Fonctionnaires Fictifs

Beaucoup de questions à se poser… Je résume une partie de l’article ci-dessous.

Selon une source au ministère des finances, les employés fictifs étaient pour la plupart des travailleurs qui sont décédés ou ont quitté la fonction publique. Les poursuites judiciaires pourraient suivre mais pour le moment la priorité est de recouvrer l’argent volé.

Depuis quand ces emplois fictifs ont été décelés?
Il y a eu un contrôle physique en fin 2014 (Octobre-Decembre, si je ne trompe pas); les employés devaient se présenter avec des pièces justificatives pour pourvoir réclamer leurs salaires. La découverte de ces 13000 “fictifs” remonte-t-elle à ce contrôle ou pas? Sinon, comment ont-ils été décelés?

Qui percevait les salaires?
Forcément quelqu’un touchait ces salaires; il y a des comptes en banques qui recevaient les salaires. Si ce sont les fictifs eux-même alors il ne faut pas perdre une minute, ils doivent rembourser, quitte à saisir leurs biens. Si il s’agit d’autres personnes, alors il faut remonter la source de cette mafia. Exposer les manières et méthodes sont les seules garanties pour que ça ne recommence pas.

Comment renforcer les contrôles?
Le traitement des salaires n’est-il pas informatisé? Il me semble que ça ne devrait pas être impossible de réduire ce problème de façon drastique. 13.000 fictifs veut dire que quelqu’un dormait aux commandes, était complice et/ou ne disposait pas de leviers de contrôle suffisants ou adéquats. C’est quand même bizarre.

A. Karim Sylla
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Mali aims to save $50 million by striking 13,000 ‘ghost’ workers off payroll
August 14 2016 | Reuters

(This Aug 13 story corrects ministry to public service in paragraph five)

Mali, one of the world’s poorest countries, has identified 13,000 fictitious workers on the state payroll who had cost a total of 30 billion CFA francs ($50 million), according to the information minister.

A source in the West African state’s finance ministry told Reuters on Saturday these were mostly workers who had either died or left to go and work for international organizations. The source added that prosecutions could follow, but for the moment the priority was to get stolen money repaid.

The landlocked desert nation and an important gold exporter, Mali has suffered from endemic corruption and instability over the years, and more lately from multiple insurrections by Islamist groups in the north, as well as infighting between armed factions.

Information Minister Mountaga Tall made the comments about bogus state employees on state TV and radio late on Friday.

“The minister (of public service) conducted a physical control combined with paying in cash … (and) detected about 13,000 staff that were either fictitious or irregular,” he said.

“The savings that can be made if all measures are taken … will be around 30 billion CFA francs,” Tall added. He did not give a breakdown of the figure. The source at the finance ministry also could not provide such details.

Investigating and striking off ghost workers are among the requirements of Mali’s program with the IMF.

(Reporting by Tiemoko Diallo; writing by Tim Cocks; editing by Mark Heinrich)


Bonsoir a tous !
Karim-En reponse a la 1ere partie de ton commentaire:

“Depuis quand ces emplois fictifs ont été décelés?
Il y a eu un contrôle physique en fin 2014 (Octobre-Decembre, si je ne trompe pas); les employés devaient se présenter avec des pièces justificatives pour pourvoir réclamer leurs salaires. La découverte de ces 13000 “fictifs” remonte-t-elle à ce contrôle ou pas? Sinon, comment ont-ils été décelés?”

Oui, sur la base d’un document que j’ai lu, cette decouverte remonte effectivement au controle physique de fin 2014 engagé par Mara quand il etait PM.
Le meme document indique que le rapport final de ce controle physique a été déposé depuis Juin/Juillet 2015, et voila que plus d’un an apres on continue, encore, a en parler si vaguement (au lieu d’agir) au niveau officiel. Ainsi donc, le Mali a perdu une année et 30 milliards qui auraient pu aider a investir dans beaucoup d’infrastructures ou acheter beaucoup d’autres choses (y compris, pour coller a l’actualite securitaire, 1, 2, ou meme 3 hélicoptères de combat).
Mais, il est vrai, comme a coutume de le dire le sage de Bandiagara “mieux vaut tard que jamais”.
Bonne soiree a tou(te)s !

Talatou


Pour recouvrer cet argent, il est absolument nécesssaire de répondre aux deux premières questions.
Or sans poursuite judiciaire et preuve, on ne peut pas faire rembourser ces sommes distribuées par des “fictifs” undecided.

Informatisé ???money-mouth

Prfffff !!!! Ce pays !!!!!

Depuis 1960 iols ne font que parler et mimer le modernisme.

Troisième question (issue) n’ est pas certainement aussi à résoudre.

Bien cordialement

M. Diagayété


Je croyais que le crédo était que le Mali est un pays social ……
Il faut faire le détail entre ceux qui nourrissent simplement leur famille et ceux qui en ont fait une source d’enrichissement illicite b-) 😉
Il y a bien ceux définis comme non intégrables pat Tatam Ly qui ont été intégrés non ?
Il y a les 263 mais c’est 22.567 fonctionnaires illégalement recrutés qui sont payés.
Qui sera sanctionné ?
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Merci pour l’info Talatou.

Au fait, combien d’employés travaillent dans la fonction publique?

Si on arrête cette saignée ce sera la plus grosse injection d’argent dans les caisses de l’état. Ça doit faire au moins 10% de l’aide budgétaire que le Mali reçoit.

Je ne sais pas comment l’incidence financière (30 mld CFA) sur le budget a été calculé; est ce que ça inclus par exemple les cotisations INPS?

A. Karim Sylla


On dirait que les choses commencent à évoluer. L’information est à confirmer, mais il semblerait que le Ministère de la Justice et des Droits de l’homme ait saisi le Procureur de la République près le la Cour d’appel de Bamako, comme le rapporte un journaliste habitué des couloirs des tribunaux. “Dans le cadre de l’affaire des 13 milles agents fictifs se trouvant actuellement dans la fonction publique malienne, le ministre de la justice a instruit au procureur général près la Cour d’appel de Bamako, l’ouverture d’une information judiciaire.
Il faut noter que ces agents coûtent à notre trésor plus de 30 milliards de fcfa de quoi construire des écoles et hôpitaux. ” Abdoulaye Koné, Journal Le Procès-verbal.

Amadou Salifou GUINDO,
Doctorant Sciences du Langage
DIPRALANG EA739
Montpellier 3


Où Va l’Argent Pour l’Education des Enfants de la Commune II ?

Bonjour,

Je viens au nom de l’ASSOCIATION SIGUIDA KENEYA de la Commune 2 qui a pour buts de créer la cohésion sociale à travers des activités comme l’assainissement, l’éducation, la promotion de la mentalité sportive, et la lutte contre le tabagisme dans la commune 2. A travers nos activités d’assainissement, nous avons découvert une situation inacceptable de délabrement de presque tous les établissements de la commune 2! En particulier,les conditions sanitaires de l’école primaire Ismaila B DIAWARA de Quinzambougou dépasse toutes les limites imaginables, et d’ailleurs nous l’avons tellement décrier que le ministère de l’éducation nationale leur a retiré la capacité d’organiser les examens de fin d’année cette année faute de toilettes! Plus de milles élèves sont obligé de faire leur besoin dans la cour contre les murs des classes!

Nous savons aussi que la mairie de la commune 2 perçoit annuellement 70 millions et nous avons la preuve pour aider à améliorer les structures scolaires, aide alimentaire aux enfants, et fond ADARS pour l’achat du petit matériel! Il n’ya d’aide alimentaire dans aucune école publique de la commune 2, les établissements sont dans un état de délabrement inacceptable, et les enfants manquent de tout!

Nous sommes allé voir la mairie, et on nous a envoyé voir les CGS comité de Gestion Scolaire, et eux à leur tour nous envoie voir la Mairie.. Nous voulons juste savoir ce qui se passe avec l’argent des enfants! Le fond ADARS s’élèvent à des dizaines de millions de francs CFA par commune et distribue à travers la mairie! Pour la commune 2, il s’agit de 31,900.000fCFA! Le gouvernement a travers ces lignes budgétaires démontrent qu’il a versé 72,000,000 de francs CFA à la mairie de la C2, et donc où vont ces fonds! Les CGS disent que la mairie ne leur donne que 60 à 100,000 f par trimestres!

Aly Haidara

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Bonsoir les amis!

Je conseille vivement que tu te fasses assister par un Homme du Droit spécialiste de la question et du domaine!

La Mairie est désormais la représentante de l’état dans le fondamental.
Le CGS est chargé d’élaborer son projet scolaire à soumettre à la Mairie pour le développement de l’école.
Il y a un fonds (j’ai oublié le nom) alloué par une ONG aux écoles géré par la Maire, mais justifier suivant les activités du CGS suivant sa régularité et son fonctionnement dynamique…
Dans tous les cas, les images ici fournies méritent notre soutien dans la changement du cadre de vie des apprenants et acteurs de l’école!

Bonne chance et faits attention à toi dans ce combat qui sent!!!

Amicalement!

Dr BA Mamadou PhD
Enseignant de parcours!


Bonjour Aly,

Ce que je peux vous dire deja c’est que vous etes sur la tres bonne voix: suivre l’argent (follow the money).

Le jeux de ping-pong entre le CGS et la mairie me fait penser qu’ils ne veulent pas etre derangés parce qu’ils n’ont pas finis de brouter.

Il faut d’abord essayer de bien comprendre selon les lois les responsibilités de chaque structure (mairie, CGS).

Qui recoit l’argent du gouvernement, le CGS ou la mairie?

Une fois que les responsibilités juridiques sont bien definies, vous saurez où taper.

En tout cas je vous tire mon chapeau

Amadou O. Wane


Tres belle initiative, Aly. Avez-vous eu des explications sur l’utilisation faite des fonds aloues a la mairie pour son assistance aux ecoles? J’en doute. Votre association devrait rencontrer le maire et ses conseillers pour leur expliquer que vous mettrez tout en oeuvre pour que l’utilisation de ces fonds soit au centre des compagnes pour les prochaines elections communales. Contactez aussi des medias serieux pour les mettre sur le coup. Si vous maintenez la pression a tous le niveaux, vous aurez des resultats.

Amadou Niang


Ces documents viennent de la Direction des Finance et du Matériel à l’ACI du ministère de l’éducation , et tous ces fonds sont versés à la mairie, et donc la mairie refuse de montrer leur documents de gestions de ces fonds! Le premier document qui comporte les années 2015 et 2016 sont en milliers donc on doit ajouté trois zéros au chiffres!

Aly Haidara


Vous avez trouve la tete du poisson.

Amadou O. Wane


Oui, justement le poisson pourrit par la tête.

Courage !
Diagayété


Peut-être que je lis mal ces chiffres…
Ce que je vois c’est que l’allocation pour l’entretien des écoles de la Commune 2 ne fait même pas 10 millions CFA; ce qui est commensurable avec les 60.000 ou 100.000 F par mois par école.
Les fonds de l’ADARS sont un “appui à l’enseignement”; peuvent-ils être utilisés pour l’entretien des toilettes? Je n’en sais rien mais ça ne m’a pas l’air d’être destiné à ça.
Mais je suis vraiment encouragé par le sens du vrai citoyen responsable qu’exhibe notre ami Aly et son association. Nous avons le devoir et l’obligation de questionner où va notre argent.

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Karim Sylla


Merci Aly. Du courage.

Ah encore les toilettes dans les établissements scolaires! Du primaire à l’université, l’état des toilettes est désastreux. C’est le dernier souci des dirigeants Maliens.

Fad avait fait un excellent rapport sur les toilettes dans les universités lors de la phase préparatoire du forum de l’éducation.

Lorsque j’étais à la Faculté de Médecine de Bamako, il n’y avait pas de toilettes. Nous étions obligés d’utiliser les toilettes de nos copains de l’internat qui étaient aussi dans un état calamiteux.

Des futurs médecins ont été formés dans ces conditions. On ne doit pas s’étonner lorsque l’insalubrité dans les hôpitaux nous écorche peu.

Barou Sam


Je vous laisse avec les images d’une autre école du meme Centre d’Animation Pédagogique. Cette fois-ci, il s’agit de l’école primaire de Bozola donc toujours en Commune 2! Sur 24 toilettes, seules quatre sont utilisables et donc fermées et réservées au corps professoral! Les dernières images représenter de la matière fécale en plein air dans la cour de l’école. C’est tellement purement criminel. Je crois que la prochaine étape est de se constituer en personne morale comme association de parents d’élèves capable de demander compte contre X en justice avec l’aide d’un conseiller juridique.

Aly Haidara

  • Ecole de Bozola dans la commune II de Bamako

Bon courage pour ce combat.
Il faut cependant ouvrir les yeux et reconnaître que sortie des grande villes, le problème des latrines est un réel problème au Mali et en Afrique en général.
Je crois que le Mali n’adresse pas suffisamment cette question comme par exemple elle l’est au Burkina.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


22 Mars et 26 Mars

Bamako|27 Mars 2016|CPM|Fabou KANTE
J’ai suivi avec non sans intérêt les commentaires fait par la presse nationale Malienne publique et privée à l’occasion du 25ème anniversaire de l’avènement de la démocratie dans notre pays qui marquait aussi la fin du régime sanguinaire et dictatorial de Moussa TRAORE et de son clan. (Ce sont les termes qu’ATT a utilisé lors de sa première parution sur les antennes de la RTM après son coup d’Etat)
Les 14 pages d’analyses et de témoignages qui nous ont été servi par le quotidien national d’information L’Essor et la série d’interviews réalisée la nuit dernière sur l’ORTM qui nous a permis d’écouter les points de vues d’universitaires, d’hommes de culture et d’acteurs du mouvement démocratique nous ont donné matière à réflexion.
Je me précipite de faire remarquer tout d’abord, que l’anniversaire du coup d’Etat du 22 Mars 2012 a été traité par la presse gouvernementale comme un non-événement. Rien ne fût évoqué dessus dans le journal télévisé du 22 Mars. Mon humble avis sur cette attitude que je trouve antidémocratique, est que la stratégie de communication du pouvoir qui consiste à abroger politiquement un fait ancré dans l’histoire du Mali ne saurait prospérer. Aucune méthode d’annihilation ne saurait effacer un événement aussi chargé de sens et de symboles de la mémoire collective du peuple du Mali. La posture intelligente, modeste, humble républicaine et démocratique serait d’ouvrir des débats de fond sur les raisons objectives qui ont conduit notre pays au coup de force du 22 Mars 2012 afin de tirer toutes les leçons qui s’imposeraient.
En seulement quatre (04), les conséquences du refus volontaire de prendre en compte les enseignements du putsch de 2012 sont concrets, palpables et tangibles dans toutes les sphères de la société Malienne. Pourtant, ce que peu de gens ignorent ou oublient, est que des individus, institutions et groupes d’analyses nationaux, sous régionaux et internationaux avaient donné l’alerte des années avant le 22 Mars 2012, toutes choses qui devraient normalement permettre aux dirigeants d’alors de se ressaisir et de rectifier le tir. Une sagesse Bambara nous enseigne : « celui qui est en cours d’épuiser sa vie n’est point attentif aux conseils qu’on lui prodigue. » ATT et les siens ont fait la sourde oreille parce qu’ils fonçaient droit au mur.
Bakary Konimba TRAORE alias pionnier avait par exemple laissé entendre que le pouvoir d’ATT s’estompera par un coup d’Etat même si cela devrait intervenir à 24 heures de la fin de son mandat à cause de la gestion calamiteuse qu’il décida de faire de la gestion du pays…..Les professeurs Issa N’Diaye, Abdoulaye NIANG feu Dialla KONATE etc avaient clairement exposé des arguments scientifiques solides prouvant que notre pays était juste à quelques pas d’un soulèvement qui aggraverait notre situation politique. La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers son baromètre d’analyse des paramètres sociopolitiques et économiques de ses pays membres, basé à Abuja, n’a cessé depuis au moins une (01) année avant le 22 Mars 2012, d’attirer l’attention du gouvernement de l’époque sur les dangers potentiels et imminents qui guettaient notre pays. ATT et les siens ont fait la sourde oreille et d’ailleurs le coup d’Etat du 22 Mars est arrivé pendant que séjournait une mission de cette organisation au Mali.
Sur le plan international, c’est Fich, qui depuis Décembre 2009 a arrêté de noter l’économie Malienne pour la simple raison qu’elle était criminalisée par les réseaux de trafics de drogue de tout genre. Air Cocaïne est assez révélateur de ces allégations, l’enlisement et la métastase du problème du nord Mali n’en est pas moins.
Une année plus tard, en juillet 2010, c’est la CIA qui classe le Mali parmi les 5 pays les plus injustes au monde car 98% de nos richesses étaient accaparée par moins d’1% de notre population qui constituait au même moment les principaux organisateurs et planificateurs du vol et de la corruption.
Moins d’une année après le 22 Mars 2012, c’est Lynn Pascoe, un sous-secrétaire d’Etat américain qui, dans un rapport de mission sur le sahel présenté devant le congrès, conclu très explicitement que la crise multidimensionnelle dans laquelle le Mali est plongé est plutôt la conséquence de l’échec intégral et radical des politiques de sécurité et humanitaires nationales que des effets collatéraux de la crise libyenne.
Voilà, chers frères et sœurs, quelques éléments ci-dessus à prendre en compte chaque 22 Mars afin que nous restions éveillés mais surtout conscients des erreurs et fautes mortelles que nous avons commis et qui nous ont conduits à ce que nous savons. Nier, occulter, diaboliser et déformer l’histoire ne nous sera non seulement d’aucune utilité mais surtout nous prédisposera à reproduire les mêmes comportements, les mêmes façons de faire et de penser d’avant Mars 2012 et ça serait simplement dommage pour tout le Mali.
Revenons au 26 Mars.
Mon point de vue sur l’appréciation du mouvement dit démocratique est conforme à celui que l’homme de culture Magma Gabriel a défendu sur l’ORTM la nuit dernière : Ce mouvement a lamentablement échoué. Il a échoué pour la simple raison que la majorité de ceux qui en ont été les animateurs n’avaient que des objectifs personnels, familiaux, partisans et claniques à rechercher et à atteindre. Les populations n’étaient point leurs priorités et l’histoire nous l’a clairement prouvé aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cette raison, que ceux d’entre eux qui ont toujours dit : « Attention ! Attention ! Attention ! Nous sommes en train de trahir la mémoire des martyrs » ont soit quitté le système volontairement où ont été contraints par toutes les formes de pressions économiques et politiques.
Ceux sur quoi je voudrais surtout insister à ce niveau, c’est vraiment la qualité des entretiens que nous a proposé et qui n’ont pas démérité à bien des égards. Cependant, nous estimons qu’il fallait impérativement donner aussi la parole à la jeunesse Malienne. 26 Mars 1991-26 Mars 2016 c’est quand même 25 ans. Quelles analyses font les jeunes de la tranche d’âge 25, 30 et 40 ans de cette révolution ? Ceux qui ont occupé les plateaux sont des acteurs qui dans la plupart des cas ont encore des agendas politiques. Ce seul élément met obligatoirement une bonne dose de subjectivité dans leurs discours. S’ils ont réellement fait cette révolution pour ceux qui étaient à l’époque leurs enfants et petits-enfants, ces derniers sont généralement devenus aujourd’hui des hommes économiquement morts, politiquement désespérés et socialement traumatisés. C’était à ces jeunes que l’ORTM devait donner la parole s’il voulait jauger les conséquences du 26 Mars au lieu de redonner l’occasion à des gens qui ne songent très souvent qu’à embobiner les autres comme s’ils étaient les seuls témoins de notre histoire.

Bien à vous


Merci Fabou pour cette conversation du souci de l’intérêt de notre pays. Vous me posez des questions importantes sur lesquelles je vous livre les lignes suivantes.

Je n’aimerais pas comme vous une résolution violente dans notre pays mais l’ampleur et l’incurie qui caractérisent les déprédations sur les ressources communes d’un pays appauvri par une mauvaise économie et une mauvaise conduite des hommes, en disposent tout autrement. Elles constituent de tragiques opportunités manquées pour entretenir la vie des pauvres populations, pour qui nous voulons l’économie des violences, mais qui la perdent en autant de morts anonymes. Morts silencieuses du détournement du bien public pour des gains personnels. Vies perdues par non-assistance comme la disparition du journaliste Birama.

C’est la mécanique de cette énorme corruption qui dicte sa propre violence de résolution car, une vie étant une vie, l’érection des villas de la sécheresse a couché de multiples vies non-assistées et appelé l’insurrection du 26 mars 1991, la trahison des idéaux du 26 mars a pris encore plus de vies anonymes et apporté les violences scolaires, la confrontation politique du Coppo, les élections truquées et les manipulations politiciennes ayant conduit à l’avènement de Att et au pourrissement de la classe politique en portant encore plus haut la médiocrité, le mensonge et le vol. Le détournement des maigres Pgas des militaires et l’incurie sur rations et munitions nous valurent le coup du 22 mars 2012 par des jeunes gens excédés par le double langage et attirés par le mafieux exemple du sommet.

La violence viendra donc, vive ou froide, et cela de façon imprévisible, comme l’irruption des troupes du camp Soundiata ou la bastonnade de Dioncounda, et n’en déplaise l’ex-ministre Sada Samaké qui affirmait plus de coup d’Etat, mais où est-il maintenant? Qui a pu prévoir les attaques du restaurant, du Radisson ou du Nord-Sud? Est ce qu’un officiel malien ose se pavaner à Ténenkou ou à Kidal? Les coups de main ne se comptent plus à Bamako et la corruption ne pourra maintenir la stabilité du régime plus longtemps… Qui ne voit le HCI ou le Biprem prendre l’initiative quand les politiciens s’accommodent et l’Etat fabrique des fonctionnaires milliardaires? Noter ici qu’entre un chef de l’opposition comme une fraude de casting et un opposant en chef comme foudre de guerre, il est facile de déviner qui pourra mieux rejoindre le combat du people qui est en train de s’organiser.

Maintenant à la fameuse question Que faire? L’aventure du Mnla et les piètres parcours de la transition et du pouvoir actuels ont convaincu les populations maliennes que la survie et l’avenir exigent de prendre tout bien au sérieux… Je présume que la plupart voudront d’un pays pour ses enfants et petits-enfants car le monde se complique et un pays peut vous être retiré et l’exil ne paie plus… Il n’est pas difficile de concevoir la majorité des maliens se concerter en conférence souveraine pour jeter des bases plus saines à une entité plus viable. Une question importante sera le choix des leaders qui ne seront pas ces politiciens sortis du même moule de la facilité du parasitisme étatique. La révolution se fera dites-vous. Oui. Tôt ou tard dépendant du budget militaire et politique en France d’être en état d’être intraitable sur l’évolution de notre pays. Mais j’évite les gros mots trop chargés d’impasse. Voilà pourquoi j’ai choisi l’humble métaphore de la conversation autour du thé à la menthe, suffisamment commune pour vaincre les timidités et suffisamment généreuse dans sa vérité humaine. Croyez qu’un laboratoire virtuel renseigne tant par attaques, insultes, silences, joies et enthousiasmes sur l’état des antagonismes de classe de la société malienne. En effet, il faut apprendre à enseigner avant d’enseigner à apprendre. Désormais c’est à la diaspora malienne et le secteur privé en tandem avec la partie saine de la société plutôt que la classe politique disqualifiée de jouer le rôle moteur d’inspiration pour la jeunesse de reconstruire leur pays.

Diadié Alpha


Un Ministre Accusé de Blanchissement d’Argent

Si les informations fournies par mon frère Chahana Takiou dans cet article s’avèrent, le Mali aujourd’hui plus que jamais est en danger!

Suspecté de blanchiment de capitaux à hauteur de 700 millions de FCFA : Le ministre Dramane Dembelé épinglé par la CENTIF – Un juge d’instruction bientôt saisi

Assoumane Maiga


Ci joint le texte d’un décret qui règlemente l’exercice de l’activité rémunérée du fonctionnaire en dehors de ses activités pour l’état.
Cordialement

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Le ministre Dembélé dit avoir été payé pour une prestation effectuée en 2011 — il n’était plus fonctionnaire à l’époque. Ou bien je me trompe? Sinon, le décret qui interdit aux fonctionnaires les activités lucratives ne s’applique pas à lui.
Mais ce qui est troublant, c’est qu’il essaye de nous faire un “Platini”; il dit s’être fait payé 5 ans après avoir effectué un travail. C’est quand même bizarre.

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A. Karim Sylla


Ibrahima,
Pour éviter toute confusion et éclairer notre peuple le ministre Dembele doit user de son droit de réponse pour apporter la lumière sur cette affaire.

Cordialement,

Assoumane A. Maiga


Il y a très peu de journalistes crédibles au Mali et ce sont ceux que l’on entend que rarement. La crédibilité que nous recherchons c’est la crédibilité des institutions. C’est une institution de la République qui a dénoncé ce blanchiment, il appartient à la République d’y répondre. La même institution au Burkina a dénoncé des blanchiments pendant la période de la transition. Le Gouvernement actuel a déclenché une procédure judiciaire contre ces personnes incriminées. C’est à la justice qu’il appartient en république de procéder à la manifestation de la vérité.

Au Burkina Faso, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a annulé la nomination de l’ancien Premier ministre Isaac Zida comme ambassadeur à Washington, sur fond de révélations sur des malversations présumées par les autorités de transition. Un décret publié par le Journal officiel du Burkina nommait le général Yacouba Isaac Zida comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina auprès des Etats-Unis, à la surprise du nouveau pouvoir de Ouagadougou.

Par un décret pris en conseil des ministres qui s’est déroulé mercredi 16 mars, le président Roch Marc Christian Kaboré met fin aux fonctions du général Yacouba Isaac Zida comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina près des Etats-Unis. Le compte rendu du dernier conseil des ministres précise que le nouveau décret « abroge » celui du 22 décembre 2015.

Cette décision fait suite à la publication dans le Journal officiel du Burkina d’un décret portant sur la nomination de l’ex-chef du gouvernement de la transition au poste d’ambassadeur aux Etats-Unis. Ce décret de nomination datait du 22 décembre 2015, soit quelques jours avant l’investiture du nouveau président.

Cette nomination n’avait pas été rendue publique et ne figurait pas dans le compte rendu du dernier conseil des ministres du gouvernement de la transition. Au cours d’une conférence de presse bilan de la transition, le général Yacouba Isaac Zida avait lui-même affirmé qu’il attendait d’être mandaté par les nouvelles autorités issues des élections du 29 novembre 2015.

Depuis plusieurs semaines, les médias font des révélations sur des malversations présumées des autorités de la transition. Ces révélations concernent des détournements de fonds publics ou d’enrichissements illicites
Cordialement.

Amb. Ret.
Mamadou Traoré


Je me pose les questions suivantes :

À partir de combien de million un transfert d’argent peut être suspicieux
Désormais, est-il possible de fixer un seuil de montant de transfert d’argent au-delà duquel les Banques doivent contacter cette cellule pour déclencher automatique une procédure de vérification (comme moyen de lutter contre la fraude).

Bonne fin de semaine

Mamadou Diarra


Évidemment l “effet exil” dénature certain raisonnement! Si la crédibilité de l’Institution est vérifiée (http://www.centif.gov.ml) pourquoi s’attaquer au citoyen qui a relayé l’information qu’il soit un journaliste, un blogueur, ou un simple contribuable.

Salif Koné


Des Pickups pour l’Armée

120 pickup pour 2,940 milliard CFA? Je suppose que ces gens-là vont encore faire une combine; amener du matériel chinois et s’enrichir encore une fois sur le dos de l’armée et du contribuable. Ceci dit, le pickup nous revient donc à 24,5 millions CFA. Ce qui semble assez élevé.

La référence en pickup pour l’armée est la Toyota Pickup. Elle est nettement plus chère que ses cousines chinoises et coréenne. Et elle vaut 18,6 millions CFA achetée à Dubai en prix unitaire (AED 115.900 au détail, pas en gros) pour la version mono-cabine — voir ici http://www.toyota.ae/new-cars/lc-pick-up — Transporter ce véhicule jusqu’à Bamako coûte moins d’un million (prix en détail, pas en gros). Au finish, le prix hors taxe livré à Bamako fera à peu près 19,6 millions CFA. L’entreprise en question ferait donc un bénéfice brut d’à peu près 5 millions par véhicule (26% de marge).

Je serais curieux de voir le cahier de charge de cet appel d’offre. Je suis prêt à parier que ça sent encore le roussis — d’abord le délai de 45 jours me paraît un peut court pour livrer un tel volume de voiture; mais qu’à cela ne tienne, si quelqu’un ici peut mettre la main sur le cahier de charge et/ou le délibéré des dépouillements je me ferais le plaisir de l’analyser. On pourrait alors savoir exactement les marque et genre de véhicules à livrer.

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A. Karim Sylla


AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’acquisition de cent vingt (120) véhicules pickup au profit du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants.

Le marché relatif à l’acquisition de cent vingt (120) véhicules Pick-up au profit du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et les Etablissements Cheickna SYLLA SARL pour un montant de2 milliards 940 millions 19 francs CFA toutes taxes comprises et hors droits de douanes et un délai de livraison de 45 jours.

L’acquisition de ces véhicules permettra entre autres :

– de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées du Mali et, particulièrement, celles des groupements tactiques interarmées engagés dans l’opération MALIBA ;

– de permettre l’organisation de patrouilles mixtes dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Le financement du marché est assuré par le Budget national.

Toujours la Corruption

Achat de plus de 100 000 ordinateurs sur le Fonds d’accès universel au compte du Ministère en charge de l’Enseignement supérieur : UN DéTOURNEMENT PROGRAMMé DE PLUS 40 MILLIARDS DE NOS FRANCS


Je me demande si le Mali ne devrait pas temporairement réinstaurer la peine de mort dans certains cas de corruption; le temps de contrôler le cancer qui détruit le pays à petit feu.

Amadou O. Wane


Quand les plus grands corrompus et criminels reignent et que les autres autour d’eux font leur propagande, on pourra à la rigueur parler de réinstituer la peine de mort, mais on ne le fera pas. Il faut bien trouver quelqu’un pour réinstaurer une peine qui lui serait applicable. Tel fut le constat quand on en a parlé autour du thé à la menthe avec la réalisation que la violence populaire est inévitable pour balayer tout ça. Ainsi plusieurs verres levés et bus au kokajè!

Diadié Alpha


Si il faut acheter 100.000 ordinateurs, ne faudrait-il pas encourager la mise en place d’une ou plusieurs unités de montage au Mali? Ça coûtera moins cher, créera des emplois, assurera un transfert de technologie, permettra un meilleur SAV, pourra servir de plateforme d’exportation dans la sous-région et surtout enrichira des Maliens entreprenants.

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A. Karim Sylla


En tout cas, ce serait plus qu’anormal que des gens bouffent des milliards du contribuable et que les interesses aillent savourer une retraite calme et doree.
Un premier verre de 4011 a tous(sans menthe sur recommandation de Sabu Nyuman !). Mais, attention, le 2e sera forcement a la menthe !
Bonne nuit !

Talatou


Oui, bonne idée qui conduirait à un développement durable et très raisonnable.

Quant à “plateforme d’exportation dans la sous-région”, là je doute car les autres aussi viendront certainement à cette idée s’ ils n’ en sont pas déjà. En tout état de cause, le marché (des encore) analphabètes maliens est à croitre si l’alphabétisation et l’ éducation avec perspective est enclenchée parallèlement.

“enrichira des Maliens entreprenants.” seulement et si – de mon avis – s’ il y a aussi fabrication effective de quelque chose de ces ordinateurs si bien qu’ on obtienne de petites industries secondaires fournisseurs.

Bien cordialement

M. Diagayété