Le Double Jeu des Rebelles de la HCUA

Mali : les rebelles du HCUA jouent « un double jeu », selon Paris
Un des groupes rebelles signataires des accords de paix d’Alger, le HCUA, complique le retour à la stabilité dans le nord du Mali par son « double jeu » avec les jihadistes d’Ansar Dine, déplore-t-on au ministre français de la Défense.


Hah! Un apprentissage et aveu de taille de M. FrançaAfrique du gouvernement français (de François Hollande).

Ceux du MNLA aussi, si ce mouvement mérite encore d’ être mentionné.

Diagayete


Merci Malobbo pour le partage.
Il aura donc fallu tout ce temps pour que l’on se rende compte, au Ministere Francais de la Defense de quelque chose que tout le monde connaissait au Mali depuis 2012 (ou meme bien avant)? Je dis bien tout le monde sauf quelques politiciens qui sur fond de calculs deliberes (a travers propos incongrus et rapports faux-fuyants, etc) prennent plaisir a se plaindre de ‘la ou ils sont tombes plutot que de s’en prendre a ce qui les a fait trebucher.’ Aujourd’hui comme hier, ce double jeu des bandits etait/est connu; les fluctuations et permeabilites entre les acronymes (ANSARAQMIHCUALOJUMNA)ont ete decriees a plusieurs reprises ici meme et ailleurs. Pire, aujourd’hui comme hier, il a ete observe et note que certains bandits (ayant trouve un fond de commerce et de trafic) n’ont aucun interet a voir le calme/la paix s’installer.

Maintenant que ce double jeu de la “HCUA/CHAU?” est (enfin) reconnu officiellement par la France, que faut-il faire?

1-Le Presi IBK et son gouvernement doivent utiliser ‘tambours et trompettes’ pour ventiler cet etat de ‘double jeu’ des mouvements. Le double jeu est toujours une preuve tres solide de la mauvaise foi. Aucun accord ne peut etre implemente si l’une des parties associees est de mauvaise foi.
Une demarche pareille multipliera les chances d’un meilleur chronogramme pour application de l’Accord.
2-Le Presi IBK et son gouvernement doivent organiser les elections commnuales et regionales: Plusieurs faits (l’insecurite persistante, l’arnaque pour soutirer des fonds publics aux fins d’un soit-disant forum a Kidal en Mars?, les evenements du 18 Avril passe a Kidal, les liens de ces mouvements avec Iyad, les pertes continues en vies humaines civiles et militaires de la Minusma et de l’AMA) sont en train de demontrer que les raisons des interminables reports de ces elections ne tiennent pas, et que l’accalmie souhaitee avant de les organiser est prise en otage par les double-joueurs de ANSARAQMIHCUALMNA aujourd’hui connu sous le nom officiel de HCUA.
Bonne soiree/journee a tou(te)s !

Talatou


L’ article ci-dessous n’ est pas étonnant, si l’ on sait que “la Communauté Internationale” = l’ ONU suit étroitement les pas de la “parraine” inofficielle des pays francophones à l’ ONU, à savoir la France.

Entre temps c’ est le GATHIA qui fait parler de lui comme la seconde organisation à dominance touarègue qui continue á

s’ attaquer aux autres groupes signataires de l’ Accord, á savoir le GANDA IZO aussi signataire de l’ Accord et membre de la COMPIS-15 (Ganda Izo, Ganda Lassal Izo, CMPFR 3). Les notables et leaders peuls ne sont pas aussi épargnés.

Si dans les années 1950 encore les Touarègues instigaient des attaques nocturnes contre les femmes peules qui revenaient des foires pour piller leurs récettes et arracher brutalement leurs bijoux des oreilles (Razzias !), aujourd’ hui ce sont des vols de biens de toutes sortes et même des orages.

Voilá un extrait des actes ignobles du GATIA le samedi d’ hier 11 juin 2016, une information que j’ ai réçu de deux informants indépendants bien introduits:

“Ce jour 11 Juin aux environs de 14h GMT, des éléments lourdement armés à bord d’une dizaine de pick up ont attaqué le site de regroupement de jeunes Peulhs a Tiofol Ngoradji commune rurale de Ganda Miya cercle de Douentza Région de Mopti en république du Mali.

Plus de 300 jeunes peuls venant du Seno, du HAÏRE et du Gourma se sont donnés rendez vous afin de préparer le regroupement ; un préalable au processus de cantonnement pour le retour de la Paix. Ces jeunes gens répondent ainsi à l’appel lancé par certains cadres peuls de Tabital Mali et le collectif des députés de la Région . Une initiative encouragée par les autorités du pays .

C’est au cours de cette Assemblée Générale à laquelle assistaient des leaders communautaires peuls , que l’attaque surprise est survenue faisant une dizaine de morts ; une trentaine de prisonniers et de nombreux blessés et disparus.

De nombreuses motos , du grain et même des taurions prévus pour le repas des jeunes ont été aussi emportés par les assaillants.

Des sources proche de certaines victimes font etat de l’appartenance de certains assaillants au mouvement d’auto défense GATIA à dominance Touareg du General Elhadji Gamou. Après leur forfait les assaillants se sont dirigés sur leur base de Tina Abu a 7 km du site attaque. Des jeunes de la famille de feu Marouchet ont été identifiés par les jeunes peuls.

….”.

Malheureusement, il est prouvé une fois de plus que le Mali est devenu une poudrière dangéreuse pour la sous-région. Avec 7 pays limitrophes, des familles et communautés de part et d’ autre de ces frontières, notre communauté allant bien au delà de ces frontières, un embrasement au Mali, veut nécessairement dire un embrasement dans la sous-région. En ce fait, la CEDEAO a parfaitement rason de dire que la situation au Mali l’ inquiète beaucoup.

Cette triste nouvelle circule déjá dans le forum de Tabital Pulaaku International.

Aux responsables du Mali, IBK en tête, à toute la Commuanté Internationale avec, en tête, la France comme “parraine” des pays francophones et impliquée jusqu’ au coup au Mali, de prendre leurs responsabilités et de reparer les injustices, avant qu’ il ne soit trop tard.

Diagayete


En tous les cas, les autres doivent comprendre qu il est indispendable qu ils se remuent aussi sinon ils seront des eternelles victimes. Une poignee d individus ne peuvent continuer a marginaliser tout le monde a tout moment.

Sidy Danioko


Voilà deux récits des deux côtés sur ce qui s’ est passé hier le 11 juin 2016 vers 14:00 heures GMT à Tiofol Ngoradji (commune de Ganda Miya/cercle de Douentza).

A noter que la 3ème source appelée indépendante confirme la thèse d’ ambuscade de Mohamed Attaib Sidibé.

Il y a à peu prés un mois c’ était à Ndaki dans la même zone que le GATIA avait attaqué le Ganda Izo. Dans ce cas aussi Fahad avait menti en disant que le Ganda Izo voulait occupé une zone que le GATIA se “réserve”. Dans ce cas aussi c’ est le GATIA qui avait attaqué.

Voici l’ article:

Nord du Mali : huit à dix personnes tuées dans de nouvelles violences
Par RFI
http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/158072-nord-du-mali-huit-a-dix-personnes-tuees-dans-de-nouvelles-violen.html

Au Mali, de nouvelles violences meurtrières ont eu lieu dans le nord du pays. S’agit-il d’affrontements entre groupes armés ou bien d’une embuscade tendue, mais par qui ? Aucune certitude, pour le moment. Selon des sources contactées par RFI, huit à dix personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à ce dimanche 12 juin, au nord du pays, non loin de la localité de Douentza, par des hommes armés.

Selon un responsable du groupe des Touaregs de la tribu de Imghad et alliés du Gatia, c’est une milice composée de combattants peuls qui voulait installer une base militaire dans la commune rurale de Gandamia, située non loin de la localité de Douentza. C’est alors qu’il a fallu intervenir militairement.

« Faux », répond un autre groupe armé du nom de Ganda Izo. « Nos combattants étaient en mission de sensibilisation dans la zone, dans le cadre du désarmement, lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade tendue par le Gatia », explique Mohammed Attaïb Sidibé, l’un des responsables du mouvement armé Ganda Iso. Il ajoute qu’Abdourahmane Ousseini, de son groupe, conduisait la délégation.

Des morts dans les rangs du Ganda Izo

Une source indépendante, contactée par RFI, confirme l’embuscade tendue et évoque hui morts dans les rangs du Ganda Izo. Cependant, et selon une source sécuritaire malienne « il y a eu une dizaine de morts dans les rangs du Ganda Iso, une dizaine d’arrestations également et des troupeaux volés ».

On assiste, en tout cas, là, à une nouvelle violation du cessez-le-feu entre les groupes armés du nord au moment où l’ONU signale une dégradation de la situation sécuritaire sur le terrain. Ajoutons, à cela, que l’application de l’accord de paix et de réconciliation d’Alger n’avance pas réellement sur le terrain.

… Retrouvez cet article sur : http://www.rfi.fr/afrique/20160612-mali-violences-affrontements-10-tues-douentza-huit-dix-personnes-tuees

Source: RFI


Malobbo,

Comme nous l’avions toujpurs dit, il n y a pas de difference entre le MLNA et le Gatia. Ils sont tous deux animes de cette farouche intention de dominer les autres par la voix des armes

CM


Moi j’accuse l’Etat malien car je comprendrai que les frais du contribuable servent à nourrir et entretenir une milice communautaire fut ce opposée à des indépendantistes par l’intermédiaire d’un géneral d’armée. et si tous les generaux au moins ceux dont leurs communautés sont victimes des actions de ce géneral creent aussi leur milice?

Salutations meilleures

Ahamadou SAMBEL


Bonsoir Talatou et chers tous

Depuis le début de mon déplacement je suis hors réseau. Connexion difficile sinon impossible dans les zones que je visite actuellement.

En réponse à tes questionnements, je dis ceci :

Le GATIA a été armé et est entretenu par le gouvernement malien qui a cru sous traiter la sécurité des populations dans le nord du Mali. Il n’y aura donc pas d’interpellation du GATIA.

Au contraire GATIA est libre désormais de raquetter les pauvres populations de les humilier comme bon lui semble. Vous aurez constaté au passage que ce genre de spoliation de ne se passe pas à Kidal contre des populations civiles ni dans le Gourma contre des Imghads.

Après la tuerie des peuls de Ndaki par le GATIA restée sans suite (ni de la part du gouvernement ni de la dite communauté internationale), GATIA a commis des sévices sur des peuls à Ntillit dont un vieux qui est arrivé très habimé à l’hôpital de Gao.

Ces crimes viennent s’ajouter à plusieurs exactions commises contre des peuls du cercle de Gourma Rharous desquels l’état malien est au courant.

J’accuse donc l’état malien dont le sous traitant agit présentement en bandit tout court.

Les premières déclarations faites (qui ne sont pas allées loin d’ailleurs) par les assaillants du 11/06 disaient que ceux sont des terroristes qu’ils on attaqués. C’est comme cela qu’ils veulent agir pour s’arroger le monopole dans le Gourma et le droit de traiter qui ils veulent comme ils le veulent.

L’état et les maliens se taisent. Tout le monde s’en fout éperdument de ce qui se passe dans ce Gourma. Comme si nous ne sommes pas au Mali ! C’est cela ?

Et lorsque j’entends une Assemblée nationale parler de Kidal, je ne sais si elle n’est pas en train de dire que cette partie n’est pas au Mali. Elle ! L’assemblée !

Au delà de l’amateurisme, je dois dire gravité.
Et on nous sert à l’occasion une commission pour je ne sais quelle constitution ? De quel Mali ? Pour qui ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga

Communiqué Final:49ème Sommet Ordinaire de la CEDEAO

Quelques points du Communiqué:

SUR LA SITUATION AU MALI

53. La Conférence rappelle son attachement au respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat Malien. Elle exprime sa vive préoccupation, face à la détérioration de la situation sécuritaire au Mali, marqué par la recrudescence des attaques terroristes qui ont visé les forces de défense et de sécurité du Mali, les forces des Nations Unies, la force française Barkhane et les populations civiles. Cette situation constitue une menace pour l’ensemble de la sous-région.
….

55. La Conférence exprime son indignation face à la situation à Kidal où, un an après la
signature de l’Accord, le Gouvernement et les Forces de Défense et de Sécurité du Mali n’ont toujours pas accès pour une sécurisation complète du territoire national et exige que cette situation prenne fin. Elle demande aux mouvements signataires de s’engager de bonne foi pour une application diligente, intégrale et effective de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

56. La Conférence réitère sa décision adoptée lors de sa 47ème session tenue à Accra le 19
mai 2015 selon laquelle toutes les forces de défense et de sécurité du Mali disposent du droit et de la légitimité d’occuper toute localité du territoire national, dans le cadre de leur mission régalienne de protection des frontières, des personnes et de leurs biens et que toute occupation par des forces irrégulières non-étatiques est illégale et doit prendre fin. Elle demande, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la CEDEAO, que les Forces de Défenses et de Sécurité du Mali soient redéployées le plus immédiatement possible sur tout le territoire de l’Etat malien pour face aux ennemis de la paix et protéger les populations aux frontières.

Doumbia


Merci MLD! C est un message fort de la CEDEAO. J’espère que les actes vont suivre la parole. Je souhaite que régime profite de ce message fort de la CEDEAO pour un faire un forcing diplomatique en vue de la libération totale du pays. Si cette libération doit passer par une guerre, le régime doit y se préparer. Nous sommes déjà en guerre contre les terroristes. L’incapacité du régime d’assurer la libération entrainerait à une guerre civile. Les communautés agressées depuis des décennies n’auront d’autres choix que de s’armer.

Barou Sam


Des occasions pareilles ont tjrs été offertes à IBK et ses gouvernements – même de la part de l’ ONU et de son Conseil de Sécurité.

Mais il n’ y a pas de kounkolo pour les exploiter. Cette fois-.ci serait l’ exception qui ferait la règle.

Quant à la guerre civile, elle constitue un danger très réel, donc un grand danger pour toute la CEDEAO vues les parentés communautaires. Se taire sur ce danger serait de la poudre aux yeux.

Bien cordialement

M. Diagayété


Félicitations à la diplomatie malienne. Tous les points relatifs à la situation au Mali sont des propositions de la délégation malienne. Ce communiqué accorde une base juridique pour le Mali et une légitimité régionale pour plaider en faveur de l’adaptation du mandat de la MINUSMA au contexte sécuritaire actuel du pays.
Cordialement.

NIMAGA


Oui en effet. Mais les elements refletent en grande partie les points soulevés par le PR dans son intervention. J’ai essayé de mieux presenter en objectifs politiques.
Merci en tout cas pour cette appreciation.

Cordialement,
Ministre Abdoulaye Diop


Les Jeunes de Gao: «NOUS PAS BOUGER »

Les Jeunes de Gao «NOUS PAS BOUGER » restent fidèles au Mali: Ils forment courageusement l’épicentre de la protestation contre l’Accord de Paix

N’a-t-on pas dit que l’Accord de Paix et de Réconciliation issu des pourparlers inter maliens d’Alger portait les germes de la division et de la partition du Mali, que le ver était dans le fruit? Après le rejet de l’Opposition c’est au tour de la société civile de Gao de dire NON à la discrimination et à l’ini-quitable traitement des jeunes d’un même pays selon la couleur de leur peau. Selon que vous soyez jeune blanc ou noir, le désarmement vous rendra « cantonnable » ou pas. C’est ce que semblent exprimer ces jeunes de Gao à travers cette marche qu’ils ont organisé le vendredi 13 Mai 2016 pour crier leur désaccord vis-à-vis du processus de DDR qu’ils jugent racistes et favorables qu’aux seuls jeunes touaregs et arabes. Eux qui défendent si bien la République, seront-ils entendus par les plus hautes autorités de leur propre pays plus complexées à satisfaire aux exigences de la Communauté internationale qu’aux intérêts légitimes des maliens ? Le gouvernement va-t-il anticiper pour éviter les conflits intercommunautaires latents ? Les autorités sont-elles conscientes des risques qu’une mauvaise gestion de cette crise pourrait irréversiblement provoquer ?

Ils étaient nombreux le vendredi 13 Mai 2016 à battre le pavé à Gao pour réclamer la prise en compte de leurs doléances. Ces jeunes issus de diverses associations dont les plus actives restent : «Les Patriotes», «les Patrouilleurs» et les «Nous pas bouger» n’entendent plus courber l’échine. Ils exigent d’être impliqués dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion. De sources bien informées la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’exclusion du cercle de Gao dans l’identification des sites de cantonnement des ex combattants. Ce qui sous-entend que les jeunes qui sont restés loyaux et fidèles à la République au moment où le MNLA proclamait l’indépendance de son fantomatique Azawad sont exclus du DDR. Que comprendre à cette attitude si ce n’est que du mépris. Les jeunes de Gao ont marché du gouvernorat au bureau de la Minusma, où ils ont remis leurs doléances à sa représentante. Nos dignes compatriotes de Gao se sentent trahis par leur propre Etat, qui au lieu de reconnaitre leur vaillante opposition face aux forces indépendantistes soutenues par les narco jihadistes, déroule malheureusement le tapis rouge à ceux qui veulent diviser le pays. Ces jeunes déterminés et engagés ont même proféré des menaces si Gao était finalement exclu du processus du DDR. Ils disent ne pas comprendre que le Mali répète les mêmes erreurs commises à l’occasion de la cérémonie flamme de la Paix en 1996 où le Ganda Koy avait été le seul obligé à désarmer quand les milices arabes et touaregs gardaient encore leur glaive. Pourquoi aujourd’hui encore, 20 ans après, on rebelote les mêmes erreurs ? Pourquoi c’est à eux seulement à qui on a demandé de remettre leurs armes ? Ils demandent que leurs armes leur soient restituées car l’un des critères du DDR est la présentation d’une arme de combat.

En définitive, la difficile mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation donne raison à ceux qui, comme Amadou Djicoroni, Seydou Badian Kouyaté, Ali Nouhoum Diallo et le Pr. Issa N’Diaye avaient prédit la partition du Mali depuis les premiers instants de sa signature. La plus grande crainte aujourd’hui est qu’il risque de réveiller les vieux démons des conflits intercommunautaires et que nous ne soyons pas à mesure de léguer à la postérité conformément à notre devise nationale, Un Peuple, Un But, Une Foi. La minorité arabo touareg par qui toutes nos rébellions de 1963 à 2012 semble être des citoyens maliens de première classe, plus privilégiée que la grande majorité des négro-maliens Sonrai, Béla, Peulh, Dogon, Bamanan, Bozo, Senoufo, Mianka, Malinké, Bwa, Khassonké, Gana, Dafing, Somono et Kakolô reléguée au second plan. Quelle est cette nouvelle forme d’apartheid qu’on veut imposer au Mali pour lui faire payer quoi et pour qui ?

Comme pour dire qu’un an après la signature de l’Accord de paix et de Réconciliation, le processus est toujours à la case de départ.
Youssouf Sissoko


Il y a plus que des signaux, il y a des faits qui confirment ces quelques citations que je tire du texte.

“Selon que vous soyez jeune blanc ou noir, le désarmement vous rendra « cantonnable » ou pas. C’est ce que semblent exprimer ces jeunes de Gao à travers cette marche qu’ils ont organisé le vendredi 13 Mai 2016 pour crier leur désaccord vis-à-vis du processus de DDR qu’ils jugent racistes et favorables qu’aux seuls jeunes touaregs et arabes.”

“La plus grande crainte aujourd’hui est qu’il risque de réveiller les vieux démons des conflits intercommunautaires et que nous ne soyons pas à mesure de léguer à la postérité conformément à notre devise nationale, Un Peuple, Un But, Une Foi. La minorité arabo touareg par qui toutes nos rébellions de 1963 à 2012 semble être des citoyens maliens de première classe, plus privilégiée que la grande majorité des négro-malien.”

“Quelle est cette nouvelle forme d’apartheid qu’on veut imposer au Mali pour lui faire payer quoi et pour qui ?”

Un gouvernement doit être vraiment uniquement guidé par d’ autres intérêts que ceux du Mali pour ne pas percevoir ces signaux et ces faits tels qu’ ils sont.

Que le bon Dieu = circonstances imprévues, aident le Mali !

Bien cordialemenT

M. Diagayété


Moi qui suis de “La minorité arabo touareg” HYPER VISIBLE puisqu’elle
couvre les 60% du territoire du Maliba, bien que je sois de la
citoyenneté nationale globale malienne non ethnique, je dirais plutôt
que les jeunes sonraïs de Gao, qui lorgnent le DDR qui ne doit pas les
concerner parce qu’ils ne sont pas “PARTIE PRENANTE-BELLIGÉRANTE de
l’Accord qui concerne les “arabo-touareg” (dixit Diagayété) qui ont
pris les armes pendant toutes leurs rébellions de 1963 à 2012, alors
que les jeunes sonraïs, comme les autres jeunes des 34 autres ethnies
du Maliba? n’ont pas pris les armes contre le Maliba.

En tout état de cause, nous les intellectuels qui animons les réseaux
sociaux, nous ne devons pas aller dans le sens de véhiculer des idées
qui subdivisent les maliens en les casant dans des classes dans
lesquels certains citoyens maliens (les touaregs et les arabes) se
sentiront logés en “première classe” alors que d’autres de “la grande
majorité des négro-malien.” (dixit Diagayété) se sentiront “en
dernières classes”.

Ceci rappelé, il me semble qu’il serait correctement politique qu’on
encourage les jeunes de Gao dans une “révolution politique paisible”
qui ne prenne pas des chemins perdus comme la recherche effrénée d’un
traitement égal entre eux et de jeunes touaregs et arabes estampillés
combattants rebelles depuis 50 ans dans le DDR qui vient.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ce que tu recommandes aux “intellectuels qui animent les réseaux sociaux” est seulement acceptables si et si seulement IBK et le Gouvernement s’ opposaient à cette apartheid rampante, à l’ injustice criarde et incluaient sincèrement la société civile malienne (partis politiques y compris) dans la recherche de sortie de crise. Ne reste que la Conférence Nationale d’ Entente conformément à l’ Accord même serait un premier pas. Mais absolument rien, rien du !!!

La qualification la plus flatteuse à IBK et son Gouvernement c’ est dire qu’ ils tâtonnent constamment depuis Septembre 2013. Tout le monde, amis et ennemis de l’ Accord est exaspéré.

Ignorer la réalité de fait, mise en marche par IBK et ses Gouvernements, ne profite qu’ aux malfrats de tous bords: la Constitution n’ est pas appliquée; c’ est ouvertement le favoritisme d’ une sorte de Maliens par rapport aux autres. Cette sorte de Maliens appartient exclusivement aux communautés arabo-touarègues. C’ est une réalité triste et déconcertante qui n’ a rien d’ inventé et d’ imaginé. Cela ne peut que produire des frustrations.

En dénonçant cette politique nous luttons justement contre “les idées qui subdivisent les Maliens” et qui conduisent aux frustrations dont les conséquences ne sont pas encore prévisibles.

Bien cordialement
M. Diagayété


Tu as, comme d’habitude, biaisé mes propos en ne te focalisant pas sur
cette aparteid des jeunes sonraïs de Gao vis à vis des touaregs que je
dénonce; en effet, j’ai rendu attentif sur le fait avéré que les
jeunes sonraïs de Gao, comme on dit en Tamachecqh “chassent le héron
sur le dos du boeuf”; ici, le héron étant IBK et le boeuf, la
communauté touarègue.

Lutter contre le régime corrompu d’IBK que tous les maliens démocrates
sincères dénoncent ne doit pas faire focaliser toute l’attention sur
son mauvais traitement de la question touarègue pendante depuis 50
ans, mais aller droit au but, c’est à dire balayer IBK, comme les
burkinabés l’ont fait pour Blaise Compaoré; Point, barre!

En tout état de cause, moi qui, comme tu le sais, je ne caresse pas
les rebelles touaregs dans le sens du poil, je ne vois pas un
traitement préférentiel de ma communauté touarègue par rapport aux 35
autres maliennes parce qu’appliquer un DDR qui découle d’un Accord de
Paix aux combattants touaregs et maures qui ont pris les armes contre
la Nation n’est pas synonyme de maltraitance des jeunes sonraïs de la
ville de Gao qui, eux les patriotes sincères, n’ont pas pris les armes
contre les FAMAs mais bien contre les rebelles touaregs et maures et
contre les peulhs du MUJAO; il faut que je dise cela à Diagayété, même
s’il ne veut pas le savoir.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Ag Hamaty tu sais très bien que moi je suis pour que toute l’ histoire du 1963 à maintenant soit traitée dans le cadre de la “Commission de Vérité(s) (justice) et Réconciliation”, envers chacun sans aucune distinction. C’ est toi et tes semblables (pas nécessairement Touaregs) qui voient “la question” seulement “touarègue”. Je le repéte je suis pour les Droits de l’ Homme pour chacun, sans exception et préférence.

Ce que je dis comme ça:

“Ignorer la réalité de fait, mise en marche par IBK et ses Gouvernements, ne profite qu’ aux malfrats de tous bords: la Constitution n’ est pas appliquée; c’ est ouvertement le favoritisme d’ une sorte de Maliens par rapport aux autres. Cette sorte de Maliens appartient exclusivement aux communautés arabo-touarègues. C’ est une réalité triste et déconcertante qui n’ a rien d’ inventé et d’ imaginé. Cela ne peut que produire des frustrations.”

est vérifiable

Prouve le contraire !!!

D’ autre part, je ne suis pas illusionnaire pour penser que “balayer IBK” conduit automatiqument à une bonne et durable sortie de crise.

Bien cordialement

M. Diagayété


Bonjour Mohamed mon frere,

Vous dites ceci entre autres “les jeunes sonrais de Gao … eux les patriotes sincères, n’ont pas pris les armes
contre les FAMAs mais bien contre les rebelles touaregs et maures et
contre les peulhs du MUJAO”.

Sans vouloir engager une polémique infinie, je crois que tout votre post peut se résumer à cette déclaration.

Des jeunes sonrais, peuls, bellas ou Kel tamasheks noirs n’ont jamais encore combattus le Mali. Vous avez raison.
Étant dans les mêmes conditions de vie et d’existence que les autres revendicateurs de suprématie sur les noirs, ils sont restés fidèles au Mali et ne pensent pas à construire autre chose que le Mali.

Il en est de même que pour une partie importante des Kel tamasheks et arabo-berbères à peau claire (kourou kareye). En fait ces groupes armés (tous compris) n’ont jamais eu à mes yeux l’aval de qui que ce soit pour tuer d’autres en leur nom, ni de négocier en leur nom.

N’empêche ! Il se passe que l’accord signé par le gouvernement malien (que des maliens ne partagent pas et qui pose problème dans son exécution) a communautarisé le pays, en tout dans sa partie nord. Alors on ne peux pas/plu demander à d’autres personnes de ne pas/plus se réclamer de leurs communautés d’origine. Les Kel tamasheks qui ont pris les armes contre le Mali et qui ont dans leur guerre contre le Mali décidé de violenter des sonrais, peuls et bellas innocents (par rapport à leur revendication identitaire) ont communautarisé le nord du Mali. Ils le font depuis toujours d’ailleurs.

Soyons clairs, les jeunes sonrais, peuls, bellas et autres patriotes se sont alliés au MUJAO pour chasser de Gao les Kel tamasheks qui tuaient et humiliaient les gens de Gao pendant leur occupation. Vous le savez vous même que les gens de la zone du fleuve et du Gourma préféraient de loin le MUJAO au MNLA. Si vous ne voulez pas la langue de bois c’est cela la réalité. Les gens se sont sentis mieux protégés par le MUJAO que par le MNLA.

C’est le cas encore aujourd’hui s’il y avait un choix à faire entre ces deux maux.

Les jeunes peuls, sonrais, bellas du MUJAO ont été la réaction de l’enrôlement massif des jeunes touaregs dans les structures du MUJAO, AnsarDine, MNLA, AQMI.

Figurez vous c’est la même réaction qui pousse les jeunes sonrais, peuls, bellas et autres a demander leur insertion dans les DDR. Il s’agit d’une question de sécurité des siens pour aujourd’hui et pour demain. Il s’agit d’une question d’existence de leurs communautés face aux individus armés des communautés Kel tamasheks et arabo-berbères qui veulent leur en imposer.

1000 hommes armés intégrés dans l’armée nationale et qui en désertent pour combattre les autres communautés du nord pour les soumettre avec comme objectif d’occuper en fait leurs terres et terroirs, c’est déjà passé. Maintenant les chiffres pourraient bien en être plus gros. Les communautés noires n’en ont pas bénéficié encore. Il faut qu’ils le réclament. Justement pour eux aussi se protéger contre les touaregs qui commettent des exactions contre de paisibles s citoyens à chaque rébellion.

Pour parvenir à la paix, la vérité doit être dite, la justice rendue et l’équité entre les fils garantie. Ce dernier point constitue le point essentiel de la bataille des jeunes sonrais, peuls et bellas; des jeunes des communautés noires disons le tout court.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je note cette contrevérité de Chouaïbou que je te cite et que je ne te
vouvoie pas parce que ce n’est pas ni dans ma culture tamacheqh ni
dans la tienne sonraïe : “Des jeunes sonrais, peuls, bellas ou Kel
tamasheks noirs n’ont jamais encore combattus le Mali. Vous avez
raison, étant dans les mêmes conditions de vie et d’existence que les
autres revendicateurs de suprématie sur les noirs”, je pense que là,
Chouaïbou parle des kel Tamacheqh “blancs”, relativement à la
recherche de la suprématie sur des noirs et, là, je lui réponds que la
communauté touarègue, dans son ensemble, n’a jamais cherché une
quelconque suprématie sur les autres sauf à le prouver, tout au moins
depuis le 19ième siècle.

Si Chouaïbou interprète les velléités propagandistes séparatistes et
autonomistes des Ichoumar de l’Azawadrêve comme “une recherche de
suprématie des touaregs sur les autres”, ce n’est qu’une vue de son
esprit; ma lecture à moi est toute autre, moi qui les ai regardés sur
toutes les coutures.

A la fin, je trouve que la conclusion suivante que Chouaïbou tire est
un peu timorée, je le cite: “… et l’équité entre les fils garantie.
Ce dernier point constitue le point essentiel de la bataille des
jeunes sonrais, peuls et bellas; des jeunes des communautés noires
disons le tout court.” parce que parler d’une garantie de l”équité
dans le DDR entre tous les fils du Mali; c’est à dire appliquer les
mêmes principes du DDR aux jeunes des milices patriotes sonraïs de Gao
comme ceux à appliquer aux combattants désarmés des mouvements
rebelles armés touaregs et maures est un vœux pieux, voire enfantin!

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


“c’est à dire appliquer les mêmes principes du DDR aux jeunes des milices patriotes sonraïs de Gao comme ceux à appliquer aux combattants désarmés des mouvements rebelles armés touaregs et maures est un vœux pieux, voire enfantin”_Ag Hamaty.

C’est exactement ce qui est demandé par les jeunes qui rappellent à qui veut l’entendre (ou pas) que leurs armes ont été déjà remises lors de la conquête de la ville.

Un vœux pieux, voir enfantin ! C’est malheureusement cette mauvaise compréhension (la votre) ou mauvaise foi des “justiciers pour eux mêmes” qui constituent le fondement de l’inégalité entre les communautés et les individus.

Autrement la paix clamée par les “ichoumars ?” touaregs et vous même restera vaine, si vous continuez de penser que le voeux est pieux voir enfantin.

Et là je reviens au tutoiement ! TU n’est juste, meme intellectuellement. Toi et les ichoumars et tous les autres non ichoumars touaregs et autres qui pensent comme toi. Et donc vous ne voulez pas la paix réellement. Votre agenda réel, à vous tous, est autre que la paix et le vivre ensemble librement et à égalité de chance.

Vous mettez en avant la situation de suprématie temporaire acquise par les armes par les touaregs ; situation que dites décrier depuis 50 ans vous dites. C’est donc comprendre que vous voulez une chose (le DDR en faveur d’une ou deux communautés) et son contraire; bien quand il s’agit de vous mêmes; non pour les autres.

Bien cher frere ! On a bien compris depuis longtemps. Le temps est le seul qui ne ment pas.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Cher jeune-frère Chouaïbou;

je te retourne la seule petite phrase correcte (“le temps est le seul
qui ne ment pas”) de ton long, vain, versatile, pieux et piteux
raisonnement, à savoir que toute crise a une fin, , on ne peut
présager pour qui la fin donnera raison dans une belligérance.

Quant à moi qui ne rêve pas pour les Ichoumar et ne les soutiens dans
rien, je m’engage à te rappeler l’échec et mat de la
jacquerie-piétaille des jeunes sonraïs de Gao que tu soutiens quand
ils se calmeront suite à la non satisfaction de leur réclamation par
la révolte de ce dont ils n’ont pas droit, à savoir l’accès, à parité
égale au DDR avec les combattants de mouvements armés touaregs et
arabes.

A la fin, je rappelle à Chouaïbou que le lever de bouclier de
l’opposition contre la création des autorités intérimaires n’a pas
donné le résultat escompté et que l’Accord-Désaccord fera son chemin
cahotant et sinueux, mais aboutira comme voulu par la médiation
internationale, la France et l’Algérie, ce hiatus relève de la
realpolitik et de la géostratégie qui s’imposent à nous, les touaregs
nationalistes maliens sincères et démocrates que Chouaïbou met dans le
même panier à crabes que les Ichoumar. faut-il rappeler que les
touaregs nationalistes maliens sincères et démocrates dont je me
compte n’ont pas voulu et ont décrié cette façon de régler la
“question touarègue” qui était la question posée au prime abord et
cela depuis 50 ans dans la vie de la république du Mali.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Mohamed mon cher aîné

Nous sommes d’accord que rapport de force est en défaveur des jeunes sonrais, peuls et bellas. Il n’y a même pas besoin de rappeler la communauté internationale pour le prouver. Je dis dans mes mails que le gouvernement malien lui même est acteur dans cette factorisation. Meme sans le gouvernement ce rapport de force des touaregs versus les sonrais peuls bellas est connu.

C’est ce rapport d’imposition que je dénonce. Que les autres maliens du Mali (meme pas seulement les jeunes sonrais peuls et bellas) dénoncent. Tu semblais ignorer cela.

Ou bien c’est à présent que tu veux l’ignorer après la signature de l’accord.

Mohamed,
Quand on parle de touaregs, ceux et celles qui ne se sentent pas concernés par ce qui est dit ne peuvent pas avoir de problème. Si tu es dans ce cas dernier cas où se trouve ton problème pour reconnaître l’injustice comme tu aimes le noter depuis toujours dans tes posts parlant l’histoire de plus de 50 ans de je ne sais quoi.

Puisque tu te donnes cette latitude de rappeler ce point de revendication des ichoumars et autres revendicateurs touaregs que tu partages alors laisse les jeunes sonrais peuls bellas revendiquer de meme.
Ton insistance de DDR pour les uns et pas pour les autres signifie que les uns et les autres auraient dû prendre les armes contre le Mali pour en bénéficier. Tu justifies l’intégration par çà par le port des armes contre le Mali ?

En te reconnaissant cela comme vrai, je te mets devant ton propre point : pourquoi es tu alors contre (comme tu le dis) les ichoumars ? Contre les autres qui revendiquent et qui ont imposer au Mali de les prendre en charge dans le DDR ?

Je cherche à comprendre cette logique, s’il y en a.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Maiga,

Ne cherche pas de logique dans cette crise. Il n’y a pas de logique. Il y aura une solution final a ce problème quand il y aura “a balance of power”.

Quand les agresseurs chroniques réaliseront qu’ils n’ont plus le monopole de la violence, ils seront subitement inspirés par la raison.

Tous ces accords et machins…it is all a charade.

Les jeunes de Gao ne sont pas tombés du ciel. Ils ont la supériorité morale de revendiquer leurs droits plus que ces malfrats. Aucun groupe, gouvernement, organisation internationale ne peut leur prendre ce droit.

As I’ve stated for many years now, this crisis will be resolved on the ground. Better be ready for the next revolution. Parce que notre gouvernement semble si inepte.

Amadou O. Wane


Comité de Suivi de l’Accord Dans la Confusion

Fin de la 8e réunion du comité de suivi de l’accord : Le
gouvernement et groupes armés divisés

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/153972-fin-de-la-8e-r%C3%A9union-du-comit%C3%A9-de-suivi-de-l%E2%80%99accord-le-gouvernem.html


“Alors que le premier retient la sécurité comme la première urgence, les seconds font de la mise en place des autorités intérimaires, une priorité absolue.”__Article

Mais bien sur que la priorité de ces malfrats est la mise en place des
autorités intérimaires. C’est la seule façon d’achever ce qu’ils n’ont
pas pu achever par la force.

Ces AI sont un poison pour le Mali. J’espère que le gouvernement
continuera à résister. Il doit aussi y avoir une clause comme quoi les
AI seront dissous automatiquement après x mois sans renouvellement
possible. C’est le meilleur moyen de nous immuniser contre leurs
intensions cachés.

Amadou O. Wane


J’ai suivi le flash info de l’ORTM de 10H TU de tout de suite dans
lequel Hamadoun Konaté, le ministre de la Reconstruction du Nord, a
dit, au micro du journaliste qui a couvert la séance de fermeture du
8ième round du Comité Technique de Suivi de la mise en oeuvre du
“Désaccord”, que, relativement aux Autorités Intérimaires, nouveau
chameau de bataille de la Coalition Mafieuse des Apatrides (CMA), que
la loi votée ne sera pas promulguée par le PR qu’après qu’elle
sortirait des fourches caudines de la Cour Constitutionnelle gardée
par Manassa Dagnoko (serait-elle sur notre forum Malilink?), la
“serbère” de la période post-Révolution du 26 Mars.

Sincèrement,

Mohamed AG HAMATY


Alors que le premier retient la sécurité comme la première urgence, les seconds font de la mise en place des autorités intérimaires, une priorité absolue.”

C’est ce qui se passe lorsqu’on se permet de negocier avec des terroristes quand on est en position de faiblesse. Ces gens n’entendront rien d’autre que la force. Puisque l’ etat malien ne dispose pas de cette force, il ne peut que leur donner ce qu’il veulent comme il l’a toujours fait depuis la deroute de son armee.

Amadou Niang


Si l’objectif recherché est l’intérêt Général notamment celui des populations la priorité doit être la SÉCURITÉ Elle est la base de tout développement y compris le retour des populations réfugiers.
La priorité de la CMA n’est qu’une lutte pour des places et le pouvoir pour eux seulement.

Harouna


Convention Subsidiaire N. 001

Convention Subsidiaire N. 001 entre Coordination-Plateforme-Gouvernement


Heureusement l’Opposition a attaqué la loi sur les autorités intérimaires devant la Cour Constitutionnelle . Même si on n’est pas en Afrique du Sud, le sens du Devoir et de la Patrie est un atout dont nos Sages sauront se saisir. Que Dieu sauve le Mali!
PPR


Le grand problème c’est que la loi elle même (votée) n’est pas disponible. Les décrets risquent d’être publiés avant la loi !!!!

Qu’est ce qu’il nous fait ce gouvernement.
Ou est la loi ? Est elle disponible ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Je vous invite à la grande prudence avant de tirer des conséquences qui n’en sont pas :

– la loi sur les autorités intérimaires est votée et elle est disponible : elle comporte de grosses difficultés en raison de son caractère général qui modifie des dispositions du code des collectivités publiques, de portée nationale alors que les situations appréhendées par cette loi ne concernent essentiellement que les régions nord ou en grande partie elles ;

– le texte qui a été diffusé dit “convention subsidiaire” tout à l’heure n’est pas signé et ne comporte qu’un paraphe et aucune signature, ce qui met en doute l’authenticité de ce document ;

Enfin, même si ce texte n’est pas signé et qu’il est loin d’être authentique, son contenu heurte à bien des égards. Ce contenu est d’ailleurs à l’identique le même que celui contenu dans le projet de décret qui a été « présenté » à l’AN, curieusement en même temps que la loi puisque cela semble avoir été exigé par les députés. Par exemple, il est laissé à la seule CMA et Plateforme le pouvoir de désigner les autorités intérimaires. Ces deux groupes rebelles/armés, en raison de ce qu’ils sont signataires de l’Accord d’Alger partagent cette prérogative avec l’Etat, ce, de façon concomitante et de niveau de pouvoir égal. Ils se partagent la charge de désigner le Président, le 1er et 2ème vice présidents.

La conséquence est que CMA et Plateforme viennent à supplanter les forces politiques classiques, dans des localités où elles ne sont pas présentes ou n’ont jamais été présentes. Le risque est une désorganisation sociale et un déséquilibre politique.

Ibrahima KEBE, le texte le vrai est dans dans le projet de décret.

Pour ma part et pour couper court à toutes les supputations, il serait nettement mieux indiqué que le gouvernement accepta de soumettre le texte complet de l’Accord à la censure de la Cour constitutionnelle. Maintenant que celle-ci est, semble t-il, saisie par des députés de l’opposition, je serais curieux de connaître aussi bien les termes de la saisine que les sujets évoqués et les suites qui seront données. Mais l’on est en plein dans droit de la gestion des crises et du post crise et celui de la gestion et de l’administration des collectivités territoriales. Comme la renaissance d’une IVème république.

Bonne nuit à tous
Maitre Mamadou I. Konaté


Le pire ici c’est que cette situation n’a absolument rien de temporaire; tant que les groupes refuseront les élections, c’est ce temporaire qui va continuer. Vous comprenez alors pourquoi nos parents de Kidal préfèrent garder leur drapeau et fêter leur indépendance.

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A. Karim Sylla


Bonjour Maitre

Le projet de décret et la convention ou projet de convention sont différentes.

Après lecture du mémo de la commission loi sur les écoutes et les amendements au projet de loi, il me semble que la convention est plus proche des amendements proposés que le projet de décret qui lui semble venir en amont de la convention.

Malheureusement comme ce gouvernement travaille dans l’obscurité totale, il est impossible pour les maliens de suivre et de connaitre la vérité sur ce qui nous concerne pourtant.

La loi qui a été votée, n’est pas disponible sur les sites des ministères que j’ai pu visités. Mes recherches se sont arrêtés à cause des pertes de connexion suite aux coupures intempestives de l’alimentation électrique. Il y en a eu une quantité importantes de coupures dans la nuit du 14 au 15/04/2016 dans notre zone. Ce matin encore depuis 6 heures, il y a eu déjà 2 coupures (en 45 minutes).

Je continuerais la recherche dès que les conditions sont meilleures.

Pour revenir à ce qui nous concerne en premier, sur la base des éléments proposées par la commission loi, il me semble que le texte de la convention est plus proche des éléments du rapport de présentation (par exemple exclusion des conseils communaux tant qu’ils marchent normalement) que le projet de décret concernant le nord qui est systématique dans la représentation des “parties à l’accord” y compris dans les communes.

Il me semble donc que contrairement à ce que Maitre Konaté pense (le bon document c’est le projet de décret) la convention subsidiaire partagée par Monsieur Kébé est un document plus récent que le décret et plus conforme à l’esprit du rapport de présentation de la commission loi de l’assemblée nationale.

Cette commission ayant déjà pris connaissance du projet de décret devait aller plus loin en encadrant par d’autres articles les critères d’application de la loi y compris pour les régions discriminées. Ma conclusion les concernant c’est que les honorables députés ont juste fuit la question en supprimant juste l’article 2 du projet de loi proposé à son temps par Ag Erlaf.

Je suis donc de l’avis de Kébé qu’il est temps de se mobiliser. Cet Accord là est en train d’être mis en œuvre de la plus mauvaise manière et sans notre assentiment.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Un autre point de vue sur le texte voté
Une partie de la classe politique et beaucoup d’entre nous estiment que le texte instituant les autorités intérimaires viole la Constitution notamment en son
article 99 .

1-Que dit cet article ?

Article 99 de la Constitution du 25 février 1992 : « Le Haut Conseil des Collectivités a pour mission d’étudier et de donner un avis motivé sur toute politique de Développement local et régional. Il peut faire des propositions au Gouvernement pour toute question concernant la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de la vie des citoyens à l’intérieur des collectivités.
Le Gouvernement est tenu de déposer un projet de loi conforme dans les quinze jours de sa saisie sur le bureau de l’Assemblée Nationale.
Le Gouvernement est tenu de saisir pour avis le Haut Conseil des Collectivités pour toutes actions concernant les domaines cités dans le présent article ».

Question 1 : Est-ce que la mise en place des autorités intérimaires peut être considérée comme une politique de développement local ou régional?

Question 2 : Peut-on considérer la mise en place des autorités intérimaires comme une question relative à la protection de l’environnement et l’amélioration de la qualité de la vie ?

La réponse ces deux questions nous permet de nous prononcer sur l’effectivité de la violation de l’article 99 de la Constitution par la loi instituant les autorités intérimaires.

2-Cette loi n’est pas aussi mauvaise qu’elle en a l’air : La loi votée (Article 1 du projet ) , verrouille la possibilité de mettre en place des autorités intérimaires avec des attributions et missions différentes selon qu’on se trouve au nord ou au sud du Mali . Cette éventualité était ouverte si seulement l’article 2 du projet avait été voté.

En effet, l’article 1 voté est d’application nationale . La mise en place, les attributions, les règles de fonctionnement des autorités intérimaires au Mali sont soumises à la même loi . Pas de particularisme. Aucun cas un acte règlementaire ultérieur ne saurait lui être contraire .
En revanche , il faut être vigilant :-(Ne pas installer les autorités intérimaires de manière systématique même au niveau des organes des collectivités qui fonctionnent) –
Aussi, il faut que les maliens se préparent à l’idée que dans la désignation des membres des autorités intérimaires ( là où c’est nécessaire) , il y aura forcement des membres qui seront désignés des groupes armés , nous avons signé cet accord que nous savons tous mauvais et inapplicable en l’état.

En conclusion ,
1-la loi votée ne me parait pas inconstitutionnelle sauf à prouver que la mise en place des autorités intérimaires est une politique de développement local ou régional ou une question relative à la protection de l’environnement et à la qualité de la vie des citoyens.

2-cette loi met le mali à l’abri d’une asymétrie en ce qui concerne la soumission des organes de gestion des collectivités à la même légalité en cas de démission , dissolution ou de non fonctionnalité .

Enfin je suis d’accord sur le fait que le mali a depuis le début de cette histoire du mal à se faire entendre , notre diplomatie n’a pas réussi à déconstruire le mensonge de l’azawad et d’un mali exclusif des Touaregs .

Bon week end

Maitre TOURE Abdourahamane


Il clair que le gouvernement de la république du Mali a fait le choix alors de la confrontation avec l’opposition et les les autres citoyens qui ne partagent pas son point de vue.

Le texte voté :

1. N’a pas été soumis au HCC comme l’exige la constitution du Mali. C’est une violation grave de la constitution ainsi faite par le gouvernement et par l’AN elle même. Parce qu’à mon avis ayant su que le HCC n’a pas été saisi par le gouvernement, les députés auraient dû renvoyer le texte du gouvernement et le gouvernement lui même à se conformer à la loi principale du Mali. Puisqu’on parle de moi là.
L’assemblée en a passé outre et a amendé et voté la loi dont Maitre Konaté (un spécialiste de loi) reconnaît la complexité de la mise en œuvre.

2. La loi elle même, m’apprend on effectivement ne limite en fait la période intérimaire. La formulation trouvée dit-on laisse la possibilité de prolonger indéfiniment la période au delà de la période initiale prévue par l’accord. Ceci est une régression par rapport à l’accord lui même.
Pour qui connaît la roublardise et la mauvaise fois des parties à l’accord, je crois que le gouvernement et l’AN ont offert volontairement (jusqu’aux prochaines élections ?) aux groupes armés la possibilité de se faire valoir aussi longtemps qu’ils le veulent. Il y a tellement de bévue et de déviations par rapport à la mise en œuvre de l’accord commises par l’incompétence et la soumission du gouvernement malien que ce sera extrêmement facile pour ces gens de faire prolonger la durée à leur souhait.
La suite c’est que nous leur avons donné le temps suffisant pour compliquer d’avantage la solution du problème malien;
Tout cela ne contribue pas à réunifier le Mali; je regrette. Ce n’est pas ça.

3. Et de revenir sur une vieille position que je maintiens toujours : nous avons volontairement voulu faire croire à tout le monde (avec l’appui de la France et de sa pression) que nous sommes dans une situation de démocratie normale; que nous devrions tenir des votes pour qu’il y ait un chef qui puisse décider légitiment pour les maliens. En sachant par nous même que rien n’était prêt pour que nous puissions être dans une situation normale d’expression de la démocratie parce que nous étions en guerre. Notre constitution mémé nous l’interdisait d’ailleurs pour ce qui concerne en tout cas l’élection présidentielle.

Je serais extrêmement surpris que de ces mics macs gouvernementaux et parlementaires qui sont en train de pourrir et qui vont pourrir la vie à des citoyens maliens, qu’il n’y ait pas de calculs politiciens derrière. De mon expérience (ma mauvaise expérience) il n’y a que cela qui puisse aveugler des politiques au point où le reste ne les intéresse pas.

L’imposition éventuelle qu’on pourrait penser de la part de la communauté internationale est relative et peut être contournée facilement. C’est mon avis. Et c’est encore possible.

De plus à cet effet il est facile pour un responsable sérieux et convaincu de ce qu’il fait de dire non à son vis à vis et de défendre la position de son pays. Les gouvernements maliens de l’ère IBK avaient cette possibilité parce que au moment où les discussions se tenaient le régime était largement capable de mobiliser et de trouver une solution moins douloureuse pour le pays que cette chose qui passe très mal. Tout le monde s’en débarrasse actuellement : le gouvernement par calcul probablement sinon je ne comprends pas sa position de boîte noire (sans un style de Modibo KEITA le PM actuel), un style inadapté de gestion du pays qui frise les méthodes dictatoriales d’ailleurs et d’un autre temps que nous avons connu.

Il n’est jamais trop tard pour argumenter et montrer à son partenaire ce qui est incompatible avec la cohésion et la réunification du Mali, avec la paix tout court.

Qu’est ce qui empêcherait notre gouvernement Modibo KEITA de faire ce qui est bon pour les maliens. Parce que je le répète ce qui est en train de se fabriquer autour de cette loi de la période intérimaire est source d’une autre crise éventuelle si on n’y prend garde.

On ne peux pas éternellement manipuler les textes de la république pour les faire convenir à une situation voulue si les citoyens ne sont pas en accord avec les méthodes utilisées et l’objectif final recherché. Il faut une acceptation minimale du citoyen lamda. Sauf pour les pouvoirs qui ne se soucient pas du bonheur de leurs concitoyens.

L’AN vient de faire une grave erreur en votant un texte qui a priori ne devait pas passer chez elle sans que l’avis d’une autre institution de l’Etat ne soit dite. Elle se disqualifie d’avantage aux yeux des maliens avertis et des autres aussi. Elle l’était déjà ayant déjà donné l’impression très négative déjà condamnée par le passé de nos AN qui ne sont que les caisses de résonance pour le pouvoir exécutif en place.

Si le gouvernement est réellement pour le bonheur des maliens il devrait pouvoir trouver d’autres moyens et d’autres voix autres que celles de l’assemblée pour prendre la mesure du pays et connaitre l’avis réel des citoyens dont 66% (2/3), en décembre 2015, ne croient plus tellement à l’assemblée nationale. J’imagine qu’avec les affaires et les déviances qui ont continué à se faire jour depuis cette date le taux doit être plus lamentable encore.

C’est un avis.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Il est dit dans l’accord que la constitution sera modifiée pour prendre en compte les dispositions de l’accord. Je n’ai pas entendu beaucoup de protestations alors et j’avais ouvert un fil de discussion sur ce thème que Me Konaté avait alimenté.

C’est inconcevable d’écrire (même si on le pense) que la constitution est un texte administratif que l’on peut modifier à sa guise! Ou alors est ce que l’on sous entend que comme nous avons l’habitude de faire passer les constitutions que le pouvoir veut, on a qu’à nous adonner à notre pratique habituelle ?

Une constitution est votée par un referendum et quand passe par les urnes, le respect d’un peuple voudrait que l’on attende de savoir ce que sera sa volonté et pad de dire on li fera adopter cela et cela.

S’il s’agissait uniquement de loi organique à prendre ou a modifier on l’aurait compris. Mais là c’est toute l’architecture d’un pays que l’on chamboule sans demander ce qu’il en pense.
C’est là le problème. Comme nous ne savons pas ce que c’est qu’une république alors valent ses lois ?
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonsoir Abdourhamane

Je disais dans un de mes mails passés sur le même fil que les députés ont fuit la question de la l’article en la supprimant. En le faisant ils ont motivé leur geste par une redondance par rapport à un article de la loi des collectivités territoriales.

Ayant connu le contenu du projet de décret et ayant écouté tous les ministres concernés et les autres citoyens, ils étaient à même de savoir qu’il y a une nécessité pour eux de cadrer la mise en œuvre de cette loi. Ils ne l’ont pas fait. Je suppose qu’ils ont juste fuites leurs responsabilités en laissant au gouvernement de mettre en œuvre comme bon lui semble la dite loi : la référence à la redondance suffit.

Le gouvernement et les groupes ont festoyé sur l’aubaine et ont décidé qu’ils pouvaient faire une “convention subsidiaire” pour sceller la chose.

Cette convention si vous la lisez prévôt tous les points que vous énumérez relativement à l’article 99 (merci pour le rappel) de la constitution. Vous les trouverez dans le premièrement, le deuxièmement et le troisièmement.

Moi, je sais que le gouvernement a été au courant que le HCC n’est pas content de ne pas avoir été consulté sur cette question d’autorités intérimaires.
Ne pas les inclure dans la loi, ça arrangerait l’AN et le gouvernement aussi. Qui les reprends quand même dans une convention subsidiaire. Ce sont des questions qui relèvent du HCC dont il s’agissait et qui doivent lui être soumises par le gouvernement qui devait les consulter.

En voulant coûte que coûte contourner le HCC parce ceux sont ses démembrements qui sont concernés, on manipule.

En espérant avoir répondu à vos questions de ma manière.

L’autre bonne question qui devrait apparaître dans les marquages en rouge c’est celle là “Le Gouvernement est tenu de saisir pour avis le Haut Conseil des Collectivités pour toutes actions concernant les domaines cités dans le présent article »”.

En dehors de la loi sur les autorités intérimaires, le gouvernement est tenu de … toutes actions … domaines cités”.
Ces domaines existent dans la convention.

Même si la Convention n’avait pas existé le champ d’actions des autorités intérimaires croisera obligatoirement les domaines cités. Ce qui oblige le gouvernement à consulter le HCC.

Il y a eu une volonté manifeste du gouvernement de contourner le HCC dans cette affaire. C’est un fait qui est connu du gouvernement avant d’amener la loi a l’assemblée.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


“La conséquence est que CMA et Plateforme viennent à supplanter les forces politiques classiques, dans des localités où elles ne sont pas présentes ou n’ont jamais été présentes. Le risque est une désorganisation sociale et un déséquilibre politique.”_ Me Konaté

C’est l’objet de l’inquiétude de Gaoussou Drabo dans son éditorial du mardi 12 avril 2016 dans l’Essor. Malheureusement, il ne faut pas rêver, les nominations se ferons selon la règle des jeux de pouvoir. Autrement il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter.

Cordialement.
Amb. Ret. Mamadou Traoré


Bonjour

J’ai cherché cette loi votée par l’assemblée.
Il est introuvable sur les sites gouvernementaux et sur le site de l’assemblée. La recherche à la malienne aussi n’aboutissent même pas à des promesses.

Je suis fatigué; je baisse les bras.
Ce gouvernement est impossible. Il est incompétent. Il ne peux pas gérer le Mali.

Il est souhaitable de le mettre à l’écart au plus vite.

Mais en fait que les politiciens s’occupent de leur affaire. Il y a de l’électricité dans l’air à ce niveau.

Certains partis politiques proches du gouvernement se positionneront bien au sein de ces autorités intérimaires à trois niveaux:

*au compte des représentants du gouvernement ;

*au compte de la Plateforme dont les ténors sont acquis pour le ou les mêmes partis;

* au compte de la CMA dont les ténors dont certains transfuges d’autres partis sont à l’assemblée, eux aussi acquis pour le ou les partis proches du gouvernement ;

Je suis politique, mais je voudrai mettre en garde les uns et les autres (surtout les responsables qui savent précisément de quoi Il s’agit) que si nous ne faisons pas attention, qu’il y a là une autre source de crise dont le pays n’aura pas besoin.

Si le projet de décret déjà connu est appliqué, les conseils de communes, les conseils de cercle, les assemblées régionales seront modifiées pour “chasser” des élus de certains partis et les remplacés par des hommes d’autres partis. J’imagine moi quelle frustration cela peux paraître pour les partis qui subiront l’application de la loi;

Si c’est la convention qui est appliquée ce sera la même chose pour les conseils de cercle et les assemblées régionales. Les communes échapperont (éventuellement seulement) au désordre ainsi provoqué.

Dans certaines localités du nord, il sera aussi extrêmement difficile de faire croire aux habitants qui ont été violentés par ces organisations criminelles anoblies par la république que leur conseils de cercle seront dirigés par leurs bourreaux.

Pour moi ce dernier point est une vraie honte pour la république et pour le Mali. Il déterminera beaucoup de choses par la suite en ce qui concerne l’avenir du Mali actuel.

Par la faute de ce gouvernement nul et incompétent.

C’est cela qu’on a appelé alors “l’accord n’est pas parfait mais il est bon pour le Mali”?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Bonjour Mr. Traoré,

Vous dîtes:

« Il est dit dans l’accord que la constitution sera modifiée pour prendre en compte les dispositions de l’accord. Je n’ai pas entendu beaucoup de protestations alors et j’avais ouvert un fil de discussion sur ce thème que Me Konaté avait alimenté.
C’est inconcevable d’écrire (même si on le pense) que la constitution est un texte administratif que l’on peut modifier à sa guise! Ou alors est ce que l’on sous entend que comme nous avons l’habitude de faire passer les constitutions que le pouvoir veut, on a qu’à nous adonner à notre pratique habituelle ?
Une constitution est votée par un référendum et quand passe par les urnes, le respect d’un peuple voudrait que l’on attende de savoir ce que sera sa volonté et pas de dire on fera adopter cela et cela.
S’il s’agissait uniquement de loi organique à prendre ou a modifier on l’aurait compris. Mais là c’est toute l’architecture d’un pays que l’on chamboule sans demander ce qu’il en pense.
C’est là le problème. Comme nous ne savons pas ce que c’est qu’une république alors que valent ses lois ? »_Mamadou Traoré

Est-ce de ce fil ci-dessous dont vous parlez ? Vous dîtes:

« Ndack,
Par ce bout de phrase, ce que j’ai voulu poser c’est le caractère très surréaliste de l’acte qui dit voilà ce qui est convenu et si cela ne cadre pas avec les lois et règlements du pays ou sa constitution, alors au gouvernement de changer les lois et règlementations ou la constitution.
Il ne s’agit pas d’un ou deux articles, mais de toute l’architecture! Or il faut un vote populaire que le gouvernement ne maîtrise pas. »

Bien des choses,

Ndack


Merci Ndack d’avoir ressuscité ce fil. Il s’agit bien de celui là.
C’est dommage comment on tourne en rond.
Ce que nous savons maintenant c’est pourquoi la CMA n’avait pas voulu de l’accord d’Alger au départ et avait même dénié à celui qui avait signé l’accord la légitimité de les représenter. Ils voulaient tout de suite des dividendes politiques.
D’où cet accord additif signé celui là à Bamako qui se passe de modifications constititionnels pour obtenir totu de suite ces dividendes politiques : la mise en place des autorités intérimaires. Ce n’est qu’une étape. Ils auront ensuite un quota d’ambassadeurs, de ministères, de postes de la haute administration, leurs milices seront transformées en polices territoriales etc … Tout le monde a appludi au CICB.
N’oubliez pas que selon le dernier Malimètre, 82% des maliens disent ne pas savoir ce qu’il y a dans les accords d’Alger.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Si les textes intérimaires qui circulent sur le net sont retenus, alors la CMA aura tout obtenu; L’intérim peut durer aeternum et puisque ni l’administration ni les forces de sécurité maliennes ne sont présentes dans ces régions alors ce qui se passe est très clair; sauf peut-être pour les députés qui ont voté.

C’est bien pour ça que les accords d’Alger auraient dû se limiter simplement à assurer la cessation des hostilités; une grande messe malienne où tout est remis en cause devrait décider du futur de ce pays.

______________________
A. Karim Sylla


La Conférence Nationale d’Entente est prévue dans l’Accord. Mais IBK et son Gouvernement ont éte incapable de mettre ce point au sommet des priorités. On dirait qu’il ne comprennent pas le Français.

M. Diagayete


“C’est bien pour ça que les accords d’Alger auraient dû se limiter simplement à assurer la cessation des hostilités; une grande messe malienne où tout est remis en cause devrait décider du futur de ce pays. ” _ Karim

Mais Karim, après les accords d’Alger, il y a eu un additif aux accords signé à Bamako que tout le monde semble avoir oublié! Les autorités intérimaires viennent de cet additif à l’accord.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


J’agrée Monsieur l’Ambassadeur, ça permet d’avoir de la suite dans les idées et de demeurer serein pour identifier les défis à relever et il n’est pas trop tard encore de réajuster le tir.

Mamadou I. Konaté


Excellence, tu as raison; mais pour moi la deuxième signature n’est que la continuation de la première; ça a également été négocié par les Algériens.

Personnellement je ne suis pas contre une autonomisation des régions au Mali; seulement cela doit s’inscrire dans un cadre national; il ne manque pas d’eau qu’à Kidal et l’école a été sabordé à Kita aussi. C’est la construction même de l’état et de l’administration qu’il faut revoir. Et surtout désargenter ceux qui préfèrent acheter avions et véhicules de luxe au lieu de construire routes et hôpitaux.

Absente cette réforme de fond, le Mali tout entier est dans un danger terrible; tout le monde sait maintenant que pour se faire entendre il faut prendre les armes; on paye même des centaines de millions pour que 3 ou 4 cousins puissent faire une réunion de famille.

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A. Karim Sylla


Karim,

La super domination du pouvoir central d’Etat est quelque chose de mal perçue par les populations, en raison de la profonde aversion des populations vis à vis des dirigeants et hommes politiques, quelqu’ils soient de tous bords. Le processus de décentralisation, même malmené sur le terrain est quelque chose de perçu plutôt positivement par les collectivités. Cette lancée ne peut être ni suspendue ni arrêtée.

En plus de la revendication territoriale et autonomiste de la dernière rébellion, il a été exprimé l’idée d’une prise en main des affaires et de leur libre administration et gestion par les représentants des populations locales. La conclusion de l’Accord de paix d’Alger manquerait de justesse et de cohérence si on ne mettait pas en perspective la réinstallation des pouvoirs locaux. C’est pour cette raison qu’il y avait quasi unanimité pour contraindre le gouvernement à repousser la date des élections locales.

L’autonomisation est un processus à terme.

Mais pour l’heure, il s’agit pour de réintroduire l’Etat et de permettre l’occupation du terrain.

L’Accord quant à lui fixe le cadre général et renvoie pour les détails à la loi et souvent à la loi organique. Le principe de la libre administration est celui fixé par le code des collectivités territoriales et repris dans le texte de l’Accord. On ne déroge à ce texte que par rapport à la situation au nord.

Le sujet majeur qui est traité et qui l’est si mal ou insuffisamment traité par la loi sur les autorités intérimaires, pour Chouaibou, elle est delà votée par l’AN et non promulguée, d’où sa mise en cause par l’opposition devant la CC ; le projet de décret qui circule n’a pour l’instant pas d’effet juridique en l’absence de délibération et de signature par le gouvernement, même si la substance de ce décret semble tirée du texte dit de convention subsidiaire, circulé par Ibrahima KEBE sur le reseau, mais qui n’a aucune valeur juridique parce que non signé par le gouvernement et ses partenaires de la communauté internationale est : comment réinstaller des autorités intérimaires durant la période transitoire pouvant aller de 18 à 24 mois ?

Ces autorités seront réinstallées partout où besoin sera, de manière plus concrète, plus au nord qu’au sud et au nord, de façon distincte puisque la situation n’est pas la même à Douentza qu’à Gossi.

Permettre à la seule CMA et à la Plateforme en plus de l’Etat d’être les seuls “procréateurs ” d’autorités intérimaires pour la période de transition constitue une difficulté que j’ai évoquée dans mon précédent post.

La mise en place de ces autorités dans ces conditions n’est pas sans difficultés.

Tout le temps que l’on mettra pour désigner ces autorités intérimaires sera du temps perdu et source de nouvelles tensions.

Bien d’autres raisons existent.

Mamadou I. Konaté


Bonjour Excellence et chers tous

Pour ma part je crois que la discussion que nous tenons sur l’accord et de ce qu’il a été très mal négocié par notre gouvernement est une question qui a été largement débattue sur malilink.

Ces questions que vous posez aujourd’hui l’avaient déjà été faite à son temps par vous même et par d’autres membres du forum.

Les débats très riches et très (où trop c’est selon) passionnées ont été menés ici tout au long des rounds de négociations.

L’opposition républicaine a elle, proposé sa participation à la négociation.

Une rencontre bâclée (et coatché) de la société civile a été organisée par le gouvernement dans le but de faire valoir “sa stratégie” de négociation.

Disons que le gouvernement a passé outre de nos avis et recommandations et a signé le document que nous avons, c’est à dire l’accord. Ce document prévoit la période intérimaire et l’annexe 1 de l’annexe (que vous trouverez en attache à ce message) détaille les objectifs et la durée de la période intérimaire.

Oui c’est vrai. Jamais cet aspect de règlement du problème par la généralisation forcée (modification des lois et de la constitution) n’ont échappé à la vigilance des malilinkers; cela depuis 2012 d’ailleurs. Comme vous aviez dit par ailleurs nous tournons en rond sur des questions; sur beaucoup de questions.

La meilleure solution pour nous sortir de cette impasse dans laquelle le gouvernement et les partenaires sont en train de nous pousser (il faut le dire excellence; pourquoi ne le dites vous pas assez pour que cela s’entende mieux), c’est de provoquer ces assises que tous nous réclamions depuis 2012. Si en 2012 les partis politiques du FDR refusaient d’y participer à cause du fait qu’ils voyaient là une manière des partis du COPAM proches des putschistes d’usurper le pouvoir, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Nous avons une autorité “légale et légitimée” à la suite des élections “forcées” de 2013.

Aujourd’hui ce qui pose problème c’est la mise en œuvre de l’accord. Mon avis (comme toujours) c’est que le gouvernement s’est affaibli et à mis les maliens dans une situation bancale et extrêmement difficile. Le seul commentaire censé que nous avons pu entendre après les négociations très critiquées par les maliens c’est “l’accord n’est pas parfait mais il est bon pour le Mali”.

Nous y voilà et nous avons en premier devant nous le cas des autorités intérimaires. Il y a des décisions à prendre ; des choix à faire.

C’est ensemble, de façon concertée que nous pouvons trouver la meilleure décision acceptable pour le plus grand nombre de maliens.

Allons-y vite. Vite parce que la fracture entre les “nord” et les “sud” est faite et bien malheureusement ne se referme pas. Les événements consécutifs aux méthodes utilisés par le gouvernement malien pour la mise en œuvre de cet Accord contribue à diviser encore d’avantage ces “nord” et ces “sud”. Et ça aussi nous l’avons prédit ici sur ce forum bien avant les négociations, pendant les négociations.

Sur la loi qui vient d’être votée (et qui n’est pas encore disponible malheureusement) j’avais dit que les députés maliens ont fuit leur responsabilité (la caisse de résonance !) en n’ayant pris connaissance du “PROJET DE DÉCRET” accompagnant le “PROJET DE LOI” et éviter d’encadrer l’application de la loi par des articles de la même loi qui donnerait suffisamment de “moyens” au gouvernement pour mieux exécuter. Mais il aurait fallu être convaincu que le défense des intérêts des maliens est différente de celle politicienne qui voudrait que la majorité soutienne le gouvernement même quand elle sait que les lois ainsi prises sont de nature à perturber d’avantage la société et à créer une injustice entre les citoyens.

A propos, comme je l’ai déjà dit dans un de mes mails antérieurs, il y a deux gros problèmes que créera cette loi :
1. La mise à l’écart potentielle (mais vraiment très probable et envisageable) de certains partis politiques pourtant bien représentés dans les structures actuelles des collectivités. Pas seulement au “nord” mais aussi et surtout au “sud”.
2. La frustration de certaines communautés du “nord” à qui on viendra (je dis la loi parce qu’elle n’a pas prévu “d’interdictions” dans ce cadre) imposer ses bourreaux d’hier, d’un jour à l’autre comme ça !

Le gouvernement refuse de mener une vraie concertation sur ces questions importantes. Ils ont préféré passé en force comme on le voit.

Il s’entête à vouloir rester dans un cadre normal de gouvernement alors que la situation actuelle du pays est exceptionnelle. Elle nécessite l’implication de tous le maliens ; de tous les maliens c’est à dire y compris les 2/3 qui n’ont pas confiance aux représentants de la nation qui siègent à l’AN.

Naturellement puisque le terme d’inclusivité a été galvaudé par le gouvernement et les acteurs du processus, il est naturel que l’écrasante majorité des maliens disent ne pas connaitre ce qu’il y a dans l’accord. En fait, il y a connaitre et il y a comprendre et partager/accepter ce qu’il y a dans l’accord.

Cordialement
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Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Ah ! Maitre

Je suis (secrètement (rires) toujours à la recherche de la loi votée. Parce que souvent nos affaires se retrouvent plus vite chez “les ancêtres gaulois” de nos parents que chez nous.

Et puis je suis tombé sur ce site qui parle de ces questions.

Alors je reviens à ma question : avez-vous le texte même non signé de la loi ? Est ce possible de l’avoir ?

Parce que pour moi tant que nous n’avons pas la version finale de ce document officiel nous n’avons pas encore les bonnes informations.

Une autre question : l’opposition est-elle habilitée à déposer à la Cours Constitutionnelle ?

Une autre encore : La plainte déposée par l’opposition à la Cours Constitutionnelle est-elle suspensive de la promulgation ? La plainte a t elle été acceptée par la CC ? Quand est ce qu’il y aura jugement ? Quel délai fixe les textes maliens pour cela ?
La CC organise t elle des écoutes d’acteurs dans ce cadre ?

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


En vue de la mise en place des autorités intérimaires, le gouvernement malien a paraphé, la semaine dernière, une convention subsidiaire avec les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). De cinq pages, le document détaille la composition des autorités intérimaires dans les collectivités territoriales de régions, de cercles et de communes.

Intitulé Convention No001-Coordination-Plateforme-Gouvernement relative à la mise en place des autorités intérimaires et au déploiement/redéploiement des services déconcentrés de l’Etat et des chefs de circonscription administratives dans les régions du Nord, le document indique que l’objectif visé est de préciser les modalités de mise en œuvre des autorités intérimaires, définir leur attribution, fixer le calendrier de mise en place de l’administration de l’Etat et du déploiement/redéploiement des services déconcentrés de l’Etat.

Au niveau des collectivités territoriales des régions, l’Autorité intérimaire est composée de douze membres, selon le document, dont quatre pour chaque partie (Gouvernement-Plateforme-CMA). La convention précise qu’une présidence de région, trois premières vice-présidences et une 2ème vice-présidence reviendront au gouvernement. Du côté de la plateforme et de la CMA, chaque groupe armé aura deux présidences de régions, une vice-présidence et deux 2èmes vice-présidences.

Au niveau des Collectivités territoriales des cercles, le gouvernement est mieux représenté que les groupes armés. Il assurera neuf présidences de cercle, huit premières vice-présidences et huit deuxièmes vice-présidences. La Plateforme aura huit présidences de cercle, neuf 1ères vice-présidences et huit 2èmes vice-présidences. La CMA a quasiment le même quota sauf au niveau des vice-présidences où elle en a huit et des 2èmes vice-présidences où elle a un de plus que la Plateforme.
Selon toujours le document, dont maliweb.net a reçu une copie, les autorités intérimaires ne sont mises en place que dans les communes « nouvellement créées ». Cependant, il pourra être procédé à la mise en place d’une autorité intérimaire dans toute commune où l’État ou les groupes armés remarqueront « un cas de non fonctionnalité avérée ».

Des conseillers spéciaux à la charge du budget auprès du représentant de l’État

L’État sera représenté, avant le 30 avril, dans les cinq régions du nord par un représentant qui sera appuyé par deux conseillers spéciaux des groupes armés de la Plateforme et de la CMA. Les conseillers spéciaux, désignés par les groupes armés et nommés par le gouvernement, auront pour rôle d’appuyer le représentant de l’État dans « la gestion des questions de sécurité et de DDR en rapport avec la commission nationale ». Aussi, selon cette convention, le traitement et les avantages des conseillers spéciaux des groupes armés sont à la charge du budget de l’État.
Quant au représentant de l’État, qui sera installé simultanément aux autorités intérimaires, son rôle sera de veiller à « l’intérêt général », relayer la politique du gouvernement sur les grands projets et de « faciliter les politiques de développement économique et social et celles d’aménagement du territoire ». Il exercera aussi le contrôle de légalité à posteriori des actes administratifs des collectivités territoriales. Selon les lignes de la Convention, « les chefs des circonscriptions administratives cercle et arrondissement, les Forces armées et de Sécurité, les services régionaux et subrégionaux du Trésor, du Budget, des Impôts, des Douanes, du Contrôle financier et des marchés publics et des délégations des services publics » seront aussi sous ses ordres. Cependant, la justice reste indépendante.

Quels services seront concernés par les autorités intérimaires ?

Au total, c’est neuf services techniques déconcentrés qui seront gérés par les autorités intérimaires. Il s’agit notamment de l’Education (l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, technique et professionnel), de la Santé (CSCOM, CSREF et hôpitaux régionaux), l’hydraulique rurale et urbaine,, l’industrie et le commerce, l’artisanat, le tourisme, l’environnement, l’agriculture, le développement social. S’y ajoutent aussi la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et l’élevage et la pêche.
Par ailleurs, elles auront aussi la charge de faire fonctionner les services sociaux de base, de participer à la révision des listes électorales, de participer et organiser les élections et le référendum, faciliter le retour et l’insertion des déplacés et d’apporter son appui l’opérationnalisation du Mécanisme opérationnel de Sécurité (MOC) prévu dans l’accord de paix.
Leurs délibérations étant exécutoires dès publication ou transmission au représentant de l’Etat, les autorités intérimaires ont aussi les « ressources du budget 2016 des collectivités territoriales intégrant les ressources liées aux compétences transférées, les dons, les legs et les ressources diverses ». A noter que, selon la Convention subsidiaire, le président de chaque autorité intérimaire est « ordonnateur du budget de la Collectivité concernée » et à chaque collectivité territoriale est affecté un délégué du contrôle financier de l’État.

Ne s’appuyant sur aucune base législative, certains observateurs pensent déjà que cette convention est en violation avec la loi votée à l’Assemblée nationale sur la mise en place des autorités intérimaires.

Source: maliweb.net


“Ne s’appuyant sur aucune base législative, certains observateurs pensent déjà que cette convention est en violation avec la loi votée à l’Assemblée nationale sur la mise en place des autorités intérimaires.”

Oui effectivement, dans la loi ou son projet où la composition et la nomination des membres des autorités intérimaires ne sont pas amendés, ces deux caractéristiques (composition et nomination) sont différentes.

Dans la loi il y avait une différenciation selon le nombre des membres des autorités intérimaires et les autorités traditionnelles devaient nommer 2 membres chaque fois.

Alors, qu’ est ce qui sera appliqué: la loi votée ou la Convention convenue en marge de la loi?

Alors, Mara qu’ est ce qui est de la loi qui est votée pour un élément non majeur ? Pourquoi il un élément non majeur a l’ honneur d’ avoir une loi à lui dédié expressement?

Non vraiment ce Prés et ce gouvernement ne savent que confondre.

Ay ya ya ya !!!
M. Diagayété


Bonjour Mr DIAGAYETE

L’essence même de mon article porte sur vos questions

Nous sommes entrain de faire d’un élément accessoire et éventuel de l’accord une pièce centrale de sa mise en œuvre, suivant en cela les desiderata des groupes armés

Ces derniers voient aux autorités intérimaires l’illustration du partage du pouvoir alors qu’elles ne sont que des organes de transition vers la fonctionnalisation de certaines collectivités et des élections à y organiser. Et si on les suit aveuglement, on risque de rendre permanente une disposition transitoire et créer le lit à des conflits, des frustrations et des confrontations et finalement à une situation de chaos qui nous éloignerait des vraies questions posées par l’accord de paix

Faisons attention à ce que la forme ne tue pas le fond

Bien à vous

Moussa Mara


“Ces derniers voient aux autorités intérimaires l’illustration du partage du pouvoir alors qu’elles ne sont que des organes de transition vers la fonctionnalisation de certaines collectivités et des élections à y organiser.”__Moussa Mara

C’est ma grande crainte; mais le gouvernement ne semble pas être soucier de ce danger. Nous connaissons bien le modus operandi de ces bandits.

Amadou O. Wane


“Ces derniers voient aux autorités intérimaires l’illustration du partage du pouvoir alors qu’elles ne sont que des organes de transition vers la fonctionnalisation de certaines collectivités et des élections à y organiser. Et si on les suit aveuglement, on risque de rendre permanente une disposition transitoire et créer le lit à des conflits, des frustrations et des confrontations et finalement à une situation de chaos qui nous éloignerait des vraies questions posées par l’accord de paix” _ Mara

Mr Mara,
Je crois qu’il faut voir dans cette levée de boucliers que l’on a plus confiance aux groupes armées pour ce qui est de l’atteinte de leurs objectifs qu’à l’Etat malien. On ne risque pas de rendre permanente une disposition transitoire mais on s’inquiète de ce qu’une disposition transitoire pourrait, dans leurs mains, constituer un levier pour l’atteinte des objectifs des groupes armées. Une fois que tout ce qui représente le Mali aura été balayé (transitoirement) comment le Mali va y revenir avec l’exemple de Kidal sous les yeux?
C’est une incitation à la prudence: ne pas se laisser encore surprendre. Moi je l’ai compris ainsi.
Cordialement.

Amb. Ret. Mamadou Traoré


Okay, d’ accord M. Mara ! Je m’ en rejouis franchement.

Seulement il y a encore une chose. Vous dites: “Nous sommes entrain de faire d’un élément accessoire et éventuel de l’accord une pièce centrale de sa mise en œuvre, suivant en cela les desiderata des groupes armés”.

Là, je dirais que nous sommes obligés de prendre ça au sérieux, ne reste que du fait qu’ il soit une loi et à côté une “Convention subsidiaire” que vous estimez contenir des dangers. Vous continuez: “Le « NOUS » employé veut dire le Mali et particulièrement l’État malien et non les membres de Malilink”. Donc il fallait dire, pour éviter les malentendus, le Mali et particulièrement l’ État malien a donné une très grande importance à un élément non majeur. Cela veut dire critiquer ouvertement le gouvernement malien et le Prés puisque ce sont eux les acteurs directs. Les Maliens lambda comme nous autres ne font que commenter et essayer de faire pression pour que les choses ne tournent pas contre les intérêts maliens – à défaut nous sommes obligés de subir.

C’ est peut-être trop vous demander, de critiquer ouvertement le gouvernement et le Prés, superviseur de la politique du gouvernement. En tout cas, ça aurait écarter les malentendus.

Bien cordialement

M. Diagayété


Cette façon de voir les choses réduit considérablement l’impact du sujet discuté et ses effets quant à la suite.

La mauvaise perception de ce point va déterminer la manière dont on va le traiter et l’incidence sera aussi malheureuse et négative comme toutes les fois où on a manqué de tacts, de largeur de vue et d’esprit et de vivacité d’actions pour apporter les bonnes solutions aux très mauvaises questions politiques.

La désignation des autorités intérimaires est loin d’être banale. Elle l’est d’autant moins que ces autorités sont mises en place par l’Etat et la représentation des groupes armés, rebelles qui ne doivent cet immense pouvoir qu’à la force qu’ils ont déployés, aussi bien par ceux qui étaient opposés au gouvernement que ceux qui y étaient proches.

La désignation des autorités intérimaires est d’autant plus importante que les pouvoirs classiques des dirigeants des collectivités locales et territoriales se trouvent être renforcées, notamment en matière électorale.

Même si cette désignation ne ressemble pas au partage du pouvoir, elle y a néanmoins des traits et laisse penser à un effet d’ascenseur si on n’y prend gare.

Ce préalable est la vraie question et il constitue le fond et la forme sans lesquels il n’y a pas d’accord !!!

Mamadou I. Konaté
Juriste


Les Autorités Intérimaires:Une Crise se Profile à l’Horizon

Article un peu long discutant des autorités intérimaires et d’avenir… Pêle-mêle, deux passages.
– Les balises posées par la loi permettent en outre d’éviter que la mise en œuvre tourne, dans les collectivités concernées, à un grand désordre provoqué par l’intronisation de personnalités amenées dans les fourgons des mouvements et sans attaches avec les populations. Mais elles ne préviennent pas le scénario d’un choix d’autochtones sans envergure sociale, ni respectabilité reconnue. Donc, d’emblée contestables.
– Or le Septentrion renferme, à notre avis, en son sein suffisamment de bonnes volontés, disposant d’une solide assise sociale, capables de dévouement désintéressé et susceptibles d’aider à gérer avec intelligence la période intérimaire. Ce seraient elles en tant que porteuses de solutions qu’il faudrait détecter et valoriser.

L’avenir politique au Mali : Revoir et repenser par L’Essor 12 Avr 2016

L’avenir politique au Mali : Revoir et repenser

Diadié Alpha


Le danger est de voir les autorités intérimaires refuser de partir à l’heure venue ou saboter l’élection des autorités permanentes.

Une fois qu’on sirote le liqueur du pouvoir, c’est difficile de s’en débarrasser, surtout sous les tropiques.

Amadou O. Wane
amadouWane.ml


Oui le danger est réel et même prévisible. Ces gens-là ont bu plus que la liqueur, avec les mois d’hôtel à Alger puis à Bko puis 514 millions Fcfa à Kidal, mais au fond, ils ne sont capables que de s’intoxiquer sans l’aide de leur maître qui tire les ficelles… Et celui-ci les tient aussi bien que Bko.

Diadié Alpha


Merci Diadie pour le partage !
Precedee de pourcentages interessants et utiles a lire [pourcentages eux-memes tires d’un sondage de Decembre 2015 de la Fondation Friedrich Ebert], cette conclusion de G. Drabo me semble tres bien a propos. Elle resume bien toutes nos inquietudes exprimees ici, de part et d’autre:

“Il y a donc chez nos concitoyens la conscience très nette que le retour de la normalité ne peut pas se comprendre comme le rétablissement d’un statu quo ante dont presque personne ne veut plus. Les Maliens acceptent aussi le fait que le dit retour passe par une prise de risques pour bâtir une autre manière d’être et de faire. Mais ils attendent certainement que les changements à apporter symbolisent clairement la volonté de rupture d’avec le plus négatif de ce que nous avons vécu. En ce sens, il est impérieux que ce qui se passera dans les collectivités au Nord de notre pays constitue l’amorce d’une véritable solution, et non le traitement tactique d’une vraie difficulté.”

Il reste a voir si les autorites maliennes refuseront le retour a ce “statu quo ante”, prendront “les risques pour batir une autre maniere d’etre et de faire”, ou encore afficheront leur volonte de rompre “d’avec le plus negatif que nous avons vecu.”
Bonne nuit/journee a tou(te)s !

Talatou


Commentaires bien utiles sur ce douloureux problème de ‘l’accord d’Alger’. Il faudrait retenir la légèreté des autorités maliennes dont des symptômes indicateurs, observés sur beaucoup de points de l’accord ou par ex. lors du vote de la loi sur les autorités intérimaires, ont consisté à ne pas bien saisir leur portée en termes de survie même du pays. D’où la tentation des autorités de vouloir contourner la révision constitutionnelle par un accord parallèle (voir les incohérences et caches sur projet de loi, loi votée, ou accord subsidiaire) ou de faillir à l’avis préalable du Haut Conseil des Collectivités (HCC) ou sans doute dans le futur de vouloir évader éventuellement la Cour Suprême (CS). Mais ces tentations sont au pire juste des violations formelles des lois, qui permettront à certains politiciens de crier et se faire voir, sans que le fond réel des intérêts des populations soit servi. Car même si les démarches institutionnelles avaient été faites, les autorités n’encourent que la publicité de choses qu’elles auraient voulu cacher puisque HCC ou CS ne produiront que des timbres pour la délivrance de la lettre gouvernementale à ses destinataires des groupes armés. Mais il faut bien accepter de sentir l’odeur du thé à la menthe que la jeunesse malienne est en marche, comme attestée par la qualité des échanges de cette conference de la diaspora. Elle comprend bien l’absence totale du sens de responsabilité gouvernementale quant à ses obligations de représentation des populations, aussi bien au niveau des formes de conformité légale qu’au niveau du fond de la préservation de l’intérêt général.

Diadié Alpha


Le Cantonnement des Groupes Armés

Par L’Indicateur du Renouveau

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/152653-pendant-que-l%E2%80%99%C3%A9tat-privil%C3%A9gie-le-cantonnement-les-ex-rebelles-pr.html

L’accord pour la paix et la réconciliation est foulé aux pieds par les groupes de la CMA qui procèdent chaque jour à une réimplantation de leurs bases, au détriment du processus de cantonnement privilégié par le gouvernement.

Rien ne semble marcher sur le terrain du processus de paix, même si les différentes parties tentent de faire passer des messages d’apaisement. C’est le triste constat qui se dégage sur le terrain au regard de la nouvelle donne au sein des groupes armés, notamment ceux de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).


“Sur la question, les nouvelles dispositions inquiètent bien les ex-rebelles qui ont misé sur la surenchère alors que le gouvernement penche sur l’utilisation de la biométrie pour se faire une idée de l’effectif des hommes.”__Article

J’ espère bien que le gouvernement ne va pas une fois de plus capituler sur leur demande. Le processus de paix est un jeu pour ces gens là. Ils ne se désarmeront pas. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Malheureusement l’ incompétence des négociateurs maliens leur donne espoir sur ce point. Ils ont déjà eu 400+ millions pour l’argent du beurre…donc.

La violence est leur seul pion dans l’ échiquier de cette crise. They will not give it up.

Amadou O. Wane


Les différents usages de ‘l’accord d’Alger’ se montreront tous de un à un. Jusqu’ici il a permis à un gouvernement trompeur et incompétent de faire croire ses populations à la lune de la paix. Il permet à la communauté internationale de jouer la comédie de la mise en oeuvre de cette paix qui permet aux menus fretins Mnla de se faire des positions tout en empochant les maigres ressources budgétaires de l’Etat qu’ils parasitent. Comme on dit autour du thé à la menthe, si tu pleures parce que tu ne peux voir la lune, ne laisse pas tes larmes t’empêcher de voir les étoiles…

Diadié Alpha


Forum de Kidal: Repartition des 400 millions

Mali : « Voici la repartition des 400 millions offertent à la CMA pour l’organisation du forum de Kidal » Almou Ag Mohamed, Porte-Parole
http://maliactu.net/mali-voici-la-repartition-des-400-millions-offertent-a-la-cma-pour-lorganisation-du-forum-de-kidal-almou-ag-mohamed-porte-parole/

Nous (CMA et Plateforme) avions fait un budget de 400 millions de Franc CFA, le gouvernement nous a donné une avance de 200 millions (100 Millions pour la CMA et 100 millions pour la Plateforme).

La CMA a réparti ces fonds comme suit : 20 millions pour chaque mouvement membre de la Coordination des Mouvements de l’Azawad qui sont au nombre de trois et le reste des 40 millions ont été utilisés dans l’organisation matérielle du forum avec d’autres fonds propres.

Almou Ag Mohamed, Porte-Parole de la Coordination des Mouvements de l’Azawad. »

Malick KONATE, journaliste


Ayyiwa, maintenant le gouvernement ne pourra meme plus nier !
Bonne soiree a tous !

Talatou


Oui!
Quelle bizarrerie que ce forum de Kidal.
Ces groupes armés et leurs “fidèles” citoyens qui ne veulent pas sentir le #Mali , mais prennent des centaines de millions pour se pavaner , appeler leurs adeptes de la diaspora et ensuite cracher dans la soupe…
La haine est une maladie qui n’a point de remède. .. Les maliens le savent. Ces gens de Kidal egalement!
Il faut juste les suivre sur Facebook pour s’en rendre compte!

” Le sens de ma déclaration est très clair même si le journaliste en question a mal interprété mon intervention en insinuant que nos mouvements se sont partagés 60 millions.
Il y a cette rumeur qui circule dans la presse malienne depuis plus d’une semaine, rumeur selon laquelle la CMA aurait reçu 400 millions de francs CFA de la part du gouvernement pour l’organisation du forum de Kidal, ce qui est totalement FAUX!
A ceux qui veulent prendre la bonne information:
J’insiste et je persiste, la CMA n’a pas reçu 400 millions de la part du gouvernement malien mais précisément 100 millions de Fcfa qui ont été utilisés comme suit:

-Chaque représentation régionale à Kidal(MNLA, MAA et HCUA) à reçu 20 millions destinés à la prise en charge de l’accueil des participants (hébergement et restauration), il faut rappeler qu’ils étaient plus de 2000 invités venus de partout pour prendre part à ce grand rendez-vous de la paux.

-Les 40 millions restant ont été utilisés au niveau de la logistique et de la sécurisation du forum qui ont nécessité le déploiement de moyens humains et matériels conséquents.

Dans ces conditions même la personne la plus novice en matière d’organisation de tels événements comprendra que ce montant était très loin de couvrir la totalité des dépenses du forum.
Je précise que les organisateurs ont dû mobiliser d’autre ressources pour couvrir un déficit conséquent.

Almou Ag Mohamed.
Chargé de communication,
Porte-parole de la CMA.”

Fatouma Harber
Chroniqueuse


Pour preuve :

” #AZAWAD: COMMÉMORATION POPULAIRE DE LA DATE DU 06 AVRIL pour dire à qui de droit que:

– Cette déclaration unilatérale d’indépendance n’est pas fortuite comme peuvent l’imaginer certains. Elle est pleine de sens et matérialise éternellement l’accent sur les “limites physiques et naturelles entre l’#Azawad et le reste du #Mali”;

-C’était surtout pour confirmer que c’est prochainement un projet de société en puissance. L’option de la “scission” prend prochainement place dans les carnets des hypothèses aux solutions définitives du conflit historique. A l’ONU, il est prochainement noté que l’Azawad fait partie des Etats déclarés indépendants, mais non reconnus;

-C’était pour dire au monde que malgré nos forces militaires, nous n’irons pas au delà de la limite de ce que nous réclamons comme espace azawadien. Voir plus précédement la déclaration de cessez-le-feu unilatérale du 4 Avril 2012.

Nous commémorerons encore et encore le 06 Avril pour rappeler au monde et particulièrement à Bamako:

– Qu’au delà d’un compromis consensuel à l’amiable conformément aux principes déterminés avec la communauté Internationale dans les résolutions 2085 et 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU, rien et rien n’est encore exclut;
– Qu’à défaut d’une volonté réciproque de faire une paix confiant aux populations de cet espace leur dignité et leur destin au sein de l’enclos territorial maliens, l’Azawad assumera unilatéralement son alternative initiale.

Vive les causes de tous les peuples et vive la paix dans le respect réciproque des uns et des autres.

Attaye Ag Mohamed.”

Fatouma Harber
Chroniqueuse


C’est l’ invitataion aux communautés majoritaires et leurs alliés qui n’ ont rien à voir avec la CMA resp. le MNLA de renforcer leur armement d’ une manière ou d’ une autre.

“La prochaine fois, feu!” (James Balwin). Les alliès ci-dessus passerons de l’ observation (debut des années 1990), l’ autodéfense attentiste (mi-années 1990), défense active (2012 – 2016) à l’ attaque sans merci. On verra alors où la crise s’ arrêtera. Le Mali serait certainement très serré.

Mais voyons avant ce scénario catastrophique: IBK et le Gouvernement doivent tirer les conséquences de cette déclaration du représentant du MNLA, Mohamed Ag Attaye. Au moins demander des explications à la CMA dont il est membre, placer le cas auprès de la fameuse communauté internationale. Ah ! Certainement aucune réaction – mais des tremblements de peur et vite vite des compromissions encore.

Bien cordialement

M. Diagayété


Tres vrai soeur Harber, Je n arrive pas a comprendre comment ce groupuscule d’hommes est arrive a faire noyer tout un pays, avec autant de leaders politiques qui ne cessent de reclamer comment ils aiment le pays, avec autant d’intellos qui ne cessent de se vanter de leurs diplomes, avec autant de radios libres et de jourmaux qui ne cessent de nous faire avaler qu’ils sont la pour rendre service au pays et a la democratie, avec autant de jeunes qui ne finissent de dire inquiets de leur avenir et du devenir du pays, avec autant d’hommes qui ne cessent de marginaliser leur femme(s) dans nos familles.

Ou sont les hommes? Devons-nous tendre la main aux femmes pour venir sauver le pays?
Comment un peuple peut venir des grands battants comme Damonzon Diarra, Biton Coulibaly, Soni Ali Ber, Bambougoutji, Damanguile Diawara, Soundiata Keita, …..pour etre aussi asservi de la sorte?

Sommes-nous vraiment pas en position aujourd’hui de demander si reellement les eloges faites sur ces grands sont vraies? ou s’ils etaient reellement maliens?

Ou va vraiment ce pays? si ce n’est autre que vers sa fin.

Si ces eloges s’averaient vraies, ces grands Hommes doivent etre entrain de pleurer la ou ils sont ….

Ousmane Bah du reCAM depuis Faladje Sema


Citoyens maliens bonsoir

Les responsables et supporteurs ne payeront rien. Ceux sont des caméléons. Des poltrons. Ils s’enfuiront sous d’autres cieux pour se mettre à l’abri de ce qu’ils ont concocté.

Ceux qui payeront cash ceux sont les maliens citoyens lambda. Ceux sont ceux que les tenants actuels du pouvoir refusent d’écouter ; ceux qu’ils refusent d’inclure dans le processus de l’accord pour qu’ils disent ce qui ne va pas.

Nous sommes face à des hommes liges qui ont discuté l’accord, signé l’accord, sont en train de mettre en œuvre l’accord à leur manière. Comme bon leur semble. Du malheur des autres maliens ils s’en fichent éperdument. Je vous le dis.

Retenez qu’à plusieurs occasion importantes à Alger, ils n’ont pas été capables de défendre le Mali; ils ne parlaient même pas. Ceux les mouvements noirs et ceux de la Plateforme qui parlaient pour le Mali.

C’était pathétique nous ont rapporté les quelques délégués (minoritaires malgré qu’ils soient issus de la majorité, la suprématie des armes obligé) de nos communautés qui y étaient.

Six personnes du gouvernement malien sont les fossoyeurs de notre pays à travers cet Accord : le PR lui même, le PM et surtout ex-représentant du chef de l’état Monsieur le Grand commis de l’état Modibo KEITA, Hamadoun Konaté le ministre de la Revonstruction du Nord dit-on, Zahabi Ould ministre, Monsieur Ouane Ministre des AE, Ag Erlaf ministre de la décentralisation.

Les responsables au niveau politique ceux sont eux. Le fameux projet de décret de la honte c’est de AG Erlaf. Le projet de loi aussi c’est de lui.

Les autres y compris le PM n’ont pas eu (comme d’habitude) le courage de lui faire modifier ces textes mortels pour le Mali.

Aux dernières nouvelles j’entend que le projet de loi aurait été fortement amendé par les députés de la majorité à l’assemblée. Ce devrait être une cause de démission pour le ministre AG Erlaf qui a concocté un texte aussi grave pour le Mali. C’est irresponsable et ca affaiblit l’équipe gouvernementale devant l’assemblée (si tant est que ces ministres se soucient de honte).

Si le projet de loi a été amendé, le combat n’est pas fini pour autant puisque le projet de décret remis aux honorables lui n’a pas été touché parce qu’il releve de l’exécutif.

À mon avis les députés devraient achever leur travail en encadrant les articles du projet de décret qui sont mauvais pour le pays. Mais peut être qu’ils l’ont fait. J’attend le texte final de cette loi pour connaître réellement ce qui est dedans.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Merci Chouaibou pour les infos!

Tu veux certainement dire: M. Diop, Ministre des AE (voir en bas en rouge) ou bien?

Bien cordialement!


Oui Mlobbo je parle de Abdoulaye DIOP.

Cordialement
____________________
Chouaibou
Twitter : @chbmaiga


Forum de Kidal:l’Incertitude

Bonjour,
Je suis a la recherche des termes de reference relatifs au Forum de Kidal prevu dans une dizaine de jours.> Merci.

Fad


Bonjour Fad

On les a cherché depuis que l’événement a été annoncé sans jamais pouvoir mettre la main dessus.

Il faut regarder du côté des ministères de Hamadoun Konaté, de Zahabi et à la promettre. Peut être que vous aurez la chance de les avoir.

Cordialement
____________________
Chouaibou


Merci Bero,
Je suis certain qu’il y a des personnes sur ce reseau qui peuvent nous les trouver. Un tel document doit etre public. A defaut, il ne doit pas avoir de problemes pour un citoyen de l’obtenir, d’autant plus que cela nous concerne et nous engage tous.
Merci.
Fad


Fad Seydou: ” Un tel document doit etre public.”. J’ ai éclaté de rires.

L’ Accord de Paix, etc., le Traité de coopération militaire avec la France, tous touchant la substance du Mali, ont été signés et mis en oeuvre sans le respect des articles 90, 114 et 115 de la Constitution, sans même des discussions préalables à l’ Assemblée Nationale.

Alors organisation d’ un Forum (une foire de grands boubous et turbans en bazin + quelques costumes 3-pièces) à Kidal – peanut !!!

Je ne sais pas si ces articles sont applicables dans les cas de figure. Mais une discussion à l’ Assemblée nationale avant ratification et mise en ouevre s’ impose. D’ aillaurs avait été promis par le Président IBK.

A propos Articles 90, 114, 115 de la Constitution (d’ après Claude Besençon):

Article 90: Les engagements internationaux prévus aux articles 114 à 116 doivent être déférés avant leur ratification à la Cour Constitutionnelle, soit par le Président de la République, soit par le Premier Ministre, soit par le Président de l’Assemblée Nationale ou par un dixième des députés, soit par le Président du Haut Conseil des Collectivités ou par un dixième des Conseillers Nationaux. La Cour Constitutionnelle vérifie, dans un délai d’un mois si ces engagements comportent une clause contraire à la constitution. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours. Dans l’affirmative ces engagements ne peuvent être ratifiés.

Article 114: Le Président de la République négocie et ratifie les traités. Il est informé de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à ratification.

Article 115 : Les traités de paix, de commerce, les traités ou accords relatifs aux organisations internationales ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être approuvés ou ratifiés qu’en vertu de la loi. Ils ne prennent effet qu’après avoir été approuvés ou ratifiés. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du peuple.

M. Diagayété


Le problème au Mali c’est qu’il n’ y a pas d’institution indépendante pour forcer le respect des lois. Tous les organes de la républiques sont contrôlés par Koulouba.

Nous avons vraiment un président impérial. He does what he wants with no checks and balances.

La presse qui doit jouer un rôle important dans une démocratie est muselée soit par l’argent ou par intimidation.

PEO_0701_separation-powers
Amadou Wane


Ce côté impérial est amusant mais il est simplement la conséquence paresseuse de gens rendus muets par la logique alimentaire. Les institutions qui sont mues par des gens qui vivent du système ne bougent que dans le sens où le veut le système. Dans l’affaire du Biprem des contrepouvoirs sont apparus comme par enchantement… Je suis sûr que les conversations sont très animées autour du thé à la menthe.

Diadié Alpha


Bonjour M. Diagayete,
On ne peut quand meme pas croire que le gouvernement s’engage dans un forum avec les groupes armees, impliquant les ressources du contribuable, sans elabororation et publication des termes de reference dudit forum, indiquant clairement, entre autre, la description du travail a faire, les objectifs, les résultats attendus, les participants, les ressources engagees et la methodologie utilisee.
Bien cordialement.

Fad


Bonjour à tous,

Ayant également raté beaucoup de sessions de thé à la menthe, je me réjouis de prendre mon verre de ce service, sans manquer de noter que le thé à la menthe et son esprit continuent à subir des récidives d’agressions gratuites elles-mêmes incompréhensibles. Face à celles-ci, les amateurs et inconditionnels du thé à la menthe et de son esprit pourraient, si nécessaire , se réserver le droit de regarder du cote des Congolais ‘démocratiques’ et user de la vertu de Ilunga. Mais, même l’esprit Ilunga serait en conflit avec celui du thé à la menthe. Et les agressions gratuites également , quelles qu’elles soient, ne sont pas répréhensibles dans son esprit.

Ceci dit, plus sérieusement, je voudrais également ajouter un commentaire au message de Amadou Wane qui analyse que :

” Le problème au Mali c’est qu’il n’ y a pas d’institution indépendante pour forcer le respect des lois. Tous les organes de la république sont contrôlés par Koulouba.”_AW

En apparence, oui. Mais sur papier, ce n’est pas le cas, car la constitution en vigueur en son article 81 stipule clairement l’indépendance du judiciaire des deux autres. Et il y a eu des cas au Mali ou cette “indépendance” s’était manifestée, mais certainement pas des cas de très hautes portées pour le “citoyen lambda”. Et les autres pouvoirs également sont balancés, certainement pas encore très significatif comme dans le système ghanéen par exemple.

Mais nous savons aussi que dans les démocraties “tropicales” (pour rester dans les limites), c’est moins une question de “lettre” que de “pratique”. Sinon, rien que le Préambule aurait suffi, en principe.

C’est l’occasion également, à la veille du vote référendaire au Sénégal voisin sur la réforme des institutions proposées par la CNRI dont Ndack avait posté le rapport, d’ajouter des commentaires à ceux envoyés par M Diagayété.

Sur l’avant-projet de constitution au Sénégal, de mon ‘institut de sondage’, une des question évoquées et qui est en principe déjà acquise et tranchée, remporte la majorité des critiques et réserves sur les motivations de ce referendum qui est devenu un “masque” pour reformer ce qui n’a pas toujours montré ses limites.

En référence à mon commentaire sur le message de Amadou plus haut, la CNRI note aussi dans son rapport que “bon nombre de préoccupations récurrentes exprimées par les citoyens ne découlent pas toujours d’une absence de réglementation mais parfois d’un défaut d’application du cadre juridique qui existe.”

La CNRI inscrit la question déjà tranchée dans l’article 57 de l’avant-projet sans commentaires dessus dans son rapport.

Ceci n’empêche de voir et analyser les reformes proposées sur d’autres aspects qui sont souvent débattus ici, elles peuvent être cas d’école autant dans les démarches que les propositions chez les voisins, sachant qu’il y a ici, corrélation entre voisinage géographique et de “pratique”.

1 – La question du type de régime proposé et surtout des pouvoirs de “L’Empereur” élu :

Cette question attire attention à travers l’analyse en général largement partagée par beaucoup de citoyens des “démocraties tropicales” (pour rester encore dans les limites) , et son fond n’est pas plus qu’il y ait un “Empereur” ou “Empereur élu” que très généralement, ils ont l’impression que le “monarque élu” a tendance à produire peu de rendements significatifs que le lot de couts infligés ( de son élection à double tour à la fin du mandat renouvelé, les caisses multicolores de traitement, trafics, etc….).

Deux arguments se confrontent généralement sur la nature du régime à adopter sous les tropiques :

· les “présidentialistes” estimant que le président étant élu pour la fonction, a droit à toutes ses prérogatives afin de pouvoir être pleinement comptable de son mandat généralement renouvellé.

· les “équilibristes” estimant que le pouvoir doit être collégial, participatif et balancé entre tous ses acteurs, afin de limiter surtout les dérives du Président dans un environnement ou le culte de la personnalité est presque naturel .

Le système proposé par la CNRI, n’est pas dans les termes ni un régime “présidentiel” , “parlementaire” ou autres.

La CNRI, certainement pour éviter que les détails ne l’emportent sur l’essentiel ou plus pour accommoder les différents bords, a choisi de se désolidariser des terminologies de classification quant au type de régime qu’il propose:

“Tout au long de ses travaux, la CNRI a tenu à s’écarter du débat quelque peu simpliste sur la nature parlementaire ou semi-parlementaire, présidentielle ou semi-présidentielle du régime à instaurer. La conviction largement partagée de ses membres a été d’adopter une démarche pragmatique fondée sur la prise en compte des préoccupations largement partagées par les citoyens à savoir : garantir la séparation et l’équilibre des Pouvoirs, l’exercice démocratique du pouvoir, l’inviolabilité de la dignité humaine et la promotion du bien-être de tous mais aussi le renforcement de la justice sociale et de la solidarité.”

Ce qui se traduit c’est que la CNRI a “retiré” un peu des pouvoirs de l’Empereur et le balancer avec d’autres pouvoirs, y compris le “citoyen lambda” qui aura désormais un certain nombre de pouvoirs ‘cadrés’, de droit de saisine (Art94 &101).

On peut dire que le système propose est plus un peu de tout, bien que dans la pratique , de par les reformes proposées, c’est d’abord la coloration de la “majorité parlementaire” qui établira qui déterminera la politique de la Nation.

La CNRI a opté à pousser la réflexion plus loin et à prévenir des blocages non prévus dans les textes. Si la coloration est la même que celle du Président élu, c’est au Président élu de déterminer la politique de la Nation (Art66) qui sera conduite par un premier ministre de son groupe . Dans le cas contraire, si la coloration de la majorité parlementaire n’est pas la même que celle du Président élu, c’est au premier ministre proposé par la majorité parlementaire qui détermine et conduit à la fois la politique de la Nation (Article 75). Le Président gardera ses autres prérogatives de nominations et de signatures , y compris son joker de pouvoirs exceptionnels (Art 123).

En cas de “cohabitation” ou non, il y a une cogestion entre exécutif et législatif, sous la surveillance du judiciaire dont l’indépendance des deux autres est réaffirmée et régi par un Conseil de Magistrature dont le Président de la République ne sera plus membre ni avoir une grande influence dans la sélection des membres.

Dans les mesures de cadrage des fonctions de Président, sur le contrôle ou limite de l’influence de sa famille directe, la CNRI , comme son homologue tunisien après Ben Ali, a pris des mesures (art58) sur sa succession.

2- La question de la gestion des partis politiques et des élus à l’assemblée:

Cette question est souvent évoquée ici dans le ‘brainstorming’ de Mamadou Diarra. La CNRI est partie du constat que ” Le système des partis politiques est caractérisé par un foisonnement inquiétant, la multiplication de partis aux idéologies et objectifs souvent peu crédibles… et un clientélisme. La « transhumance », pratique opportuniste et immorale, et la mal-gouvernance sont notées dans le champ politique…”

Elle a adressé la question par l’approche suivante : Comment réduire considérablement le nombre de partis sans nuire à la liberté d’association et au libre choix des citoyens? Quelles sont les règles et les conditions qui doivent régir la création et le fonctionnement des partis politiques ?

Cette question s’explique aussi par le fait que ni la CNRI ni le ministère de l’intérieur qui lui a fourni une liste ne semblent connaitre avec précision le nombre de partis au Sénégal: ” Sur plus de deux cents (200) partis invités2, quatre vingt sept (87) ont pris part à la rencontre. Sur les invitations envoyées, soixante dix huit (78) ont été retournées au siège de la CNRI avec la mention « inconnu à l’adresse indiquée ».”

Des mesures “draconiennes” avaient été proposées dans les consultations mais la CNRI a opté pour plus de régulations dont certaines:

· Un député ne peut exercer plus de trois mandats successifs (art80)

· Un député qui démissionne du parti l’ayant investi perd son siège et si un député est exclu par son parti , il conserve son siège comme “non-inscrit”; de même, un parti politique qui se désaffilie du groupe l’ayant porté à l’Assemblée nationale ne peut pour le reste de la législature constituer un groupe parlementaire. (art82). Ainsi, seuls les indépendants pourront échapper à la mesure “anti-transhumance”.

3 – La question de la 2eme chambre:

On se rappelle que dans les reformes établies et proposées par le CARI (Comité d’Appui aux Réformes Institutionnelles) au Mali, et ayant conduit à la constitution baptisée “Daba-ATT” qui fut adoptée par l’Assemblée Nationale après “correction” et qui n’a pu atteindre la phase de referendum à cause de l’accélération des évènements en cours, la principale “innovation” et qui avec ses articles affiliés avait remporté la grande majorité des reformes (gonflant ainsi le nombre de modifications) , était la création d’un Senat.

Encore ici la CNRI, pour le cas du Sénégal, a été catégorique

” La CNRI recommande que le Sénat ne soit pas ressuscité dans un avenir proche. Cette chambre créée deux fois et dissoute deux fois en moins de douze (12) ans6, cristallise tous les rejets nés des rancœurs et des frustrations des populations mais aussi d’une partie de la classe politique. Il ne doit pas être envisagé son retour sans qu’auparavant un consensus fort n’ait été construit autour d’un format débarrassé des turpitudes passés qui l’ont, tant dans sa composition à dominante clientéliste que dans son fonctionnement gabégique, dénué de toute valeur ajoutée démocratique.”

Merci / Bonne journée

Abdoul Seydou


Bonjour,

Merci , Ibrahim.

Pour poursuivre, dans l’esprit du thé à la menthe, à priori, ce n’est pas le type de “système” emprunté ou utilisé qui garantira les performances et résultats attendus, mais surtout comment il est appliqué ou plutôt comment il est amené à être appliqué.

Néanmoins, de par mes ‘recherches’ , un “système” donné peut conduire à créer les conditions de certaines situations pouvant être favorables ou défavorables, ou corriger des problèmes s’ils sont clairement définis et ciblés. Mes notions sont très vagues sur le système de “checks & balances” aux USA décrit ou abordé par Amadou Wane. Mais j’ai tendance à trouver du sens dans cette idée sur les cas africains en général , de mettre le Président de la République plus à contribution en le faisant porter en plus de son ancien rôle, celui devenu redondant du Premier Ministre , et être directement responsable devant ses autres collègues élus du gouvernement qu’il/elle conduit.

Il y aura effectivement peu de place pour un “bicéphalisme” et quand ça ne va pas, il ne s’agira plus simplement de renvoyer un PM et son gouvernement qui porteront les “blâmes”.

Le Président Mandela, en son temps, pour le gouvernement d’union nationale a la sortie de l’Apartheid en était un des principaux défenseurs, qu’il lui est incompréhensible que le Chef de l’Etat dans un Pays ne puisse paraitre et entendu si nécessaire là où le destin du peuple est discuté et amendé. Il sera plus près des élus et électeurs lui ayant permis d’être à sa place.

Pour ce qui est de la question de deux chambres dans le système de “checks & balances” et sa valeur ajoutée réelle ‘sous les tropiques’, cela fait émettre des réserves, telles que ressorties dans les travaux de la CNRI au Sénégal.

Ramené strictement ‘sous les tropiques’ , tout cela peut ramener au “système” actuel au pays de Amazing Ghana par exemple, fort de sa longue expérience variée de multipartisme avorté au cours de son histoire :

§ Le Président est élu au suffrage universel a la majorité absolue avec un Vice-Président sur son ticket de campagne . Il nomme après approbation de l’assemblée ses ministres en majorité parmi les députés ou ceux qualifies à être membre du parlement et les renvoie à sa discrétion.

§ Le pouvoir judiciaire garanti par la constitution qui aborde également les directives de gestion des Finances, est censé être très indépendant des autres ayant chacun ses prérogatives et est géré par un conseil supérieur de magistrature composé de personnes qualifiées.

§ Le pays est divisé en circonscriptions électorales en fonctions de la population qui dans leur cas est presqu’uniformément repartie, et pour chaque circonscription, un seul candidat est élu au parlement monocaméral , celui qui remporte le plus grand nombre de voix. Pas de deuxième tour.

Selon les analystes en sciences politiques, ce système électoral au Ghana, est celui qui aurait conduit le Ghana également vers un bipartisme.

Deux partis s’alternent au pouvoir et dans le contrôle de la majorité au Parlement : le NDC (National Democratic Congress) et le NPP ( New Patriotic Party). Les “petits” partis ne totalisent pas plus de 10 élus au total depuis le démarrage en 1992.

Au cours des mandats de John J Rawlings ( 1992 -2000) , son NDC a conservé la majorité au parlement qu’ils avaient totalement dominé à la première législature.

Pour le second mandat renouvelé (2000-2008) de John Kufuor (NPP), c’est le NPP qui monopolisait la majorité au parlement , talonné par le NDC.

A la fin du double mandat de John Kufuor, en 2008 , le NDC a repris le commandement à la présidence avec feu John A Mills et au parlement.

Aux élections ‘controversées’ de 2012, John D Mahama conservé le pouvoir pour le NDC qui a la majorité au Parlement.

Depuis la première législature 1992-1996 ou le NDC avait presque tout raflé à l’assemblée, l’equilibre est maintenu entre NDC et NPP.

Il faut ajouter que certains politiciens et analystes ghanéens se plaignent et s’inquiètent de leur bipartisme et pensent que le système électoral doit incorporer la proportionnelle afin que certains ne disparaissent ou pour diversifier les tendances et expressions démocratiques.

Dans tous les, chaque système doit être inspire de ses réalités comme noté dans les analyses précédentes de Diadié. Et de manière générale, Amazing Ghana est fier de son système qui se performe et dispose de rares ressources pour le conduire, malgré les potentiels tensions entre entités ethniques.

C’est ce que je vois sur la question depuis le pied de l’arbre du thé à la menthe.

Merci & Bonne journée.

Seydou Abdoul


Abdoul: “Il faut ajouter que certains politiciens et analystes ghanéens se plaignent et s’inquiètent de leur bipartisme et pensent que le système électoral doit incorporer la proportionnelle afin que certains ne disparaissent ou pour diversifier les tendances et expressions démocratiques.”

Oui, cette proportionnelle sur la base de D’hont peut effectivement préserver la disparition de la diversité. C’ est l’ expérience en Allemagne. Toute fois il y a un autre correctif en Allemagne à savoir “la barre” de 5% des souffrages que chaque parti doit avoir pour envoyer des députés aux parlements fédéral et des États fédérés (=parlements régionaux).

En tout cas, il faut que le président soit responsable devant le parlement, rende compte là-bas et puisse être déposé en cas de manque de confiance. Il faut éviter a) le bicéphlaisme inéffcient et budgétivore (Président/PM) et b) éviter la pratique de changer seulement le PM alors que le Pré est tout puissant et détermine en fait tout, absolument tout. C’ est moins qu’ une façade, cette démocrartie-là !

Bien cordialement

M. Diagayété