Marche de Gao : Témoignage de Madame Coulibaly Ramata


Bonsoir,
Mme Coulibaly Ramata Maïga est la présidente du Collectif des Maliens de France CMFPAIX, crée en janvier 2012 pour résister à l’occupation des régions Nord du Mali.
C’est un des acteurs majeurs cette difficile période de la sombre histoire du Mali 2012-2013.
Cordialement,

Cissé Mahamadou paris


J’ espère que ce témoignage est tombé dans l’ oreille de IBK.
Ca ne doit pas et ne peut pas continuer comme ca !
Merci beaucoup pour la transmission de ce témoignage, Chouaibou !

M. Diagayété


Tout le monde devrait écouter ce que cette dame dit.

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Karim Sylla


No comment !!!
Mme Coulibaly Ramata Maiga a tout dit !

Talatou


Chouaibou,
Quelle a été la réaction du gouverneur après cette intervention de Rah ainsi que celle des ministres présents?
Merci

Cordially

Balata


Balata

J’avais décidé de rapporter uniquement des faits sur cette affaire.

Pour le gouverneur je n’ai pas de réponse ?

Pour être “politiquement correct”, permets moi de ne pas commenter les autres cas, parce que les appréciations (sous l’émotion ?) ne sont pas les mêmes.

J’ai seulement appris que certains ont des relations avec cette ville de Gao depuis l’âge de 3 ans. Et je me disais décidément on se connaît si peu. Et aussi quelle idée géniale qu’ont eu les pionniers de notre Mali !

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Discours du Maire de Gao, Sadou Diallo


Extraordinaire !

Mais est-ce que IBK est capable d’ écouter son peuple et les élus de ce pays qui sont sur le terrain?
Rien ne l’a prouvé jusqu’ à présent. Et franchement dit, je ne crois pas que IBK va commencer à écoutre son peuple.

Cet autisme va rendre le peuple et sa voix qui s’ exprime radical. Il ne faut pas se leurer les évènements en Tunisie, Égypte, Libye, Syrie peuvent se reproduire au Mali. Les conditions objectives sont là. Il suffit seulement d’ un petit slogan tel que “IBK dégage” pour que le feu s’ allume.

Alors, appel à IBK d’ écouter son peuple et ses représentants sur le terrain, de surseoir à ces autorités intérimaires là où elles n’ ont pas leur place. A Kidal, oui, car rien ne fonctionne là-bas.

Et aussi d’ organiser très rapidement une Conférence Nationale. Celle-là est plus que urgente cette fois-ci. Elle peut encore se passer en sereinité.

IBK, voyez le Mali et ses filles et fils avant qu’ il ne soit trop tard. Une crise au carré aura une dynamique incalculable. La sécurité et l’ assurance dans lesquelles vous vous sentez ne sont que virtuelles, miratoires si vous n’ écoutez pas le peuple meurti sur le terrain et dans les villes, principalement du Nord où la crise étend toutes ses conséquences désastreuses. Ne dites pas que vous n’êtes pas prévenu.

Que le bon Dieu donnent au dirigeant IBK un esprit de sagesse !

Vive le Mali !

Bien cordialement
M. Diagayété


Grand Diagayete,

Je prie qu il continue de ne pas ecouter le peuple pour que celui se radicalise et puis le faire partir. Nous sommes vraiment fatigues de cet homme.

Sidy Danioko


La conclusion que je tire de ceci est que la seule erreur des jeunes de Gao est d’avoir accepté d’être désarmés au lendemain du retour de l’AMA en ville. Sinon, ils auraient eu les mêmes “droits et égards” que ceux qui ont pris les armes contre l’état.

Le maire parle aussi d’un enlèvement par l’armée d’une vingtaine de jeunes la nuit précédant la marche. Faut-il en conclure que les tirs du lendemain étaient prémédités? En tout cas, il n’y a qu’un petit pas à franchir. Ces jeunes auraient été enlevés puis torturés pour peut-être leur soutirer des informations ou “convaincre” les autres à ne pas marcher. Le maire évoque la présence parmi les jeunes de deux miliciens (Ganda Izo) armés (pour, selon lui, assurer leur protection); est-ce cela qui a amené l’AMA à se mettre sur le pied de guerre le lendemain? L’enquête nous le dira peut-être.

Mais j’avoue ne pas avoir confiance en la justice malienne, plus particulièrement quand il s’agit de mener des enquêtes accusatrices. Et même quand les auteurs sont identifiés la justice tarde à conclure; demandez aux familles des bérets rouges de Diago.

Le fil des événements de Gao est pourtant très simple à remonter. Quelqu’un a bien donné un ordre; les kalachnikovs ne tirent pas d’elles même.

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A. Karim Sylla


Nuage de Mots du Discours de IBK sur Gao

14 Juillet 2016

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Incidents de Gao : Message à la Nation de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat

Mes chers Concitoyens, Mesdames et Messieurs,

Suite aux évènements tragiques intervenus récemment dans plusieurs localités de notre pays, notamment à Gao, j’exprime mon profond regret et je m’incline devant la mémoire des jeunes gens fauchés dans la fleur de l’âge.

En ces douloureuses circonstances, au nom des Institutions de la République et en le mien propre, je présente nos condoléances les plus émues aux familles endeuillées et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Ces incidents sont regrettables et auraient pu être évités. Ils sont une illustration manifeste d’une méconnaissance des aspects féconds du contenu de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale. Ils nous commandent d’œuvrer encore davantage pour sa meilleure compréhension et son appropriation par l’ensemble des couches de notre peuple.

Les inquiétudes suscitées par certaines dispositions de l’Accord découlent, de manière évidente, d’interprétations erronées; je suis convaincu qu’elles se dissiperont progressivement, si de bonne foi, nous acceptons collectivement de conjuguer nos efforts, tous acteurs confondus, en ayant pour objectif le devenir d’un Mali stable et prospère, un Mali qui, grâce à la mise en œuvre déterminée et efficace de l’Accord, se positionnera pour être toujours solidaire de celles et de ceux de ses enfants qui sont dans la nécessité.

Pour ma part, et ce depuis toujours, je demeure attentif aux préoccupations du peuple du Mali en général et de la jeunesse en particulier.

Enfin, je voudrais inviter toutes les composantes de notre société à rester sereines et à continuer à cultiver les valeurs de dialogue et de concertation comme des vecteurs objectifs et pertinents de sortie de crise.

La jeunesse résiliente de Gao doit savoir que je ne l’oublierai jamais !

Je vous remercie.

VIVE LE MALI !

Koulouba, le 14 juillet 2016

Ibrahim Boubacar KEITA
Président de la République

Les Jeunes de Gao: «NOUS PAS BOUGER »

Les Jeunes de Gao «NOUS PAS BOUGER » restent fidèles au Mali: Ils forment courageusement l’épicentre de la protestation contre l’Accord de Paix

N’a-t-on pas dit que l’Accord de Paix et de Réconciliation issu des pourparlers inter maliens d’Alger portait les germes de la division et de la partition du Mali, que le ver était dans le fruit? Après le rejet de l’Opposition c’est au tour de la société civile de Gao de dire NON à la discrimination et à l’ini-quitable traitement des jeunes d’un même pays selon la couleur de leur peau. Selon que vous soyez jeune blanc ou noir, le désarmement vous rendra « cantonnable » ou pas. C’est ce que semblent exprimer ces jeunes de Gao à travers cette marche qu’ils ont organisé le vendredi 13 Mai 2016 pour crier leur désaccord vis-à-vis du processus de DDR qu’ils jugent racistes et favorables qu’aux seuls jeunes touaregs et arabes. Eux qui défendent si bien la République, seront-ils entendus par les plus hautes autorités de leur propre pays plus complexées à satisfaire aux exigences de la Communauté internationale qu’aux intérêts légitimes des maliens ? Le gouvernement va-t-il anticiper pour éviter les conflits intercommunautaires latents ? Les autorités sont-elles conscientes des risques qu’une mauvaise gestion de cette crise pourrait irréversiblement provoquer ?

Ils étaient nombreux le vendredi 13 Mai 2016 à battre le pavé à Gao pour réclamer la prise en compte de leurs doléances. Ces jeunes issus de diverses associations dont les plus actives restent : «Les Patriotes», «les Patrouilleurs» et les «Nous pas bouger» n’entendent plus courber l’échine. Ils exigent d’être impliqués dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion. De sources bien informées la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’exclusion du cercle de Gao dans l’identification des sites de cantonnement des ex combattants. Ce qui sous-entend que les jeunes qui sont restés loyaux et fidèles à la République au moment où le MNLA proclamait l’indépendance de son fantomatique Azawad sont exclus du DDR. Que comprendre à cette attitude si ce n’est que du mépris. Les jeunes de Gao ont marché du gouvernorat au bureau de la Minusma, où ils ont remis leurs doléances à sa représentante. Nos dignes compatriotes de Gao se sentent trahis par leur propre Etat, qui au lieu de reconnaitre leur vaillante opposition face aux forces indépendantistes soutenues par les narco jihadistes, déroule malheureusement le tapis rouge à ceux qui veulent diviser le pays. Ces jeunes déterminés et engagés ont même proféré des menaces si Gao était finalement exclu du processus du DDR. Ils disent ne pas comprendre que le Mali répète les mêmes erreurs commises à l’occasion de la cérémonie flamme de la Paix en 1996 où le Ganda Koy avait été le seul obligé à désarmer quand les milices arabes et touaregs gardaient encore leur glaive. Pourquoi aujourd’hui encore, 20 ans après, on rebelote les mêmes erreurs ? Pourquoi c’est à eux seulement à qui on a demandé de remettre leurs armes ? Ils demandent que leurs armes leur soient restituées car l’un des critères du DDR est la présentation d’une arme de combat.

En définitive, la difficile mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation donne raison à ceux qui, comme Amadou Djicoroni, Seydou Badian Kouyaté, Ali Nouhoum Diallo et le Pr. Issa N’Diaye avaient prédit la partition du Mali depuis les premiers instants de sa signature. La plus grande crainte aujourd’hui est qu’il risque de réveiller les vieux démons des conflits intercommunautaires et que nous ne soyons pas à mesure de léguer à la postérité conformément à notre devise nationale, Un Peuple, Un But, Une Foi. La minorité arabo touareg par qui toutes nos rébellions de 1963 à 2012 semble être des citoyens maliens de première classe, plus privilégiée que la grande majorité des négro-maliens Sonrai, Béla, Peulh, Dogon, Bamanan, Bozo, Senoufo, Mianka, Malinké, Bwa, Khassonké, Gana, Dafing, Somono et Kakolô reléguée au second plan. Quelle est cette nouvelle forme d’apartheid qu’on veut imposer au Mali pour lui faire payer quoi et pour qui ?

Comme pour dire qu’un an après la signature de l’Accord de paix et de Réconciliation, le processus est toujours à la case de départ.
Youssouf Sissoko


Il y a plus que des signaux, il y a des faits qui confirment ces quelques citations que je tire du texte.

“Selon que vous soyez jeune blanc ou noir, le désarmement vous rendra « cantonnable » ou pas. C’est ce que semblent exprimer ces jeunes de Gao à travers cette marche qu’ils ont organisé le vendredi 13 Mai 2016 pour crier leur désaccord vis-à-vis du processus de DDR qu’ils jugent racistes et favorables qu’aux seuls jeunes touaregs et arabes.”

“La plus grande crainte aujourd’hui est qu’il risque de réveiller les vieux démons des conflits intercommunautaires et que nous ne soyons pas à mesure de léguer à la postérité conformément à notre devise nationale, Un Peuple, Un But, Une Foi. La minorité arabo touareg par qui toutes nos rébellions de 1963 à 2012 semble être des citoyens maliens de première classe, plus privilégiée que la grande majorité des négro-malien.”

“Quelle est cette nouvelle forme d’apartheid qu’on veut imposer au Mali pour lui faire payer quoi et pour qui ?”

Un gouvernement doit être vraiment uniquement guidé par d’ autres intérêts que ceux du Mali pour ne pas percevoir ces signaux et ces faits tels qu’ ils sont.

Que le bon Dieu = circonstances imprévues, aident le Mali !

Bien cordialemenT

M. Diagayété


Moi qui suis de “La minorité arabo touareg” HYPER VISIBLE puisqu’elle
couvre les 60% du territoire du Maliba, bien que je sois de la
citoyenneté nationale globale malienne non ethnique, je dirais plutôt
que les jeunes sonraïs de Gao, qui lorgnent le DDR qui ne doit pas les
concerner parce qu’ils ne sont pas “PARTIE PRENANTE-BELLIGÉRANTE de
l’Accord qui concerne les “arabo-touareg” (dixit Diagayété) qui ont
pris les armes pendant toutes leurs rébellions de 1963 à 2012, alors
que les jeunes sonraïs, comme les autres jeunes des 34 autres ethnies
du Maliba? n’ont pas pris les armes contre le Maliba.

En tout état de cause, nous les intellectuels qui animons les réseaux
sociaux, nous ne devons pas aller dans le sens de véhiculer des idées
qui subdivisent les maliens en les casant dans des classes dans
lesquels certains citoyens maliens (les touaregs et les arabes) se
sentiront logés en “première classe” alors que d’autres de “la grande
majorité des négro-malien.” (dixit Diagayété) se sentiront “en
dernières classes”.

Ceci rappelé, il me semble qu’il serait correctement politique qu’on
encourage les jeunes de Gao dans une “révolution politique paisible”
qui ne prenne pas des chemins perdus comme la recherche effrénée d’un
traitement égal entre eux et de jeunes touaregs et arabes estampillés
combattants rebelles depuis 50 ans dans le DDR qui vient.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ce que tu recommandes aux “intellectuels qui animent les réseaux sociaux” est seulement acceptables si et si seulement IBK et le Gouvernement s’ opposaient à cette apartheid rampante, à l’ injustice criarde et incluaient sincèrement la société civile malienne (partis politiques y compris) dans la recherche de sortie de crise. Ne reste que la Conférence Nationale d’ Entente conformément à l’ Accord même serait un premier pas. Mais absolument rien, rien du !!!

La qualification la plus flatteuse à IBK et son Gouvernement c’ est dire qu’ ils tâtonnent constamment depuis Septembre 2013. Tout le monde, amis et ennemis de l’ Accord est exaspéré.

Ignorer la réalité de fait, mise en marche par IBK et ses Gouvernements, ne profite qu’ aux malfrats de tous bords: la Constitution n’ est pas appliquée; c’ est ouvertement le favoritisme d’ une sorte de Maliens par rapport aux autres. Cette sorte de Maliens appartient exclusivement aux communautés arabo-touarègues. C’ est une réalité triste et déconcertante qui n’ a rien d’ inventé et d’ imaginé. Cela ne peut que produire des frustrations.

En dénonçant cette politique nous luttons justement contre “les idées qui subdivisent les Maliens” et qui conduisent aux frustrations dont les conséquences ne sont pas encore prévisibles.

Bien cordialement
M. Diagayété


Tu as, comme d’habitude, biaisé mes propos en ne te focalisant pas sur
cette aparteid des jeunes sonraïs de Gao vis à vis des touaregs que je
dénonce; en effet, j’ai rendu attentif sur le fait avéré que les
jeunes sonraïs de Gao, comme on dit en Tamachecqh “chassent le héron
sur le dos du boeuf”; ici, le héron étant IBK et le boeuf, la
communauté touarègue.

Lutter contre le régime corrompu d’IBK que tous les maliens démocrates
sincères dénoncent ne doit pas faire focaliser toute l’attention sur
son mauvais traitement de la question touarègue pendante depuis 50
ans, mais aller droit au but, c’est à dire balayer IBK, comme les
burkinabés l’ont fait pour Blaise Compaoré; Point, barre!

En tout état de cause, moi qui, comme tu le sais, je ne caresse pas
les rebelles touaregs dans le sens du poil, je ne vois pas un
traitement préférentiel de ma communauté touarègue par rapport aux 35
autres maliennes parce qu’appliquer un DDR qui découle d’un Accord de
Paix aux combattants touaregs et maures qui ont pris les armes contre
la Nation n’est pas synonyme de maltraitance des jeunes sonraïs de la
ville de Gao qui, eux les patriotes sincères, n’ont pas pris les armes
contre les FAMAs mais bien contre les rebelles touaregs et maures et
contre les peulhs du MUJAO; il faut que je dise cela à Diagayété, même
s’il ne veut pas le savoir.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ag Hamaty tu sais très bien que moi je suis pour que toute l’ histoire du 1963 à maintenant soit traitée dans le cadre de la “Commission de Vérité(s) (justice) et Réconciliation”, envers chacun sans aucune distinction. C’ est toi et tes semblables (pas nécessairement Touaregs) qui voient “la question” seulement “touarègue”. Je le repéte je suis pour les Droits de l’ Homme pour chacun, sans exception et préférence.

Ce que je dis comme ça:

“Ignorer la réalité de fait, mise en marche par IBK et ses Gouvernements, ne profite qu’ aux malfrats de tous bords: la Constitution n’ est pas appliquée; c’ est ouvertement le favoritisme d’ une sorte de Maliens par rapport aux autres. Cette sorte de Maliens appartient exclusivement aux communautés arabo-touarègues. C’ est une réalité triste et déconcertante qui n’ a rien d’ inventé et d’ imaginé. Cela ne peut que produire des frustrations.”

est vérifiable

Prouve le contraire !!!

D’ autre part, je ne suis pas illusionnaire pour penser que “balayer IBK” conduit automatiqument à une bonne et durable sortie de crise.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour Mohamed mon frere,

Vous dites ceci entre autres “les jeunes sonrais de Gao … eux les patriotes sincères, n’ont pas pris les armes
contre les FAMAs mais bien contre les rebelles touaregs et maures et
contre les peulhs du MUJAO”.

Sans vouloir engager une polémique infinie, je crois que tout votre post peut se résumer à cette déclaration.

Des jeunes sonrais, peuls, bellas ou Kel tamasheks noirs n’ont jamais encore combattus le Mali. Vous avez raison.
Étant dans les mêmes conditions de vie et d’existence que les autres revendicateurs de suprématie sur les noirs, ils sont restés fidèles au Mali et ne pensent pas à construire autre chose que le Mali.

Il en est de même que pour une partie importante des Kel tamasheks et arabo-berbères à peau claire (kourou kareye). En fait ces groupes armés (tous compris) n’ont jamais eu à mes yeux l’aval de qui que ce soit pour tuer d’autres en leur nom, ni de négocier en leur nom.

N’empêche ! Il se passe que l’accord signé par le gouvernement malien (que des maliens ne partagent pas et qui pose problème dans son exécution) a communautarisé le pays, en tout dans sa partie nord. Alors on ne peux pas/plu demander à d’autres personnes de ne pas/plus se réclamer de leurs communautés d’origine. Les Kel tamasheks qui ont pris les armes contre le Mali et qui ont dans leur guerre contre le Mali décidé de violenter des sonrais, peuls et bellas innocents (par rapport à leur revendication identitaire) ont communautarisé le nord du Mali. Ils le font depuis toujours d’ailleurs.

Soyons clairs, les jeunes sonrais, peuls, bellas et autres patriotes se sont alliés au MUJAO pour chasser de Gao les Kel tamasheks qui tuaient et humiliaient les gens de Gao pendant leur occupation. Vous le savez vous même que les gens de la zone du fleuve et du Gourma préféraient de loin le MUJAO au MNLA. Si vous ne voulez pas la langue de bois c’est cela la réalité. Les gens se sont sentis mieux protégés par le MUJAO que par le MNLA.

C’est le cas encore aujourd’hui s’il y avait un choix à faire entre ces deux maux.

Les jeunes peuls, sonrais, bellas du MUJAO ont été la réaction de l’enrôlement massif des jeunes touaregs dans les structures du MUJAO, AnsarDine, MNLA, AQMI.

Figurez vous c’est la même réaction qui pousse les jeunes sonrais, peuls, bellas et autres a demander leur insertion dans les DDR. Il s’agit d’une question de sécurité des siens pour aujourd’hui et pour demain. Il s’agit d’une question d’existence de leurs communautés face aux individus armés des communautés Kel tamasheks et arabo-berbères qui veulent leur en imposer.

1000 hommes armés intégrés dans l’armée nationale et qui en désertent pour combattre les autres communautés du nord pour les soumettre avec comme objectif d’occuper en fait leurs terres et terroirs, c’est déjà passé. Maintenant les chiffres pourraient bien en être plus gros. Les communautés noires n’en ont pas bénéficié encore. Il faut qu’ils le réclament. Justement pour eux aussi se protéger contre les touaregs qui commettent des exactions contre de paisibles s citoyens à chaque rébellion.

Pour parvenir à la paix, la vérité doit être dite, la justice rendue et l’équité entre les fils garantie. Ce dernier point constitue le point essentiel de la bataille des jeunes sonrais, peuls et bellas; des jeunes des communautés noires disons le tout court.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je note cette contrevérité de Chouaïbou que je te cite et que je ne te
vouvoie pas parce que ce n’est pas ni dans ma culture tamacheqh ni
dans la tienne sonraïe : “Des jeunes sonrais, peuls, bellas ou Kel
tamasheks noirs n’ont jamais encore combattus le Mali. Vous avez
raison, étant dans les mêmes conditions de vie et d’existence que les
autres revendicateurs de suprématie sur les noirs”, je pense que là,
Chouaïbou parle des kel Tamacheqh “blancs”, relativement à la
recherche de la suprématie sur des noirs et, là, je lui réponds que la
communauté touarègue, dans son ensemble, n’a jamais cherché une
quelconque suprématie sur les autres sauf à le prouver, tout au moins
depuis le 19ième siècle.

Si Chouaïbou interprète les velléités propagandistes séparatistes et
autonomistes des Ichoumar de l’Azawadrêve comme “une recherche de
suprématie des touaregs sur les autres”, ce n’est qu’une vue de son
esprit; ma lecture à moi est toute autre, moi qui les ai regardés sur
toutes les coutures.

A la fin, je trouve que la conclusion suivante que Chouaïbou tire est
un peu timorée, je le cite: “… et l’équité entre les fils garantie.
Ce dernier point constitue le point essentiel de la bataille des
jeunes sonrais, peuls et bellas; des jeunes des communautés noires
disons le tout court.” parce que parler d’une garantie de l”équité
dans le DDR entre tous les fils du Mali; c’est à dire appliquer les
mêmes principes du DDR aux jeunes des milices patriotes sonraïs de Gao
comme ceux à appliquer aux combattants désarmés des mouvements
rebelles armés touaregs et maures est un vœux pieux, voire enfantin!

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


“c’est à dire appliquer les mêmes principes du DDR aux jeunes des milices patriotes sonraïs de Gao comme ceux à appliquer aux combattants désarmés des mouvements rebelles armés touaregs et maures est un vœux pieux, voire enfantin”_Ag Hamaty.

C’est exactement ce qui est demandé par les jeunes qui rappellent à qui veut l’entendre (ou pas) que leurs armes ont été déjà remises lors de la conquête de la ville.

Un vœux pieux, voir enfantin ! C’est malheureusement cette mauvaise compréhension (la votre) ou mauvaise foi des “justiciers pour eux mêmes” qui constituent le fondement de l’inégalité entre les communautés et les individus.

Autrement la paix clamée par les “ichoumars ?” touaregs et vous même restera vaine, si vous continuez de penser que le voeux est pieux voir enfantin.

Et là je reviens au tutoiement ! TU n’est juste, meme intellectuellement. Toi et les ichoumars et tous les autres non ichoumars touaregs et autres qui pensent comme toi. Et donc vous ne voulez pas la paix réellement. Votre agenda réel, à vous tous, est autre que la paix et le vivre ensemble librement et à égalité de chance.

Vous mettez en avant la situation de suprématie temporaire acquise par les armes par les touaregs ; situation que dites décrier depuis 50 ans vous dites. C’est donc comprendre que vous voulez une chose (le DDR en faveur d’une ou deux communautés) et son contraire; bien quand il s’agit de vous mêmes; non pour les autres.

Bien cher frere ! On a bien compris depuis longtemps. Le temps est le seul qui ne ment pas.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Cher jeune-frère Chouaïbou;

je te retourne la seule petite phrase correcte (“le temps est le seul
qui ne ment pas”) de ton long, vain, versatile, pieux et piteux
raisonnement, à savoir que toute crise a une fin, , on ne peut
présager pour qui la fin donnera raison dans une belligérance.

Quant à moi qui ne rêve pas pour les Ichoumar et ne les soutiens dans
rien, je m’engage à te rappeler l’échec et mat de la
jacquerie-piétaille des jeunes sonraïs de Gao que tu soutiens quand
ils se calmeront suite à la non satisfaction de leur réclamation par
la révolte de ce dont ils n’ont pas droit, à savoir l’accès, à parité
égale au DDR avec les combattants de mouvements armés touaregs et
arabes.

A la fin, je rappelle à Chouaïbou que le lever de bouclier de
l’opposition contre la création des autorités intérimaires n’a pas
donné le résultat escompté et que l’Accord-Désaccord fera son chemin
cahotant et sinueux, mais aboutira comme voulu par la médiation
internationale, la France et l’Algérie, ce hiatus relève de la
realpolitik et de la géostratégie qui s’imposent à nous, les touaregs
nationalistes maliens sincères et démocrates que Chouaïbou met dans le
même panier à crabes que les Ichoumar. faut-il rappeler que les
touaregs nationalistes maliens sincères et démocrates dont je me
compte n’ont pas voulu et ont décrié cette façon de régler la
“question touarègue” qui était la question posée au prime abord et
cela depuis 50 ans dans la vie de la république du Mali.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Mohamed mon cher aîné

Nous sommes d’accord que rapport de force est en défaveur des jeunes sonrais, peuls et bellas. Il n’y a même pas besoin de rappeler la communauté internationale pour le prouver. Je dis dans mes mails que le gouvernement malien lui même est acteur dans cette factorisation. Meme sans le gouvernement ce rapport de force des touaregs versus les sonrais peuls bellas est connu.

C’est ce rapport d’imposition que je dénonce. Que les autres maliens du Mali (meme pas seulement les jeunes sonrais peuls et bellas) dénoncent. Tu semblais ignorer cela.

Ou bien c’est à présent que tu veux l’ignorer après la signature de l’accord.

Mohamed,
Quand on parle de touaregs, ceux et celles qui ne se sentent pas concernés par ce qui est dit ne peuvent pas avoir de problème. Si tu es dans ce cas dernier cas où se trouve ton problème pour reconnaître l’injustice comme tu aimes le noter depuis toujours dans tes posts parlant l’histoire de plus de 50 ans de je ne sais quoi.

Puisque tu te donnes cette latitude de rappeler ce point de revendication des ichoumars et autres revendicateurs touaregs que tu partages alors laisse les jeunes sonrais peuls bellas revendiquer de meme.
Ton insistance de DDR pour les uns et pas pour les autres signifie que les uns et les autres auraient dû prendre les armes contre le Mali pour en bénéficier. Tu justifies l’intégration par çà par le port des armes contre le Mali ?

En te reconnaissant cela comme vrai, je te mets devant ton propre point : pourquoi es tu alors contre (comme tu le dis) les ichoumars ? Contre les autres qui revendiquent et qui ont imposer au Mali de les prendre en charge dans le DDR ?

Je cherche à comprendre cette logique, s’il y en a.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Maiga,

Ne cherche pas de logique dans cette crise. Il n’y a pas de logique. Il y aura une solution final a ce problème quand il y aura “a balance of power”.

Quand les agresseurs chroniques réaliseront qu’ils n’ont plus le monopole de la violence, ils seront subitement inspirés par la raison.

Tous ces accords et machins…it is all a charade.

Les jeunes de Gao ne sont pas tombés du ciel. Ils ont la supériorité morale de revendiquer leurs droits plus que ces malfrats. Aucun groupe, gouvernement, organisation internationale ne peut leur prendre ce droit.

As I’ve stated for many years now, this crisis will be resolved on the ground. Better be ready for the next revolution. Parce que notre gouvernement semble si inepte.

Amadou O. Wane


Structure, Permanence et Ruptures

Kidal n’est-ele pas dans les faits la première réserve touareg dont nous parlions en 2013? Le mot cantonnement que je proposais par euphémisme est désormais au quotidien.

En tout cas, le fédéralisme de Mr Soukouna semble reporté aux calendes grecques.
Lire le fil de la discussion plus loin.

Sabu Nyuman

Date: Mon, 11 Nov 2013 00:08:08 -0800
From: sabu_nyuman
Subject: [malilink] Réserves indiennes, réserves touarègues
To: malilink@malilink.net
Et si la solution à ces inlassables rebellions touarègues était de créer des réserves touarègues à l’image des réserves indiennes en Amérique du Nord?
Les réserves indiennes sont gérées par les indiens selon leurs appartenances et modèles de gestions tribales. Mais aucun indien n’est interdit de quitter les réserves pour s’installer où il veut sur l’ensemble du territoire américain. Mais alors il se soumet à l’autorité américaine au même titre que tout autre américain.
Les réserves indiennes occupent 2,3% de l’ensemble de la superficie des Etats-Unis(http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_reservations)

Peut-être est-ce là un exemple de solution pour créer un pot d’échappement pour velléités séparatistes irréductibles, opposées à toute intégration sociale avec les peuples du Sud?

Just saying.

Sabu Nyuman


Sabu,

Même trois ans après, le mot reserve ne me semble pas approprié. Kidal est le réceptacle des problèmes non résolus et mal résolus de la question touareg malien d’une part et des options prises pour régler le sujet et les questions encore en suspens !

Mamadou I. Konaté
Juriste


C’est vrai, Mr Konaté que “réserve” est péjoratif de nos jours et ne passera jamais. Disons alors que Kidal est un cantonnement touareg. D’autres vont devoir suivre puisque la rebellion est composée de groupes hétérogènes.
Ce n’est peut-être pas une solution finale mais il faudra s’y faire.

Sabu Nyuman


“Solution finale” !!! Mon Dieu 🙁

Stephane Kader Bombote


Reserve et solution finale…y a t-il une idée noire perceptible Sabu ?

Mamadou I. Konaté


Pourquoi idée “noire” ? 🙂 C’est juste pour dire, ne jouons pas avec les mots.

Je pense que Sabu veut juste parler de solution définitive à la crise que traverse le pays. Dans un message précédent en date de 2013 (voir ci-dessous), il a dit:

« En cinquante ans d’indépendance, il y a eu trop de sang versé dans ce conflit. L’usage de la force et de la répression a été déjà été essayé plusieurs fois. Et si peu de gens au Sud réalisent l’ampleur de l’atrocité des guerres menées par Modibo Kéita puis pat GMT, pour certaines victimes au Nord nous sommes arrivés à un point de non-retour. AOK a- en fait- crée de façon tacite, des réserves non réglementées. Cela a permis la création d’un no-man-land surarmé que ATT a hérité et exploité pour asseoir son pouvoir. Le résultat fut la prolifération de trafics de tous genres et l’infestation par des vermines islamo-dhihadistes de tous bords.

Alors devons-nous retourner à la méthode Modibo-Moussa qui créa des héros infâmes comme Dibi Sillas Diarra ?
Peut-être est-il temps de chercher d’autres
solutions. »_Sabu

D’autres solutions donc que la guerre.

Bien des choses,

Ndack


L’espace occupé par le Mali actuel, a derrière lui un temps historique suffisamment long pour que se dégage une structure dans l’interaction des groupements humains qui le peuplent.

Malgré les antagonismes (entre ceux qui, au Nord comme au Sud, sont prêts à accepter une autorité centrale pour la prospérité qu’elle apporte à la société par la minimisation des coûts de transaction et ceux qui, également au Nord comme au Sud, ne trouvent la prospérité que dans le désordre d’une société sans état central fort), cette structure qui canalise les énergies des groupements humains du système, l’a fait évoluer dans le temps et l’a fait prospérer malgré une récurrence de périodes de troubles qui est permanence.

Peut-on traiter une de ces périodes de troubles en ignorant la structure du système de relations tissées à travers les âges notamment la permanence que l’on y observe ?

Peut-être mais, pas sans provoquer une rupture dans le système. Si cette rupture n’est pas ce qui est recherchée, alors il faut rechercher l’évolution du système selon les règles révélées par sa structure : la permanence, la loi organique qui y est inscrite.

La période de trouble que connait le Mali actuellement, s’inscrit dans une permanence de l’histoire de cet espace. Cette permanence veut qu’à chaque fois que l’état central s’effondre, une période de trouble s’installe de façon aigue dans le nord.

Le retour à un espace policé ne reviendra qu’avec l’avènement d’un état central capable de minimiser les coûts de transaction dans la société.

Cordialement
Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bien vu Ndack! Certaines expressions ont été réservées par la LICRA. C’est d’autres du même genre continuent de n’éveiller aucunes sensibilités même chez les plus concernés. J’ai dans un premier reflexe voulu changer solution finale en solution définitive ou permanente. Mais je me suis ravisé, histoire de liberté de pensée, je ne dis pas d’expression puisque là c’est bien de liberté de pensée. Je ne voulais pas exprimer quelque chose de particulier et j’avoue que je n’avais pas fait le rapport avec la situation.
Cette française qui disait que “certains nègres américains supportaient l’esclavage” ne s’est jamais inquiétée. Mais ce laboristes anglais qui rapporta le fait historique qu’Hitler était le premier à proposer une terre aux juifs en a fait les frais.
Idées noires, c’est banal. Solution finale? Mon Dieu !!!!

Sabu Nyuman


Merci Monsieur Traoré pour cette analyse réconfortante dont la perspective est beaucoup plus large. Nous espérons tous que le Mali surviendra aux difficultés actuelles et peut-être en sortira plus fort.
Merci également d’avoir créé un autre thread parce que le premier devient une controverse( de Sion?).

Sabu Nyuman


“Structure, permanence et ruptures” de Mamadou Traoré VS *minorité
irréductible* de Sabu Nyuman!

J’ai bien apprécié l’idée formulée par Sabu Nyuman, je le cite: “Mon
idée voudrait aller dans le sens de la satisfaction de la *minorité
irréductible* … Il s’agit de trouver une solution qui ne laisse pas
toute une population (touarègue, NDLR) à la merci d’idéologues armés
(touaregs, NDLR) qui resteront racistes et ne voudront jamais vivre
avec les Noirs qu’ils n’acceptent toujours que comme des esclaves….
Cela me parait beaucoup plus pro-touareg qu’anti-touareg”. De mon
point de vue de nationaliste malien, spécifiquement identitaire
touareg, il faut traiter la minorité touarègue “VISIBLE” avec des
actions aussi “VISIBLES” que les touaregs le sont dans l’espace de 60%
qu’ils occupent dans le Mali; rien moins que ça!

Je répondrais aux questionnements de Mamadou Traoré par les
propositions suivantes:

1) la “question touarègue”, récurrente depuis 50 ans, doit être
traitée en n’ignorant pas “la structure du système de relations
tissées à travers les âges”, notamment la permanence du système de vie
nomade des touaregs à la périphérie des populations sédentaires
agricoles;

2) adapter la structure politique territoriale des régions habitées
en “majorité géographique” par les touaregs selon les règles que
révèle l’Accord de Paix (la loi organique qui y est inscrite) pour la
permanence de la gouvernance “autonome ” des affaires locales des
régions “touarègues” par des élus touaregs; je pense aux régions de
Kidal-Tamasna, Azawak-Ménaka, Assahra-Taoudéni et Gourma.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


“la “question touarègue”, récurrente depuis 50 ans,”_Ag Hamaty

“La question touareg” n’est pas apparue depuis seulement cinquante ans.

“la permanence du système de vie nomade des touaregs à la périphérie des populations sédentaires agricoles;” _ Ag Hamaty

Ce système de vie nomade des touaregs a toujours eu une composante de razzia et d’incursions sanglantes aux fins de dépossession sur ces populations sédentaires agricoles. Cela a toujours été un problème qui ne date pas de cinquante années.
C’est à chaque fois qu’il n’y a plus d’autorité centrale capable de garantir la sécurité collective (minimiser les coûts de transaction permet d’englober l’ensemble des problèmes de sécurité dans la société) que le problème de cohabitation des deux modes de vie devient un problème.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonjour

D’accord ave Traore que le mode de vie Touareg et/ou nomade a toujours existe depuis‎ des millenaires: razia, vol de betaille, d enfants dans les filles sedentaires, bagarres recurentes… poussant même des villages a se replacer plusieurs fois au cours des siecles.

C‎e qui a changer ce sont les armes, la definition et l’elargissement du territoire, la victimisation de l’aggresseur, la politisation et l’implication en terme geopolitique/ finance/armement/lobby des pays coloniaux.

Ousmane D. Haidara


Cher Ousmane Haïdara,

Ce n’est pas ce que j’ai lu des posts de Mr. Traoré. Personnellement (je parle donc pour moi), je trouve que votre commentaire ici n’engage que vous.

Bien à vous,

Ndack


Bonjour Cher Mohamed Ag Hamaty,

Voici comment le texte de Mr. Traoré a commencé:

« L’espace occupé par le Mali actuel, a derrière lui un temps historique suffisamment long pour que se dégage une structure dans l’interaction des groupements humains qui le peuplent.
Malgré les antagonismes (entre ceux qui, au Nord comme au Sud, sont prêts à accepter une autorité centrale pour la prospérité qu’elle apporte à la société par la minimisation des coûts de transaction et ceux qui, également au Nord comme au Sud, ne trouvent la prospérité que dans le désordre d’une société sans état central fort), cette structure qui canalise les énergies des groupements humains du système, l’a fait évoluer dans le temps et l’a fait prospérer malgré une récurrence de périodes de troubles qui est permanence. »

Je n’y ai donc pas vu de stigmatisation particulière.

Dans un échange sur Malilink, il expliquait un jour également que nos sociétés ne sont pas (encore) des sociétés de liberté. Et là il parlait pas seulement du Nord du Mali, ni que du Mali, ni même que de l’Afrique, mais de plusieurs civilisations qui peuplent ce monde, et qui ont subi la colonisation occidentale avant d’avoir vécu leurs révolutions sociales. C’est dire que la violence décrite ici n’est pas réservé aux seuls Touaregs ni même aux seuls rebelles Touraregs qui attaquent également leurs propres communautés. C’est une violence commune aux sociétés qui ne sont pas encore des sociétés de liberté.

Le mot “razzia” a une connotation et je disais hier, ne jouons pas avec les mots, ils ont leur sens propre. Quand il y a du trafic d’enfants puis de la prostitution d’enfants talibés au Sénégal sur les côtes touristiques, c’est quoi sinon une nouvelle forme de nos razzias d’antan ? Et il n’est pourtant pas question de rebellions touaregs … La différence entre les deux pays (Sénégal/Mali), c’est la superficie et le désert.

Je pense que ce fil de discussion “Structure, permanence et ruptures” est une invitation à laisser nos loupes, prendre du recul pour mieux voir le tableau avant de revenir à la loupe sur cette crise.

Bien à vous,

Ndack


Ndack,
Je crois qu’il faut sortir du politiquement correct ne serait ce que de temps en temps autrement on va falsifier l’histoire que nous avons vécue.
Un ami Touareg pour me faire comprendre certains comportements m’a dit un jour.

“A Kidal un instituteur propose à ses élèves une rédaction. Le sujet de la rédaction: le champ.
Il me raconta l’extrait de la rédaction d’un élève Touareg : ” Le Champ.
Chaque matin, je vais avec mon père au champ. Après toute une journée passée à labourer, semer, désherber, Ha le soir, quelle belle récolte!”

Il faut arrêter ce chantage à la stigmatisation.

Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt les posts de Mohamed Ag Hamaty. J’apprends beaucoup sur sa communauté à travers ses posts.
Qu’il souffre aussi d’apprendre des autres. La cohabitation entre les Touaregs et la population sédentaire n’a jamais été confiante. Ce n’est pas une stigmatisation c’est un fait vu du côté des agriculteurs. Si Ag Hamaty ne le savait pas, qu’il souffre de l’apprendre.

Ceci dit je pense que l’insécurité réside aussi bien au Nord qu’au Sud du Mali et le Combat d’un Bathily pour la sécurité foncière est de la même importance que de ramener la sécurité au Nord. C’est pour cela que je dit bien tout ce qui au Nord comme au Sud ne trouve le ……….
Pour ce qui est de l’histoire c’est un fait que chaque fois que l’Etat central s’affaiblit, on a une insécurité qui culmine au Nord avec la prise de Tombouctou.

Les Tengueriguifs, de la Confédération des Tademekket, ont toujours considéré Tombouctou comme leur chose. A chaque occupation Touareg, la ville leur payait un impôt annuel. Les tribus dans la campagne autour de la ville et les villages leur versaient un dixième de leurs récoltes ou des troupeaux. Ils percevaient un droit de passage sur le trafic sur le fleuve Niger de Kabara à la Pointe de Safay. Tombouctou est pour eux ce que l’Adrar est aux Ifoghas, une rente.

Ce fut le cas en 1433 quand l’Empire du Mali n’avait plus d’emprise hors de son noyau originel. Les Touareg occupèrent Tombouctou de 1433 à 1468 quand Soni Ali Ber après s’être échappé de la cour du Roi du Mali où il était otage, prendra le pouvoir à Gao et libèrera Tombouctou en faisant subir les pires exactions à ses érudits.

Ce fut le cas en 1780 quand le Maroc n’assurait plus aucune autorité sur cet espace. Les Touarègues occupèrent Tombouctou de 1780 à 1826 quand les Bambaras de Ségou, alliés aux Peulhs par la suite, libérèrent la ville,

De même en 1863 quand les Toucouleurs après avoir battu les Bambaras en 1862 se retireront de la ville. Tombouctou sera alors occupée de 1863 à 1893 par une coalition de Kounta et de Tamasheq qui écriront au Roi du Maroc à l’arrivée des Français en 1893 pour demander la conduite à tenir. En 1893, Tombouctou se voulait sous suzeraineté marocaine.

Ce sera le cas en 2012 quand la République du Mali, après cinquante-deux années de délitement de la gouvernance républicaine, s’effondrera, et laissera la zone aux mains d’une coalition de combattants touarègues, arabes, de combattant du MUJAO réputés pour leurs liens avec les trafiquants de drogue et de djihadistes venus du monde entier expérimenter une utopie islamiste. Cette fois ce sont les arabes qui pilleront la ville. Certains diront qu’ils ont sécurisé leurs marchandises en les entreposant en Mauritanie et au Burkina Faso.

Je fais l’impasse sur ce qui c’est passé de l’indépendance du Mali à 2012 parce que je reviendrai dessus.

Je crois que le politiquement correct ne doit pas travestir les faits.

Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je pense que l’ami touareg de Kidal de Mamadou Traoré qui lui dit
cela ne lui pas spécifié que l’élève qui a répondu, je cite: “Chaque
matin, je vais avec mon père au champ. Après toute une journée passée
à labourer, semer, désherber, Ha le soir, quelle belle récolte!” est
un enfant du Sud, fils d’un militaire bobo ou sénoufo ou bambara que
son père a amené à Kidal, où les écoliers bambaras des années 1960 de
“l’occupation malienne de l’Adrar des Ifoghas à la Dibi Sylas Diarra”
étaient trois fois plus nombreux que les écoliers touaregs; l’hymne
national étant chanté en bambara.

Amo Diallo, un promotionnaire du Lycée de Badala, en 1968, de mère
touarègue et de père militaire peulh, qui ne connait que Kidal où sa
brave femme de mère l’a élevé dans la culture de Kidal, a abandonné le
Lycée en 10ième, parce qu’il n’a pas supporté les railleries de nos
camarades du Sud – moi je suis de Goundam – qui nous rappelaient ce
que leurs parents militaires ont fait de nos parents rebelles qu’ils
ont tués après avoir empoisonné les puits et gazés les chamelles.

Il faut donc arrêter la DIABOLISATION DES TOUAREGS qui, dans leur
majorité, ne se souviennent pas des temps des razzias que Mamadou
Traoré et Ousmane D. Haïdara nous rabâchent ici dans le dessein de
nous culpabiliser à la place des rebelles touaregs azawadiens qui se
foutent plus de nous les touaregs maliens que des “autres” maliens
qu’ils multiplient par zéro.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Je respecte votre sensibilité et ne cherche à diaboliser personne.
Lisez bien mon post. Je parle de tous ceux qui au Nord comme au Sud ne trouvent leur bonheur que dans l’absence d’un Etat fort.
Ceci étant dit il ne faut pas travestir l’histoire. Si des faits que nos contemporains ont vécu ne peuvent être rapportés de notre vivant alors qu’apprendront les enfants demain?
Les enfants sont souvent “cruels”, que croyez-vous que subissaient les enfants maliens dans les écoles au Burkina ou en Côte d’Ivoire ? “Attention les terroristes arrivent!”. Y’en a qui se battaient tous les jours. C’était passé, il parait que ça revient …
Ne pas accepter qu’il y avait razzias et enlèvements d’enfants et de bétail dans l’histoire de la tumultueuse cohabitation des populations dans les deux Sahels (oriental et occidental), c’est ne pas respecter les populations sédentaires.
Ceci étant dit, pour moi cet incident est clos.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je respecte votre sensibilité et ne cherche à diaboliser personne.
Lisez bien mon post. Je parle de tous ceux qui au Nord comme au Sud ne trouvent leur bonheur que dans l’absence d’un Etat fort.
Ceci étant dit il ne faut pas travestir l’histoire. Si des faits que nos contemporains ont vécu ne peuvent être rapportés de notre vivant alors qu’apprendront les enfants demain?
Les enfants sont souvent “cruels”, que croyez-vous que subissaient les enfants maliens dans les écoles au Burkina ou en Côte d’Ivoire ? “Attention les terroristes arrivent!”. Y’en a qui se battaient tous les jours. C’était passé, il parait que ça revient …
Ne pas accepter qu’il y avait razzias et enlèvements d’enfants et de bétail dans l’histoire de la tumultueuse cohabitation des populations dans les deux Sahels (oriental et occidental), c’est ne pas respecter les populations sédentaires.
Ceci étant dit, pour moi cet incident est clos.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonsoir chers tous

“Je crois que le politiquement correct ne doit pas travestir les faits”_Excellence Mamadou Traoré.

Les politiciens et théoriciens partisans de la division (il ne s’agit de Med ag Hamaty je préviens) ont réussi à réécrire l’histoire en la falsifiant. Par exemple en donnant l’impression au monde occidental (dans les années 2011, 2012 surtout) que le nord du Mali est peuplé uniquement que de “touaregs” qui seraient persécutés (tous) par les bambaras du sud.

Ce qui est faux. Et que les maliens savent.

Une preuve de ce que cela est faux réside en ce que les assaillants de Tombouctou et de Gao ont razzié, pillé, violenté, humilié les noirs qui vivent en majorité écrasante dans ces villes de la zone du fleuve. Je rappelle que les assaillants de Tombouctou et de Gao n’ont daigné faire à Kidal ce qu’ils ont fait à ceux de Gao et de Tombouctou. Parce que là-bas ils considèrent que les citoyens sont de la même communauté que eux.

Ils ont recherché, parqué dans des camions des noirs résidants à Kidal et les ont acheminé à Gao; là où ils considèrent que ces noirs sont originaires.

Le mensonge (qui signifie la même chose que travestir les faits) érigé en argument par ces razzieurs, l’auto-victimisation très souvent fausse pour ce qui concerne les bambaras qui persécutent les gens du nord qui seraient tous touaregs, selon les dires des politiciens et théoriciens de la séparation, soutenus par des puissances hostiles au Mali, existent encore.

Mon avis est que le texte de l’accord est basé sur de tels arguties non fondées ; mais qui ont été acceptées par la communauté internationale influencée par les mêmes puissances hostiles au Mali actuel.

Je viens de regarder la télévision malienne et j’entends les représentants des chefs traditionnels de Bamako dire que l’accord est une chance pour le Mali; qu’il faudra le soutenir (en ayant bien fait une différence entre ce que l’intéressé Monsieur Simpara dit et ce que la transcription ORTM écrit); peut être que je comprends moins bien le bamanakan que les spécialistes de l’ORTM.

Monsizur Simpara demande aussi à ce que les maliens se rassemble pour faire en sorte que l’accord soit mis en œuvre de la façon la plus correcte possible. J’adhère à cette demande parce que nous y sommes obligé maintenant que le document est signé, mais pas au constat fait par l’intéressé comme quoi l’accord est une chance pour le Mali.

Quelle chance lorsque des maliens contestent la façon même dont on le met en œuvre concernant les autorités intérimaires ?
Quelle est la proposition de l’autorité coutumière bamakoise pour mettre correctement en œuvre l’accord pour que la quiétude réclamée par Monsieur Simpara revienne et soit l’aboutissement d’un processus bien compris des citoyens, accepté en grande partie par les citoyens ; et donc “appropriable” par la majorité.

Le problème principal qui divise les maliens dans cet Accord c’est le problème de sécurité pour chacun et pour tous. Il est traité très défavorablement par l’accord pour certaines communautés qui ont désormais peur de se retrouvée dans la même situation que 2012 et 2013.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je souhaite que Sabu intègre dans son analyse l’influence des forces extérieurs ( voisins ,puissances étrangères et NU ) L’ accord d’ Alger qui est la solutions trouvée par la médiation internationale n’est pas le résultat dans processus interne et inclusif. Il est plus proche d’une solution imposée que d’une solution issue d’un dialogue interne dans lequel toutes les parties ont clarifié leurs préoccupations avant de parvenir à une solution juste , équitable et conforme à l’esprit de la république, de la démocratie et des droits de l’homme.
Sans appropriation par les populations, la solution retenue par les politiques et la communauté internationale ne sera qu’un autre fossé( ou fracture) creusé entre les Maliens ( comme au moyen orient ou en Corée etc…..)

Harouna