La Guerre Sans Nom

En pensant a tout ça je me suis rendu compte que nous n’avons même pas de mon pour cette guerre au Mali. C’est triste.

Comment pouvons nous nous souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit dans laquelle ils sont tombés?

Quel nom pouvons nous donner à cette guerre?

Amadou O. Wane


“La grande guerre patriotique” ou “The unknown war”.

Ca rappelle le nom du film (réaliser en commun par les soviétiques et américains) du même nom s’agissant de la deuxième guerre mondiale.

Les russes l’ont appelé “La grande guerre patriotique” et les américains “The unknown war”.

Mais je propose que Stephane Kader Bomboté et les autres nous proposent quelque chose de mieux adapté.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je propose la “guerre fratricide”.

Quelque soit le côté, il n’y a que des maliens qui meurent.

Sidiki


Chouaibou,

Je constate que tu parles de guerre, si les maliens dans leur majorité arrivent au même constat et admettent que nous sommes bel et bien en guerre, ce sera alors un important pas cognitif de franchi. C’est à partir ce là que l’on peut demander au peuple de fournir d’effort de guerre nécessaire et c’est à partir ce cet effort que l’on peut entamer des négociations respectées par toutes les parties.

Pour l’instant c’est loin d’être le cas. Pour la plupart des maliens nous ne sommes pas en “guerre”. Nous avons tout juste affaire à des “bandits armés”, expression consacrée dans les medias d’état. Le gouvernement lui-même est loin de lever l’ambiguïté et laisse croire que les accords signés, aussi imparfait soient-ils, constituent la solution au problème. Hélas, chaque jour qui passe, avec son lot de victimes, se charge d’apporter un sanglant démenti à ce déni de réalité…

Quant au nom de ce conflit, ce n’est pas à un spectateur (surtout lointain) comme moi de le définir en lieu et place de ceux qui le font, même si cette guerre touche chaque malien de près ou de loin. Je crois qu’il revient d’abord à ceux qui versent leur sang quotidiennement de le nommer, nous ne pourrons que nous aligner sur leur choix. Peut-être que si la Grande Muette se fait entendre (démocratiquement), les choses changeront à Koulouba comme à Bagadadji.

Stephane Bombote


A la bonne question posée par Amadou Wane “Comment pouvons nous nous
souvenir de nos morts si on a même pas de nom pour définir le conflit
dans laquelle ils sont tombés?
Quel nom pouvons nous donner à cette guerre? “, je lui propose de
faire une “maquette” des qualificatifs que chaque communauté ethnique
au Mali donne à la crise malienne, dite en français “la résurgence de
la question touarègue au Mali”.

Pour les miens touaregs de la région de Tombouctou, on désigne la
crise actuelle au Nord du Mali par le terme générique “les années de
la GRANDE CATASTROPHE” par “FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Tous les gens morts et les enfants nés au cours de la période
2011-2016, seront qualifiés de “ceux morts ou nés dans les années de
“FODHA/ALMASSIBAT/ALFITNA”.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


La Guerre de Sécession.

Amadou Wane


Mouvement Armé pour Défendre les Peuls?

Déclaration de l’ADPS sur la création d’un mouvement politico-militaire à base ethnique

en République du Mali

L’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) exprime sa vive préoccupation face à l’annonce faite, le 18 juin 2016 sur une radio étrangère, de la création d’un groupe politico-militaire prétendant défendre un groupe ethnique donné et considérant les Forces Armées nationales comme la cible de leurs futures attaques.

L’ADPS estime que ce développement très inquiétant est l’une des conséquences directes de l’Accord d’Alger et de la prime à la rébellion armée que ledit Accord incarne, comme l’illustre la récente soit disant « Entente » imprudemment signée par le Gouvernement malien.

La menace sur l’unité nationale et l’intégrité territoriale de notre pays se précise de plus en plus. La zone géographique d’intervention annoncée par ce nouveau groupe politico-militaire à base ethnique indique clairement qu’il s’agit de la pièce manquante du puzzle de création du fantasmagorique « Etat de l’Azawad » et d’une étape cruciale dans le vaste complot visant à mettre fin à l’Etat malien en tant que République unitaire, démocratique et laïque dans ses frontières jusqu’à présent internationalement reconnues.

Tout en réaffirmant son soutien total aux Forces Armées et de Sécurité nationales dans l’accomplissement de leur difficile mission régalienne de sécurisation des toutes les composantes de la Nation et de toutes les régions du Mali dans le respect des droits de l’homme, l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise dénonce, une fois de plus, l’incapacité manifeste des pouvoirs publics à affirmer l’autorité de l’Etat républicain comme détenteur du monopole de l’usage de la force légitime et à faire prévaloir, partout et en tout temps, l’intérêt supérieur du Peuple malien.

En outre, l’ADPS invite à nouveau les pouvoirs publics à faire preuve d’une gestion plus stratégique et plus efficace des conséquences multiformes du changement climatique sur l’aggravation de la compétition et des affrontements intra et intercommunautaire pour le contrôle des ressources naturelles, notamment l’eau et la terre, sur fond d’appétit aiguisé de puissances extérieures pour les ressources du sous-sol (eaux souterraines, richesses minières, etc., etc.) et du ciel (énergie solaire et éolienne, etc., etc.) de la République du Mali.

Tout en attirant l’attention des uns et des autres sur l’expérience catastrophique d’autres pays, y compris en Afrique, l’ADPS engage l’ensemble des forces patriotiques, républicaines, démocratiques, progressistes, politiques et sociales à redoubler de vigilance et à se mobiliser au sein du Front Populaire pour la défense de la Patrie, la sauvegarde de l’unité et de la concorde nationale ainsi que la préservation du caractère unitaire, républicain, démocratique et laïc du Mali dans le cadre de la Constitution du 12 janvier 1992.

Fait à Bamako, le 23 juin 2016

Pour le Directoire de l’ADPS

Le Conseiller Politique


D’après plusieurs sources familières avec le sujet et la région, la création du groupe de défense des peuhls n’ est qu’ une farce. Le leader n’est même pas peuhl, mais un touarègue et ancien combattant du MNLA. Aucune association peuhl reconnaît ce groupe.

Donc, il est bien possible que ce leader a d’autre sinistre but que de défendre l’intérêt des peuhls.

Amadou Wane


Moi, je suis informé que ce Oumar Aldjana est un transfuge et manipulé du MNLA et de la CMA. Il n’ a aucune base sociale dans le Delta (voir un des liens qui suivront: il semble se réfugier maintenat en Mauritanie). Oui il est effectivement de mère peule et de père targui (Dawshaq). Mes sources sont très diversifiées et jusqu’á présent fiables …

C’ est regrettable que l’ ADPS s’ embourbe dans des infos qui sont déjà périmées avant même qu’ elles ne soient diffusées.

Pour ce qui est des différentes infos circulant en ce moment je mets ci-après des commentaires et des articles édifiant. Je ne peut pas tout commenter, mais les commentaires sont, de ma connaissance, justes. Surtout si je vois Harouna Toureh érigé en parrain d’ un nouveau mouvement appelé “MDP” = Mouvement pour la Défense de la Patrie”. C’ est Houra Toureh qui s’ est érigé en opposant catégorique à la représentation correcte et proportionnelle des Songhay et des Peuls dans les structures de l’ Accord qui ne cesse d’ ailleurs de décevoir et créer des frustrations dont les conséquences de manifestent de plus en plus. Je doute fort du parrainage de certaines personalités citées, telles que Adam Thiam et le député Abderahman Niang …

Quelques soient les gesticulations de IBK et du Gouvernement, il n’ y a qu’ une seule issue: il faut la justice et abandonner l’ impunité. Il faut que que tous les dirigeants du MNLA et de la CMA soient poursuivis par la justice. Il faut leur retirer tous les avantages accordés. C’ est seulement á ce prix que les frustrations vont s’ arrêter. Ce n’ est pas compliqué. C’ est seulement la volonté politique, le courage et la détermination qu’ il faut.

Comment se fait-il que IBK et le gouvenement ne parlent plus de justice et de poursuite contre les criminels du MNLA et de la CMA?

M. Diagayété

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Hama Founé Diallo : Itinéraire d’un rebelle peulh (Adam Thiam)

Par Le Républicain

Hama Founé Diallo : Itinéraire d’un rebelle peulh

Samedi à la Maison des Aînés et sous le parrainage de l’Imam Mahmoud Dicko et de Me Harouna Toureh, président de la Plateforme, un groupe à rallier le processus de paix et de réconciliation en adhérant à la Plateforme est le groupe de Hama Founé Diallo.

Cinquantaine robuste, moustache fournie, regard caché derrière d’épaisses lunettes noires, cet homme qui ne dit rien aux ressortissants du Sud du Mali est une véritable légende dans le Delta Central du Niger, qui correspond à la zone inondée de la Région de Mopti. La légende se renforce à partir de fin 2014 quand l’homme prend le commandement d’un groupe de combattants locaux dominés par les Peulh. Mais Hama Founé était tout sauf inconnu au bataillon. Originaire de Sosoobe, il dirige les troupes de ce village du Cercle de Tenenkou dans la guerre contre le village voisin de Salsaalbe en1993. Cette guerre née d’un vieux litige foncier aura été particulièrement meurtrière avec une trentaine de morts, une cinquantaine de blessés et un profond traumatisme.

Bien avant ce sanglant conflit, Founé comme il est appelé partout dans sa région, a combattu au Liberia à la fin des années 1970 avec les troupes de Charles Taylor. C’est d’ailleurs au Liberia qu’il rencontrera son ex épouse américaine qui lui donnera deux enfants vivant aujourd’hui aux Etats-Unis plus de Macdo que de lait caillé. Retour dans le Delta au début des années 1980: il se fera une réputation contrastée. Pour certains il devient une sorte de Zorro toujours du côté des plus faibles. Pour d’autres, il est occasionnellement un des Terreurs locaux, ces voleurs de bétail qui obsèdent les éleveurs.

Identitaire mais pas jihadiste ?

En 1994, à la faveur de la rébellion du Nord, il se retrouve – avec la bénédiction de l’Etat comme il s’est dit?- à la tête d’une milice d’autodéfense peulh contre les éventuelles exactions des insurgés. Il prend alors du galon. Son aura aussi. C’est souvent qu’il invitera la communauté peulh à se mobiliser et à s’unir pour mieux se défendre en particulier contre les abus de l’administration. Car la Région de Mopti, c’est connu, était le royaume de l’impunité et l’eldorado offshore des fonctionnaires: juges, gendarmes, eaux et forêts notamment. Il n’y a pas d’autre solution pour les Peulh, lui prête-t-on de dire à maintes occasions, “que de prendre les armes comme les Touaregs pour se faire respecter”.

Est-ce pour la fascination des armes qu’il rejoindra le Mnla vers Nampala en 2012? Le dernier charnier de militants de ce mouvement qui ont massacré des Peuls en 2013 passe pour l’avoir choqué au plus haut point. Il est vrai qu’au même moment la libération du pays par les troupes Franco maliennes avait commencé et que Founé ne peut pas ignorer la donne. Toujours est-il que de fin 2014 à son ralliement au processus de paix en février dernier, et ce grâce à l’entremise de certains de ses proches, les bons offices des députés de la Région de Mopti, la bénédiction du gouvernement et la facilitation du Général Ismaila Cissé, Il a surtout sévi dans le Delta, avec sa centaine d’hommes.

Contrairement aux hommes de Hamadoun Kouffa, il n’a jamais, lui, revendiqué ses forfaits. Mais sa légende l’a dépassé et il est devenu la terreur noire de l’administration qui a préféré déserter le Delta. Une centaine d’écoles fermées, des préfectures vides, des mairies abandonnées, des postes de sécurité “repliés”, des chefs de villages réfugiés à Bamako. Bref une psychose qui amalgame les actions jihadistes du fantomatique Kouffa et les frappes politiques de la bande à Founé. La frontière est évidemment mince et on le sait les vases du Sahel communiquent. Mais la confusion est peut être terminée car Hama Foune Diallo l’a juré samedi: il dépose les armes et adhère au fragile processus de paix en cours.

Adam Thiam

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Commentaire de:

wawataake (en Peul: l’ invincible) sur malijet

Mr Hama Foune Diallo, présenté ici comme un des chefs militaires de ce mouvement (MDP) qui n’a jamais existé est natif de Sossobe (cercle de Tenenkou) connu dans sa zone comme un voleur de bétail sans pareil, recherche par les populations.

En 2012, il rejoint le MNLA comme combattant avant de se retrouver à Mberra en Mauritanie dans un camp de refugies suite à l’intervention Française. Il faisait partie des renforts du MNLA qui ont rejoint Kidal suite à la visite de Mara et aurait personnellement contribue à la déroute de l’armée malienne a Kidal.

Le jeune Oumar Aljana qui vient de créer ce très alphabétique nouveau mouvement “ANSIPRJ” était lui aussi un ex-combattant du MNLA et ex-locataire du camp de Mberra. Je suis sûr que ces deux personnes se connaissent bien.

Au Mali les conflits sont devenus un fonds de commerce surtout pour des hommes politiques couches à Bamako et soucieux de se faire une place auprès du pouvoir, pour leurs intérêts personnel et immédiats.

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Voici un article revélateur:

Mali-Mauritanie : Encore un dissident malien chez Abdel Aziz

Par L’Aube

Mali-Mauritanie : Encore un dissident malien chez Abdel Aziz

Un autre article article semant la desinformation, les demi-vérités et la pagaile – en impliquant des personnages certainement très critiques vis-à-vis de ce développement:

http://malijet.com/a_la_une_du_mali/159219-processus_paix_mdp_adhere_plateforme.html


Mr Wane,

Apparrement, nous n’avions rien appris de ce que nous traversons actuellement. Des les premiers jours de sa creation, le MLNA fut rejete par tout le monde, y compris le COREN qui est suppose etre la mere parapluie qui couvrait tous les groupements et associations des ressortissants du Nord de notre pays. Malgre que les maliens aient eu a siffler dans toutes les trompettes et sur les tous les toits, que ces terroristes du MLNA ne soeint mandates par les nordistes, ils ont tenu mordicus a leurs ambitions racistes, esclavagistes et terroristes. pour finalement etre soutenus par tout le monde y compris ceux nous reclamons etre des amis du Mali. La suite et les consequences de notre negligeance ne sont cachees de personne.

Il serait tres dangereux de pretendre ne pas ecouter la souffrance et la frustrastion des victimes. Quand l’injustice et le desordre deviennent l’ordre dans tous les compartiments et dans toutes les couches de la societe, la violence s’impose. Et ces jeunes la ne feront pas exception a la regle

Soyons prudents.N’ecoutons pas ces associations qui sont tres souvent proches du pouvoir qu’aux populations juste pour la survie et le chercher a manger qu’aux populationscar; du coup tres souvent responsables de la souffrance et de la marginalisation de nos peuples. De plus, il n’est cache de personne que ces associations sont tres souvent les mains, les oreilles, et les yeux de nos gouvernements qui n’ operent que dans la division des au sein de nos populations.

Si le MLNA n’a pas attendu que la vaste majorite des nordistes souscrive a leurs ambitions de marcher sur des tombeaux pour leurs propres aspirations, rien ne me dit que ces jeunes auront le temps pour ces associations pour se defendre contre leurs predateurs.

A nous de choisir!

Sidy Danioko


Certes Sidy…mais il faut faire attention aux imposteurs. There is a lot of wolves in sheep clothing.

Amadou O. Wane


Groupes Armés au Mali: Au-delà des Étiquettes


Le document de Monsieur est incomplet.
Il lui a manqué de citer deux autres catégories de groupes :

1. Les groupes nées de la scission de la CMFPR2 après la décision non concertée des délégués à Alger de soutenir les revendications du MNLA et de la CMA. Après cette trahison, plusieurs groupes armés ont quitté la CMFPR2 pour créer la CMFPR3. Il s’agit principalement de : CCA Gandakoye, FLN, Bouctou Protection.

2. Les groupes nés de la scission de la CMFPR1 (encore) après la signature de l’accord par suite d’un manque d’inclusivité entretenu par les ténors de la CMFPR1. Ces groupes sont pourtant membres fondateurs de la Plateforme ; pour certains rédacteurs mêmes du texte créateur. Il s’agit de la scission GandaIzo dirigé par Mohamed Attaib Sidibé, de la scission GandaLassalizo dirigée par l’ex-ministre Hamany Touré.

Il y a une troisième catégorie de groupes armés, le MPSA et celui de Jimmy le Rebel qui ne sont pas cités également.

J’ai comme l’impression que l’auteur bien qu’ayant fait un bon travail de mémoire, s’est peut être volontairement abstenu de citer ces groupes.

Or c’est la mise à l’écart de ces groupes en plus de la scission CPA de Mohamed Ousmane (pourtant cité lui) qui est à la base même de la très grande difficulté d’adoption normale de l’article 10 du règlement intérieur du Comité de Suivi de l’Accord et des difficultés de la mise en œuvre de l’accord.

L’auteur a “zappé” l’opportunité d’expliquer correctement l’une des raisons du blocage de la mise en œuvre de l’accord.

Je voudrai que celles et ceux qui le connaissent transmettent mes observations sur son document.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Oui essayer de suivre la migration de ces groupes est un vrai casse-tête.

Amadou O. Wane


Les Crises du Mali

Commentant l’article intitulé « Conseil de sécurité: le Premier
ministre demande le démantèlement des bases des groupes armés » par
Studio Tamani repris par MaliJet du 17 Juin 2016, « wawataake », un
pseudo lucide, fait de la prospective, en se fendant d’une analyse, on
ne peut plus clairvoyante, qui rendra furieux plus d’un malien, y
compris des gens du Nord du Mali, comme moi. Lisez !

Mohamed Ag Hamaty
———————-

“Monsieur le PM ,

Le désarmement des rebelles du Nord est un vœu pieux qui doit être
exprimé, pas devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais
dans une mosquée.

Les rebelles occupent par la force une bonne partie du territoire
national et avec l’absence notable de l’armée et de l’administration,
depuis maintenant 3-4 ans.

Cette situation d’occupation par la force vient d’être régularisée par
des textes pris par le Gouvernement malien permettant aux rebelles de
gérer et de coordonner les 5 régions du Nord en toute légalité à
travers la mise en place des autorités intérimaires.

Cette occupation légalisée par le gouvernement se poursuivra jusqu’aux
futures elections locales dont personne ne peut prédire les dates;
même pas les banmanan du Beledougou. Et quand elles auront lieu, ces
élections, les rebelles déjà au pouvoir n’auront aucune difficulté à
se faire élire.

Apres la mise en place des autorités intérimaires, on passera au DDR ;
le premier D (désarmement) n’aura certainement pas lieu puisque le
Gouvernement a déjà livré 46 pick up pour des patrouilles mixtes
FAMa-rebelles, et on ne patrouille pas sans arme.

Le deuxième D (démobilisation) et le R (réinsertion) auront lieu et
consisteront comme par le passé à remettre des sommes d’argent aux
ex-combattants pour se créer des auto- emplois; et comme par le passé
ils en feront ce qu’ils voudront

Notre Accord prévoit aussi que les forces armées qui seront déployées
au Nord soient prioritairement et majoritairement constituées
d’ex-combattants des groupes armés et particulièrement de la CEMA.

Des autorités intérimaires légales constituées d’ex rebelles, appuyées
par des forces armées légales constituées d’ex-rebelles qui gèrent et
coordonnent les 5 régions du Nord (Azawad) et qui vont bientôt
recevoir de la communauté internationale des moyens pour la
“reconstruction” du Nord, voila ce que sera le nouveau décor.

Bien malin qui pourra prédire jusqu’où ils iront, car la ligne rouge
qui nous séparait de la Fédération est déjà franchie et le mur qui
nous sépare de l’indépendance de l’Azawad est en train d’être démoli

Car dans aucun pays du monde à système fédéral (Nigeria, Ethiopie,
Russie, Allemagne, Etats-Unis et autres), on ne trouvera une armée
dont la composition répond à des critères de région de communauté ou
d’ethnie.

Notre accord nous a donc amenés au-delà du cadre de la Fédération, et
on chemine vers une destination qu’on ne veut pas nommer, ce qui
n’empêchera pas d’y parvenir, si on ne change pas de route. »

Pour en savoir plus, voir le lien électronique :
http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/158607-conseil-de-securite-le-premier-ministre-demande-le-demantelement.html


Mohamed,
Aucun malien digne et lucide ne doit etre furieux de se commentaire. Pour ma part je suis fier de voir que les maliens restent lucides pendant que leurs gouvernants prennent les vessies pour des lanternes.
L internaute a tout a fait raison sur les scenarios poses de maniere implacabe. Certains autre elements existent qui les confortent.

1- dans cette meme intervention, le PM s est ridiculise et a davantage ridiculise la classe dirigeante malienne, depuis toujours percu a l exterieur comme pas a la hauteur des enjeux, en insistant sur le renforecement de la Minusma, pour disent ils se batttre contre les forces terroristes. C est a se dmander qui conseillent nos vaillants diplomates ( un ministre ancien ambassadeur et ancien commis des UN et un PM aNcien ministre des affaires etrangeres). Pour appliquer les elements des debats Sabu/Fakoly, ils nous montrent que nous sommes littteralement incapables d apprendre, cela ni de notre propre histoire, ni de ce qui se deroule sous nos yeux. Avant d aller verser notre visage par terre, ils auraient pu demander a Yachim de leur expliquer quelle strategie les Nations Unies ont mise en place pour lutter contre les forces dites negatives en RDC en 17 ans de presence. Il faidrait aussi leur expliquer pourquoi en Somalie il y a une intervention africaine et non onusienne contre les shebab.
Cette sortie finit de confirmer une these que M Blaise Compaore du Faso et Son homologue de Mauritanie n ont cesse de promouvoir pendant la transition Sanogo/ dioncounda, a savoir que face a la menace internationale du terrorisme ( qui seule interesse l occcident chez nous- en plus de la question des migration pour l europe) le MALI N A PAS D ARMEE et le MAli n aura pas d armee ( certainement avant les trois decennies a venir). Ces deux avaient presque reussi a convaincre la france et les USA a investir sur le MNLA a former et equiper sur leurs sols pour monter contre les islamistes, pendant que la soldatesque malienne faisait ripaille a kati. Heureusement que l UE a a l epoque amene dans le debat une autre option, celle de rebatir la partie encore saine de l armee malienne.

Il etait donc attendu que nous nous inscrivions dans cette derniere logique, en reaffirmant notre souverainete, en demandant au conseil securite de renforcer la solidarite internationale pour rebatir l armee malienne, afin de faire face a la menace terroriste, n en deplaise a certains de nos bons amis qui doutent de notre volonte.

2- une autre lecture – certainement que nos vaillants diplomates deplaces a NY ont juste ete honnetes, en reconnaissant la situation sur le terrain, et en concluant que ce gouvernement est incapable de relever le defi.
Il nous a ete donne au moins trois ans pour rebatir des forces combattantes et capables de s engager, ce que nous avons sougneusement eviter de faire, mettant nos efforts sur de nombreuses autres futilites. Nous aurions ainsi eu du mal a convaicre la communaute internationale que nous sommes serieux et capables de batir sur le peu que l UE donne a travers les formations EUtM, quoique complete par de gros contrats d armements dont nous avons abandonne une bonne quantite aux mains des djihaadites lors de la debacle de kidal. Ils savent probablement que nos partenaires ne sont plus dupes, qu’ ils ont decouvert que chez nous, dans le domaine de la defense, le principal agenda des hauts cadres est l acaht de materiel et le recrutement des neveux. Faire le tour des fournisseurs pour voir comment flamber les 1000 milliards de cfa prevus par la loi de prog mili serait le seul souci du ministere, amenant des dissensions entre le ministre et son segal.
Les partenaires ont aussi note avec consternation qu’ en depit de la sympathie et de la grande solidarite internationale, nous sommes incapapbles d influencer sur les raisons qui ont fait que l armee sous ATT s est efondree, du fait de recrutements a portee sociale, et non militaire, constituant a mettre sous le drapeau des jeunes souvent inaptes ayant pour seul dsssein de gagner un salaire de fonctionnaire. Le prog Eucap est plus particulierement decu de voir que les questions securitaires reellles telles la situation du delta sont royalement sans solution par le Mali

3- enfin comme c est la soit disante communaute internationale qui doit reflechir et agir a notre place, pour notre securite, l UE vient de presenter le 13 juin son prog visant a renforcer les capacites dans le delta interieur entre mopti et gao. Ils mettnt quelques millions d euro sans savoir de qui ils doivent renforcer les capacites. Il faut faire quoi avec qui? L administration qui vole les adminitres? La justice qui depouille? L armee qui moleste et depouille, ou encore les gendarmes et gardes qui rackettent?. Il y a un probleme, personne ne sait quelles actions a mener pour arriver a un changement au benefice des populations du mali.

Enfin, Mohamed, n oublie pas que tout au long de ces crises dites du Mali, les acteurs exterieurs ont identifie comme unique SOurce des problemes maliens, BAMAKO.
Moins il y aura de bamako dans la vie des maliens, sans ses cadres et fonctionnaires corrompus et incompetents, mieux le Mali se portera, de Diboly a Inkhalid. Joignons nous a eux et voyons comment aider les maliens a prendre leur destinee en main. La federation ou toute autre configuration politique attenuant la malediction de bamako sur le mali serait definitivement salutaire. Si tu es de kidal ou tombouctou, moi je suis de sikasso, ce sera avec plaisir Que nous partagerons les choses dans un cadre plus responsable et assaini, qu’ il s appelle federation, confederation ou association d etats indepndants.

Kayamagan


Création d’un Mouvement Politico-armé pour Défendre les Peuls

Et voila…l’inévitable est maintenant enclenché. C’est vraiment triste qu’on doit en arriver là.
Amadou Wane

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AFP | 19 Juin 2016

Un mouvement politico-armé de défense des Peuls au Mali, « non jihadiste et non indépendantiste », a été créé, a annoncé samedi à l’AFP un responsable de cette organisation visant, selon lui, à protéger cette communauté contre « l’armée et des milices ».

« J’annonce la création d’un mouvement politico-militaire dénommé Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ) pour poursuivre la défense des Peuls », a déclaré à l’AFP Oumar Aldjana se présentant comme « secrétaire général » de l’organisation.

« Notre premier ennemi sur le terrain est l’armée malienne qui arme des milices contre les pauvres civils peuls », a ajouté M. Aldjana, également président de l’association malienne « Kawral Poulakou » (Union des Peuls dans cette langue) qui revendique plusieurs milliers de membres.

Cette association avait récemment dénoncé le meurtre au Mali de Peuls pris injustement par l’armée et des milices, selon elle, pour des jihadistes.

« Nous ne sommes ni jihadistes, ni indépendantistes. Nous sommes des Maliens qui n’acceptent plus d’être tués par des milices armées par le gouvernement malien », a ajouté M. Aldjana qui évalue l’effectif de son mouvement « à 700 combattants ».

L’Alliance a « des soutiens » d’hommes politiques maliens mais aussi à « l’étranger, dans la diaspora peule », a-t-il ajouté.

M. Aldjana avait récemment dénoncé, au nom de « Kawral Poulakou », « le massacre » de « plusieurs dizaines de civils peuls par une milice », qui n’avait pas été précisée, après des affrontements entre des éleveurs peuls et des cultivateurs bambara dans le centre du Mali.

Il avait ensuite déclaré à l’AFP réclamer une enquête internationale indépendante sur ces événements et « si le gouvernement malien ne faisait rien, il allait prendre ses responsabilités ».

Un groupe basé dans le centre du Mali, le Front de libération du Macina (FLM), apparu début 2015, est dirigé par le prédicateur radical malien Amadou Koufa, un Peul.

Le FLM recrute essentiellement dans la communauté peule, selon des spécialistes. Il est allié au groupe jihadiste malien du nord du pays Ansar Dine. Ces deux groupes revendiquent régulièrement des attaques dans le Nord et le Centre.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis vers le sud du pays.


Wane,

N’ont ils pas raison? Doivent-ils rester des eternelles betes a abattre par leurs predateurs? Doivent-ils continuer a vivre impunement avec leurs bourreaux?

Une a une, l’une apres l’autre, toutes les communautes feront recours aux armes. Nos verons et saurons le gagnat et le perdant.

Aparremment, tout le monde a bien appris des racistes et terroristes de la cMachin.

CM


Bonjour à tous,
ça devient de l’anarchie totale au Mali, cela montre que le gouvernement n’arrive plus à protéger les Maliens, donc chaque ethnie se forge à se défendre contre l’autre, surtout si on voit qu’au Mali il faut prendre des armes pour avoir quelques choses, il est temps que le gouvernement prenne les choses en main, si non c’est la dégringolade progressive.

Lassana Touré


C’était prévisible, le contraire m’aurait étonné.

Un chercheur français avait prédit le morcellement du pays en au moins cinq entités régionalistes .
Comme le pouvoir central esperant faible, donc l’état faible , alors les citoyens se tournent vers les milices.
Dommage que mis dirigeants n’ont jamais vu venir ce danger avec l’entrée de la France dans la guerre au mali. Les plus cyniques ou prophètes de malheur diront que la France a finalement eu ce qu’elle cherchait déplacer la guerre au centre et au sud pour oublier le nord ingérable
Hélas comme nous le disions avec un pincement au cœur en 2013, lè Mali que nous avons connu n’existe plus.

Yachim Maiga


Je ne vois pas le sens de ce mvmt au Mali.
Je ne pense pas que les Peulhs soient tous pour cette idée ! Les premières rebellions ont été plus nuisibles aux Peulhs que ce nous vivons dans l’angle djihadiste actuel!
Mon choix est que les Peulhs ne se mêlent pas à cette crise ethno raciste couplée à la drogue et au djihad mal fonde!
Mon choix est la cohésion Nationale avec les Peulhs bons connaisseurs des différentes zones !
Le cas du RD-Congo doit être la belle leçon pour nous au Mali! Les ethnies ont été mises dos a dos et les conséquences continuent!!!
De grâce chers amis frères parents et amis sachons raison gardée en évitant pour le moment cette aventure!

Cordiales salutations !

Dr BA Mamadou PhD


Bonsoir Dr Ba et chers tous

Tout dépendra de la réaction du gouvernement malien.

Comme il est difficile pour un peul d’accepter qu’une tierce personne fusse t elle armée vienne se servir dans son bétail impunément, bastonner sa femme et ses enfants, lui interdire de séjour dans le pays de ses ancêtres, le tuer parce qu’il proteste, alors il ne faut s’attendre qu’à l’escalade de la haine entre communautés voisines.

Surtout lorsque le gouvernement arme certaines communautés et les entretient et dans le même laisse à leur triste sort les autres victimes sans leur porter le secourt et l’assistance qu’il doit à ces citoyens.

Les événements récents dans le Gourma et le seno ont marqué profondément la vie des victimes de ces zones. La tension est à son comble et une explosion n’est pas à exclure à tout moment.

Le gouvernement en sous traitant la sécurité dans des zones fortement convoitées par les communautés voisines a abdiqué et responsable de l’escalade qui prévaut actuellement dans cette partie du pays.

A Tabancort et Anefiss, avec “l’aide vocale de la communauté internationale”, il a facilement imposé au GATIA de se retirer de ses localités. A Menaka de même, il a participé à trouver une solution pour satisfaire la CMA trop fâchée contre le GATIA et le gouvernement.

Dans le Gourma et le centre du Mali, il ne réagit pas. Là, l’attitude frise l’image suivante “ce n’est pas si grave, si ca crève. C’est moins de problème. La communauté internationale à moins d’exigence donc on peut traîner les pieds ou fermer les yeux”. C’est ca que cette attitude de mutisme du gouvernement donne comme sentiment.

Des paisibles populations qui sont spoliées de leur biens, fouettées par le GATIA bras armé du gouvernement qui le nourrit et le blanchit ne peuvent pas rentrer en possession de leurs biens même quand le gouvernement sait exactement où se trouvent ces biens.

Je suis très amer par rapport à la capacité de ce gouvernement de pouvoir faire quelque chose pour les victimes. Il se débine à tous les coups. À croire qu’il a concédé le monopole de la violence au GATIA et autres groupes armés même dans la partie qui lui a été laissée sous contrôle.

Je ne suis cependant absolument pas d’accord avec ces messieurs que l’ennemi doivent être les FAMAs. Non ! Ne nous trompons pas ! L’armée nationale c’est notre armée. D’ailleurs je ne comprends pas que les intéressés revendiquent d’être non indépendantiste et qu’ils déclarent les FAMAs comme ennemis numéro 1.

Il faut faire attention à ne pas nous tromper de cible. L’armée nous appartient à nous tous; ce n’est pas une milice armée.

De plus les FAMAs sont autant victimes de la mauvaise gestion de la crise et de la mauvaise gouvernance que les autres citoyens maliens. Il aurait fallu leur donner les ordres requis et ils s’exécuteront.

Du côté de l’état, je dis que c’est au gouvernement de ce pays que la branche politique du groupe doit s’y prendre.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je mets dès au début que ce n’ est pas la solution du tout !!!

J’ appuie tous les propos de Chouaibou !

Il faut que le Gouvernement, IBK en tête, apprenne que seule la justice contre les malfrats et l’ inclusivité de toutes les communautés à part entière qui peuvent calmer les esprits. Rien qu’ en procédant par la proportionalité des différentes communautés le gouvernement et IBK auriat pu effectuer l’ inclusivité juste.

Il faut que le gouvernement et IBK en tête, virent sur cette trajectoire et ceci immédiatement ! Il faut arrêter ce se réconcilier avec ces dirigeants du MNLA, CMA et consorts. Il faut réconcilier les communautés à la base, en impliquant ceux et celles qui ne prennent pas des armes contre l’ État, qui n’ ont pas les mains souillées de sang !

Ce qu’ il faut savoir c’ est une certaine observation chez la communauté peule. Elle se dit nos gens ont un patrimoine économique et socio-culturel diversifié et solide, de l’ agriculture jusqu’ à l’ industrie; du planton jusqu’ au président; de l’ école coranique jusqu’ au professeur d’ université de toute matière; nous sommes “partout” en Afrique”; nos gens sont capables de vivre sans l’ État et ne veulent de l’ État en fait rien. Nous voulons seulement la paix et la sécurité. Comment se fait-il que la base même de notre identité – “la Femme, la Vache, la Foi ” (Alpha Ibrahim Sow) – soit à chaque fois attaquée de la manière la plus brutale et ceci impunément ?

Après mes appels au gouvernement et à IBK, j’ en appelle à Kawral Pulaaku, de réfléchir sur leur “stratégie” et de plûtôt s’ allier poliquement aux autres communautés y compris les Tamachèques et les Arabes pour infléchir le gouvernement et IBK à rectifier le tir – en commençant par l’ inclusivité immédiate et juste des communautés majoritaires dans le CSA et ses sub-structures.

Il faut obliger à Hamadoun Konaté et Harouna Toureh de changer de perception et de manière de faire ou bien marcher sur leur “têtes” s’ ils ne veulent pas changer de perception et de manière de faire.

Que Dieu sauve notre Mali !

Bien cordialement

M. Diagayété


Discours de Mahamat Saleh ANNADIF aux Nations-Unis

Discours de Mahamat Saleh ANNADIF, RSSG au Mali et Chef de la MINUSMA, aux Membres du Conseil de sécurité

Le 16 juin 2016
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Je suis particulièrement honoré et heureux d’être parmi vous ce matin. Cette occasion survient 5 mois jour pour jour après ma prise de fonction à la tête de la MINUSMA le 15 janvier 2016. Elle intervient également 3 mois après votre mémorable visite au Mali du 4 au 5 Mars 2016 où vous avez eu l’occasion de visiter notamment Bamako, Mopti et Tombouctou.
C’est donc la première fois que je me présente devant vous pour la présentation du rapport du Secrétaire Général sur la situation au Mali. Je me réjouis de cette occasion qui m’est offerte et vous salue au noms des femmes et des hommes de la MINUSMA qui se dévouent jour et nuit et avec détermination pour s’acquitter de la mission que vous leur avez confiée à travers la résolution 2227 du 29 juin 2015. J’aimerais profiter de cette opportunité pour saluer la présence de la délégation de la République du Mali, conduite par le Premier Ministre, SEM Modibo KEITA et comprenant mon cher Ami Abdoulaye DIOP, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
Depuis votre visite de mars dernier au Mali, l’évolution de la situation demeure malheureusement toujours préoccupante. Plusieurs facteurs justifient cette préoccupation. En premier lieu, et comme souligné dans le rapport du Secrétaire général, un an après la signature de l’Accord de paix, force est de constater que ni les signataires, moins encore la médiation internationale, ne sont satisfaits du rythme d’exécution de sa mise en œuvre.Cette lenteur qui est difficilement compréhensible est en train de compromettre tout le processus, notamment la mise en place des patrouilles mixtes.

Alors que l’Accord est un tout, depuis un certain temps, le débat semble le réduire à la mise en place des Administrations intérimaires qui malheureusement tardent à s’opérationnaliser. A ce titre, nous nous félicitons du compromis auquel sont parvenues les parties maliennes il y a deux jours en marge de la neuvième session du Comité de Suivi de l’Accord. La MINUSMA reste pleinement engagée dans ce dossier. Elle fait constamment usage de ses bons offices et autres leviers en sa possession et est prête pour appuyer la mise en œuvre immédiate des autorités intérimaires.

Toutefois, il est évidement clair que c’est aux parties qu’incombe le devoir d’honorer leurs engagements. C’est à elles de faire de l’Accord de Paix et de Réconciliation une réalité. En deuxième lieu, et comme le dit le Secrétaire Général dans son rapport sous examen, la situation sécuritaire s’est notablement dégradée ces dernières semaines.

Certes, il est établi que la MINUSMA, depuis son déploiement en 2013, détient le triste palmarès de la Mission la plus meurtrière des missions des Nations Unies actuellement déployées. Mais ce qui s’est passé ces derniers temps est encore plus grave et doit nous interpeller. En effet, de février à mai 2016 (donc dans une période de 4 mois), 19 casques bleus ont été tués suite à des actions terroristes dont 12 pour le seul mois de mai. Si j’ajoute à cela 7 autres décédés pour d’autres causes (accidents, maladies…), nous atteignons le chiffre de 26. Et le total devient 27 en ajoutant un contractant des Nations Unies, tué aussi le 31 Mai. Les chiffres sont plus affligeants si on y ajoute les pertes de l’opération Barkhane et celles de Forces de Défense et de Sécurité Maliennes et les civils.

Comme j’ai souvent eu à le dire, il est difficile de se prêter à ce décompte macabre, et trop, c’est trop, c’est beaucoup trop. On ne peut continuer à accepter l’insupportable. Il est temps de s’engager dans une profonde introspection accompagnée par des mesures tangibles, car Il est indéniable que certaines pertes auraient pu être évitées si nos contingents étaient mieux formés, mieux équipés, particulièrement en véhicules blindés (APCs). Par ailleurs, l’attaque sur un convoi de la MINUSMA aux environs de Mopti le 29 mai, journée internationale des Casques bleus, illustre tragiquement que les menaces terroristes s’étendent de plus en plus vers le centre et le Sud du pays. Cette tendance est porteuse de germes de contagion et ne doit pas être banalisée.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Depuis les récentes attaques, la MINUSMA a pris un certain nombre de mesures pour être plus proactive et afin de gagner en efficacité et en réactivité. Néanmoins dans ce contexte, je comprends que le scepticisme et la désillusion animent tous les esprits. Cependant, au regard de la situation de 2012, des signes d’espoir existent. Comme souligné dans le rapport du Secrétaire général, le Mali a enregistré des avancées dans le cadre du processus de paix, même si la cadence de la mise en œuvre de l’Accord souffre d’une lenteur qui aurait pu être épargnée. Parmi ces avancées j’en retiens trois :
Le premier est le respect du cessez-le-feu par toutes les parties maliennes signataires de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali. Le dialogue continue toujours d’être l’instrument privilégié entre elles.

Le deuxième élément concerne la poursuite des efforts consentis par le Gouvernement malien dans la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel solide. A ce titre, le projet de décret du 18 mai 2016 portant création du Conseil national pour la RSS, sous l’autorité du Premier ministre est une avancée significative dans l’optique des forces armées et de sécurité reconstituées. A cela s’ajoute l’adoption des décrets établissant les Commissions DDR et Intégration et la loi sur les administrions intérimaires.

Enfin, en matière de cantonnement, près de 8 sites sont presque achevés. Ceci doit permettre de lancer le processus de DDR. Ce dernier inclut également deux autres dimensions capitales, indispensables au succès d’une telle opération : l’intégration des ex combattants et la gestion de l’extrémisme violent.
Ces éléments, parmi tant d’autres, constituent une base solide pour aller de l’avant. Il est absolument crucial de renforcer la confiance mutuelle entre les parties signataires, car c’est une dimension qui entrave largement la mise en œuvre de l’Accord.

La faiblesse de l’Etat dans le Nord et l’absence d’un contrôle effectif du terrain par les autres parties là où elles sont présentes ont cédé la place à une montée du terrorisme, du crime organisé, du banditisme et des tensions intercommunautaires, etc. Plus on accumule du retard dans la mise en œuvre de l’Accord et la prise en charge réelle de ces défis, plus l’on risque de voir le processus de paix se fragiliser davantage.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Aussi, il serait souhaitable que le prochain mandat de la MINUSMA tienne compte des défis que je viens d’évoquer. Une posture renforcée de la MINUSMA s’impose.

Face à la détermination des ennemis de la paix et l’ampleur des récentes attaques meurtrières, les recommandations de la revue stratégique formulées dans le rapport vont dans le sens de cet objectif. A ce titre, il est nécessaire d’accroître les capacités à la fois de la Force et de la police en termes de personnel, d’équipements et de couverture aérienne. L’absence de ces capacités, pourtant sollicitées à maintes reprises, a cruellement fait défaut et entravé la Mission. Leur mise à disposition sauvera des vies.

Il faudrait, par ailleurs, davantage expliciter que le mandat de la Mission l’autorise à mener des opérations proactives et préventives pour s’acquitter de ses responsabilités en termes de protection des civils et de son personnel.

Cela étant dit, la MINUSMA seule ne peut résoudre l’ensemble des défis sécuritaires du Mali. Elle n’a d’ailleurs jamais été conçue pour accomplir une telle tâche et aucune mission de maintien de la paix ne pourra le faire. Seule une montée en puissance des Forces de Défense et Sécurité maliennes répondra à ces missions régaliennes, d’où l’appui sollicité en termes de soutien au forces maliennes. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat en dépend.

Cette problématique doit toutefois s’inscrire dans une stratégie régionale, dans le cadre de laquelle les différentes initiatives— à l’instar du G-5, du processus de Nouakchott et de la CEDEAO—sont appelées à jouer un rôle plus proéminent. La présence de Barkhane renforce ces initiatives.

La situation au Mali affecte la région entière. Les récentes attaques en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso illustrent la fluidité des groupes terroristes et l’interdépendance des pays dans la lutte contre le terrorisme. Face à cette menace régionale, il nous faut nous employer à promouvoir une coordination plus efficace et s’inscrire davantage dans une logique de synergies et de mutualisation des ressources.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Je ne saurais conclure sans vous confier que je demeure optimiste, même si mon optimisme est mesuré, voir prudent.

Il convient, en effet, de souligner qu’il n’y a pas d’alternative à la paix. Le statut quo actuel, de ni guerre, ni paix ne favorise que les ennemis de la paix. La présence d’une forte délégation conduite par le Premier Ministre nous conforte dans l’idée que le plus dur est derrière nous, même si nous ne devrons pas oublier que le temps est notre meilleur ennemi.
Il est clair aujourd’hui que les maliens dans leur ensemble, à commencer par les plus sceptiques, s’approprient de plus en plus de l’Accord. Il y a un an, les populations de Kidal manifestaient contre sa signature. Aujourd’hui les mêmes populations défilent dans les rues de Kidal, Gao et Tombouctou pour exiger sa mise en œuvre avec diligence.

De même, toutes les populations maliennes attendent avec impatience et beaucoup d’espoir le nouveau mandat que votre Conseil va assigner à la MINUSMA.
Je vous remercie de votre aimable attention.


La situation au Mali affecte la région entière. Les récentes attaques en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso illustrent la fluidité des groupes terroristes et l’interdépendance des pays dans la lutte contre le terrorisme. Face à cette menace régionale, il nous faut nous employer à promouvoir une coordination plus efficace et s’inscrire davantage dans une logique de synergies et de mutualisation des ressources_ Annadif.

le gouvernement n’a qu’a crier son mecontement comme ce fut le cas sur Tiebile.

Salutations meilleures

Ahamadou SAMBEL


Janjo au RSSG Mahamat pour avoir brisé la langue de bois onusienne
La balle est dans le cas des autorités maliennes et du Conseil de sécurité que Préside ce mois de juin la France, nos “ancêtres les gaulois ”

Yachim Maiga


“La faiblesse de l’Etat dans le Nord et l’absence d’un contrôle effectif du terrain par les autres parties là où elles sont présentes ont cédé la place à une montée du terrorisme, du crime organisé, du banditisme et des tensions intercommunautaires, etc.”__Mahamat Saleh ANNADIF

“Une posture renforcée de la MINUSMA s’impose.”__Mahamat Saleh ANNADIF

Amadou O. Wane


Bonsoir chers tous

Monsieur Anadif a dit ceci

” Il y a un an, les populations de Kidal manifestaient contre sa signature. Aujourd’hui les mêmes populations défilent dans les rues de Kidal, Gao et Tombouctou pour exiger sa mise en œuvre avec diligence”.

J’ai du raté des épisodes (probable avec mes déplacements multiples) : quelqu’un peut il me confirmer ou infirmer cette déclaration du RSSG NU (la phrase soulignée), s’agissant des populations de Gao et Tombouctou. À quelles dates ces populations de Gao et Tombouctou ont elle défilé dans les rues pour exiger la mise en œuvre de l’accord avec diligence ?

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Attaque de Forains à 45 km de Gao sur la Route de Bourem

Bonjour chers tous

Les attaques par des bandits armés dans ce que certains appellent le nord du Mali, se font de plus en plus nombreuses.

Plus cruelles les unes que les autres ; souvent pour les raisons de suprématie communautaire comme c’est le cas de Ndaki, Ntillit et Douentza (avec des spoliations, des violences faites à des citoyens, des humiliations, …) et quelques autres fois du banditisme pure comme c’est le cas de celui de la du 15 mai 2016 relaté ici par la radio de Bourem.

Des forains qui quittaient Gao pour Temera ont été spoliés de leurs biens par quatre bandits sur deux motos armés de deux fusils seulement.

L’attaque a eu lieu au même endroit que d’autres anciens entre Hamakouladji et Tondibi au niveau d’un pont.

Pour celles et ceux qui comprennent sonrai je remets le fichier mp3 de la radio.

Écoutez les réponses des deux forains à la question posée par l’animateur de la radio “Qu’attendez vous de la part du gouvernement?”.

Les réponse les de deux hommes sont celle là :

Réponse 1 de Habibou “On ne comprends plus rien. On nous a attendu que les choses s’améliorent. Mais au contraire ca s’empire de jour en jour. Chaque fois ceux sont des attaques avec spoliations. Tout le monde voit ca et on ne dit rien. Des moyens financiers considérables sont engagés dans cette affaire mais nous ne voyons pas ce que cela a apporté de mieux. Vraiment nous ne comprenons pas”.

Réponse 2 de Hammo ag Almo Agaissa “J’avais mon couteau à la ceinture et ils m’ont dit de laisser ca à terre. Je me suis exécuté et suis allé vers les hommes. … Qu’on nous donne des armes et que le gouvernement quitte entre nous”.

Réponse 3 de Amou Koulsoum, une dame : “Que l’état nous aide. Nous sommes fatigués, fatigués, fatigués. Fatigués des spoliations et des coupeurs de route. Il y a quelques jours c’était le cas entre Tachiga et un autre village; ceux sont des millions qui avaient été retirés aux forains. Nous sommes fatigués et avons peur. Nous sommes fatigués parce que si votre fils va à la recherche de l’argent pendant des années, à son retour on lui retire tout, vraiment c’est désolent. Et tout ca se passe alors qu’il y a un pouvoir, il y a des maires, il y a tout. Il y a quelques jours là c’est un Vehicule de transport de glace qui avait été razié. On a retiré 2 millions à quelqu’un. Nous sommes fatigués. Il faut au moins que le pouvoir songe à soulager matériellement les gens parce que nous sommes fatigués/pauvres. On n’a pas eu de repos encore …”

C. Maiga


Merci Chouaibou de nous informer de ces attaques. Le monde doit être pris à témoin de ce qui se passe.

Le jour où l’inévitable arrivera, personne ne pourra se dédouaner de ses responsabilités.

La réalité nous rattrapera tôt ou tard.

Amadou Wane


Compassion resp. Condoléances aux victimes !!!

En voici encore, notamment deux civils tués à Tombouctou dans la nuit de mercredi 15/06 à jeudi 16/06/ 2016 …

Je faisais la statistique (simple) de ces attaques contre la population civile, les FAMas, la MINUSMA et BARKHANE.

J’ ai été interrompu en cela du 04 mai au 14 juin par beaucoup de voyages.

Je dois dire en ce moment que je suis fatiqué/incapable de compter nos morts, plus de larmes pour les pleurer et plus de mots pour accuser les dirigeants du Mali, de la MINUSMA et de BARHKANE …

Pour le moment tous les crimes se confondent: attaques Jihadistes, attaques de bandits de droit communs, attaques du GATIA contre son frères GANDA IZO, conflits traditionnels qui dégénèrent en assassinats froids de voisins.

Toute cette criminalité croit dans l’ ombre de la rébellion insinuée par des groupes touarègues, groupes avec lesquels le gouvernement veut se réconcilier, sans perdre de mot ou de millions de francs FCFA en l’ endroit des victimes passées, présentes et futures.

Victimes futures, car rien ne dit que la rébellion ne recommencera pas la boucle bien connue de: rébellion – réinsertion (DDR) – rébellion … et retour à la case de départ. Même Problème, même solution, même Problème depuis les années 1990 et les différents présidents et gouvernements n’ arrivent pas à apprendre, ce que la société civile a déjà appris à son dépens.

Les troubles des rébellions devenant de rébellion en rébellion plus profonds, c’ est dire qu’ à la prochaine fois, le Mali n’ aura plus de chance de subsister, même pas sur le papier ou dans les résolutions de par ci par là, de celui-ci ou de celle-là. Que le bon Dieu nous en garde.

En tout cas le régime ne peut pas dire qu’ il n’ est pas prévenzu: l’ injustice et l’ impunité qui se sont errigées en constantes des solutions présumées, conduiront (si ce n’ est encore le cas) à des frustrations incontenables et celles-ci à des révoltes généralisées contre l’ État.

M. Diagayété


Je rends hommage a diagayete (je ne le connais pas) pour avoir sonne l’alerte plusieurs fois. Mais je riais sous cape (pardon pour le cynisme). Il prechait dans l’ocean. Je pense a la phrase de cesaire”une foule bavarde et muette”, c’est a dire loquace et volubile sur les futilites, mais muette sur son sort.
Les tueries emeuvent peu de gens, mais prets a bondir quand les interets ou postes ou positionnements sont menaces.

Diagayete je voulais reagir depuis mais je me suis abstenu pour voir les tendances. Sanssurprise, tout le monde silence radio.
Ce qui doit arrive va arriver. Puis ce seront les missions (perdiem) de sensibilisation, reconciliation…., pour les crimes sans criminels et les vivres a detourner.

Donc pour avoir la paix, il faut faire la guerre, sinon tu perdras l’un et l’autre.
Surtout n’allez pas me dire que diagayete n’a pas prevenu .
Je souhaite me tromper.
Que ce mois beni illumine le coeur de celui qui mal y pense

Amadou Sankaré


Ces attaques doivent connaitre une fin car nous nous connaissons entre nous là bas!
La force étrangère me semble celle qui complique nos solutions en partie!
Bien certain que la CNVR ne sert à rien et ne servira que ceux qui y sont! Quand l’État le saura? Sans justice il n’y aura jamais de réconciliation.

Faisons la justice et le pardon et la réconciliation est totale!

Dr BA


Entente sur les Autorités Intérimaires


Reste que, de ma part,

– la partition du pays plane;

– primes aux rébelles: membres des autorité intérimaires = pouvoir d’ influence énorme, car au nord tout est devenu tribaliste/ethniciste, primes financières aussi. D’ autre part le penchant, voir la vassalisation de Harouna Toureh par les groupes touarègues et arabes – il faut le dire comme ça existe réellement – renforcera de plus l’ influence des dirigeants de ces groupes. Donc l’ injustice et la sous-représentation de contre la majorité des populations restent intactes. Conséquences imprévisibles !!!

D’ autres auront certainement des remarques pertinentes autres que les miennes. Attendons la discussion générale.

Une autre grande insuffisance pour ma part: ces parties appelées signataires de l’ Accord, favorisent la main-mise des groupes rébelles illégaux et armés au détriment d’ une Conférence nationale d’ Entente pourtant prévue dans le même Accord et qui serait beaucoup plus représentative de la société malienne. Les parties signataires ne parlent même pas de cette Conférence comme prochaine étappe à venir.

Bien cordialement
M. Diagayété


Bonjour,
Je voudrai avoir des clarifications sur les modalites de mise en oeuvre des autorites interimaires. En effet, la loi votee par l’AN le mois dernier stipule en son Article 153

<< les membres de l'assemblee regionale y compris le president et les vice presidents sont nommes par decret pris en conseil des ministres, sur proposition du ministre en charge des collectivites territoriales>>

.

Or l’entente signee le 14/06 entre le gouvernement `a travers le ministere Konate (ministre de la construction et de developpement du nord etc) et les groupes armes (CMA+Plateforme) definit en sa p.2

<<....Les membres de l’Autorité intérimaire de Région sont désignés de façon consensuelle par le Gouvernement, la Plateforme et la Coordination parmi les agents des services déconcentrés de l’Etat, la société civile et les conseillers sortants.>>

la loi sur les autorites interimaires et l’entente entre les groupes armes et le gouvernement (ministre Konate) sont elles complementaires ou contradictoires? les groupes armes rebelles siegeront ils au conseil des ministres pour debattre de la nomination des membres des autorites interimaires, cela sous tend un remaniement ministeriel avec l’integration des groupes armes?
Cette entente ne viole t elle pas l’esprit et la lettre de la recente loi votee par l’AN en ce qu’elle ne s’applique qu’a une partie du territoire national. Elle a ete signee par un ministre qui n’a pas en charge la gestion des collectivites terrtoriales comme le demande la loi de mai 2016.

Merci.

Balata Sidibé


Bonne analyse Balata.

Je pense que ce gouvernement se fiche pas mal de nos lois. Pour eux, la loi doit se fléchir à leur volonté. La gymnastique législative s’occupera du reste plus tard avec comme chef de peloton, la cour constitutionnelle.

C’est la pagaille à tous les niveaux…aucune rigueur intellectuelle dans nos textes.

Amadou O. Wane


Bonnes questions Balata !

Moi je dirai que la contradiction fondamentale c’ est le Régime d’ IBK et la loi (la Constitution) en vigueur au Mali. Celle-là est tordue ou bafouée à volonté pour satisfaire des criminels qui ne connaissent que la violence et le chantage comme moyens d’ expression.

Une autre aberration: ce sont les pays comme la France qui chantent à plien coeur le respect de la loi et des Droits Humains qui encouragent voire exigent le non-respect de la loi, pourtant si belle

Article 2 de la Constitution du Mali du 27 Février 1992:
Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur
l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée.

Copié/collé de la Constitution Française du 3 juin 1958:

ARTICLE PREMIER. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

Oui, presque copié/collé …

Bien cordialement

M. Diagayété