Structure, Permanence et Ruptures

Kidal n’est-ele pas dans les faits la première réserve touareg dont nous parlions en 2013? Le mot cantonnement que je proposais par euphémisme est désormais au quotidien.

En tout cas, le fédéralisme de Mr Soukouna semble reporté aux calendes grecques.
Lire le fil de la discussion plus loin.

Sabu Nyuman

Date: Mon, 11 Nov 2013 00:08:08 -0800
From: sabu_nyuman
Subject: [malilink] Réserves indiennes, réserves touarègues
To: malilink@malilink.net
Et si la solution à ces inlassables rebellions touarègues était de créer des réserves touarègues à l’image des réserves indiennes en Amérique du Nord?
Les réserves indiennes sont gérées par les indiens selon leurs appartenances et modèles de gestions tribales. Mais aucun indien n’est interdit de quitter les réserves pour s’installer où il veut sur l’ensemble du territoire américain. Mais alors il se soumet à l’autorité américaine au même titre que tout autre américain.
Les réserves indiennes occupent 2,3% de l’ensemble de la superficie des Etats-Unis(http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_reservations)

Peut-être est-ce là un exemple de solution pour créer un pot d’échappement pour velléités séparatistes irréductibles, opposées à toute intégration sociale avec les peuples du Sud?

Just saying.

Sabu Nyuman


Sabu,

Même trois ans après, le mot reserve ne me semble pas approprié. Kidal est le réceptacle des problèmes non résolus et mal résolus de la question touareg malien d’une part et des options prises pour régler le sujet et les questions encore en suspens !

Mamadou I. Konaté
Juriste


C’est vrai, Mr Konaté que “réserve” est péjoratif de nos jours et ne passera jamais. Disons alors que Kidal est un cantonnement touareg. D’autres vont devoir suivre puisque la rebellion est composée de groupes hétérogènes.
Ce n’est peut-être pas une solution finale mais il faudra s’y faire.

Sabu Nyuman


“Solution finale” !!! Mon Dieu 🙁

Stephane Kader Bombote


Reserve et solution finale…y a t-il une idée noire perceptible Sabu ?

Mamadou I. Konaté


Pourquoi idée “noire” ? 🙂 C’est juste pour dire, ne jouons pas avec les mots.

Je pense que Sabu veut juste parler de solution définitive à la crise que traverse le pays. Dans un message précédent en date de 2013 (voir ci-dessous), il a dit:

« En cinquante ans d’indépendance, il y a eu trop de sang versé dans ce conflit. L’usage de la force et de la répression a été déjà été essayé plusieurs fois. Et si peu de gens au Sud réalisent l’ampleur de l’atrocité des guerres menées par Modibo Kéita puis pat GMT, pour certaines victimes au Nord nous sommes arrivés à un point de non-retour. AOK a- en fait- crée de façon tacite, des réserves non réglementées. Cela a permis la création d’un no-man-land surarmé que ATT a hérité et exploité pour asseoir son pouvoir. Le résultat fut la prolifération de trafics de tous genres et l’infestation par des vermines islamo-dhihadistes de tous bords.

Alors devons-nous retourner à la méthode Modibo-Moussa qui créa des héros infâmes comme Dibi Sillas Diarra ?
Peut-être est-il temps de chercher d’autres
solutions. »_Sabu

D’autres solutions donc que la guerre.

Bien des choses,

Ndack


L’espace occupé par le Mali actuel, a derrière lui un temps historique suffisamment long pour que se dégage une structure dans l’interaction des groupements humains qui le peuplent.

Malgré les antagonismes (entre ceux qui, au Nord comme au Sud, sont prêts à accepter une autorité centrale pour la prospérité qu’elle apporte à la société par la minimisation des coûts de transaction et ceux qui, également au Nord comme au Sud, ne trouvent la prospérité que dans le désordre d’une société sans état central fort), cette structure qui canalise les énergies des groupements humains du système, l’a fait évoluer dans le temps et l’a fait prospérer malgré une récurrence de périodes de troubles qui est permanence.

Peut-on traiter une de ces périodes de troubles en ignorant la structure du système de relations tissées à travers les âges notamment la permanence que l’on y observe ?

Peut-être mais, pas sans provoquer une rupture dans le système. Si cette rupture n’est pas ce qui est recherchée, alors il faut rechercher l’évolution du système selon les règles révélées par sa structure : la permanence, la loi organique qui y est inscrite.

La période de trouble que connait le Mali actuellement, s’inscrit dans une permanence de l’histoire de cet espace. Cette permanence veut qu’à chaque fois que l’état central s’effondre, une période de trouble s’installe de façon aigue dans le nord.

Le retour à un espace policé ne reviendra qu’avec l’avènement d’un état central capable de minimiser les coûts de transaction dans la société.

Cordialement
Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bien vu Ndack! Certaines expressions ont été réservées par la LICRA. C’est d’autres du même genre continuent de n’éveiller aucunes sensibilités même chez les plus concernés. J’ai dans un premier reflexe voulu changer solution finale en solution définitive ou permanente. Mais je me suis ravisé, histoire de liberté de pensée, je ne dis pas d’expression puisque là c’est bien de liberté de pensée. Je ne voulais pas exprimer quelque chose de particulier et j’avoue que je n’avais pas fait le rapport avec la situation.
Cette française qui disait que “certains nègres américains supportaient l’esclavage” ne s’est jamais inquiétée. Mais ce laboristes anglais qui rapporta le fait historique qu’Hitler était le premier à proposer une terre aux juifs en a fait les frais.
Idées noires, c’est banal. Solution finale? Mon Dieu !!!!

Sabu Nyuman


Merci Monsieur Traoré pour cette analyse réconfortante dont la perspective est beaucoup plus large. Nous espérons tous que le Mali surviendra aux difficultés actuelles et peut-être en sortira plus fort.
Merci également d’avoir créé un autre thread parce que le premier devient une controverse( de Sion?).

Sabu Nyuman


“Structure, permanence et ruptures” de Mamadou Traoré VS *minorité
irréductible* de Sabu Nyuman!

J’ai bien apprécié l’idée formulée par Sabu Nyuman, je le cite: “Mon
idée voudrait aller dans le sens de la satisfaction de la *minorité
irréductible* … Il s’agit de trouver une solution qui ne laisse pas
toute une population (touarègue, NDLR) à la merci d’idéologues armés
(touaregs, NDLR) qui resteront racistes et ne voudront jamais vivre
avec les Noirs qu’ils n’acceptent toujours que comme des esclaves….
Cela me parait beaucoup plus pro-touareg qu’anti-touareg”. De mon
point de vue de nationaliste malien, spécifiquement identitaire
touareg, il faut traiter la minorité touarègue “VISIBLE” avec des
actions aussi “VISIBLES” que les touaregs le sont dans l’espace de 60%
qu’ils occupent dans le Mali; rien moins que ça!

Je répondrais aux questionnements de Mamadou Traoré par les
propositions suivantes:

1) la “question touarègue”, récurrente depuis 50 ans, doit être
traitée en n’ignorant pas “la structure du système de relations
tissées à travers les âges”, notamment la permanence du système de vie
nomade des touaregs à la périphérie des populations sédentaires
agricoles;

2) adapter la structure politique territoriale des régions habitées
en “majorité géographique” par les touaregs selon les règles que
révèle l’Accord de Paix (la loi organique qui y est inscrite) pour la
permanence de la gouvernance “autonome ” des affaires locales des
régions “touarègues” par des élus touaregs; je pense aux régions de
Kidal-Tamasna, Azawak-Ménaka, Assahra-Taoudéni et Gourma.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


“la “question touarègue”, récurrente depuis 50 ans,”_Ag Hamaty

“La question touareg” n’est pas apparue depuis seulement cinquante ans.

“la permanence du système de vie nomade des touaregs à la périphérie des populations sédentaires agricoles;” _ Ag Hamaty

Ce système de vie nomade des touaregs a toujours eu une composante de razzia et d’incursions sanglantes aux fins de dépossession sur ces populations sédentaires agricoles. Cela a toujours été un problème qui ne date pas de cinquante années.
C’est à chaque fois qu’il n’y a plus d’autorité centrale capable de garantir la sécurité collective (minimiser les coûts de transaction permet d’englober l’ensemble des problèmes de sécurité dans la société) que le problème de cohabitation des deux modes de vie devient un problème.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonjour

D’accord ave Traore que le mode de vie Touareg et/ou nomade a toujours existe depuis‎ des millenaires: razia, vol de betaille, d enfants dans les filles sedentaires, bagarres recurentes… poussant même des villages a se replacer plusieurs fois au cours des siecles.

C‎e qui a changer ce sont les armes, la definition et l’elargissement du territoire, la victimisation de l’aggresseur, la politisation et l’implication en terme geopolitique/ finance/armement/lobby des pays coloniaux.

Ousmane D. Haidara


Cher Ousmane Haïdara,

Ce n’est pas ce que j’ai lu des posts de Mr. Traoré. Personnellement (je parle donc pour moi), je trouve que votre commentaire ici n’engage que vous.

Bien à vous,

Ndack


Bonjour Cher Mohamed Ag Hamaty,

Voici comment le texte de Mr. Traoré a commencé:

« L’espace occupé par le Mali actuel, a derrière lui un temps historique suffisamment long pour que se dégage une structure dans l’interaction des groupements humains qui le peuplent.
Malgré les antagonismes (entre ceux qui, au Nord comme au Sud, sont prêts à accepter une autorité centrale pour la prospérité qu’elle apporte à la société par la minimisation des coûts de transaction et ceux qui, également au Nord comme au Sud, ne trouvent la prospérité que dans le désordre d’une société sans état central fort), cette structure qui canalise les énergies des groupements humains du système, l’a fait évoluer dans le temps et l’a fait prospérer malgré une récurrence de périodes de troubles qui est permanence. »

Je n’y ai donc pas vu de stigmatisation particulière.

Dans un échange sur Malilink, il expliquait un jour également que nos sociétés ne sont pas (encore) des sociétés de liberté. Et là il parlait pas seulement du Nord du Mali, ni que du Mali, ni même que de l’Afrique, mais de plusieurs civilisations qui peuplent ce monde, et qui ont subi la colonisation occidentale avant d’avoir vécu leurs révolutions sociales. C’est dire que la violence décrite ici n’est pas réservé aux seuls Touaregs ni même aux seuls rebelles Touraregs qui attaquent également leurs propres communautés. C’est une violence commune aux sociétés qui ne sont pas encore des sociétés de liberté.

Le mot “razzia” a une connotation et je disais hier, ne jouons pas avec les mots, ils ont leur sens propre. Quand il y a du trafic d’enfants puis de la prostitution d’enfants talibés au Sénégal sur les côtes touristiques, c’est quoi sinon une nouvelle forme de nos razzias d’antan ? Et il n’est pourtant pas question de rebellions touaregs … La différence entre les deux pays (Sénégal/Mali), c’est la superficie et le désert.

Je pense que ce fil de discussion “Structure, permanence et ruptures” est une invitation à laisser nos loupes, prendre du recul pour mieux voir le tableau avant de revenir à la loupe sur cette crise.

Bien à vous,

Ndack


Ndack,
Je crois qu’il faut sortir du politiquement correct ne serait ce que de temps en temps autrement on va falsifier l’histoire que nous avons vécue.
Un ami Touareg pour me faire comprendre certains comportements m’a dit un jour.

“A Kidal un instituteur propose à ses élèves une rédaction. Le sujet de la rédaction: le champ.
Il me raconta l’extrait de la rédaction d’un élève Touareg : ” Le Champ.
Chaque matin, je vais avec mon père au champ. Après toute une journée passée à labourer, semer, désherber, Ha le soir, quelle belle récolte!”

Il faut arrêter ce chantage à la stigmatisation.

Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt les posts de Mohamed Ag Hamaty. J’apprends beaucoup sur sa communauté à travers ses posts.
Qu’il souffre aussi d’apprendre des autres. La cohabitation entre les Touaregs et la population sédentaire n’a jamais été confiante. Ce n’est pas une stigmatisation c’est un fait vu du côté des agriculteurs. Si Ag Hamaty ne le savait pas, qu’il souffre de l’apprendre.

Ceci dit je pense que l’insécurité réside aussi bien au Nord qu’au Sud du Mali et le Combat d’un Bathily pour la sécurité foncière est de la même importance que de ramener la sécurité au Nord. C’est pour cela que je dit bien tout ce qui au Nord comme au Sud ne trouve le ……….
Pour ce qui est de l’histoire c’est un fait que chaque fois que l’Etat central s’affaiblit, on a une insécurité qui culmine au Nord avec la prise de Tombouctou.

Les Tengueriguifs, de la Confédération des Tademekket, ont toujours considéré Tombouctou comme leur chose. A chaque occupation Touareg, la ville leur payait un impôt annuel. Les tribus dans la campagne autour de la ville et les villages leur versaient un dixième de leurs récoltes ou des troupeaux. Ils percevaient un droit de passage sur le trafic sur le fleuve Niger de Kabara à la Pointe de Safay. Tombouctou est pour eux ce que l’Adrar est aux Ifoghas, une rente.

Ce fut le cas en 1433 quand l’Empire du Mali n’avait plus d’emprise hors de son noyau originel. Les Touareg occupèrent Tombouctou de 1433 à 1468 quand Soni Ali Ber après s’être échappé de la cour du Roi du Mali où il était otage, prendra le pouvoir à Gao et libèrera Tombouctou en faisant subir les pires exactions à ses érudits.

Ce fut le cas en 1780 quand le Maroc n’assurait plus aucune autorité sur cet espace. Les Touarègues occupèrent Tombouctou de 1780 à 1826 quand les Bambaras de Ségou, alliés aux Peulhs par la suite, libérèrent la ville,

De même en 1863 quand les Toucouleurs après avoir battu les Bambaras en 1862 se retireront de la ville. Tombouctou sera alors occupée de 1863 à 1893 par une coalition de Kounta et de Tamasheq qui écriront au Roi du Maroc à l’arrivée des Français en 1893 pour demander la conduite à tenir. En 1893, Tombouctou se voulait sous suzeraineté marocaine.

Ce sera le cas en 2012 quand la République du Mali, après cinquante-deux années de délitement de la gouvernance républicaine, s’effondrera, et laissera la zone aux mains d’une coalition de combattants touarègues, arabes, de combattant du MUJAO réputés pour leurs liens avec les trafiquants de drogue et de djihadistes venus du monde entier expérimenter une utopie islamiste. Cette fois ce sont les arabes qui pilleront la ville. Certains diront qu’ils ont sécurisé leurs marchandises en les entreposant en Mauritanie et au Burkina Faso.

Je fais l’impasse sur ce qui c’est passé de l’indépendance du Mali à 2012 parce que je reviendrai dessus.

Je crois que le politiquement correct ne doit pas travestir les faits.

Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je pense que l’ami touareg de Kidal de Mamadou Traoré qui lui dit
cela ne lui pas spécifié que l’élève qui a répondu, je cite: “Chaque
matin, je vais avec mon père au champ. Après toute une journée passée
à labourer, semer, désherber, Ha le soir, quelle belle récolte!” est
un enfant du Sud, fils d’un militaire bobo ou sénoufo ou bambara que
son père a amené à Kidal, où les écoliers bambaras des années 1960 de
“l’occupation malienne de l’Adrar des Ifoghas à la Dibi Sylas Diarra”
étaient trois fois plus nombreux que les écoliers touaregs; l’hymne
national étant chanté en bambara.

Amo Diallo, un promotionnaire du Lycée de Badala, en 1968, de mère
touarègue et de père militaire peulh, qui ne connait que Kidal où sa
brave femme de mère l’a élevé dans la culture de Kidal, a abandonné le
Lycée en 10ième, parce qu’il n’a pas supporté les railleries de nos
camarades du Sud – moi je suis de Goundam – qui nous rappelaient ce
que leurs parents militaires ont fait de nos parents rebelles qu’ils
ont tués après avoir empoisonné les puits et gazés les chamelles.

Il faut donc arrêter la DIABOLISATION DES TOUAREGS qui, dans leur
majorité, ne se souviennent pas des temps des razzias que Mamadou
Traoré et Ousmane D. Haïdara nous rabâchent ici dans le dessein de
nous culpabiliser à la place des rebelles touaregs azawadiens qui se
foutent plus de nous les touaregs maliens que des “autres” maliens
qu’ils multiplient par zéro.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Je respecte votre sensibilité et ne cherche à diaboliser personne.
Lisez bien mon post. Je parle de tous ceux qui au Nord comme au Sud ne trouvent leur bonheur que dans l’absence d’un Etat fort.
Ceci étant dit il ne faut pas travestir l’histoire. Si des faits que nos contemporains ont vécu ne peuvent être rapportés de notre vivant alors qu’apprendront les enfants demain?
Les enfants sont souvent “cruels”, que croyez-vous que subissaient les enfants maliens dans les écoles au Burkina ou en Côte d’Ivoire ? “Attention les terroristes arrivent!”. Y’en a qui se battaient tous les jours. C’était passé, il parait que ça revient …
Ne pas accepter qu’il y avait razzias et enlèvements d’enfants et de bétail dans l’histoire de la tumultueuse cohabitation des populations dans les deux Sahels (oriental et occidental), c’est ne pas respecter les populations sédentaires.
Ceci étant dit, pour moi cet incident est clos.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Je respecte votre sensibilité et ne cherche à diaboliser personne.
Lisez bien mon post. Je parle de tous ceux qui au Nord comme au Sud ne trouvent leur bonheur que dans l’absence d’un Etat fort.
Ceci étant dit il ne faut pas travestir l’histoire. Si des faits que nos contemporains ont vécu ne peuvent être rapportés de notre vivant alors qu’apprendront les enfants demain?
Les enfants sont souvent “cruels”, que croyez-vous que subissaient les enfants maliens dans les écoles au Burkina ou en Côte d’Ivoire ? “Attention les terroristes arrivent!”. Y’en a qui se battaient tous les jours. C’était passé, il parait que ça revient …
Ne pas accepter qu’il y avait razzias et enlèvements d’enfants et de bétail dans l’histoire de la tumultueuse cohabitation des populations dans les deux Sahels (oriental et occidental), c’est ne pas respecter les populations sédentaires.
Ceci étant dit, pour moi cet incident est clos.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonsoir chers tous

“Je crois que le politiquement correct ne doit pas travestir les faits”_Excellence Mamadou Traoré.

Les politiciens et théoriciens partisans de la division (il ne s’agit de Med ag Hamaty je préviens) ont réussi à réécrire l’histoire en la falsifiant. Par exemple en donnant l’impression au monde occidental (dans les années 2011, 2012 surtout) que le nord du Mali est peuplé uniquement que de “touaregs” qui seraient persécutés (tous) par les bambaras du sud.

Ce qui est faux. Et que les maliens savent.

Une preuve de ce que cela est faux réside en ce que les assaillants de Tombouctou et de Gao ont razzié, pillé, violenté, humilié les noirs qui vivent en majorité écrasante dans ces villes de la zone du fleuve. Je rappelle que les assaillants de Tombouctou et de Gao n’ont daigné faire à Kidal ce qu’ils ont fait à ceux de Gao et de Tombouctou. Parce que là-bas ils considèrent que les citoyens sont de la même communauté que eux.

Ils ont recherché, parqué dans des camions des noirs résidants à Kidal et les ont acheminé à Gao; là où ils considèrent que ces noirs sont originaires.

Le mensonge (qui signifie la même chose que travestir les faits) érigé en argument par ces razzieurs, l’auto-victimisation très souvent fausse pour ce qui concerne les bambaras qui persécutent les gens du nord qui seraient tous touaregs, selon les dires des politiciens et théoriciens de la séparation, soutenus par des puissances hostiles au Mali, existent encore.

Mon avis est que le texte de l’accord est basé sur de tels arguties non fondées ; mais qui ont été acceptées par la communauté internationale influencée par les mêmes puissances hostiles au Mali actuel.

Je viens de regarder la télévision malienne et j’entends les représentants des chefs traditionnels de Bamako dire que l’accord est une chance pour le Mali; qu’il faudra le soutenir (en ayant bien fait une différence entre ce que l’intéressé Monsieur Simpara dit et ce que la transcription ORTM écrit); peut être que je comprends moins bien le bamanakan que les spécialistes de l’ORTM.

Monsizur Simpara demande aussi à ce que les maliens se rassemble pour faire en sorte que l’accord soit mis en œuvre de la façon la plus correcte possible. J’adhère à cette demande parce que nous y sommes obligé maintenant que le document est signé, mais pas au constat fait par l’intéressé comme quoi l’accord est une chance pour le Mali.

Quelle chance lorsque des maliens contestent la façon même dont on le met en œuvre concernant les autorités intérimaires ?
Quelle est la proposition de l’autorité coutumière bamakoise pour mettre correctement en œuvre l’accord pour que la quiétude réclamée par Monsieur Simpara revienne et soit l’aboutissement d’un processus bien compris des citoyens, accepté en grande partie par les citoyens ; et donc “appropriable” par la majorité.

Le problème principal qui divise les maliens dans cet Accord c’est le problème de sécurité pour chacun et pour tous. Il est traité très défavorablement par l’accord pour certaines communautés qui ont désormais peur de se retrouvée dans la même situation que 2012 et 2013.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je souhaite que Sabu intègre dans son analyse l’influence des forces extérieurs ( voisins ,puissances étrangères et NU ) L’ accord d’ Alger qui est la solutions trouvée par la médiation internationale n’est pas le résultat dans processus interne et inclusif. Il est plus proche d’une solution imposée que d’une solution issue d’un dialogue interne dans lequel toutes les parties ont clarifié leurs préoccupations avant de parvenir à une solution juste , équitable et conforme à l’esprit de la république, de la démocratie et des droits de l’homme.
Sans appropriation par les populations, la solution retenue par les politiques et la communauté internationale ne sera qu’un autre fossé( ou fracture) creusé entre les Maliens ( comme au moyen orient ou en Corée etc…..)

Harouna