t-il toujours ete aussi mauvais? Qu’est-ce qui explique la degradation de ses qualites morales et civiques ? Qu’est-ce qui peut etre fait dans le sens de son amelioration?

Nous avons tous le devoir sacre de repondre a ces questions car le “Malien” dont il est question se retrouve en nous. Il ne deviendra bon que si nous le devenons. Sa formation se fera a la base, mais la vision, l’inspiration et les exemples qui faciliteront cette formation ne viendront de nul part mieux que du sommet de l’etat. Ne dit-on pas que <>? Au Mali cette pourriture est desormais le domaine de predilection ou, devrais-je dire, de competition de l’elite. Partout l’appareil d’etat (administration, justice, sante, education, defense, protection civile, etc) a prouduit ses champions olympique de corruption, d’ incivisme et de malversations de tous bords qui renforcent et perennisent le mauvais en nos enfants. Or, se sont ces enfants qui prendront la releve.

Amadou Niang


Donnes moi une liste des pays où les grévistes ont droit à leurs salaires pendant la gréve. Je suis curieux d’en savoir plus sur le modèle économique permettant une telle perversité.

Amadou O. Wane


Amadou, c’ est d’abord une question de droit humain pour ceux qui n’ ont pas d’autres moyens de faire valoir leurs droits à une meilleure remunération. Je pense que ceci est clair. C’est ma position de principe et celle de beaucoup.
Puis je parle de delai.

Ceci dit, les syndicats luttent effectivement pour obtenir le droit à ne pas perdre leurs salaires pendant la grève. L’exemple que je connais est ici en Allemagne où il y a grève régulière seulement sich les Syndiqués votent à 75% pour la grève. Un Tribunal de travail a tranché que les employeurs peuvent, mais ne doivent pas nécesairement supprimer les salaires pendant la grève. Maintenant au rapport de forces argumentatives devant les tribunaux de la place d’imposer l’un ou l’autre point de vue.

Peut-ětre que d’autres connaissent d’autres exemples.

Bien cordialement
M. Diagayété


Temoignage sur la Manifestation Sanglante de Gao

J’y étais, j’ai vu et je vous temoigne.

Seule la Police est coupable de ce qui a fait dégénerer la manifestation. Elle a débuté pacifiquement à patir de la mosquée Tombeau des Askia. Arrivés au niveau de la place des martyres, les manifestants ont trouvé en face les agents de la Police qui ont voulu les empêcher d’atteindre le gouverneur. Ce qui n’était pas possible.

Sans occuper d’elle (police), les manifestants ont continué et les agents de la police ont commencé à tirer sur eux des gaz. Les manifestants à leur tour ont réliqué avec des jets de pières tout en avançant. Arrivé le moment où les agents de la Police ont été à court de munitions, ils ont paniqué et ont eu peur. Ainsi, ils ont essayé de faire ce qu’ils savent bien faire, prendre la tangente et fuire.

C’était là qu’ils ont été poursuivis par les manifestants qui ont reussi à prendre un seul d’entre qui a aussi pu s’échapper. Les manifestants ont continué jusqu’arriver entre la police et le marché Washington. Un véhicule militaire, pick-up rempli de militaires lâches bien armés, sorti de nulle part. Dans un exès de vitesse, ils ont commencé à tirer sur tout et partout.

Le pick-up faisait des allée-retours sur le long de la route et en faisant des passages dans les rues. Et là, c’est sauve qui peut, mais ils y a eu des jeunes qui ont refusé de quitter les lieux. Les militaires incapables se sont donné le plaisir de vider leurs chargeurs sur les manifestants.

Mahamane Alousseïni et certains camarades ont reussi à atteindre le conseil régional et ont été poursuivis avec des tirs nourris. Le camarade #Alousseïni a laissé la vie là bas. Les camarades sont toujours devant ce conseil régional.

Répos aux âmes de nos martyres. Qu’ils soient accueillis au Paradis.

Toujours campés devant le Conseil Régional. Rejoignez-nous!!!

#PourGao
Témoignage d’un membre de la Meritocratie Malienne.

La Guerre Sans Nom

En pensant a tout ça je me suis rendu compte que nous n’avons même pas de mon pour cette guerre au Mali. C’est triste.

Comment pouvons nous nous souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit dans laquelle ils sont tombés?

Quel nom pouvons nous donner à cette guerre?

Amadou O. Wane


“La grande guerre patriotique” ou “The unknown war”.

Ca rappelle le nom du film (réaliser en commun par les soviétiques et américains) du même nom s’agissant de la deuxième guerre mondiale.

Les russes l’ont appelé “La grande guerre patriotique” et les américains “The unknown war”.

Mais je propose que Stephane Kader Bomboté et les autres nous proposent quelque chose de mieux adapté.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je propose la “guerre fratricide”.

Quelque soit le côté, il n’y a que des maliens qui meurent.

Sidiki


Chouaibou,

Je constate que tu parles de guerre, si les maliens dans leur majorité arrivent au même constat et admettent que nous sommes bel et bien en guerre, ce sera alors un important pas cognitif de franchi. C’est à partir ce là que l’on peut demander au peuple de fournir d’effort de guerre nécessaire et c’est à partir ce cet effort que l’on peut entamer des négociations respectées par toutes les parties.

Pour l’instant c’est loin d’être le cas. Pour la plupart des maliens nous ne sommes pas en “guerre”. Nous avons tout juste affaire à des “bandits armés”, expression consacrée dans les medias d’état. Le gouvernement lui-même est loin de lever l’ambiguïté et laisse croire que les accords signés, aussi imparfait soient-ils, constituent la solution au problème. Hélas, chaque jour qui passe, avec son lot de victimes, se charge d’apporter un sanglant démenti à ce déni de réalité…

Quant au nom de ce conflit, ce n’est pas à un spectateur (surtout lointain) comme moi de le définir en lieu et place de ceux qui le font, même si cette guerre touche chaque malien de près ou de loin. Je crois qu’il revient d’abord à ceux qui versent leur sang quotidiennement de le nommer, nous ne pourrons que nous aligner sur leur choix. Peut-être que si la Grande Muette se fait entendre (démocratiquement), les choses changeront à Koulouba comme à Bagadadji.

Stephane Bombote


A la bonne question posée par Amadou Wane “Comment pouvons nous nous
souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit
dans laquelle ils sont tombés?
Quel nom pouvons nous donner à cette guerre? “, je lui propose de
faire une “maquette” des qualificatifs que chaque communauté ethnique
au Mali donne à la crise malienne, dite en français “la résurgence de
la question touarègue au Mali”.

Pour les miens touaregs de la région de Tombouctou, on désigne la
crise actuelle au Nord du Mali par le terme générique “les années de
la GRANDE CATASTROPHE” par “FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Tous les gens morts et les enfants nés au cours de la période
2011-2016, seront qualifiés de “ceux morts ou nés dans les années de
“FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


La Guerre de Sécession.

Amadou Wane


La Mediocrité de l’ORTM: a New Low

SVP regardez le JT du 13 Juin à partir de 23mn 40s sur le site www.ortm.ml.

C’est vraiment une honte nationale cette chaine:-)

Amadou Wane


Bonjour à tous,

Suite à l’incident en date du 13 juin durant le JT de l’ORTM, j’ai transféré ce matin le message de Amadou Wane à un responsable de la TV.

Ce dernier a envoyé dans l’immédiat des mots d’excuses que je vous transfère ci-dessous. Le dit responsable s’explique brièvement sur l’incident en question. Pour votre information, j’ai supprimé son adresse dans le message d’origine.

En espérant que les techniciens seront beaucoup plus vigilants.

Excellente fin de journée à toutes et à tous.

*****************************

Dr Ibrahim HAÏDARA
Psychologue
Docteur en Sciences sociales
MSc. Psychology
(Strasbourg, France)

De : …..
Date : 20 juin 2016 à 13:53
Objet : Re: Journal TV du 13 juin
À : Ibrahim HAÏDARA

Salut Ibrahim,
merci beaucoup pour la remarque. Effectivement, il y a eu cet incident quand le présentateur a voulu communiquer avec le chef d’édition (qui se trouve au niveau de la régie), et le technicien du son n’avait pas fermé son micro… nous en sommes très désolés.
Nous avons adressé une mise en garde au technicien.
Tu sais, ce sont des choses qui arrivent quand on est en direct. Il y a deux à trois semaines c’est arrivé à David Pujadas qui présente le 20h de France 2. Il s’était même emporté, et c’est passé à l’antenne.
Nous présentons nos excuses, mais sachez que ce sont les aléas du direct, ça peut arriver sur toutes les chaînes.
Bien à toi et aux amis

Signé
XXX

Le Lundi 20 juin 2016 10h25, Ibrahim HAÏDARA a écrit :

Bonjour XXX,

…..

D’autre part, les compatriotes sont bien frustrés et en colère par rapport au JT du 13 juin passé où un agent parlait dans son micro en plein Journal TV. Personne n’a pu l’interpeller tout de suite, ni après la grosse gaffe. Il ‘y a pas eu d’excuses non plus dans le journal suivant. On se demande comment cela est possible et j’ai promis à la Communauté malienne (Diaspora intellectuelle) de contacter un responsable pour avoir son avis. Je n’ai pas donné ton nom et souhaite avoir un retour de ta part sur cet incident qui terni l’image de l’ORTM qui n’est pas déjà fameuse à l’étranger.

Dans l’attente d’éclaircissements de ta part,

XXXX

Cordialement, / Mit freundlichen Grüßen / Kind regards,
_______________________
Dr Ibrahim HAÏDARA (Strasbourg, France)


Une mésaventure arrivée à un présentateur au Sénégal il y a quelques années :

“Etre journaliste dans les médias d’Etat suppose une totale compromission, une adhésion à la politique du gouvernement qu’il ne faut pas remettre en question. Cette règle doit être observée pour quiconque veut garder son travail, évoluer dans la profession, sous peine de sanctions immédiates.

Cela fut le cas pour un journaliste présentateur du journal télévisé de 20 heures dans les années 1980. Au Sénégal, la règle veut que le journal télévisé commence par une lecture de la feuille d’audience du chef de l’Etat. C’est une occasion de rappeler les activités du Président avec une présentation des audiences accordées à diverses personnalités. Après avoir observé la sacro-sainte règle d’usage, le présentateur eut l’outrecuidance d’introduire les autres titres du journal par la phrase suivante : « passons maintenant aux choses sérieuses ».

Du côté de la Présidence on prit mal cet affront, c’était comme si les activités du chef de l’Etat étaient d’importance moindre et ne devaient pas toujours faire les premiers titres du journal télévisé. L’issue de cette affaire était prévisible, le journaliste fut immédiatement démis de ses fonctions de présentateur. Il n’a pas été « viré », mais rétrogradé dans d’autres services de la RTS où il n’eut plus l’occasion d’afficher ouvertement « sa position » anti-gouvernementale. C’était du temps du régime du PS (au pouvoir entre 1960 et 2000), les pratiques de l’actuel gouvernement semblent avoir épousé la même logique. En août 2002, Matar Sylla, nommé après l’alternance de 2000 a été démis de ses fonctions de directeur de la RTS par le président WADE. L’explication est simple, il lui serait reproché une gestion de la RTS non-conforme avec les exigences d’un pouvoir qui voudrait tout contrôler. ”

http://www.memoireonline.com/11/07/725/m_ethique-deontologie-regulation-presse-ecrite-senegal10.html

Stephane Bombote


Si je comprends bien, le reproche est bien moins sur l’incident que sur le fait que l’incident n’a donné lieu à une aucune réaction postérieure. Il n’y a pas eu d’excuses. Quand il y a un incident, on s’excuse quand on respecte le téléspectateur. Maintenant, l’incident a donné lieu à un autre incident. C’est le téléspectateur qui a imposé l’excuse!
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonjour,

Je me rappelle bien de cet épisode de la TV sénégalaise. J’y était lycéen à l’époque.

Le contexte : le journaliste avait parlé de choses sérieuses pour passer à l’actualité tchadienne en pleine guerre avec la Libye, donc très chaude à l’époque.
Ironie du sort : on ne l’a pas rétrogradé mais plutôt affecté à la présidence de République pour couvrir les audiences du Chef de l’Etat.

Hammou HAÏDARA
Blog : http://www.hammouhaidara.com


Tout à fait M. Traoré.

C’est ce que j’ai rétorqué dans un second e-Mail à mon ami de l’ORTM en lui disant qu’il fallait tout au moins des excuses aux millions de téléspectateurs qui sont au Mali et à travers le monde. Excuses dont nous sommes les seuls destinataires, par privilège, aurais-je dit!

Restons aux aguets….A l’ORTM, ils se souviendront de la Diaspora malienne et des amis du Mali!

Bonne rupture à ceux qui jeûnent.

Ibrahim Haidara