Fonctionnaires Fictifs

Beaucoup de questions à se poser… Je résume une partie de l’article ci-dessous.

Selon une source au ministère des finances, les employés fictifs étaient pour la plupart des travailleurs qui sont décédés ou ont quitté la fonction publique. Les poursuites judiciaires pourraient suivre mais pour le moment la priorité est de recouvrer l’argent volé.

Depuis quand ces emplois fictifs ont été décelés?
Il y a eu un contrôle physique en fin 2014 (Octobre-Decembre, si je ne trompe pas); les employés devaient se présenter avec des pièces justificatives pour pourvoir réclamer leurs salaires. La découverte de ces 13000 “fictifs” remonte-t-elle à ce contrôle ou pas? Sinon, comment ont-ils été décelés?

Qui percevait les salaires?
Forcément quelqu’un touchait ces salaires; il y a des comptes en banques qui recevaient les salaires. Si ce sont les fictifs eux-même alors il ne faut pas perdre une minute, ils doivent rembourser, quitte à saisir leurs biens. Si il s’agit d’autres personnes, alors il faut remonter la source de cette mafia. Exposer les manières et méthodes sont les seules garanties pour que ça ne recommence pas.

Comment renforcer les contrôles?
Le traitement des salaires n’est-il pas informatisé? Il me semble que ça ne devrait pas être impossible de réduire ce problème de façon drastique. 13.000 fictifs veut dire que quelqu’un dormait aux commandes, était complice et/ou ne disposait pas de leviers de contrôle suffisants ou adéquats. C’est quand même bizarre.

A. Karim Sylla
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Mali aims to save $50 million by striking 13,000 ‘ghost’ workers off payroll
August 14 2016 | Reuters

(This Aug 13 story corrects ministry to public service in paragraph five)

Mali, one of the world’s poorest countries, has identified 13,000 fictitious workers on the state payroll who had cost a total of 30 billion CFA francs ($50 million), according to the information minister.

A source in the West African state’s finance ministry told Reuters on Saturday these were mostly workers who had either died or left to go and work for international organizations. The source added that prosecutions could follow, but for the moment the priority was to get stolen money repaid.

The landlocked desert nation and an important gold exporter, Mali has suffered from endemic corruption and instability over the years, and more lately from multiple insurrections by Islamist groups in the north, as well as infighting between armed factions.

Information Minister Mountaga Tall made the comments about bogus state employees on state TV and radio late on Friday.

“The minister (of public service) conducted a physical control combined with paying in cash … (and) detected about 13,000 staff that were either fictitious or irregular,” he said.

“The savings that can be made if all measures are taken … will be around 30 billion CFA francs,” Tall added. He did not give a breakdown of the figure. The source at the finance ministry also could not provide such details.

Investigating and striking off ghost workers are among the requirements of Mali’s program with the IMF.

(Reporting by Tiemoko Diallo; writing by Tim Cocks; editing by Mark Heinrich)


Bonsoir a tous !
Karim-En reponse a la 1ere partie de ton commentaire:

“Depuis quand ces emplois fictifs ont été décelés?
Il y a eu un contrôle physique en fin 2014 (Octobre-Decembre, si je ne trompe pas); les employés devaient se présenter avec des pièces justificatives pour pourvoir réclamer leurs salaires. La découverte de ces 13000 “fictifs” remonte-t-elle à ce contrôle ou pas? Sinon, comment ont-ils été décelés?”

Oui, sur la base d’un document que j’ai lu, cette decouverte remonte effectivement au controle physique de fin 2014 engagé par Mara quand il etait PM.
Le meme document indique que le rapport final de ce controle physique a été déposé depuis Juin/Juillet 2015, et voila que plus d’un an apres on continue, encore, a en parler si vaguement (au lieu d’agir) au niveau officiel. Ainsi donc, le Mali a perdu une année et 30 milliards qui auraient pu aider a investir dans beaucoup d’infrastructures ou acheter beaucoup d’autres choses (y compris, pour coller a l’actualite securitaire, 1, 2, ou meme 3 hélicoptères de combat).
Mais, il est vrai, comme a coutume de le dire le sage de Bandiagara “mieux vaut tard que jamais”.
Bonne soiree a tou(te)s !

Talatou


Pour recouvrer cet argent, il est absolument nécesssaire de répondre aux deux premières questions.
Or sans poursuite judiciaire et preuve, on ne peut pas faire rembourser ces sommes distribuées par des “fictifs” undecided.

Informatisé ???money-mouth

Prfffff !!!! Ce pays !!!!!

Depuis 1960 iols ne font que parler et mimer le modernisme.

Troisième question (issue) n’ est pas certainement aussi à résoudre.

Bien cordialement

M. Diagayété


Je croyais que le crédo était que le Mali est un pays social ……
Il faut faire le détail entre ceux qui nourrissent simplement leur famille et ceux qui en ont fait une source d’enrichissement illicite b-) 😉
Il y a bien ceux définis comme non intégrables pat Tatam Ly qui ont été intégrés non ?
Il y a les 263 mais c’est 22.567 fonctionnaires illégalement recrutés qui sont payés.
Qui sera sanctionné ?
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Merci pour l’info Talatou.

Au fait, combien d’employés travaillent dans la fonction publique?

Si on arrête cette saignée ce sera la plus grosse injection d’argent dans les caisses de l’état. Ça doit faire au moins 10% de l’aide budgétaire que le Mali reçoit.

Je ne sais pas comment l’incidence financière (30 mld CFA) sur le budget a été calculé; est ce que ça inclus par exemple les cotisations INPS?

A. Karim Sylla


On dirait que les choses commencent à évoluer. L’information est à confirmer, mais il semblerait que le Ministère de la Justice et des Droits de l’homme ait saisi le Procureur de la République près le la Cour d’appel de Bamako, comme le rapporte un journaliste habitué des couloirs des tribunaux. “Dans le cadre de l’affaire des 13 milles agents fictifs se trouvant actuellement dans la fonction publique malienne, le ministre de la justice a instruit au procureur général près la Cour d’appel de Bamako, l’ouverture d’une information judiciaire.
Il faut noter que ces agents coûtent à notre trésor plus de 30 milliards de fcfa de quoi construire des écoles et hôpitaux. ” Abdoulaye Koné, Journal Le Procès-verbal.

Amadou Salifou GUINDO,
Doctorant Sciences du Langage
DIPRALANG EA739
Montpellier 3


Une Propagande Organisée

Bonjour,

Si vous voulez savoir ce que le gouvernement pensent vraiment d’un événement, if faut lire les commentaires sur Maliweb.net. C’est toute une équipe de propagandistes du gouvernement qui s’adonne à la manipulation de l’opinion publique. Quand tu lis les commentaires, c’est évident que les auteurs sont en déphasage avec la réalité du pays.

En un mot : Les premiers morts des autorités intérimaires


En un mot le gouvernement veut discréditer la manifestion des jeunes de Gao en faisant croire que les tires sont venus des manifestants.

Amadou Wane


Bonjour Wane,

Parfois on a même l’impression qu’ils ne sont pas maliens 🙂 ce qui est très étrange mais en fait non.

Le procédé est en fait poussé tellement loin qu’ils font parfois des fautes de frappes et feignent de prendre un accent non anglophone.

Toute fois ce subterfuge peut s’avérer utile en tant de guerre. Je pense notamment à Khadafi à qui cela aurait peut être éviter le sort qu’il a eu quand on sais que l’envahissement de la Libye a été en partie légitime sur les réseaux sociaux.

Sidiki


C’est, effectivement, une cohorte d’internautes animés, comme des
dessins animés, qui composent cette équipe de propagandistes du
gouvernement qui s’adonne à la manipulation de l’opinion publique sur
Malijet et Maliweb depuis 2 mois.

Phénomène que moi (sous pseudos AG AZAMANE, Veilleur Saharien et AÏTA)
et un autre qui est anonyme, avons dénoncé par des posts répétitifs
mais rien n’arrête cette caravanes d’âniers qui, en plus d’être en en
déphasage avec la réalité du pays, polluent les sites et verrouillent
le passage à des internautes sincères.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Dans ce contexte, ne commentez rien sur malijet ou maliweb. Créeons d’autres foria et transportons le débat là-bas. Les modérateurs étant de nos rangs, nous allons pouvoir les freiner non seulement par la force des dées, mais aussi par l’ordre qu’on y imposerait. Comme dit AG AZAMANE, cette caravane d’âniers se mettra soit au diapsason soit elle se taira.

Tieman


Les Crises du Mali

Commentant l’article intitulé « Conseil de sécurité: le Premier
ministre demande le démantèlement des bases des groupes armés » par
Studio Tamani repris par MaliJet du 17 Juin 2016, « wawataake », un
pseudo lucide, fait de la prospective, en se fendant d’une analyse, on
ne peut plus clairvoyante, qui rendra furieux plus d’un malien, y
compris des gens du Nord du Mali, comme moi. Lisez !

Mohamed Ag Hamaty
———————-

“Monsieur le PM ,

Le désarmement des rebelles du Nord est un vœu pieux qui doit être
exprimé, pas devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais
dans une mosquée.

Les rebelles occupent par la force une bonne partie du territoire
national et avec l’absence notable de l’armée et de l’administration,
depuis maintenant 3-4 ans.

Cette situation d’occupation par la force vient d’être régularisée par
des textes pris par le Gouvernement malien permettant aux rebelles de
gérer et de coordonner les 5 régions du Nord en toute légalité à
travers la mise en place des autorités intérimaires.

Cette occupation légalisée par le gouvernement se poursuivra jusqu’aux
futures elections locales dont personne ne peut prédire les dates;
même pas les banmanan du Beledougou. Et quand elles auront lieu, ces
élections, les rebelles déjà au pouvoir n’auront aucune difficulté à
se faire élire.

Apres la mise en place des autorités intérimaires, on passera au DDR ;
le premier D (désarmement) n’aura certainement pas lieu puisque le
Gouvernement a déjà livré 46 pick up pour des patrouilles mixtes
FAMa-rebelles, et on ne patrouille pas sans arme.

Le deuxième D (démobilisation) et le R (réinsertion) auront lieu et
consisteront comme par le passé à remettre des sommes d’argent aux
ex-combattants pour se créer des auto- emplois; et comme par le passé
ils en feront ce qu’ils voudront

Notre Accord prévoit aussi que les forces armées qui seront déployées
au Nord soient prioritairement et majoritairement constituées
d’ex-combattants des groupes armés et particulièrement de la CEMA.

Des autorités intérimaires légales constituées d’ex rebelles, appuyées
par des forces armées légales constituées d’ex-rebelles qui gèrent et
coordonnent les 5 régions du Nord (Azawad) et qui vont bientôt
recevoir de la communauté internationale des moyens pour la
“reconstruction” du Nord, voila ce que sera le nouveau décor.

Bien malin qui pourra prédire jusqu’où ils iront, car la ligne rouge
qui nous séparait de la Fédération est déjà franchie et le mur qui
nous sépare de l’indépendance de l’Azawad est en train d’être démoli

Car dans aucun pays du monde à système fédéral (Nigeria, Ethiopie,
Russie, Allemagne, Etats-Unis et autres), on ne trouvera une armée
dont la composition répond à des critères de région de communauté ou
d’ethnie.

Notre accord nous a donc amenés au-delà du cadre de la Fédération, et
on chemine vers une destination qu’on ne veut pas nommer, ce qui
n’empêchera pas d’y parvenir, si on ne change pas de route. »

Pour en savoir plus, voir le lien électronique :
http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/158607-conseil-de-securite-le-premier-ministre-demande-le-demantelement.html


Mohamed,
Aucun malien digne et lucide ne doit etre furieux de se commentaire. Pour ma part je suis fier de voir que les maliens restent lucides pendant que leurs gouvernants prennent les vessies pour des lanternes.
L internaute a tout a fait raison sur les scenarios poses de maniere implacabe. Certains autre elements existent qui les confortent.

1- dans cette meme intervention, le PM s est ridiculise et a davantage ridiculise la classe dirigeante malienne, depuis toujours percu a l exterieur comme pas a la hauteur des enjeux, en insistant sur le renforecement de la Minusma, pour disent ils se batttre contre les forces terroristes. C est a se dmander qui conseillent nos vaillants diplomates ( un ministre ancien ambassadeur et ancien commis des UN et un PM aNcien ministre des affaires etrangeres). Pour appliquer les elements des debats Sabu/Fakoly, ils nous montrent que nous sommes littteralement incapables d apprendre, cela ni de notre propre histoire, ni de ce qui se deroule sous nos yeux. Avant d aller verser notre visage par terre, ils auraient pu demander a Yachim de leur expliquer quelle strategie les Nations Unies ont mise en place pour lutter contre les forces dites negatives en RDC en 17 ans de presence. Il faidrait aussi leur expliquer pourquoi en Somalie il y a une intervention africaine et non onusienne contre les shebab.
Cette sortie finit de confirmer une these que M Blaise Compaore du Faso et Son homologue de Mauritanie n ont cesse de promouvoir pendant la transition Sanogo/ dioncounda, a savoir que face a la menace internationale du terrorisme ( qui seule interesse l occcident chez nous- en plus de la question des migration pour l europe) le MALI N A PAS D ARMEE et le MAli n aura pas d armee ( certainement avant les trois decennies a venir). Ces deux avaient presque reussi a convaincre la france et les USA a investir sur le MNLA a former et equiper sur leurs sols pour monter contre les islamistes, pendant que la soldatesque malienne faisait ripaille a kati. Heureusement que l UE a a l epoque amene dans le debat une autre option, celle de rebatir la partie encore saine de l armee malienne.

Il etait donc attendu que nous nous inscrivions dans cette derniere logique, en reaffirmant notre souverainete, en demandant au conseil securite de renforcer la solidarite internationale pour rebatir l armee malienne, afin de faire face a la menace terroriste, n en deplaise a certains de nos bons amis qui doutent de notre volonte.

2- une autre lecture – certainement que nos vaillants diplomates deplaces a NY ont juste ete honnetes, en reconnaissant la situation sur le terrain, et en concluant que ce gouvernement est incapable de relever le defi.
Il nous a ete donne au moins trois ans pour rebatir des forces combattantes et capables de s engager, ce que nous avons sougneusement eviter de faire, mettant nos efforts sur de nombreuses autres futilites. Nous aurions ainsi eu du mal a convaicre la communaute internationale que nous sommes serieux et capables de batir sur le peu que l UE donne a travers les formations EUtM, quoique complete par de gros contrats d armements dont nous avons abandonne une bonne quantite aux mains des djihaadites lors de la debacle de kidal. Ils savent probablement que nos partenaires ne sont plus dupes, qu’ ils ont decouvert que chez nous, dans le domaine de la defense, le principal agenda des hauts cadres est l acaht de materiel et le recrutement des neveux. Faire le tour des fournisseurs pour voir comment flamber les 1000 milliards de cfa prevus par la loi de prog mili serait le seul souci du ministere, amenant des dissensions entre le ministre et son segal.
Les partenaires ont aussi note avec consternation qu’ en depit de la sympathie et de la grande solidarite internationale, nous sommes incapapbles d influencer sur les raisons qui ont fait que l armee sous ATT s est efondree, du fait de recrutements a portee sociale, et non militaire, constituant a mettre sous le drapeau des jeunes souvent inaptes ayant pour seul dsssein de gagner un salaire de fonctionnaire. Le prog Eucap est plus particulierement decu de voir que les questions securitaires reellles telles la situation du delta sont royalement sans solution par le Mali

3- enfin comme c est la soit disante communaute internationale qui doit reflechir et agir a notre place, pour notre securite, l UE vient de presenter le 13 juin son prog visant a renforcer les capacites dans le delta interieur entre mopti et gao. Ils mettnt quelques millions d euro sans savoir de qui ils doivent renforcer les capacites. Il faut faire quoi avec qui? L administration qui vole les adminitres? La justice qui depouille? L armee qui moleste et depouille, ou encore les gendarmes et gardes qui rackettent?. Il y a un probleme, personne ne sait quelles actions a mener pour arriver a un changement au benefice des populations du mali.

Enfin, Mohamed, n oublie pas que tout au long de ces crises dites du Mali, les acteurs exterieurs ont identifie comme unique SOurce des problemes maliens, BAMAKO.
Moins il y aura de bamako dans la vie des maliens, sans ses cadres et fonctionnaires corrompus et incompetents, mieux le Mali se portera, de Diboly a Inkhalid. Joignons nous a eux et voyons comment aider les maliens a prendre leur destinee en main. La federation ou toute autre configuration politique attenuant la malediction de bamako sur le mali serait definitivement salutaire. Si tu es de kidal ou tombouctou, moi je suis de sikasso, ce sera avec plaisir Que nous partagerons les choses dans un cadre plus responsable et assaini, qu’ il s appelle federation, confederation ou association d etats indepndants.

Kayamagan


C’est Quoi un Arrêté?

L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le Premier ministre (ces derniers peuvent toutefois recourir aux arrêtés pour organiser leurs services). Il peut s’agir des ministres, des préfets, des maires, des présidents de conseil général ou de conseil régional. Les arrêtés sont des actes administratifs unilatéraux.

Il faut préciser que les arrêtés peuvent avoir plusieurs auteurs. Ainsi, il existe des arrêtés signés par différents ministres lorsqu’ils interviennent dans le champ de compétence de plusieurs départements ministériels. De même, il peut exister des arrêtés signés par plusieurs préfets s’ils concernent différents départements.

Sur le plan de la forme, l’arrêté, comme le décret, comporte à la fois des visas, rappelant les textes qui le fondent, et un dispositif précisant le contenu de l’acte et ses effets juridiques. Ce dispositif se présente en principe, mais ce n’est pas une obligation, en un ou plusieurs articles.

Comme le décret, la portée de l’arrêté peut être variable. Il peut être réglementaire, lorsqu’il pose une règle générale (ex : un arrêté municipal interdisant à toute personne circulant dans une rue d’y stationner), ou individuel (ex : nomination d’un fonctionnaire).

Dans la hiérarchie des normes, l’arrêté est inférieur au décret.

Source:http://goo.gl/J6xk8N

Discours de Mahamat Saleh ANNADIF aux Nations-Unis

Discours de Mahamat Saleh ANNADIF, RSSG au Mali et Chef de la MINUSMA, aux Membres du Conseil de sécurité

Le 16 juin 2016
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Je suis particulièrement honoré et heureux d’être parmi vous ce matin. Cette occasion survient 5 mois jour pour jour après ma prise de fonction à la tête de la MINUSMA le 15 janvier 2016. Elle intervient également 3 mois après votre mémorable visite au Mali du 4 au 5 Mars 2016 où vous avez eu l’occasion de visiter notamment Bamako, Mopti et Tombouctou.
C’est donc la première fois que je me présente devant vous pour la présentation du rapport du Secrétaire Général sur la situation au Mali. Je me réjouis de cette occasion qui m’est offerte et vous salue au noms des femmes et des hommes de la MINUSMA qui se dévouent jour et nuit et avec détermination pour s’acquitter de la mission que vous leur avez confiée à travers la résolution 2227 du 29 juin 2015. J’aimerais profiter de cette opportunité pour saluer la présence de la délégation de la République du Mali, conduite par le Premier Ministre, SEM Modibo KEITA et comprenant mon cher Ami Abdoulaye DIOP, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
Depuis votre visite de mars dernier au Mali, l’évolution de la situation demeure malheureusement toujours préoccupante. Plusieurs facteurs justifient cette préoccupation. En premier lieu, et comme souligné dans le rapport du Secrétaire général, un an après la signature de l’Accord de paix, force est de constater que ni les signataires, moins encore la médiation internationale, ne sont satisfaits du rythme d’exécution de sa mise en œuvre.Cette lenteur qui est difficilement compréhensible est en train de compromettre tout le processus, notamment la mise en place des patrouilles mixtes.

Alors que l’Accord est un tout, depuis un certain temps, le débat semble le réduire à la mise en place des Administrations intérimaires qui malheureusement tardent à s’opérationnaliser. A ce titre, nous nous félicitons du compromis auquel sont parvenues les parties maliennes il y a deux jours en marge de la neuvième session du Comité de Suivi de l’Accord. La MINUSMA reste pleinement engagée dans ce dossier. Elle fait constamment usage de ses bons offices et autres leviers en sa possession et est prête pour appuyer la mise en œuvre immédiate des autorités intérimaires.

Toutefois, il est évidement clair que c’est aux parties qu’incombe le devoir d’honorer leurs engagements. C’est à elles de faire de l’Accord de Paix et de Réconciliation une réalité. En deuxième lieu, et comme le dit le Secrétaire Général dans son rapport sous examen, la situation sécuritaire s’est notablement dégradée ces dernières semaines.

Certes, il est établi que la MINUSMA, depuis son déploiement en 2013, détient le triste palmarès de la Mission la plus meurtrière des missions des Nations Unies actuellement déployées. Mais ce qui s’est passé ces derniers temps est encore plus grave et doit nous interpeller. En effet, de février à mai 2016 (donc dans une période de 4 mois), 19 casques bleus ont été tués suite à des actions terroristes dont 12 pour le seul mois de mai. Si j’ajoute à cela 7 autres décédés pour d’autres causes (accidents, maladies…), nous atteignons le chiffre de 26. Et le total devient 27 en ajoutant un contractant des Nations Unies, tué aussi le 31 Mai. Les chiffres sont plus affligeants si on y ajoute les pertes de l’opération Barkhane et celles de Forces de Défense et de Sécurité Maliennes et les civils.

Comme j’ai souvent eu à le dire, il est difficile de se prêter à ce décompte macabre, et trop, c’est trop, c’est beaucoup trop. On ne peut continuer à accepter l’insupportable. Il est temps de s’engager dans une profonde introspection accompagnée par des mesures tangibles, car Il est indéniable que certaines pertes auraient pu être évitées si nos contingents étaient mieux formés, mieux équipés, particulièrement en véhicules blindés (APCs). Par ailleurs, l’attaque sur un convoi de la MINUSMA aux environs de Mopti le 29 mai, journée internationale des Casques bleus, illustre tragiquement que les menaces terroristes s’étendent de plus en plus vers le centre et le Sud du pays. Cette tendance est porteuse de germes de contagion et ne doit pas être banalisée.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Depuis les récentes attaques, la MINUSMA a pris un certain nombre de mesures pour être plus proactive et afin de gagner en efficacité et en réactivité. Néanmoins dans ce contexte, je comprends que le scepticisme et la désillusion animent tous les esprits. Cependant, au regard de la situation de 2012, des signes d’espoir existent. Comme souligné dans le rapport du Secrétaire général, le Mali a enregistré des avancées dans le cadre du processus de paix, même si la cadence de la mise en œuvre de l’Accord souffre d’une lenteur qui aurait pu être épargnée. Parmi ces avancées j’en retiens trois :
Le premier est le respect du cessez-le-feu par toutes les parties maliennes signataires de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali. Le dialogue continue toujours d’être l’instrument privilégié entre elles.

Le deuxième élément concerne la poursuite des efforts consentis par le Gouvernement malien dans la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel solide. A ce titre, le projet de décret du 18 mai 2016 portant création du Conseil national pour la RSS, sous l’autorité du Premier ministre est une avancée significative dans l’optique des forces armées et de sécurité reconstituées. A cela s’ajoute l’adoption des décrets établissant les Commissions DDR et Intégration et la loi sur les administrions intérimaires.

Enfin, en matière de cantonnement, près de 8 sites sont presque achevés. Ceci doit permettre de lancer le processus de DDR. Ce dernier inclut également deux autres dimensions capitales, indispensables au succès d’une telle opération : l’intégration des ex combattants et la gestion de l’extrémisme violent.
Ces éléments, parmi tant d’autres, constituent une base solide pour aller de l’avant. Il est absolument crucial de renforcer la confiance mutuelle entre les parties signataires, car c’est une dimension qui entrave largement la mise en œuvre de l’Accord.

La faiblesse de l’Etat dans le Nord et l’absence d’un contrôle effectif du terrain par les autres parties là où elles sont présentes ont cédé la place à une montée du terrorisme, du crime organisé, du banditisme et des tensions intercommunautaires, etc. Plus on accumule du retard dans la mise en œuvre de l’Accord et la prise en charge réelle de ces défis, plus l’on risque de voir le processus de paix se fragiliser davantage.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Aussi, il serait souhaitable que le prochain mandat de la MINUSMA tienne compte des défis que je viens d’évoquer. Une posture renforcée de la MINUSMA s’impose.

Face à la détermination des ennemis de la paix et l’ampleur des récentes attaques meurtrières, les recommandations de la revue stratégique formulées dans le rapport vont dans le sens de cet objectif. A ce titre, il est nécessaire d’accroître les capacités à la fois de la Force et de la police en termes de personnel, d’équipements et de couverture aérienne. L’absence de ces capacités, pourtant sollicitées à maintes reprises, a cruellement fait défaut et entravé la Mission. Leur mise à disposition sauvera des vies.

Il faudrait, par ailleurs, davantage expliciter que le mandat de la Mission l’autorise à mener des opérations proactives et préventives pour s’acquitter de ses responsabilités en termes de protection des civils et de son personnel.

Cela étant dit, la MINUSMA seule ne peut résoudre l’ensemble des défis sécuritaires du Mali. Elle n’a d’ailleurs jamais été conçue pour accomplir une telle tâche et aucune mission de maintien de la paix ne pourra le faire. Seule une montée en puissance des Forces de Défense et Sécurité maliennes répondra à ces missions régaliennes, d’où l’appui sollicité en termes de soutien au forces maliennes. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat en dépend.

Cette problématique doit toutefois s’inscrire dans une stratégie régionale, dans le cadre de laquelle les différentes initiatives— à l’instar du G-5, du processus de Nouakchott et de la CEDEAO—sont appelées à jouer un rôle plus proéminent. La présence de Barkhane renforce ces initiatives.

La situation au Mali affecte la région entière. Les récentes attaques en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso illustrent la fluidité des groupes terroristes et l’interdépendance des pays dans la lutte contre le terrorisme. Face à cette menace régionale, il nous faut nous employer à promouvoir une coordination plus efficace et s’inscrire davantage dans une logique de synergies et de mutualisation des ressources.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Je ne saurais conclure sans vous confier que je demeure optimiste, même si mon optimisme est mesuré, voir prudent.

Il convient, en effet, de souligner qu’il n’y a pas d’alternative à la paix. Le statut quo actuel, de ni guerre, ni paix ne favorise que les ennemis de la paix. La présence d’une forte délégation conduite par le Premier Ministre nous conforte dans l’idée que le plus dur est derrière nous, même si nous ne devrons pas oublier que le temps est notre meilleur ennemi.
Il est clair aujourd’hui que les maliens dans leur ensemble, à commencer par les plus sceptiques, s’approprient de plus en plus de l’Accord. Il y a un an, les populations de Kidal manifestaient contre sa signature. Aujourd’hui les mêmes populations défilent dans les rues de Kidal, Gao et Tombouctou pour exiger sa mise en œuvre avec diligence.

De même, toutes les populations maliennes attendent avec impatience et beaucoup d’espoir le nouveau mandat que votre Conseil va assigner à la MINUSMA.
Je vous remercie de votre aimable attention.


La situation au Mali affecte la région entière. Les récentes attaques en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso illustrent la fluidité des groupes terroristes et l’interdépendance des pays dans la lutte contre le terrorisme. Face à cette menace régionale, il nous faut nous employer à promouvoir une coordination plus efficace et s’inscrire davantage dans une logique de synergies et de mutualisation des ressources_ Annadif.

le gouvernement n’a qu’a crier son mecontement comme ce fut le cas sur Tiebile.

Salutations meilleures

Ahamadou SAMBEL


Janjo au RSSG Mahamat pour avoir brisé la langue de bois onusienne
La balle est dans le cas des autorités maliennes et du Conseil de sécurité que Préside ce mois de juin la France, nos “ancêtres les gaulois ”

Yachim Maiga


“La faiblesse de l’Etat dans le Nord et l’absence d’un contrôle effectif du terrain par les autres parties là où elles sont présentes ont cédé la place à une montée du terrorisme, du crime organisé, du banditisme et des tensions intercommunautaires, etc.”__Mahamat Saleh ANNADIF

“Une posture renforcée de la MINUSMA s’impose.”__Mahamat Saleh ANNADIF

Amadou O. Wane


Bonsoir chers tous

Monsieur Anadif a dit ceci

” Il y a un an, les populations de Kidal manifestaient contre sa signature. Aujourd’hui les mêmes populations défilent dans les rues de Kidal, Gao et Tombouctou pour exiger sa mise en œuvre avec diligence”.

J’ai du raté des épisodes (probable avec mes déplacements multiples) : quelqu’un peut il me confirmer ou infirmer cette déclaration du RSSG NU (la phrase soulignée), s’agissant des populations de Gao et Tombouctou. À quelles dates ces populations de Gao et Tombouctou ont elle défilé dans les rues pour exiger la mise en œuvre de l’accord avec diligence ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Où est IBK?

De retour à Bamako ce dimanche.

Amadou Wane


Comme il est bien rentré et semble être en forme, peut-être qu’il ira se pencher sur la tombe de ces deux soldats maliens tombés pour le Mali hier samedi, comme il a eu à le faire pour les 3 militaires de Barkhane pendant qu’il était encore convalescent. Comme les français, ces deux là aussi sont tombés pour que lui et ses petits-enfants aient un meilleur Mali.

Deux soldats maliens ont été tués et un blessé hier soir dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, dans une embuscade tendue par des “hommes armés”, a-t-on appris dimanche de sources militaires. “Une mission d’escorte de l’armée est tombée dans une embuscade entre Goundam et Acharane (dans la région de Tombouctou). Deux militaires sont tombés (morts) et un a été blessé” lors de cette attaque menée samedi soir par “des hommes armés”, a affirmé un responsable de l’armée.

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A. Karim Sylla


Chers Malilinker,

Je pense que ce forum devient par moment un forum d’opposition au régime IBK qui ne dit pas son nom. Comme son nom l’indique c’est bien une plate-forme pour l’intelligentsia malienne, si cela est vrais utilisons notre know how pour aider le pays a sortir de cette situation au lieu de lancer des critiques à chaque opportunité.
IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie mais par contre doit le faire pour les étrangers qui viennent tomber pour notre patrie chez nous surtout qd son calendrier le permet.
Je pense que nous devons élever le débat et arrêter ces coups bas. Quand il s’agit de critiquer certaines actions gouvernementales faisons le en toute objectivite chose que je suis sure notre majorité approuve car sans contradiction il n’y a point de développement.
Mes excuses si mes propos ont offensé quelqu’un.

Pour un Mali fort et libre.

Babou Ibrahima DIALLO
Managing Director


Tout à fait d’accord avec vous Diallo.
Que l’âme des disparus repose en paix et prompt rétablissement aux blessés. Les soldats maliens sont tombés pour leur patrie, il y a des occasions pour reconnaître et honorer leur sacrifice ultime.
Les soldats français et étrangers sont engagés au nom de la solidarité internationale. La nation malienne toute entière leur est reconnaissante et cette reconnaissance doit être exprimée solennellement par les représentants de L’État malien chaque fois qu’ils en ont l’opportunité.

Salihou Guiro


Je pense que tous les deux doivent être faits – avec les mêmes rigueurs et assidiûté.

Le problème réside dans le fait que IBK est prompt à pleurer pour des étrangers et ne pipe pas mot pour ces propres concitoyens, alors que les dirigeants des pays européens et américains n’ oublient jamais un seul de leur concitoyen qui soit “tout simplement” agressé dans un pays en dehors de ceux qu’ ils considèrent comme démocraties.

“Critiquer en toute objectivité”:

Alors qui fait des dépenses non fondées en milliards et pas prioritaires sur les maigres revenus du Mali qui est parmi les 10 plus pauvres pays du Monde, dont les forces armées ont besoin de chaque centime pour se rearmer en morale et matériel?

Qui crée continuellement des scandales ?

Qui refuse obstinement de faire participer pleinement l’ opposition parlementaire et la société civile à la résolution de la crise?

etc., etc. ?

Le know-how de la dispora reste tjrs en jachère, sans utilisation conséquente. TOKTEN est quasiment mort ! Ce qui a amené beaucoup à rester en dehors du Mali pour mieux aider au moins leurs familles.

Bien cordialement

M. Diagayété


“Je pense que ce forum devient par moment un forum d’opposition au régime IBK qui ne dit pas son nom.”__Babou Diallo

Je constate qu’au Mali on est entrain de créer un nouveau “dirty word”.

Si on veut discréditer quelqu’un il suffit de le libeller comme de “l’opposition”. Je pense que c’est une tactique anti-démocratique pour seul but d’intimider les critiques du pouvoir actuel.

Que veut dire être de l’opposition? Je pense que l’utilisation de ce terme démontre une paresse intellectuelle qui ne fait offusque l’idée central d’un débat.

Il est temps que nous comprenons que l’unanimité tue le progrès social. Ce sont les débats contradictoires qui font avancer une société. Nous connaissons tous le résultat de 20 ans de “consensus”; et puis le président n’a point besoin de plus de griots; il en a assez.

“IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie mais par contre doit le faire pour les étrangers qui viennent tomber pour notre patrie chez nous surtout qd son calendrier le permet.”__Babou Diallo

J’avoue que je ne comprends pas la logique de cet argument. Les soldats français sont tombés pour l’intérêt de la France.

IBK en temps que président du Mali doit respect à ceux qui ont donné leur vie pour protéger le Mali. C’est sidérant a quel point nous nous méprisons.

It’s really sad.

Amadou O. Wane
www.amadouwane.ml


Certains pensent que les soldats francais sont morts pour l’intéret du mali oubliant qu’ils sont là pour défendre les intérêts de leur pays.
Quand on se soigne à l’extérieur en laissant les services de santé dans un état primitif et qu’au retour on est applaudi par des citoyens délaissés dans leur mouroir de services de santé, tels raisonnement me semblent logiques.
Deux articles importants: l’un sur les relations francafrique et l’autre le cout médical pour se transporter en France afin d’eviter les mouroirs africains dont on a la charge de les améliorer.

Ils se font passer pour Le Drian et tentent d’extirper des fonds en Afrique – RFI

« Présidents africains, pourquoi ne restez-vous pas mourir au pays ? »

————–

Faute politique
Disons le sans ambages : délaisser les institutions sanitaires de son pays pour se soigner à l’étranger est, au bas mot, une faute pour un chef d’Etat. C’est la preuve irréfutable qu’il n’a pas réussi à bâtir sur place un système de santé digne de sa confiance.
Si, dès qu’ils sont malades, même légèrement, les présidents africains sautent dans l’avion pour Paris, Londres, Lisbonne ou Madrid afin d’y recevoir des soins, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas favorisé chez eux le développement de l’expertise médicale nationale. Ce n’est pas une blague : il existe aujourd’hui des pays africains qui n’ont aucun spécialiste du cancer ; d’autres qui n’ont que trois ou quatre cardiologues ; d’autres encore où les quelques gynécologues n’exercent que dans la capitale.

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.
L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.
De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris.
Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.
Triste record mondial
Pour avoir fait le choix de négliger les structures sanitaires de leur pays, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales, les dirigeants africains ont mis le continent au sommet du palmarès mondial des présidents décédés à l’étranger.

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.
L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.
De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.
La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris.
Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.
devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/21/presidents-africains-pourquoi-ne-restez-vous-pas-mourir-au-pays_4906616_3212.html

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Chaque jour nos dirigeants donnent l’opportunité à des racistes genresTrump de se moquer encore des africains. le peuple fait encore le griot.

Salutations meilleures

Ahamadou SAMBEL


Merci, Balata !

Extraits éloquents pour Babou Diallo qui s’ injure contre malilink devenu “une opposition” et qui exige des critiques objectives. Tous les articles sont à recommander en toute longueur.

M. Diagayété


Il y a des soldats de la MINUSMA qui ont perdu la vie; le président n’est pas allé pleurer sur leur corps; nos amis étrangers méritent nos égards surtout quand ils mettent leur vie en danger et perdent la vie ainsi. 7 soldats Guinéens sont tombés à Kidal — je n’ai pas vu les images d’IBK les raccompagner à Senou; peut-être que notre ami Babou pourra partager les images.

Il ne s’agit pas de coups bas, mais d’une réelle perception au sein de l’AMA. Ni i sara Mali yé i sara fu — on ne peut pas se permettre de telles pensées au sein de nos forces armées. IBK parle certes des soldats maliens mais dans la pratique ces derniers ne reçoivent pas l’égard qui leur est dû. Quand le PR, en pleine convalescence, s’efforce de se rendre à l’enterrement des Français, croyez-moi, il s’agit surtout de mépris pour ces bougres qui perdent la vie au quotidien dans l’AMA.

Dernier point; nous débattons ici de tout; personne n’a besoin de s’excuser pour avoir une opinion. C’est dans la contradiction que nous avançons dans notre compréhension. Personnellement je n’y vais pas par deux chemins; IBK est mauvais pour le Mali; beaucoup ici ont crû que le monsieur avait besoin d’aide pour changer les choses; beaucoup parmi eux ont vite déchanté. Il y a aussi beaucoup d’optimistes.

Babou, moi j’attend tout simplement qu’on me dise ce que le mec a fait de bien pour le Mali; pour chaque bienfait je donne 100.000 F à une œuvre de charité si tu acceptes aussi de donner 100.000 F pour chaque méfait que je vais citer. Ma liste sera bien plus longue que la tienne.

______________________
A. Karim Sylla


Il est temps que la vieille mégère se rappelle à notre bon souvenir ou à notre mauvaise conscience.

Malinet/Malilink a eu 20 ans en janvier. Biein qu’en bonne Malienne (avec un jugement supplétif pour acte de naissance), elle ait fêté aussi ses 20 ans l’an passé, mais ce n’est pas le sujet de notre causerie au clair de lune.

Et quand Malilink avait 1-2 ans, en avril 1997, c’était aussi la crise et elle était déjà une opposition qui disait (même) son nom.

Celui qui croit que la remarque initiale et les commentaires qui vont dans son sens sont limités aux membres surdoués de ce cénacle doit tendre l’oreille à une radio locale au fond du pays. J’étais à Gao il y a un peu plus d’un mois et j’écoutais les différentes émissions locales sur 6-7 stations, principalement en langue songhay. J’étais même soulagé de réaliser qu’on ne hallucine pas ici. On entend pire en termes de perception de la classe dirigeante actuelle par des gens ordinaires. Ce sont ceux-là qui ont largement voté pour le président et son parti. La véhémence de leurs propos va surprendre même un opposant viscéral du régime.

En parlant aux gens, il y a deux exemples qu’ils m’ont rappelés: 1) le fait que le président ne soit venu à Gao qu’après les marche violente contre la MINUSMA – ils se rappellent les promesses miroitées face au défi de Soumaïla Cissé; 2) cette attitude est vue comme une continuation d’un mépris retranché, qui vient de loin. Son prédécesseur, Dioncounda Traoré, a accompagné François Hollande à Tombouctou. C’est tout. Il est parti comme ça, sans avoir jamais pris l’initiative lui-même d’aller dans des endroits où même une visite furtive d’un chef d’État intérimaire aurait pu remonter le moral de populations traumatisées et saisies d’un profond sens d’abandon.

Tout ce qui se dit sur ce forum n’est pas vérité incontrovertible, mais ne pas le dire ferait plus de mal au pays, ses dirigeants et même ses populations que toutes les critiques qui pourraient déplaire aux dirigeants.

Dire aussi que cette perception de mépris et de compassion sélective n’est pas limitée au Mali. En général, à travers l’Afrique, il y a très peu de dirigeants qui descendent de leur piédestal pour communiquer avec leurs concitoyens dans des moments de détresse. Ces citoyens qui se voient traités comme des sujets d’une monarchie absolue. C’est toute une culture (ou inculture) politique qui est en question.

La communication responsable n’est pas un enchaînement de communiqués lus à l’ORTM au journal de 20h. La meilleure communication se fait en contact avec les gens, et pour les dirigeants actuels, le fil du contact est loin d’être visible. C’est même une culture du détachement qui s’est installée, et ce n’est pas un bon signe ni pour le citoyen, ni pour le pouvoir. Ceux qui mettent le doigt sur la plaie ne la soignent pas, mais ils rendent service à l’ensemble. Ce qui fait que les réguliers et intermittents de ce forum restent en conversation depuis 20-21 ans.

Mohomodou


“IBK ne pourra et ne doit pas s’incliner sur chaque tombe de soldat tombé pour leur patrie ” ?????

Je ne crois pas que la personne qui a écrit cela sache réellement ce qu’elle a écrit.
L’horreur absolue….

Cordialement..

Amb. Ret. Mamadou Traoré


L’état Maquille sa Faiblesse

Je reviens d’une occupation momentanée pour dire deux mots suite aux réactions (dont un 2è message de M.ag H.) que j’ai eu le temps de lire.

D’abord noter la gentille occasion donnée par mon jeune frère Chouaibou à Mohamed ag Hamaty qui décida une réplique plutôt cynique. Ensuite aller plus loin que seulement dénoncer l’OCRS (ce qui serait un procès d’intention) et dire en quoi je pense que cette solution est mauvaise. L’OCRS fut une tentative avortée française de réunir tous les touaregs de la sous-région dans une ‘république des lithamées’, mythique création coloniale sans aucune bienveillance pour les touaregs mais pour manipuler leur nationalisme et tenir sous contrôle une région en effervescence. Un projet donc pour la grandeur de ‘l’Union française’ d’alors et contrer les velléités d’indépendance des colonies africaines ainsi que la dynamique politique indépendante du FLN en lutte.

Essentiellement un instrument de contrôle des touregs turbulents des massacres des missions Flatters, Bonnier et bien d’autres. Le projet a échoué essentiellement à cause de la volonté des touaregs de continuer à s’exprimer librement et en harmonie avec les communautés voisines d’avant la colonisation, à l’instar et au sein des entités territoriales. La fameuse lettre envoyée par des chefs de tribus touarègues est d’inspiration française y compris dans les sentiments racistes inoculés bien étrangers aux touaregs (purement européen). Ainsi dans le jeu de la pacification et en continuation du diviser pour mieux régner elle exacerba les caractères féodaux de la société targuie pour y inoculer le poison de la supériorité immanente. Bref, le cas des Ifoghas est école. On colla leur nom à un lieu (Adrar des Iforas), une imposture contraire aux us, et contre allégeance pouvoir absolu est accordé à leur chef. Donc un investissement dans un placement dont on vient encaisser les dividendes avec un Mnla comme serval dépisteur. Je m’arrête là pour les explications.

La position actuelle de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un viel enseignant tourègue qu’il a eu lui-même à dénoncer. Il ne doit pas cependant imiter Ambéry ag Rhissa qui avait opposé jeune la position française et vieux l’a rembassée comme cadre Mnla (dont le texte avait circulé sur ce réseau ainsi que les criritques de l’ancien Mohamed ag Hamaty). Pour ne pas trop m’étirer, disons que Mohamed ag Hamaty a tout le loisir de ses positionnements, l’essentiel étant que la majorité des lecteurs (et des maliens y compris les touaregs) garde sa saine appréciation de la situation, et je n’en suis que trop heureux d’y contribuer un tant soit peu. Disons aussi qu’il est bon de garder une bonne perspective de ce qui arrive au Mali. Nous n’avons que nous-mêmes à blâmer car la France ne fait que fructifier ses intérêts. Cette question touarègue nous a été surtout compliquée par la mauvaise gouvernance dans notre pays depuis près d’un démi-siècle et qui nous a enlevé notre sens de la justice sociale ainsi que de la vigilance.

Le langage et les pratiques politiques sains càd démocratiques et populaires devant régir les choix et les transactions socio-économiques entre les diverses composantes humaines de notre pays ont manqué et ainsi s’est exacerbée la corruption des valeurs sociétales et républicaines qui a exposé une coquille étatique de plus en plus vide de résistance aux appétits de reconquête qui n’ont jamais été loins comme nous le rappelle ce débat soudain de l’OCRS.

Diadié Alpha


Bonjour chers tous

“En tout état de cause, je te rappelle que l’esprit du projet franco-touareg sahariens OCRS-Organisation Commune des Régions Sahariennes des années 1950 n’est pas mort pour les descendants des notables maures et touareg d’alors – y compris moi – et leur paravent, la France néocoloniale!”_Ag Hamaty.

J’ai souligné “y compris moi”. Mohamed Ag Hamaty est-il en train de dire que le projet OCRS n’est pas encore mort pour lui ? Est ce la bonne compréhension que j’ai eue de la lecture de ce paragraphe ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Salut Choughaïbou;

Tu as si bien dis, en ne devinant pas, puisque tu n’es pas “divin”,
mais bien un mortel fin observateur des touareg, les “gens de la
brousse” d’à côté des “gens de la cité” dont tu en es un.

Effectivement, pour moi, le projet OCRS, à ne pas confondre avec la
rébellion touarègue avec son paradigme “Azawadrêve”, n’est pas encore
mort mais en stand bail.

En effet, je suis celui qui a hérité des gènes “velléitaires”
politiques sahariens de mon feu Amanokal Mohamed-Ali ag-Attaher pour
la construction d’un foyer dédié aux touareg sahariens qui unifierait
l’espace “touareg” qui se décline en 6 A: Ahaggar et Ajjer (Algérie),
Assahra (Azawad géographique), Adagh et Azawak (Mali), Aïr (Niger);
des provinces que le Nations Unies unifieront, en rapport avec les 4
Etats, pour constituer la République des Lithamés, un Touaréguistan
comme le futur Kurdistan qui unifierait les provinces kurdes de la
Turquie, de la Syrie, du Liban, de l’Irak et de l’Iran.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


A toutes fins utiles, je partage cet article de presse dont l’auteur
n’est pas le touareg malien Mohamed AG HAMATY. Lisez et commentez,
SVP!

“Touaregs: les origines de la révolte” par RFI-Arnaud Jouve –
08-04-2016 à 15:55; Un dossier à suivre la semaine prochaine dans
Touaregs, les rébellions,http://www.rfi.fr/hebdo/20160408-touareg-origines-revolte-mali-niger-burkina-faso-algerie-libye

Tamoudré.org du 08/04/2016.

Le Sahara central et une partie du Sahel ont toujours été habités par
les Touaregs. Ces grandes sociétés nomades ont toujours affirmé leur
indépendance et leur liberté de mouvement sur d’immenses terrritoires
désertiques. Mais l’expansion coloniale et la naissance des
Etats-nations sur cet espace vont provoquer de nombreuses rébellions
qui continuent de marquer l’histoire contemporaine. Retour sur les
origines des premières révoltes.

Les Touaregs – le pluriel de Targui – comme on dit en arabe, se
nomment eux-mêmes « Kel Tamatsheq », « ceux de langue tamasheq », ou «
Kel Taggemoust », « ceux qui portent le voile ». Ce sont des peuples
de culture Amazigh (Berbère) qui parlent le « tamasheq » et utilisent
une écriture très ancienne appelée le « tifinagh ».

Les Touaregs, qui se disent tous descendants d’un ancêtre mythique, la
reine Tin Hinan, sont organisés politiquement en confédérations (Kel
Ahaggar, Kel Ajjer, Kel Aïr, Kel Adagh, Kel Tadamakkat, Kel Azawagh et
Oudalan) sous la direction d’un chef, l’« amenokal ». Ces
confédérations composées de plusieurs tribus, sont elles-mêmes
fractionnées en plusieurs castes : les nobles guerriers (imajaghen),
les vassaux (imghad), les religieux (ineslimen) et les esclaves
(iklan).

Les Touaregs sont traditionnellement des nomades, dont la
sédentarisation a commencé à la seconde moitié du XXe siècle. La
population globale des Touaregs est estimée, suivant les sources, de 1
à 3 millions de personnes, dont la majorité (85%) vit au Mali. Ils
habitent le Sahara central et une partie du Sahel, sur un territoire
qu’ils appellent « tinariwen » et qui signifie « les déserts ». Un
espace de 2,5 millions de kilomètres carrés qui comprend des régions
de montagnes, de plaines, de plateaux et de vallons que sont le
Hoggar, le Tibesti, l’Adrar, l’Aïr, le Tanezruft, le Tademaït, le
Tawat, l’Azawagh, le Tassili n’Ajjer ou le désert libyen… Un
territoire qui, aujourd’hui s’étend, sur cinq pays : l’Algérie, la
Libye, le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Dès le XIIIe siècle, les échanges économiques vont croissant entre le
Maghreb au nord du Sahara et les territoires soudanais du sud et toute
l’activité caravanière qui en résulte est principalement réalisée et
contrôlée par les grands aristocrates touaregs, les imajeghen. Le
chercheur Julien Brachet, dans Le négoce caravanier au Sahara central
: histoire, évolution des pratiques et enjeux chez les Touaregs kel
Aïr (Niger) paru dans les cahiers d’Outre-mer, écrit à propos des Kel
Aïr qui contrôlaient les deux principales routes transsahariennes : «
Ce contrôle socio-spatial concourait à définir un ensemble de
territoires politiques et marchands, et participait à l’organisation
des groupes ».

« À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, un ensemble de
facteurs a perturbé la tenue de ce négoce caravanier, amorçant son
déclin, poursuit Julien Brachet dans son ouvrage. Les rapports sociaux
de production et d’échange, les rapports de domination, ainsi que les
rapports des populations à l’espace ont pour une bonne part été
bouleversés… entraînant ces populations dans une situation de crise. »
Ce que décrit le chercheur pour Kel Aïr vaut pour l’ensemble des
groupes touaregs, qui vont être confrontés au déclin du commerce
caravanier et à la colonisation du Sahara.

Dès 1830, la pénétration française au Sahara bouleverse profondément
la société touarègue. La fin de la traite des esclaves – une activité
importante qui régissait, depuis de nombreux siècles, les échanges
transsahariens -, le contrôle des routes et la monétisation des
échanges par exemple entraînent de profondes mutations dans la société
touarègue. On assiste alors à la division des grandes confédérations
touarègues et à l’apparition de multiples groupes autonomes.

« Les chefs et les aristocrates touaregs avaient conscience de
l’impact que pouvait avoir l’emprise des Européens sur leurs
territoires, ceux-ci leur faisant non seulement perdre le contrôle des
espaces marchands qui assuraient leur prospérité et leur hégémonie ,
mais remettait également en cause les structures de leur organisation
socio-politique, écrit le chercheur Julien Brachet. Et face à cette
domination, qui remettait en cause le mode de vie des groupes
touaregs, des mouvements de résistance virent le jour ».

C’est aussi à cette époque, avec la sortie en 1864 de l’ouvrage
d’Henri Duveyrier intitulé Les Touareg du Nord que se développe chez
les Occidentaux tout un ensemble de représentation qui vont faire du
Targui, qualifié d’« homme bleu » ou de « seigneur du désert », un
personnage mythique épris de liberté et de mystère. Avec la domination
coloniale, les actions de résistance se multiplient et s’intensifient.

En mars 1880, le lieutenant-colonel Paul François Xavier Flatters, en
charge de trouver une route pour la construction d’une ligne de chemin
de fer qui aurait relié le nord de l’Algérie au Soudan, tente un
premier passage dans le Hoggar mais doit faire demi-tour par manque de
nourriture, face à l’hostilité des Touaregs de la région. En décembre,
il monte une deuxième expédition forte de 93 hommes et de 280 animaux
(chameaux, chevaux, ânes) et retente le passage.

Mais le 16 février 1881, la mission est attaquée près de
Bir-el-Gharama par 600 hommes venant de trois tribus de la région, les
Touaregs Hoggar, les Ouled-Sidi-Cheikh et les Senoussya et tous les
membres de l’expédition sont massacrés à l’exception d’une vingtaine
d’indigènes qui parviennent à regagner Ouargla. Cette histoire met un
terme au projet de chemin de fer et retarde pendant une vingtaine
d’années la progression des forces coloniales qui prendront Tombouctou
en 1893 et In-Salah en 1900.

En 1902 à la bataille de Tit, l’armée française affronte les Touaregs
du Hoggar et prend le contrôle de toutes les tribus de la région,
soumettant en plus les Touaregs de l’ouest comme les Ifoghas en 1903
et les Touaregs de l’Aïr avec l’occupation d’Agadez en 1906. Cette
tragédie pour les Touaregs, qui entraîne l’anéantissement de leurs
forces combattantes et la destruction d’une grande partie de la
société traditionnelle, porte un nom : c’est ce que les Touaregs
appellent « tiwta », le « désastre », une période de chaos et de
désarroi qui marque profondément l’histoire touarègue contemporaine et
qui anime toujours l’esprit de nombreuses rébellions.

«Tégriwela n Kawsen », la révolution de Kawsen

La domination coloniale sur les populations du Sahara central provoque
en 1916 une insurrection générale des Touaregs contre la colonisation
française, menée par Kawsen, un noble touareg de la confédération
guerrière des Ikazhazen de l’Aïr (massif montagneux du Nord-Niger).
Kawsen, marqué par plusieurs années d’exil dans l’est du Sahara, dans
les zones non contrôlées par les Français, après avoir dû abandonner
l’Aïr, s’emploie à organiser la libération des Touaregs. Pour ce
faire, il va faire de très gros efforts de communication, comme
l’explique Hélène Claudot-Hawad dans Révolutionner l’opinion touarègue
: les stratégies novatrices de Kawsen contre la colonisation du
Sahara, pour fédérer ses interlocuteurs à sa cause sur des milliers de
kilomètres, alors qu’il n’existe ni radio ni aucun moyen de diffusion
de masse.

« Kawsen aura recours à des supports multiples : lettres, discours,
messages transmis oralement, maximes, aphorismes, poésie, mode
vestimentaire particulière, mise en scène théâtrale de certains de ses
principes, actions spectaculaires, introduction d’objets nouveaux et
usages inédits d’objets anciens, style de comportement particuliers…
pour faire comprendre les principes et les enjeux de sa lutte »,
détaille Hélène Claudot-Hawad.

Kawsen rassemble autour de lui de nombreux résistants provenant de
toutes les catégories sociales, instaure des stratégies militaires de
guérilla et libère la ville d’Agadez le 13 décembre 1916. Face aux
succès et à l’audace de ces combattants, les armées françaises et
anglaises renforcent leurs troupes et chassent les combattants
touaregs d’Agadez le 13 juillet 1917 et de l’Aïr le 25 mars 1918.
Kawsen mènera encore de nombreux combats dans le Tibesti et le Fezzan
et, traqué par des ennemis de plus en plus nombreux, il sera
finalement tué par ses anciens alliés turcs en janvier 1919 à Gatroun,
au sud de la Libye actuelle. La mort de Kawsen et la défaite des
insurgés entraînent une sévère répression qui n’est jamais parvenue à
effacer, notamment au Niger, la forte image de ce héros de la
résistance touarègue.

Les Etats-nations du Sahara

A la fin de la période coloniale, les territoires sahariens et
sahéliens des Touaregs se retrouvent sur plusieurs nouveaux Etats : la
Libye (1951), le Mali (1960), le Niger (1960), la Haute-Volta (1960)
et l’Algérie (1962). Pour les Touaregs, cette nouvelle division de
l’espace et leur nouvelle dépendance à ces jeunes pays les
marginalisent. Avec les pays du Sud Sahara par exemple, les rapports
dominants-dominés sont inversés par rapport à ce qu’ils ont été dans
l’histoire : les jeunes Etats sont dirigés par des ethnies qui, dans
le passé, ont été victimes des Touaregs. Tout cela ne se passe pas
très bien. Les Touaregs doivent se contenter d’un statut de minorité
où toute forme de contestation est durement réprimée.

Au Mali, la grande révolte des Kel Adagh, ceux qui vivent dans l’Adrar
des Ifoghas, de 1963 à 1964, que l’on cite souvent comme étant la
première rébellion touarègue, est très violemment réprimée par l’armée
de Modibo Keïta, avec le soutien du Maroc et de l’Algérie de Ben
Bella. Après avoir longtemps nié la réalité de cette dissidence, le
gouvernement de Bamako annonce son écrasement complet en 1964. Cette
répression provoque une vaste vague d’émigration dans les pays
limitrophes, principalement en Algérie et en Libye.

Ceux qui restent, survivent dans des conditions de très grande
pauvreté qui deviennent dramatiques avec les grandes sécheresses de
1973-1974, puis de 1984-1986. Pour survivre, les populations sont
obligées de se déplacer et perdent une grande partie de leurs
troupeaux. Leur arrivée plus au sud provoque de fortes tensions avec
les paysans sédentaires, beaucoup abandonnent le nomadisme et échouent
dans les villes. On assiste alors à une nouvelle vague d’exode vers
l’Algérie et la Libye. Cette marginalisation et ces vagues
d’émigration donnent naissance à une nouvelle génération de résistants
dont certains apprendront à combattre sur des terrains extérieurs en
Libye, au Tchad ou au Liban.”

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Familier de ce genre d’écrits. Une opinion comme une autre de compassion pour les touaregs. Il y a de multitudes opinions du genre de compassion pour les autres groupes humains qui souffrent au Mali. Pourquoi ne pas livrer de la sorte les opinions de compassion aux autres groupes ethniques défavorisées? En fait, toute politique arrêtée procède par ses choix, et le choix présent par l’auteur de ce dossier Rfi doit être compris dans cette relativité. C’est le choix de vouloir mettre ensemble les opinions en faveur de tous les groupes humains au Mali qui sous-tend la démarche de générosité de ceux qui se soucient de construction nationale.

Diadié Alpha


Exactement les mêmes remarques que Diadié Alpha.

Il faut noter que cette première de l’ auteur est fausse: “Le Sahara central et une partie du Sahel ont toujours été habités par les Touaregs.” Les Touaregs sont arrivés à peu près en même temps que les Peuls XVII – XVIII siècle …

En tout état de cause, la réalité actuelle ne peut pas être ignorée, si l’ on ne milite pas pour des exactions encore plus graves que celles de 2012 – 2013, qui continuent d’ ailleurs encore dans une mesure un peu moindre.

Bien cordialement

M. Diagayété


Dans l’interet de la riche conversation autour du the a la menthe, je me saisis de la substance des echanges ci-dessous pour, conformement au sujet du jour, proposer un arret sur image: La nouvelle region de Taoudeni.

Au dela de la merde actuelle de Kidal[une merde creee et entretenue par des independantistes reveurs, un gouvernement Malien ayant atteint le “seuil de l’incompetence” et une Medi(t)ation Algerienne dont il est difficile de dire la nature ou les objectfis, la creation de la region de Taoudeni, dans les conditions et limites actuelles, me semble etre un autre feu (et danger existentiel) en perspective pour notre pays.

Oui, on dira que c’est un projet qui etait deja la depuis, et que ce serait sur la demande des “popluations”, etc, etc. Si on devrait continuer sur ce genre de logique, ce serait bienvenue donc a la fragmentation du pays sur des bases ethniques avec leur corrollaire de revendications et exigences sectaristes auxquelles se meleront (certainement dans beaucoup de cas) des velleites identitaires, separatistes, etc.

C’etait avec les memes ingredients que Kidal a ete erigee en region, y comprise parmi ces ingredients, l’exigence de la nomination d’une personne specifique comme gouverneur. Ce genre de demarches et les exigences qui viennent avec posent deja les jalons d’une remise en cause de l’Etat d’une part et des velleites identitaires d’autre part.

Pour revenir a Taoudeni, geographiquement parlant, c’est une tres grande zone et une zone aride; une zone a cheval entre l’Algerie d’un cote et la Mauritanie de l’autre; une zone ou a mon avis, depuis la fermeture du tristement celebre bagne, l’etat malien n’a presque eu aucune forme serieuse de controle. Les errements des islamistes du FIS d’A. Madani (debut des annees 1990s et apres) et la recrudescence d’autres mouvements salafisto-islamisto-narco-terroristes (sous plusieurs acronymes dont il faut faire l’economie ici) dans la zone et au sud de l’Algerie sont des preuves solides de l’absence de controle serieux de quoi que ce soit dans la zone par l’etat malien.
-Ou sont les populations et quelles sont les villes ou il faudra creer les infrastructures necessaires pour le benefice de ces memes populations? Le dernier recensement officiel indiquait des chiffres interessants, mais dont je n’ai pas souvenance exacte presentement.

Ces questions sont tres importantes parceque beaucoup de personnes vivant presentement a Tombouctou et alentours sont recensees dans des localites relevant de la nouvelle region de Taoudeni. Entre parentheses, j’ai vu, il n’y a pas longtemps dans un posting sur Facebook, le nouveau gouverneur lui-meme preter serment devant un juge a Tombouctou.

Quand se rendra-t-il a Taoudeni? Les populations iront-elles (ou pourront-elles aller) s’installer dans les futures villes de Taoudeni ou continueront-elles a vivre a Tombouctou et alentours? Il est evident qu’il leur appartient de vivre la ou elles veulent, mais leur choix aura un impact sur le developpement (la mobilisation des investissements, etc) de la “nouvelle region” et de ses “nouvelles villes”. Et alors dans 10 ans (God forbid!) on risquera de se plaindre encore du manque d’infrastructures ou d’investissements, etc dans la zone. Toutes ces questions ont une grande importance, a mon avis. Leurs reponses sont importantes non seulement pour le retour et le maintien de la paix; pour la gestion de l’etat civil [un aspect que le Mali doit ajouter aux aspects centraux de la lutte contre l’insecurite transfrontaliere dans la zone], et, enfin, elles [les reponses] le sont aussi pour une definition de la vision globale de desenclavement et developpement de la zone a travers la creation des infrastructures necessaires au service des populations.
C’etait mon avis pele-mele, bonne soiree a tou(te)s !

Talatou


Ce qui affecte Taoudeni, Kidal, Ménaka, tout le nord malien et tout le sud malien est bien affligeant mais c’est une blessure ouverte qui est sans cesse renouvelée par un pouvoir qui n’a ni le souci des populations ni la capacité de la fonction qu’il exerce. Le seul souci de ce pouvoir est de préserver à Bko la corruption qui génère les prébendes par lesquelles il recrute et se maintient. C’est son seul souci car la garantie matérielle et militaire de son maintien est assurée par les mêmes puissances que le nord du pays intéresse.

Si l’organisme qui s’occupait des zones sahariennes françaises est mort par la guerre d’Algérie, le Mali (et le Niger, le Tchad et la Mauritanie) hérita de ses zones sahariennes à l’indépendance et les accords d’Evian de 1962 donnèrent à l’Algérie la gestion des départements sahariens. En Algérie un organisme franco-algérien de mise en valeur du sous-sol saharien a pris le relais (se rappeler que le pétrole a jailli à Hassi-Messaoud en 1956). Au Mali des efforts méritoires furent entrepris pour soutenir l’élan du progrès social et économique – scolarisation par les écoles nomades, actions en faveur de l’élevage, etc., le tout baignant dans une politique volontariste d’affaiblissement de la féodalité – mais qui connurent d’abord la halte de la rébellion de Kidal de 1963 puis la plus grande halte du coup d’Etat de 1968.

Tout un chacun connait l’hypocrisie et l’indécence qui ont marqué la gestion publique malienne depuis jusqu’à nos jours. C’est pour dire que toute nomination de gouverneur ou tout autre acte censé de développement doit s’appuyer nécessairement sur les leçons de ces antécédents si on prétend agir pour le bonheur des populations. Le dispositif actuel de ‘l’accord d’Alger’ de ‘la médiation’ et autre Minusma ne tirent pas ces leçons et ont leur objectif différent du bien-être des populations. Trop facile cette partition tant dénoncée mais pour quelle durée et pour quelles inconnues? Les jeunes maliens qui se battent y compris les peuls, sonrhais, touaregs et autres doivent comprendre qu’on ne peut se développer que par soi-même, qu’on peut inviter l’aide des autres mais qu’on ne se développe jamais pris en charge par eux. Malheureusement c’est la facilité de cette prise en charge qui caractérise le sous-bassement de générations de maliens depuis près d’un démi-siècle.

Courir après les postes à Bko, Kidal, Taoudéni ou Ménaka, profiter des retombées des actions propagandes de la Minusma, discuter sans aller au fond des problèmes, comprendre et ne pas agir, contribuent également à renforcer les pouvoirs corrompus et parasitaires autour de Bko, Kidal, Minusma, et affaiblissent les bonnes volontés qui se battent pour un autre avenir pour tous. Il faut se convaincre qu’on a un honneur à défendre, celui de pouvoir faire retour d’aide à vos parents, voisins et compatriotes. Et les conversations autour du thé à la menthe feront longtemps écho de la première génération de maliens à comprendre les enjeux de leur développement durable, et qu’elle doive se prendre en charge entièrement et ne peut pas s’illusionner à faire du neuf avec du vieux.

Diadié Alpha


Là où Diadé Alpha distille son mépris à mon égard et souffle dans la
même trompette anti-touarègue que mes « poursuivants peulhs »!

Sur ma position sur le thème en débat, Diadé Alpha auquel j’ai fait
copie, dans un courrier séparé, de ma position, sans ambiguïté, de
condamnation des motivations et des agissements des acteurs du présent
épisode de la rébellion touarègue, note, je le cite : «Pour ne pas
trop m’étirer, disons que Mohamed ag Hamaty a tout le loisir de ses
positionnements, … ». Cependant que Diadié Alpha, à la lecture de mes
échanges avec d’autres forumistes me dénie cette liberté d’expression
et se reprend, à la reverse, pour me faire la morale en me prêtant des
propos désobligeants et me menacer d’un combat au sabre si je ne suis
pas heureux de ses mots durs.

Je cite les mots clés tirés des textes des deux derniers posting de
Diadé Alpha : « cynique », « considérations fallacieuses », « le
Takouba est là pour tous cas d’impropriété », « la position actuelle
de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un vieil enseignant
touarègue ».

Je mets en exergue les passages suivants de la littérature par
laquelle de Didié Alpha me diabolise :

« D’abord noter la gentille occasion donnée par mon jeune frère
Chouaibou à Mohamed ag Hamaty qui décida une réplique plutôt cynique.» ;

« Allons, cher ami Mohamed ag Hamaty tu t’encombres dans tellement de considérations fallacieuses que tu finis dans l’impasse de l’OCRS…
» ;

« Sur la base des échanges séparés que tu as bien voulu faire avec moi, j’avais apprécié ton positionnement correct sur le Mali ainsi que ton analyse plus longue et plus réaliste de la question touarègue. Mais je vois que celui-ci est en déphasage avec tes déclarations présentes que je ne partage pas comme je te l’ai déjà écris hier. Tu as bien le droit de te planter et de te reprendre cependant. Ta
dernière posture fallacieuse que je veux discuter est celle qui m’attribue ‘une frayeur’ desdites régions tribales et ‘une absence de peur’ que tu aurais de ces choses. Bien sûr on peut me taquiner amicalement sur mon état de joie ou autre, etc., et je réponds de même amicalement pour amuser un peu un sujet grave, mais c’est entendu que c’est juste cela. En tout cas, le Takouba est là pour tous cas
d’impropriété… » ;

« La position actuelle de Mohamed ag Hamaty est comparable à celle d’un vieil enseignant touareg qu’il a eu lui-même à dénoncer. Il ne doit pas cependant imiter Ambéry ag Rhissa qui avait opposé jeune la position française et vieux l’a rembassée comme cadre Mnla (dont le texte avait circulé sur ce réseau ainsi que les critiques de l’ancien Mohamed ag Hamaty … »

Au vu de ce qui précède, j’estime qu’il y va de mon honneur de plus
rien partager et discuter avec des gens qui n’ont que du mépris pour
mes contributions sur ce forum de partage.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ce que Mohamed ag Hamaty dit ici est contraire à ma démarche bien connue ici de tous. Même sous attaque, avérée ou voilée, jamais cependant d’attaque personnelle. Pas du tout de mépris, au contraire cela enlèverait tout sens à mon engagement. Au contraire beaucoup de compréhension et poursuite inlassable de l’argumentaire et de la discussion pour éclairer ce qui peut l’être. Je n’ai pas fait de quartier à ses arguments quand ils sont fallacieux mais toujours avec considération et estime. Et je le défiais même au Takouba chaque fois qu’il parlait pour moi ou pour mes sentiments sans se rendre compte de l’impropriété. En comparaison, j’ai dû me raviser à ne pas engager un interlocuteur qui insulte pour discuter ou faire taire, ce qui n’est pas son cas. Mon humble insistence à discuter est clairement fonction de la volonté et de l’espoir de contribuer à susciter un courant d’échanges qui aide notre pauvre pays malmené par la tourmente du désordre et de la confusion.

Disons cher Mohamed ag Hamaty que je répondais amicalement, mais en désaccord certes, comme tu le fais, en toute sincérité, dans l’espoir réel d’une influence bienfaitrice pour nos communautés et pour notre peuple.

Diadié Alpha

“Effectivement, pour moi, le projet OCRS, à ne pas confondre avec la rébellion touarègue avec son paradigme “Azawadrêve”, n’est pas encore mort mais en stand bail.”__Mohamed ag Hamaty

Voici les graines de la nouvelle rebellion. Nous sommes tous avertis. C’est toujours les memes aspirations de division du Mali.

Amadou O. Wane
www.amadouWane.ml


Wane,
Le hic c’est que les revionnistes sont encourages et appuyes financierement par nos gouvernants respectifs depuis 1994 jusquau recent forum dans leur combat de detruire le mali.

J’ai tjrs pense que les rebellions au nord sont un deal entre nos gouvernants et les touaregs feodaux de kidal.

Cordially

Balata


Oui, à écouter Mohamed Ag Attaye et certainement les trois Moussa pensent aussi ainsi. Alors tjrs un danger que l’ État malien doit prendre en compte.

Mais remarquons que la majorité des Touaregs, ne sont pas de l’ avis de Mohamed Ag Hamaty. Ils veulent l’ amélioration de leurs conditions de vie matérielles comme tous les autres Maliens.

Ensuite ce n’ est pas Mohamed Ag Hamaty qui va mobiliser les jeunes Touaregs à la révolte. Je le dis en connaissance de cause – que je tire une fois de plus de Kidal.info.. Ce que je n’ étends pas ici.

Alors trois remarques qui peuvent l’ une ou l’ autre ou toutes les trois être valables:

1. Mohamed Ag Hamaty fait du baga-baga, sachant bien que les quatre pays Algérie, Mauritanie, Mali et Niger sont allergiques à cette idée de ORCS, qui n’ aura jamais lieu à moins qu’ il y ait une guerre de “nettoyage ethnique”, laquelle est à écarter de mon avis.

2. Mohamed Ag Hamaty veut se racheter auprès de ces détracteurs si nombreux parmi les jeunes touaregs ayant adhérés aux idéaux du MNLA

3. Mohamaed Ag Hamaty cherche avec son baga-baga un poste (Balata Sidibé).

Enfin, je pense que nous lui accordons trop d’ importance qu’ il n’ a effectivement pas. Seulement il est important de discuter et
la mise à nu de l’ intérieur de Mohamed Ag Hamaty par lui-mýme nous éclaire de plus sur son réel état d’ esprit.

Bien cordialement
M. Diagayété


Aux trois remarques de Malobbo j’ajouterais une 4è de crise passagère quelconque car j’imagine difficilement un homme changer radicalement à cet âge son rapport avec sa société en crise. D’accord avec la constatation qu’heureusement la majorité des jeunes touaregs, comme tout jeune malien, ont une lecture plus équilibrée et saine de leur évolution. En somme points de vues effectivement intéressants et conclusion réaliste.

Diadié Alpha


Le Cambriolage Qui N’a Pas eu Lieu

cambriolage

28 Mars 2016 | MIRG | Amadou O. Wane

Selon trois articles publiés le 01, 09, et 15 Mars dernier, la résidence de la ministre de la culture N’Diaye Ramatoulaye Diallo a été cambriolée dans la nuit du 25 au 26 Février. Les articles soulèvent plus de questions que de réponses sur les circonstances autour de ce présumé cambriolage.

L’article du 01 Mars est du journal Le Matinal. Les narrations semblent contredire les faits.
«Au domicile de Mme le ministre de la culture, Ramatoulaye Diallo, on déplore un spectaculaire vol, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, où des intrus s’y sont infiltrés en emportant bagages et objets personnels de grande valeur marchandise. Du coup, le gouvernement envisage de prendre de mesures sécuritaires adéquates pour parer à toute éventualité concernant les ministres et leurs biens.» déclare l’article.
En fait, le gouvernement n’a fait aucune déclaration concernant le soi-disant cambriolage ou manifesté quelconque intention d’accroitre le dispositif sécuritaire des ministres.

L’article continue: «Les assaillants ont dû utiliser des produits sophistiqués à l’intérieur de la maison des époux N’Diaye pour y pénétrer, pendant que les occupants étaient en plein sommeil réparateur , histoire d’empêcher tout mouvement.»
Quels produits sophistiqués permettent à un voleur d’entrer dans une maison et d’immobiliser les occupants à la fois? L’auteur veut peut-être faire allusion à la légende urbaine qui circule dans la capital depuis fort longtemps: des voleurs utilisent des gaz pour endormir les occupants d’une maison avant de s’emparer de leurs biens. De tels rumeurs circulaient aussi en Angleterre. Finalement en 2014, le “Royal College of Anesthesists” à Londres a déclaré que ce genre de coup est presque impossible. Il faudra un camion pour pomper autant de gaz dans une maison et faire endormir les occupants. Et puis le coût pour obtenir la quantité nécessaire serait exorbitant.

«C’est donc de cette manière que les voleurs ont pu se rendre maitres des lieux et procéder, pendant de longues heures de fouille, au pillage complet de la maison. », selon l’article.
Mais si les occupants dormaient «en plein sommeil réparateur» comment savons nous que les voleurs sont restés des heures dans la résidence? Qu’est-ce les voleurs ont emporté précisément? L’article est vague sur ce point.
Le second article sur le cambriolage fut publié une semaine après dans LeBamakois.com. L’auteur pose une question hypothétique qui révèle le fait que la maison était bien gardée: «Comment comprendre que des voleurs puissent passer à l’insu des agents de sécurité postés devant et peut-être même à l’intérieur de la grande résidence où vivent M. et Mme N’Diaye à Faladié ?»

Le troisième article fut publié une semaine après le second par le journal Le Témoin. L’idée principale des récits est que les ministres sont en danger; le gouvernement doit leur fournir plus de protection.
La chronologie des publications et leurs contenus suggèrent une orchestration médiatique autour du supposé cambriolage pour ainsi manipuler l’opinion publique.
Selon une source désirant garder l’anonymat, la résidence du ministre était protégée par 3 agents de sécurité. Deux de ces agents sont fournis par le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC). Le troisième est un vigile privé, employé par la ministre. Le MSPC a mener une enquête; selon les faits concordants, le supposé cambriolage n’a pas eu lieu. Les agents de sécurité ont témoigné n’avoir vue aucuns cambrioleurs ce soir là. Evidemment Il est difficile de croire qu’une maison protégée par 3 agents peut être dévalisée de la sorte sans que personne n’ait soupçonné quoi que se soit. Si un vol il y’a eu, ça doit être par quelqu’un de l’entourage de la famille.

L’appareil étatique ne doit pas faire objet de manipulation pour des raisons personnelles. Si la ministre désirait plus de sécurité, elle pouvait suivre la voie légale ou employer plus de vigiles privés. Le Premier ministre ne doit tolérer de tels agissements d’un ministre au sein de son cabinet. La justice doit jouer son rôle et mener une enquête sur cette affaire.
Comme dirait, Mamadou Traoré, ancien ambassadeur: «C’est à la justice qu’il appartient en république de procéder à la manifestation de la vérité.» Le peuple malien a droit à la vérité.

Amadou O. Wane
Chroniqueur
www.amadouwane.ml
@amadouwane
Malilink Investigative Reporting Group

22 Mars et 26 Mars

Bamako|27 Mars 2016|CPM|Fabou KANTE
J’ai suivi avec non sans intérêt les commentaires fait par la presse nationale Malienne publique et privée à l’occasion du 25ème anniversaire de l’avènement de la démocratie dans notre pays qui marquait aussi la fin du régime sanguinaire et dictatorial de Moussa TRAORE et de son clan. (Ce sont les termes qu’ATT a utilisé lors de sa première parution sur les antennes de la RTM après son coup d’Etat)
Les 14 pages d’analyses et de témoignages qui nous ont été servi par le quotidien national d’information L’Essor et la série d’interviews réalisée la nuit dernière sur l’ORTM qui nous a permis d’écouter les points de vues d’universitaires, d’hommes de culture et d’acteurs du mouvement démocratique nous ont donné matière à réflexion.
Je me précipite de faire remarquer tout d’abord, que l’anniversaire du coup d’Etat du 22 Mars 2012 a été traité par la presse gouvernementale comme un non-événement. Rien ne fût évoqué dessus dans le journal télévisé du 22 Mars. Mon humble avis sur cette attitude que je trouve antidémocratique, est que la stratégie de communication du pouvoir qui consiste à abroger politiquement un fait ancré dans l’histoire du Mali ne saurait prospérer. Aucune méthode d’annihilation ne saurait effacer un événement aussi chargé de sens et de symboles de la mémoire collective du peuple du Mali. La posture intelligente, modeste, humble républicaine et démocratique serait d’ouvrir des débats de fond sur les raisons objectives qui ont conduit notre pays au coup de force du 22 Mars 2012 afin de tirer toutes les leçons qui s’imposeraient.
En seulement quatre (04), les conséquences du refus volontaire de prendre en compte les enseignements du putsch de 2012 sont concrets, palpables et tangibles dans toutes les sphères de la société Malienne. Pourtant, ce que peu de gens ignorent ou oublient, est que des individus, institutions et groupes d’analyses nationaux, sous régionaux et internationaux avaient donné l’alerte des années avant le 22 Mars 2012, toutes choses qui devraient normalement permettre aux dirigeants d’alors de se ressaisir et de rectifier le tir. Une sagesse Bambara nous enseigne : « celui qui est en cours d’épuiser sa vie n’est point attentif aux conseils qu’on lui prodigue. » ATT et les siens ont fait la sourde oreille parce qu’ils fonçaient droit au mur.
Bakary Konimba TRAORE alias pionnier avait par exemple laissé entendre que le pouvoir d’ATT s’estompera par un coup d’Etat même si cela devrait intervenir à 24 heures de la fin de son mandat à cause de la gestion calamiteuse qu’il décida de faire de la gestion du pays…..Les professeurs Issa N’Diaye, Abdoulaye NIANG feu Dialla KONATE etc avaient clairement exposé des arguments scientifiques solides prouvant que notre pays était juste à quelques pas d’un soulèvement qui aggraverait notre situation politique. La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers son baromètre d’analyse des paramètres sociopolitiques et économiques de ses pays membres, basé à Abuja, n’a cessé depuis au moins une (01) année avant le 22 Mars 2012, d’attirer l’attention du gouvernement de l’époque sur les dangers potentiels et imminents qui guettaient notre pays. ATT et les siens ont fait la sourde oreille et d’ailleurs le coup d’Etat du 22 Mars est arrivé pendant que séjournait une mission de cette organisation au Mali.
Sur le plan international, c’est Fich, qui depuis Décembre 2009 a arrêté de noter l’économie Malienne pour la simple raison qu’elle était criminalisée par les réseaux de trafics de drogue de tout genre. Air Cocaïne est assez révélateur de ces allégations, l’enlisement et la métastase du problème du nord Mali n’en est pas moins.
Une année plus tard, en juillet 2010, c’est la CIA qui classe le Mali parmi les 5 pays les plus injustes au monde car 98% de nos richesses étaient accaparée par moins d’1% de notre population qui constituait au même moment les principaux organisateurs et planificateurs du vol et de la corruption.
Moins d’une année après le 22 Mars 2012, c’est Lynn Pascoe, un sous-secrétaire d’Etat américain qui, dans un rapport de mission sur le sahel présenté devant le congrès, conclu très explicitement que la crise multidimensionnelle dans laquelle le Mali est plongé est plutôt la conséquence de l’échec intégral et radical des politiques de sécurité et humanitaires nationales que des effets collatéraux de la crise libyenne.
Voilà, chers frères et sœurs, quelques éléments ci-dessus à prendre en compte chaque 22 Mars afin que nous restions éveillés mais surtout conscients des erreurs et fautes mortelles que nous avons commis et qui nous ont conduits à ce que nous savons. Nier, occulter, diaboliser et déformer l’histoire ne nous sera non seulement d’aucune utilité mais surtout nous prédisposera à reproduire les mêmes comportements, les mêmes façons de faire et de penser d’avant Mars 2012 et ça serait simplement dommage pour tout le Mali.
Revenons au 26 Mars.
Mon point de vue sur l’appréciation du mouvement dit démocratique est conforme à celui que l’homme de culture Magma Gabriel a défendu sur l’ORTM la nuit dernière : Ce mouvement a lamentablement échoué. Il a échoué pour la simple raison que la majorité de ceux qui en ont été les animateurs n’avaient que des objectifs personnels, familiaux, partisans et claniques à rechercher et à atteindre. Les populations n’étaient point leurs priorités et l’histoire nous l’a clairement prouvé aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour cette raison, que ceux d’entre eux qui ont toujours dit : « Attention ! Attention ! Attention ! Nous sommes en train de trahir la mémoire des martyrs » ont soit quitté le système volontairement où ont été contraints par toutes les formes de pressions économiques et politiques.
Ceux sur quoi je voudrais surtout insister à ce niveau, c’est vraiment la qualité des entretiens que nous a proposé et qui n’ont pas démérité à bien des égards. Cependant, nous estimons qu’il fallait impérativement donner aussi la parole à la jeunesse Malienne. 26 Mars 1991-26 Mars 2016 c’est quand même 25 ans. Quelles analyses font les jeunes de la tranche d’âge 25, 30 et 40 ans de cette révolution ? Ceux qui ont occupé les plateaux sont des acteurs qui dans la plupart des cas ont encore des agendas politiques. Ce seul élément met obligatoirement une bonne dose de subjectivité dans leurs discours. S’ils ont réellement fait cette révolution pour ceux qui étaient à l’époque leurs enfants et petits-enfants, ces derniers sont généralement devenus aujourd’hui des hommes économiquement morts, politiquement désespérés et socialement traumatisés. C’était à ces jeunes que l’ORTM devait donner la parole s’il voulait jauger les conséquences du 26 Mars au lieu de redonner l’occasion à des gens qui ne songent très souvent qu’à embobiner les autres comme s’ils étaient les seuls témoins de notre histoire.

Bien à vous


Merci Fabou pour cette conversation du souci de l’intérêt de notre pays. Vous me posez des questions importantes sur lesquelles je vous livre les lignes suivantes.

Je n’aimerais pas comme vous une résolution violente dans notre pays mais l’ampleur et l’incurie qui caractérisent les déprédations sur les ressources communes d’un pays appauvri par une mauvaise économie et une mauvaise conduite des hommes, en disposent tout autrement. Elles constituent de tragiques opportunités manquées pour entretenir la vie des pauvres populations, pour qui nous voulons l’économie des violences, mais qui la perdent en autant de morts anonymes. Morts silencieuses du détournement du bien public pour des gains personnels. Vies perdues par non-assistance comme la disparition du journaliste Birama.

C’est la mécanique de cette énorme corruption qui dicte sa propre violence de résolution car, une vie étant une vie, l’érection des villas de la sécheresse a couché de multiples vies non-assistées et appelé l’insurrection du 26 mars 1991, la trahison des idéaux du 26 mars a pris encore plus de vies anonymes et apporté les violences scolaires, la confrontation politique du Coppo, les élections truquées et les manipulations politiciennes ayant conduit à l’avènement de Att et au pourrissement de la classe politique en portant encore plus haut la médiocrité, le mensonge et le vol. Le détournement des maigres Pgas des militaires et l’incurie sur rations et munitions nous valurent le coup du 22 mars 2012 par des jeunes gens excédés par le double langage et attirés par le mafieux exemple du sommet.

La violence viendra donc, vive ou froide, et cela de façon imprévisible, comme l’irruption des troupes du camp Soundiata ou la bastonnade de Dioncounda, et n’en déplaise l’ex-ministre Sada Samaké qui affirmait plus de coup d’Etat, mais où est-il maintenant? Qui a pu prévoir les attaques du restaurant, du Radisson ou du Nord-Sud? Est ce qu’un officiel malien ose se pavaner à Ténenkou ou à Kidal? Les coups de main ne se comptent plus à Bamako et la corruption ne pourra maintenir la stabilité du régime plus longtemps… Qui ne voit le HCI ou le Biprem prendre l’initiative quand les politiciens s’accommodent et l’Etat fabrique des fonctionnaires milliardaires? Noter ici qu’entre un chef de l’opposition comme une fraude de casting et un opposant en chef comme foudre de guerre, il est facile de déviner qui pourra mieux rejoindre le combat du people qui est en train de s’organiser.

Maintenant à la fameuse question Que faire? L’aventure du Mnla et les piètres parcours de la transition et du pouvoir actuels ont convaincu les populations maliennes que la survie et l’avenir exigent de prendre tout bien au sérieux… Je présume que la plupart voudront d’un pays pour ses enfants et petits-enfants car le monde se complique et un pays peut vous être retiré et l’exil ne paie plus… Il n’est pas difficile de concevoir la majorité des maliens se concerter en conférence souveraine pour jeter des bases plus saines à une entité plus viable. Une question importante sera le choix des leaders qui ne seront pas ces politiciens sortis du même moule de la facilité du parasitisme étatique. La révolution se fera dites-vous. Oui. Tôt ou tard dépendant du budget militaire et politique en France d’être en état d’être intraitable sur l’évolution de notre pays. Mais j’évite les gros mots trop chargés d’impasse. Voilà pourquoi j’ai choisi l’humble métaphore de la conversation autour du thé à la menthe, suffisamment commune pour vaincre les timidités et suffisamment généreuse dans sa vérité humaine. Croyez qu’un laboratoire virtuel renseigne tant par attaques, insultes, silences, joies et enthousiasmes sur l’état des antagonismes de classe de la société malienne. En effet, il faut apprendre à enseigner avant d’enseigner à apprendre. Désormais c’est à la diaspora malienne et le secteur privé en tandem avec la partie saine de la société plutôt que la classe politique disqualifiée de jouer le rôle moteur d’inspiration pour la jeunesse de reconstruire leur pays.

Diadié Alpha


Plusieurs Camions Maliens en Attende à Pogo

Au Mali tout le monde croit que les règles s’appliquent aux autres. L’état dans tout ca reste muet au lieu d’éduquer la population.
Je dis bravo aux Ivoiriens.

Amadou Wane

———–
Cell fait plus de vingt jours due des camions aliens remplis, provenance du port d’Abidjan, sent en file indienne à Pogo, denier village Ivories site à 4 kilometers du territories alien, Zégoua. Its song appeals chacun à payer 300 000 F cha pour raison avoid viola uno réglementation en vigueur dans l’space UEMOA. Plus de vingt jours dans settee situation sans la moindre reaction de l’etta alien.

Lots de notre passage, il y a uno semaine, nous avon tent d’en savor sur ce constant presqu’étrange. Il nous revert, à Pogo ville, due la plupart des camions stations ne répondent pas aux norms, principalement le pods. C’eat-À-Dire le pods enregistré au niveau du port eat different de cell constant à la frontier.

Les novellas réglementations du transport dans l’space UEMOA, entrées en vigueur en Côte d’Ivoire il y a un an, ne sent pas respects. Si le surpoids au posted du peter centre pods à Pogo dépasse 500 kilograms ou set en desirous du pods initial enregistré au port, les texted prévoient uno sanction pécuniaire de 300 000 F cfa.

Les chauffeurs aliens surplice not refuse de payer la somme. Ce qui explique leur presence pendant tout ce temps à Pogo, nous a expliqué un agent des transporters à Pogo.

En colure centre settee measure, les chauffeurs not ten un sit-in à la Douane de Zégoua en due de pourer les chauffeurs des camions de ballet de cotton à ne pas prendre le chemic du territories ivories.

Inform de la situation, le profit de Kadiolo a vote rencontre, mardi denier, le mare de Zégoua, le Conseil Malien des Chargers et des agents des transporters routers. Il a deplore le comportment des chauffeurs venus de Pogo. Les texted, en vigueur dans l’space UEMAO, sent claims et tout chauffeur qui enfreint à settee réglementation a un prix à payer. Doc salon le profit, les chauffeurs devraient meter leur latte nutriment due de s’en prendre à dos frères ivories

Source: maliweb.net


C’est plus complexe que ça. Le Règlement N°14 de l’UEMOA à été adopté en application d’une Décision de la CEDEAO qui date du milieu des années 90. Aucun pays de la CEDEAO, donc de l’UEMOA, n’avait encore réussi à l’appliquer jusqu’à la nouvelle date d’entrée en vigueur négociée récemment en début 2016.
Pourquoi? Conditions très contraignantes pour les camionneurs et les commerçants!
Plus particulièrement pour ceux de pays enclavés comme le Mali.
Les transporteurs maliens (d’ailleurs plus import/export que transporteurs) ont acquis des véhicules «hors normes» pour réduire les coûts unitaires transportés et rentabiliser les longs voyages en intégrant la contrainte du taux de remplissage (entre 50 et 75%, le voyage aller se faisant souvent à vide).
D’un autre côté, les routes n’ont pas été construites pour supporter ces charges.
Difficile conciliation donc de la rentabilisation du transport/commerce et de la préservation de la route.
D’où les concertations à n’en pas finir depuis 94 (?) à maintenant.
Dans le cas du Mali, l’État n’a pas la tâche facile puisque ces véhicules ont été «agréés» par ses services.
Deux choses sont sûres:
– nos PTF ne sont pas prêts à nous aider à construire des routes si nous ne pouvons pas les protéger;
– l’application de la réglementation sera harmonisée dans tous les pays de la Communauté pour atteindre les objectifs visés.
En attendant…que négocier encore à Pogo?

Salihou Guiro, consultant


Bonjour chers tous!

La présidente des consommateurs du Mali doit se lever car les retombées sont négatives pour nous!

Cordialement !

Dr BA


Salihou,
Ton explication me laisse un peu perplexe. Si un camion est déclare avoir X tonnes de marchandises au port et puis à la frontière on constate que c’est Y tonnes, il y’ a un problème quelque part.

La limite imposée sur le poids est aussi une affaire de sécurité routière pas seulement de rentabilité pour les camionneurs.

Amadou O. Wane


Observations pertinentes Amadou.
1) Il y’a pesée «arrangée» au départ, mauvais pesage, paramétrages différents des équipements de pesage de part et d’autre…: les responsabilités doivent être situées;
2) Oui, la sécurité est un des objectifs visés par la réglementation; mais il se trouve que les véhicules ont été «agréés» par les services techniques de l’État…«défaillants» en amont?!
L’un des intervenants a évoqué la saisine de l’association des consommateurs. Il a bien perçu l’impact probable de la réglementation sur les prix à la consommation.

Salihou Guiro, consultant